Nous sommes très habitués, en tant que chrétiens, à ce commandement d’aimer notre prochain. Oh, ce n’est pas toujours évident et il nous arrive parfois d’y manquer : qui ne s’énerve pas de temps à autre ? qui ne détourne jamais le regard d’un pauvre ? qui ne pense jamais à soi d’abord ? Mais généralement, le chrétien est celui qui garde conscience de l’importance de l’amour entre tous, de la fraternité parmi les hommes. D’abord parce que nous souhaitons être aimés et que nous avons compris, à la suite du Christ, que pour cela, il fallait aimer en premier. Au fond, l’amour du prochain est, pour le chrétien, le seul moyen véritable de la paix entre tous et il le sait : comment puis-je espérer que tous les hommes s’aiment si je ne commence pas – moi – à les aimer ?
Vous le savez le commandement d’aimer notre prochain va loin puisqu’il nous demande d’aimer nos ennemis. « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel mérite avez-vous ? » (Matthieu 5, 46) – nous dit Jésus – « Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment » (Luc 6, 32). C’est toujours cette logique qui demande au Chrétien d’être non seulement le premier à aller plus loin dans la volonté d’aimer, mais de pousser cette volonté au bout. Parce que c’est le seul moyen d’établir la fraternité humaine. C’est presqu’à ça qu’on devrait nous reconnaître : être ceux qui aiment leurs ennemis. Qui aiment tout le monde, en fait.
Mais les textes aujourd’hui, tant l’Évangile que le Deutéronome rappellent avant tout le commandement d’aimer Dieu. Pour les Juifs comme pour le Christ, c’est le premier de tous les commandements. « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. »
Jésus dira même « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. » (Matthieu 10, 37). C’est clair : Dieu doit passer avant nos proches. Mais c’est évidement parce que Dieu est plus proche de nous que nos proches. L’amour de Dieu vit en nous avant toute chose, voilà ce qu’est venu nous dire le Christ. Et c’est cette proximité que nous devons honorer en premier.
Certains pourtant diront : « C’est à travers mon prochain que j’aime Dieu ». Et il est certain que l’amour de Dieu se trouve en chacun ; il se fait proche de tout humain et tous nous sommes des témoins authentiques de cette présence affective de Dieu. Mais n’aimer Dieu qu’à travers son prochain, c’est ne pas aimer Dieu à travers soi. C’est ne pas aimer Dieu en soi. Non parce que nous souhaiterions nous éloigner de Dieu, nous distancer de sa proximité ; nous désincarner de son étreinte amoureuse, mais bien souvent parce que nous ne le voyons pas en nous ou, pire, parce que nous avons l’impression qu’il ne s’y trouve pas.
L’action chrétienne, notre charité envers autrui, le soin apporté à celles et ceux qui souffrent, qui ont froid et faim, qui se trouvent désemparés ou désespérés n’est qu’un humanisme parmi d’autres s’il ne fait pas suite à une relation personnelle avec Dieu. C’est déjà fort bien, bien sûr. Mais ce n’est plus une religion.
L’argument de l’amour de Dieu que l’on n’éprouve qu’à travers autrui est bien souvent, hélas, celui de l’amour de Dieu que l’on n’éprouve pas à travers soi.
Chaque être humain se présente avec sa part d’ombre, d’obscurité. Aucun de nous n’est totalement transparent à l’amour de Dieu, nous le savons bien. Je l’ai dit plus haut : il nous arrive d’avoir des élans de mépris, de détourner le regard qui devrait aimer. La dureté de notre cœur opacifie la lumière divine qui passe à travers nous. Dieu, à travers l’humain apparaît toujours plus flou. Seul le Christ nous le montre authentiquement. Dire « je vois Dieu à travers l’amour dont se témoignent les hommes » c’est vrai mais c’est se satisfaire d’un regard myope, qui voit trouble.
Elles sont trop nombreuses pour être oubliées les images du Christ qui nous montrent une relation intime et personnelle avec son Père. C’est d’ailleurs d’abord cette relation intime qui fait de lui le Christ : un véritable amour personnel. Avons-nous cette relation intime avec Dieu ?
