01.11.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus de la Toussaint: le Pape loue «les saints cachés» du quotidien

Avant la prière mariale de l’Angélus, vendredi 1er novembre, solennité de tous les saints, le Souverain pontife a invité chacun à faire de sa vie un chemin de sainteté, rappelant combien les saints de la porte d’à côté et tous les saints discrets, humbles et cachés, «comme il y a en tant dans l’Église», offrent un important témoignage de foi. 

Delphine Allaire – Cité du Vatican

Sous un éclatant soleil d’automne, auréolant la place Saint-Pierre en cette solennité de la Toussaint, le Pape a brièvement médité sur les Béatitudes proclamées dans l’Évangile du jour. Comme François l’affirmait dans son exhortation apostolique sur l’appel à la sainteté parue en mars 2018, Gaudete et exsultate, elles sont «la carte d’identité du chrétien».

Moins de soi pour faire place à Dieu

Le chemin de la sainteté est d’abord un don de Dieu, a déclaré le Pape cevendredi 1er novembre devant des milliers de pèlerins. «C’est avant tout au Seigneur que nous demandons de nous rendre saints, de rendre notre cœur semblable au sien», note François, citant sa quatrième et dernière encyclique Dilexit Nos, parue il y a une semaine et consacrée au Cœur de Jésus. «Avec sa grâce, il nous guérit et nous libère de tout ce qui nous empêche d’aimer comme il nous aime, de sorte qu’en nous, comme le disait le bienheureux Carlo Acutis, il y ait toujours ‘’moins de moi pour faire place à Dieu’’», relève l’évêque de Rome, qui canonisera bientôt le jeune Italien, mort à 15 ans d’une leucémie en 2006, et qui avait transformé sa passion pour l’informatique en un témoignage spirituel.

Dieu offre la sainteté et ne l’impose pas

François évoque ensuite notre réponse face à la sainteté, qui nous est toujours «offerte» et jamais «imposée» par Dieu. «Il la sème en nous, nous en fait sentir la saveur et voir la beauté, mais il attend et respecte notre réponse», a assuré le Souverain pontife, insistant bien sur le fait que «Dieu nous laisse la liberté de suivre ses bonnes inspirations, de nous laisser impliquer dans ses projets, de faire nôtres ses sentiments». Cela en nous mettant, «au service des autres, avec une charité toujours plus universelle, ouverte et adressée à tous, au monde entier», a poursuivi François. 

Les saints cachés sont nombreux dans l’Église

Et le Successeur de Pierre d’énumérer une multitude de saints contemporains à imiter: Maximilien Kolbe, martyr à Auschwitz, Mère Teresa de Calcutta, apôtre des pauvres ou encore Mgr Oscar Romero, assassiné sur l’autel en 1980 pour avoir défendu les droits des derniers contre les abus des tyrans.

«Ainsi l’on pourrait faire la liste de tant de saints», relève-t-il, citant ceux que l’on vénère sur les autels, ceux «de la porte d’à côté», ceux de tous les jours, «qui mènent leur vie chrétienne au quotidien» ou tous ces saints cachés dont l’Église regorge et que le Pape a souhaité mentionner. «Combien il y a de sainteté cachée dans l’Église!», s’est exclamé François. 

Des personnes «pleines de Dieu»

Tous sont façonnés par les Béatitudes: pauvres, doux, miséricordieux, affamés et assoiffés de justice, artisans de paix. Des personnes «pleines de Dieu», incapables de rester indifférentes aux besoins de leur prochain; des témoins de chemins lumineux, possibles également pour nous, a conclu l’évêque de Rome. 

Et le Successeur de Pierre d’interpeller les fidèles de Rome et du monde: «Est-ce que je demande à Dieu, dans la prière, le don d’une vie sainte? Est-ce que je me laisse guider par les bonnes impulsions que son Esprit suscite en moi? Et est-ce que je m’engage personnellement à pratiquer les béatitudes de l’Évangile, dans les milieux où je vis?»

Source : VATICANNEWS, le 1er novembre 2024

Alain Delon à propos de Marie : « C’est la femme au monde que j’aime le plus »

Illustration
© Shutterstock/Denis Makarenko

Alain Delon à propos de Marie : « C’est la femme au monde que j’aime le plus »

Alain Delon, l’icône du cinéma français, est mort le dimanche 18 août 2024 à Douchy, dans le Loiret (centre de la France) à l’âge de 88 ans.

En 2018 dans l’émission de Catherine Ceylac, Thé ou Café, l’acteur du film LeSamouraï déclarait « ne pas croire en Dieu mais avoir une passion folle pour Marie », et décrivait sa dévotion pour la Sainte Vierge ainsi : « C’est la femme au monde que j’aime le plus. Celle à qui je m’adresse le plus. C’est la seule qui m’écoute et qui souvent me donne raison ».

Quelques jours seulement après la caricature ordurière de Charlie Hebdo, Alain Delon s’est éteint en se confiant à Marie. Dans un communiqué commun à l’AFP, ses trois enfants, Anthony, Anouchka et Alain-Fabien, ont annoncé : « Il s’en est allé rejoindre la Vierge Marie parmi ses étoiles si chères à son cœur ».

Dans ce même programme de France 2 (TV), il avait sorti de sa poche une statuette de la Sainte Vierge, expliquant la garder en permanence sur lui. Évoquant Marie toujours, l’acteur confiait : « Je lui parle chez moi quand je suis seul et je lui dis ce que j’ai à lui dire ». Quant à l’aspect spirituel de ses funérailles, Alain Delon affirmait que tout était réglé : « Tout est prêt, j’ai ma tombe dans ma chapelle ».