Je sais pertinemment qu’il n’est pas toujours évident de trouver Dieu en soi ; qu’il peut même nous arriver de douter radicalement de cette présence, a fortiori à mesure que nous faisons le constat de notre propre médiocrité. Comment Dieu pourrait-il apparaître animer celui qui se trouve lui-même minable ou détestable ? Comment font-ils pour trouver Dieu à travers eux, ceux qui ne s’aiment pas ? ou qui ont de bonnes raisons de ne pas s’aimer ?
On rejoint ici les paraboles qui nous disent de laisser allumée une lampe. A celui qui a tout éteint ; il n’est plus possible de voir Dieu.
Mais il reste à Dieu le pouvoir de tout rejoindre, de lui-même raviver en nous la lumière de l’amour, parfois par l’intermédiaire d’autrui qui vient nous rejoindre et nous aimer ; quelqu’un qui parvient à nous rouvrir à l’amour … des autres, de Dieu et de nous-même.
Au fond la seule chose qui nous est demandée, c’est de rester attentif à l’amour qui nous rejoint ; rester à l’écoute suffit à maintenir en nous l’espérance. Dans les deux textes, dans l’Évangile et le Deutéronome, chaque fois, les commandements de l’amour sont précédés de cette injonction : « Écoute … »
« Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. »
« Écoute, Israël … » Écoute au fond de ton cœur. Ne cesse pas d’écouter – en toi – Dieu qui t’aime.
Les lectures bibliques de ce dimanche viennent orienter notre vie dans un sens magnifique. Elles nous rappellent la loi d’amour qui doit imprégner la vie de tout homme. C’est le premier de tous les commandements. Nous le trouvons d’abord dans le livre du Deutéronome (1ère lecture) : “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force”. Ce texte nous demande de “craindre le Seigneur”. Il ne s’agit pas d’en avoir peur mais de l’aimer et “d’observer tous ses commandements”. Seule cette obéissance fidèle et aimante permet au peuple de bénéficier des promesses de Dieu. Tout au long de la Bible, nous découvrons un Dieu qui fait alliance avec son peuple. Il attend de chacun une réponse libre et aimante.
L’Évangile nous invite à faire un pas de plus : il nous présente un scribe qui pose à Jésus cette question : quel est le premier de tous les commandements ? Cette demande est très importante. Il s’agit de bien repérer le commandement que nous devons suivre avec la plus grande attention, la plus grande générosité et la plus grande fidélité. C’est aussi une question difficile. Dans la Bible, on trouve 613 préceptes. Ils ont été résumés en 10 commandements. Mais celui que Jésus met en avant n’est pas dans la liste des dix. Ces derniers sont principalement des interdictions ; ils posent des limites : “Tu n’auras pas d’autre Dieu que moi… Tu ne commettras pas de meurtre… Tu ne porteras pas de faux témoignage…” ces interdictions sont importantes. En les transgressant, on se met en dehors de l’amour de Dieu.
Mais des commandements négatifs ne peuvent suffire à orienter notre vie de façon positive. Quand on éduque un enfant, on ne lui montre pas seulement ce qui est interdit. On s’efforce de lui montrer un idéal de vie. Pour notre vie chrétienne, c’est la même chose. Il nous est demandé de ne pas tuer, de ne pas voler, de ne pas porter de faux témoignage. Mais tout cela ne peut suffire à constituer un idéal de vie. C’est pour cette raison que Jésus nous ramène vers l’essentiel : “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grands que ceux-là.”
Jésus nous transmet ainsi un message de la plus haute importance. Nous sommes créés pour aimer. Dieu qui est amour, nous a créés pour que nous puissions, nous aussi, aimer et demeurer unis à lui. Nous ne trouverons la vraie joie qu’en aimant. Il ne s’agit pas d’abord de faire beaucoup de choses mais de vivre selon un esprit filial envers Dieu et fraternel envers les autres. En nous faisant le prochain des autres, nous nous approchons de Dieu qui est amour. Mon prochain, c’est celui que je prends le temps d’écouter et de rencontrer. C’est un seul et même amour qui nous attire vers Dieu et vers les autres. Nos capacités à aimer peuvent être blessées, mais le Seigneur est toujours là pour nous remettre sur la bonne voie.
La lettre aux Hébreux (2ème lecture) va dans le même sens. Elle nous montre en Jésus le grand prêtre qui s’est offert à Dieu en sacrifice pour nos péchés. Il nous manifeste ainsi le plus grand amour qui soit possible. Cet amour inimaginable, nous le découvrons dans sa double dimension : envers Dieu et envers le prochain. C’est en nous tournant vers la croix que nous commençons à comprendre ce que veut dire “aimer”. Par sa mort et sa résurrection, Jésus nous a ouvert un passage vers ce monde nouveau qu’il appelle le Royaume de Dieu. Ressuscité et exalté auprès de Dieu, “il vit pour toujours afin d’intercéder en faveur de tous. Médiateur entre Dieu et les hommes, il est totalement dans le monde du divin et celui de l’humain.
Toute la Bible nous fait découvrir un Dieu qui fait alliance avec les hommes. Il est celui qui fait sans cesse le premier pas vers nous. Mais rien ne se passera si nous ne faisons pas le second vers lui. Malheureusement, quand nous regardons autour de nous et en nous, nous voyons bien que Dieu est souvent le grand oublié. On vit facilement sans lui et en dehors de lui. Et quand nous regardons les journaux et la télévision, nous voyons tous les jours des actes de violence. Sur nos routes, des hommes, des femmes et des enfants sont victimes de l’inconscience de certains. D’autres souffrent à cause des guerres, des conflits familiaux, de la faim, de l’exclusion. Le Christ est présent à travers celui qui n’en peut plus d’être harcelé. C’est tous les jours qu’il est jeté à la rue. Nous devons le reconnaître en celui qui meurt de faim, de froid et surtout de manque d’amour.
En ce dimanche, la Parole de Dieu nous interpelle. Elle nous invite à changer notre regard sur Dieu et le prochain. Le Christ veut nous entraîner tous à sa suite. Il veut nous apprendre à voir tous nos frères et sœurs avec le cœur même de Dieu. Alors, ne passons pas une journée sans accomplir au moins un acte de bonté à l’égard de ceux et celles qui nous entourent. C’est cela qui fait la valeur d’une vie. Célébrer l’Eucharistie c’est communier à l’amour du Christ pour le Père et pour chaque être humain. C’est se mettre en disposition d’aimer. En ce jour, nous te prions Seigneur : Envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre. Amen
Pourquoi les églises placent-elles Marie à gauche et Joseph à droite ?
Lorsque l’on entre dans une église catholique, il est courant de voir une statue de la Vierge Marie à gauche de l’autel et une statue de saint Joseph à droite. Ce n’est pas une coïncidence.
Il est vrai qu’il n’y a pas de normes ou de règles spécifiques concernant l’emplacement des statues – la Présentation générale du Missel romain note seulement qu’ « on veillera à ne pas en augmenter le nombre sans discernement et à les disposer dans un ordre convenable, de façon à ne pas détourner l’attention des fidèles de la célébration elle-même. Il ne doit y avoir en général qu’une seule image de chaque saint » (PGMR 318).
Dans le passé, la coutume voulait que la statue du saint patron de la paroisse soit placée au centre de l’église, au-dessus du tabernacle, mais cette tradition a récemment diminué au profit d’un crucifix placé au centre. En ce qui concerne l’emplacement de Marie, elle est généralement placée à gauche, car elle se trouve à la droite de Jésus de « Son point de vue », c’est-à-dire du point de vue de quelqu’un qui regarde depuis le sanctuaire.
Ceci est conforme à la tradition juive qui veut que la reine mère soit assise à la droite du roi. Il est raconté dans 1 Rois : « Bathsheba se rendit auprès du roi Salomon pour lui parler au nom d’Adonijah. Le roi se leva pour aller à sa rencontre et se prosterna devant elle ; puis il s’assit sur son trône et fit apporter un siège pour la mère du roi, qui s’assit à sa droite » (1 Rois 2, 19). Le pape Pie X confirme cette tradition dans Ad Diem Illum Laetissimumen déclarant que « Marie est assise à la droite de son Fils ».
Une autre explication tient au fait que le côté gauche de l’église était connu comme le « côté Évangile » de l’église et que Marie est considérée bibliquement comme la « Nouvelle Ève », avec son rôle central dans l’histoire du Salut.
Dans les églises orientales, une icône de la Mère de Dieu est également placée sur le côté gauche de l’iconostase qui sépare le sanctuaire de la nef de l’église. Un commentaire explique que « la Mère de Dieu tient l’enfant Christ et représente le début de notre salut ».
La présence de saint Joseph sur le côté droit est alors considérée à la lumière du rôle privilégié de Marie. (Il arrive aussi souvent qu’un autre saint soit placé à la place de saint Joseph). Cependant, si une image du Sacré-Cœur est placée du « côté de Marie », la statue de Marie est placée du « côté de Joseph », car elle occupe une position moins importante que son Fils.
À une certaine époque, l’Église avait également pour tradition de séparer les hommes et les femmes à l’intérieur de l’église. C’est sans doute la raison pour laquelle certaines églises ont des saints féminins d’un côté et des saints masculins de l’autre. Ainsi, bien qu’il n’y ait pas de règle absolue, le placement traditionnel gauche-droite a été développé au fil du temps sur la base des textes bibliques et de diverses traditions culturelles.
Philip Kosloski – publié le 16/08/17 – mis à jour le 26/07/24
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,31-35.
En ce jour-là, quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire : « Pars, va t’en d’ici : Hérode veut te tuer. » Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme. Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.
Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Voici que votre Temple est abandonné à vous-mêmes. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : ‘Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !’ »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Jean Cassien (v. 360-435)
fondateur de monastère à Marseille
De la protection de Dieu, chap. VII; SC 54 (Conférences VIII-XVII; trad. E. Pichery, éd. du Cerf, 1958; p. 155-156)
« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tim 2,4)
Dieu n’a pas créé l’homme pour qu’il se perde, mais pour qu’il vive éternellement : ce dessein demeure immuable. Dès qu’il voit éclater en nous la plus petite étincelle de bonne volonté, ou qu’il la fait jaillir lui-même de la dure pierre de notre cœur, sa bonté en prend un soin attentif. Il l’excite, il la fortifie par son inspiration. Car « il veut que tous les hommes soient sauvés et qu’ils viennent à la connaissance de la vérité. » (1 Tim 2,4) « C’est la volonté de votre Père qui est dans les cieux, dit le Seigneur, qu’il ne se perde pas un seul de ces petits. » (Mt 18,14) (…) Dieu est véridique ; et il ne ment pas, lorsqu’il assure avec serment : « Je suis vivant, dit le Seigneur Dieu : je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse de sa voie mauvaise et qu’il vive. » (Ez 33,11) C’est sa volonté qu’il ne se perde pas un seul de ces petits : peut-on bien penser dès lors, sans un sacrilège énorme, qu’il ne veuille pas le salut de tous généralement, mais seulement de quelques-uns ? Quiconque se perd, se perd contre sa volonté. Chaque jour, il lui crie : « Convertissez-vous de vos voies mauvaises ! Et pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ? » (Ez 33,11) Et de nouveau : « Que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes ; et tu ne l’as pas voulu ! » (Mt 23,37) Ou bien : « Pourquoi ce peuple Jérusalem s’est-il détourné de moi avec tant d’opiniâtreté Ils ont endurci leurs fronts ; ils n’ont pas voulu revenir. » (Jr 8,5 ; 5,3 Vg) La grâce du Christ est donc toujours à notre disposition. Comme « il veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim 2,4), il les appelle aussi tous, sans exception : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et ployez sous le fardeau, et je vous soulagerai. » (Mt 11,28)
LECTURES :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 6,10-20.
Frères, puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force. Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable. Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes. Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon. Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix, et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais. Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.
En toute circonstance, que l’Esprit vous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles. Priez aussi pour moi : qu’une parole juste me soit donnée quand j’ouvre la bouche pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Évangile dont je suis l’ambassadeur, dans mes chaînes. Priez donc afin que je trouve dans l’Évangile pleine assurance pour parler comme je le dois.
Psaume 144(143),1.2.9-10.
R/ Béni soit le Seigneur, mon rocher ! (Ps 143, 1a)
Béni soit le Seigneur, mon rocher ! Il exerce mes mains pour le combat, il m’entraîne à la bataille.
Il est mon allié, ma forteresse, ma citadelle, celui qui me libère ; il est le bouclier qui m’abrite, il me donne pouvoir sur mon peuple.
Pour toi, je chanterai un chant nouveau, pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes, pour toi qui donnes aux rois la victoire et sauves de l’épée meurtrière David, ton serviteur.
Quentin fut un de ces jeunes Romains qui, comme les saints Crépin et Crépinien, vinrent prêcher l’Évangile dans les Gaules et y communiquer le trésor de la foi qu’ils avaient reçu. Amiens fut le centre de son apostolat. Les miracles confirmaient son enseignement : – il traçait le signe de la Croix sur les yeux des aveugles, et ils voyaient ; – il faisait parler les muets, entendre les sourds, marcher les paralytiques. Ces éclatants prodiges excitaient l’admiration des uns et la haine des autres. Quentin fut bientôt dénoncé à Rictiovarus, gouverneur romain, et il comparut devant lui : « Comment t’appelles-tu ? lui demande Rictiovarus. “Je m’appelle chrétien. Mon père est sénateur de Rome ; j’ai reçu le nom de Quentin. – Quoi ! un homme de pareille noblesse est descendu à de si misérables superstitions ! – La vraie noblesse, c’est de servir Dieu ; la religion chrétienne n’est pas une superstition, elle nous élève au bonheur parfait par la connaissance de Dieu le Père tout-puissant et de son Fils, engendré avant tous les siècles. – Quitte ces folies et sacrifie aux dieux.– Jamais. Tes dieux sont des démons ; la vraie folie, c’est de les adorer. – Sacrifie, ou je te tourmenterai jusqu’à la mort. – Je ne crains rien ; tu as tout pouvoir sur mon corps, mais le Christ sauvera mon âme.” »
Cette si généreuse confession est suivie de cruels supplices ; mais Dieu soutient son martyr, et l’on entend une voix céleste, disant : « Quentin, persévère jusqu’à la fin, je serai toujours auprès de toi. » En même temps, ses bourreaux tombent à la renverse. Jeté dans un sombre cachot, Quentin en est deux fois délivré par un ange, va prêcher au milieu de la ville, et baptise six cents personnes. Après de nouveaux et plus cruels supplices, Quentin eut la tête tranchée à Vermand, ville qui prendra son nom : Saint Quentin. Les assistants virent son âme s’envoler au Ciel sous la forme d’une blanche colombe.
Dans Fatima 100 ans et + Mon Cœur Immaculé sera ton refuge…
Purgatoire : Vitrail basilique Notre Dame à Dole
Le titre reprend une partie du dialogue échangé à Fatima entre Notre Dame et la petite Lucie le 13 mai 1917.
Ce dernier jour du mois du Rosaire, préparons-nous à profiter du mois que l’Eglise consacre aux défunts en nous réjouissant d’abord demain avec les âmes de ceux qui sont déjà au ciel et prions pour les âmes qui, à une échéance plus ou moins brève, quitteront le purgatoire pour rejoindre Maria das Néves.
C’était une amie de Lucie, plus âgée qu’elle, et dont Notre Dame, à la question de la voyante, nous a révélée le lieu de son séjour : Au Ciel, parmi les élus, la bergerie dont Notre Seigneur est le bon pasteur, mais dont la porte est étroite. Efforcez vous d’y entrer, nous a dit ce bon berger, qui va chercher la brebis perdue à condition qu’elle se laisse prendre. Oui, la porte est étroite nous a dit notre Seigneur. ‘’Il est large le chemin qui mène à la perdition et ils sont nombreux à s’y engager. Mais il est étroit le chemin qui mène au salut et bien peu l’empruntent » .»
C’est l’occasion de se poser la question du nombre de ces élus en consultant des extraits d’un livre du milieu du XX siècle d’un abbé espagnol du diocèse de Barcelone sur le nombre des élus avec le lien
Après demain, 2 Novembre : Commémoration des fidèles défunts.
Après que Notre Dame eut rassuré les enfants sur son intention, précisé sa provenance, exposé ses demandes, Lucie s’enquit du sort de deux de ses connaissances mortes quelques, semaines auparavant. Celui de la première, Maria das Neves que nous avons évoqué plus haut, nous confirme que dans le ciel se trouve déjà des gens que nous avons connu, qui ont le bonheur de contempler Dieu éternellement, d’abord avec leur âme, puis après la résurrection de la chair, avec un corps glorieux. Oui le ciel est atteignable ; il faut toutefois le vouloir pour y aller. ‘’ Efforcez-vous d’entrer dans ma bergerie »nous a rappelé Notre Seigneur.
Pour la seconde, les paroles de Notre Dame à propos du lieu où se trouvait Amélia, viennent affirmer l’enseignement de l’Eglise sur l’existence de ce lieu de purification. Lucie garda pour elle pendant plusieurs année la durée de sa présence si longue en ce lieu pour ne pas trop attrister sa famille. Le père Martins dos Reis fit une enquête discrète sur elle et découvrit que la pauvre Amélie était morte dans des circonstances comportant « un irrémédiable déshonneur en matière de chasteté ».
Juste après cette information, Notre Dame dit aux enfants : ‘‘Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ? » faisant un lien entre les souffrances que nous subissons sur terre qui peuvent être transformées en acte de réparations pour les péchés offensant Dieu, péchés en général et particulièrement les nôtre qu’il faudra bien réparer un jour.
Au cours de sa première apparition, Notre Dame complète le dernier thème exposé par l’Ange l’année précédente : L’offrande de nos souffrances s’ajoute à l’effet de nos communions en réparant les offenses envers Dieu et en Le suppliant de convertir les pécheurs pour leur éviter l’enfer.
Le lien https://www.fatima100.fr/599 vous conduit à la ‘’lettre de liaison » intitulée ‘’ La faute qui mérite le purgatoire à Amélie’. Efforçons nous d’en tirer profit pour notre salut.
Voici quelques rappels de l’Eglise sur le sujet du purgatoire :
Une âme en état de grâce doit donc solder au purgatoire les peines temporelles dues à ses péchés qu’elle n’a pas expiés sur la terre. Elle ne pourra être admise dans la béatitude que lorsqu’elle aura pleinement satisfait à la justice divine. Elle souffre au purgatoire d’une peine du dam provisoire, c’est-à-dire une privation temporaire de la vision béatifique et de la peine du sens, c’est-à-dire d’autres peines douloureuses.
Il est de foi que les peines subies par les âmes du purgatoire peuvent être allégées et adoucies par les prières offertes pour elles par les membres de l’Eglise militante. Nous pouvons citer comme texte dogmatique ce qu’enseigne le second concile de Lyon (1274) :
« Si des hommes vraiment repentants meurent dans la charité avant d’avoir satisfait par de dignes fruits de pénitence pour leurs fautes d’action ou d’omission, leurs âmes sont purifiées après la mort par les peines du purgatoire, c’est-à-dire purifiantes [.] Et pour la délivrance de ces peines ils profitent des suffrages des fidèles vivants, c’est-à-dire des messes, prières, aumônes et autres œuvres pies que les fidèles ont coutume d’accomplir pour les autres fidèles ».
Le paradis n’est donc pas la destination immédiate, unique et obligatoire de tous les défunts. Ne sont sauvées que les âmes qui sont en état de grâce au moment de leur mort – prions bien Notre Dame pour ce moment qui décide de l’éternité – et parmi les âmes ainsi sauvées, beaucoup doivent expier durant un temps plus ou moins long les peines temporelles de leurs péchés non encore satisfaites.
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Et c’est justement parce que la sainte messe est un sacrifice expiatoire qu’elle procure un grand soulagement aux âmes du purgatoire. Celles-ci ne peuvent plus satisfaire pour leurs péchés et comptent sur nos suffrages. Mais Dieu dans sa bonté permet que les propres satisfactions du Christ puissent leur être appliquées par l’offrande de la messe à leurs intentions.
Le catéchisme de concile de Trente nous expose ainsi cette vérité :
« Telle est la vertu de ce sacrifice [.] qu’il profite non seulement à celui qui l’immole et à celui qui y participe, mais encore à tous les fidèles, soit à ceux qui vivent avec nous sur la terre, soit à ceux qui déjà sont morts dans le Seigneur, mais sans avoir suffisamment expié leurs fautes. Car c’est une tradition très certaine des Apôtres que le saint sacrifice de la Messe s’offre avec autant d’avantage pour les morts, que pour les péchés, les peines, les satisfactions et tous les genres de calamités et d’afflictions des vivants » (chap. 15, § 8).
Faisons dire des messes pour nos défunts, pour soulager leurs douleurs ou abréger la durée de leur séjour. A la fin d’une cérémonie d’enterrement, avec ou sans messe, n’oubliez pas, si elle est prévue, la quête pour faire dire des messes. Si vous ne savez pas à qui vous adresser, il existe l’association https://offrande-messe.org/ qui aide les vieux prêtres en leur proposant des messes à dire suivant l’ancien rite extraordinaire. Il y a encore une solution » radicale »
Si vous voulez vraiment parfaire votre connaissance sur le purgatoire, voici le livre de l’abbé Martin Berlioux (1829-1887) prêtre du diocèse de Grenoble, à la fin du 19ème siècle. L’abbé Berlioux a fait construire l’église saint Bruno de Grenoble, dont il fut le premier curé. Il écrivit le livre ‘’ Un mois avec nos amies les âmes du purgatoire ‘’ dont vous trouverez le texte en format ‘’pdf » avec le lien suivant https://catholiquedefrance.fr/wp-content/uploads/2021/11/Ame_du_Purgatoire.pdf
Du 1er au 8 novembre, tout fidèle peut gagner chaque jour une indulgence plénière applicable aux âmes du Purgatoire. C’est important pour nous qui avons déjà sauvé quelques âmes en leur appliquant les fruits de la dévotion réparatrice des 5 premiers samedis du mois.
(L’indulgence est la rémission de la peine temporelle due aux péchés déjà pardonnés quant à la faute ; rémission que l’Église nous accorde en dehors du sacrement de Pénitence.)
Voici les conditions à remplir pour gagner cette indulgence :
Le jour même du 2/11 : Visiter une église, réciter un Notre Père et un Je crois en Dieu pour les défunts.
Du 1er au 8 novembre : Visiter un cimetière, prier (de façon libre) pour les défunts.
Conditions générales de l’indulgence :
– Réaliser l’œuvre prescrite (Se rapporter aux points ci-dessus).
Ce n’est que le 29 mai 1930 que Notre Seigneur donna à sœur Lucie la raison du nombre des premiers samedis successifs. ‘’Il y a cinq espèces d’offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie » et après les avoirs énumérées, Il ajouta : ‘’ Voilà ma fille, le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie m’a inspiré de demander cette petite réparation, et, en considération de celle-ci, d’émouvoir ma miséricorde pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur de l’offenser. »
– Confession dans les huit jours avant ou après. (Comme pour la dévotion réparatrice des premiers samedis )
– Communion sacramentelle.
– Prière aux intentions du pape par un Notre Père et un Je vous salue Marie (les intentions du pape sont l’exaltation de la sainte Église, la propagation de la foi, l’extirpation de l’hérésie, la conversion des pécheurs, la concorde entre les princes chrétiens et les autres biens du peuple chrétien).
– Détachement de toute affection au péché même véniel. (C’est ce point particulier qui rend l’indulgence ‘’partielle ‘’ au lieu de ‘’pléinière », pour la plupart d’entre nous, car ce détachement est très difficile à obtenir.)
Ce 2 Novembre est aussi le premier samedi du mois
Le but de notre communauté est la pratique de la dévotion réparatrice des offenses envers le Cœur immaculé de Marie. Notre Dame a lié cette dévotion à la consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie ; Elle l’a fait le 13 juillet 1917 dans la seconde partie du secret.
Elle a d’abord défini cette dévotion particulière le 10 décembre 1925 à Pontevedra (Confession, chapelet, communion, méditation) en esprit de réparation.
Puis ce fut cette vision si particulière du 13 juin 1929 à Tuy ‘‘Je compris qu’il m’était montré le mystère de la Très Sainte Trinité, et je reçus sur ce mystère des lumières qu’il ne m’est pas permis de révéler » suivie de la demande de consécration de la Russie demandée par Dieu avec un protocole précis. Notre Dame termina cette demande par cette phrase ‘’ Elles sont si nombreuses les âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie. »
‘’ Emouvoir la miséricorde de Notre Seigneur pour obtenir son pardon. » Voilà l’action de cette dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Cette réparation est plus puissante que la simple demande du ‘’ Notre Père » ‘’ Pardonnez-nous nos offenses… ». En plus, on peut l’offrir pour sauver une âme en grand danger de se perdre. Lorsque nous apprenons le décès de cette personne, souvenons-nous prières de réparation que nous avons offertes pour lui éviter l’enfer ; n’oublions pas de faire dire des messes pour elle ; elle saura à sa façon vous montrer sa reconnaissance.
Enfin, portons et faisons porter le scapulaire du mont Carmel pour bénéficier du ‘’Privilège sabatin » : Notre Dame nous sort du purgatoire le samedi qui suit notre mort. .
.« O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, attirez au Ciel toutes tes âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. »
La dévotion au Cœur Immaculé de Marie
L’objectif final est de pratiquer la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, telle que Notre Dame nous l’a annoncée à Fatima puis explicité quelques années plus tard à Pontevedra. Suivant notre progression dans cette dévotion, notre prière sera plus ou moins fervente, occupera notre esprit et notre cœur plus ou moins longtemps, pour arriver finalement à satisfaire totalement la demande centrale de cette dévotion : la communion réparatrice des 5 premiers samedis du mois. A notre réveil : Notre prière d’offrande de la journée Divin Cœur de Jésus, je vous offre, par le Cœur Immaculé de Marie, les prières les œuvres et les souffrances de cette journée, en réparation de nos offenses et à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez continuellement sur l’autel. Je vous les offres en particulier, aux intentions du Souverain Pontife et pour les besoins de votre Sainte Eglise. . Puis tout au long de la journée, l’offrande de tous les sacrifices de la vie quotidienne en récitant si possible à chaque fois, la première prière qu’elle enseigna le 13 juillet 1917 : « Ô mon Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs et en réparation des outrages commis envers le Cœur Immaculé de Marie » . Nous réciterons notre chapelet tous les jours, en ajoutant après chaque dizaine la deuxième prière enseignée le 13 juillet : « Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui en ont le plus besoin. ») . Suivant les exigences de Notre Dame, la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois consiste en la participation particulière à la prière par excellence de l’Eglise, le saint sacrifice de la Messe, le premier samedi de 5 mois consécutifs, en y ajoutant, avec une intention réparatrice : – La communion en état de grâce. – La récitation du chapelet. – La méditation pendant 15 minutes d’un mystère du rosaire. (Pour tenir compagnie à Notre Dame) – La confession, avec l’intention réparatrice dans les 8 jours qui précédent ou qui suivent cette communion. Il se peut que tenir compagnie à Notre Dame pendant 15 minutes soit difficile au début. Pour commencer, on peut fractionner ces 15 minutes en 5 fois 3 minutes au début de chaque dizaine. . Intention réparatrice : Nous personnaliserons notre réparation envers le Cœur Immaculé de Marie en attribuant à chaque premier samedi une intention particulière, comme Jésus l’a précisé à sœur Lucie. Ainsi nous aurons l’intention de réparer : Premier samedi : Les blasphèmes contre l’Immaculée Conception. Second samedi : Les blasphèmes contre la virginité de Marie Troisième samedi : Les blasphèmes contre sa Maternité divine Quatrième samedi : Les blasphèmes de ceux qui mettent dans le cœur des enfants la haine de cette Mère Immaculée Cinquième samedi : Les offenses contre les saintes images de Marie. . Remarques : Avant et après cette communion réparatrice, on peut dire la prière enseignée par l’ange au cours de sa dernière apparition : (Les prières suivantes n’ont rien d’obligatoire dans le cadre de cette communion) Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs. . Profitons de la présence de ‘’Jésus caché » dans notre cœur pour lui dire aussi, en reprenant la première prière de l’ange : ‘’Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas, qui ne Vous aiment pas. » . Nous pouvons aussi nous adresser à Notre Dame avec la prière de consécration que sœur Lucie avait composée le 29 octobre 1986 ‘’Ô Vierge, Mère de Dieu et notre Mère, je me consacre entièrement à votre Cœur Immaculé, avec tout ce que je suis et tout ce que je possède. Prenez-moi sous votre maternelle protection, défendez-moi des périls, aidez-moi à vaincre les tentations qui me sollicitent au mal, et à conserver la pureté de l’âme et du corps. Que votre Cœur Immaculé soit mon refuge et le chemin qui me conduise à Dieu. Accordez-moi la grâce de prier et de me sacrifier pour l’amour de Jésus, pour la conversion des pécheurs et en réparation des péchés commis contre votre Cœur Immaculé. Par votre médiation et en union avec le Cœur de votre divin Fils, je veux vivre pour la Très Sainte Trinité, en qui je crois et j’espère, que j’adore et que j’aime. » ( Cette prière est une bonne façon de se remémorer la position de St Thomas d’Aquin vis à vis de la tentation )