Une « communication intime » avec Marie qui était avant tout source de réconfort, de « compagnie » et de « soulagement », de l’aveu même de la légende du cinéma disparue l’été dernier.

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

01.11.2024 – SAINT DU JOUR

St Nuno de Sainte Marie

St Nuno de Sainte Marie

FRÈRE O.C. († 1431)

Saint Nuno Álvarès Pereira
Religieux o.c. 
(1360-1431)

Nuno Álvarès Pereira fut à la fois un grand chef militaire et un saint. Sous l’étendard de la Sainte Vierge lui est due la victoire d’Aljubarrota.

Il naît le 24 juin 1360, à Sernache de Bomjardim, au Portugal. À l’âge de seize ans il se marie et a trois enfants. Sa fille Brités épouse, en 1410, un fils naturel de Jean 1er, don Alfonso, le premier duc de Bragance et le chef de la maison de ce nom.
Fidèle au roi Jean 1er qui l’avait nommé connétable, il l’aide à chasser les Espagnols du sol portugais. En récompense, le roi lui donne le comté d’Ourem.

Sa vie de mortification et volontairement austère le pousse à aller vers les pauvres afin de les aider et de les assister. D’ailleurs ces derniers voyaient en lui un saint.

Après la mort de son épouse, en 1387, il continue à défendre sa patrie et à rester au service des nécessiteux, tout en ayant des charges auprès du roi qu’il défendait.

En 1423, Nuno Alvarès Pereira distribue presque tous ses biens aux pauvres, renonçe à tous ses honneurs, fait construire un monastère où s’installent des religieux, puis il rentre dans les Ordres du Carmel par amour de la Très Sainte Vierge Marie. Pour tous, il était un parfait modèle à tout point de vue.
Il passait de très longues heures devant le Saint Sacrement à prier chaque jour l’Office divin et assistait à toutes les Messes.
Durant toute sa vie, il eut une grande dévotion pour la Sainte Vierge. Le Portugal lui doit beaucoup d’églises qu’il fit construire en son honneur. Très attentif aux besoins des pauvres, il secourait ceux qui avaient besoin d’aides, à l’image de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Il meurt le 1er avril 1431. La nation le pleura comme son libérateur et l’honora comme un saint. On l’appelle au Portugal le bienheureux Nuno de Sainte-Marie. 

En 1918 le pape Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922) le déclare Bienheureux.
Nuno Álvarès Pereira a été canonisé le 26 avril 2009 avec quatre autres Bienheureux : Arcangelo Tadini (1846-1912), Bernardo Tolomei (1272-1348), Gertrude Comensoli (1847-1903), Caterina Volpicelli (1839-1894), par le pape Benoît XVI (>>>Homélie du Pape).

Saint Nuno Álvarès Pereira priez pour nous

Oração a São Nuno de Santa Maria Álvares Pereira

Ó Deus bom e santo, 

autor de todas as maravilhas e fonte da verdadeira santidade!
Nós Vos louvamos e bendizemos, ó Santa Trindade,
porque Vos dignastes chamar o nosso irmão
o Bem-aventurado Nuno de Santa Maria
para Vos servir na Pátria, no Carmo e na Igreja.

O lutador da verdade venceu-se a si mesmo
para nos ensinar com o seu exemplo a amar a paz,
a preferir e a defender a justiça,
a sermos homens e mulheres audazes e virtuosos,
que amam a oração e a amizade com Deus,
peregrinam os caminhos do céu e se alimentam na Eucaristia.

As agruras não o amedrontaram, nem evitou as adversidades,
e assim se tornou modelo heróico de português e de cristão,
modelo de Carmelita orante, atento à miséria dos pobres
e filho devoto de Nossa Senhora do Carmo.

Glorioso São Nun’Álvares Pereira,
enchei o nosso coração de amor sempre maior a Deus
e aos nossos irmãos, principalmente os mais necessitados.
Ámen.

01.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,1-12a. 

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

prêtre, curé d’Ars

Il nous faut être ou saints ou reprouvés (Aimez Dieu !; coll. du Laurier, éd. Le Laurier, 1982; p. 3, 4, 10)

Un chrétien doit être un saint

« Soyez saints, parce que je suis saint » (Lv 19, 2), nous dit le Seigneur. Pourquoi Dieu nous fait-il un commandement semblable ? C’est que nous sommes ses enfants, et, si le Père est saint, les enfants le doivent être aussi. Il n’y a que les saints qui peuvent espérer le bonheur d’aller jouir de la présence de Dieu qui est la sainteté même. En effet, être chrétien, et vivre dans le péché, c’est une contradiction monstrueuse. Un chrétien doit être un saint. Oui, voilà la vérité que l’Église ne cesse de nous répéter, et afin de la graver dans nos cœurs, elle nous représente un Dieu infiniment saint, sanctifiant une multitude infinie de saints qui semblent nous dire : « Souvenez-vous, chrétiens, que vous êtes destinés à voir Dieu et à le posséder ; mais vous n’aurez ce bonheur qu’autant que vous aurez retracé en vous, pendant votre vie mortelle, son image, ses perfections, et particulièrement sa sainteté, sans laquelle nul ne le verra. » Mais, si la sainteté de Dieu paraît au-dessus de nos forces, considérons ces âmes bienheureuses, cette multitude de créatures de tout âge, de tout sexe et de toute condition, qui ont été assujetties aux mêmes misères que nous, exposées aux mêmes dangers, sujettes aux mêmes péchés, attaquées par les mêmes ennemis, environnées des mêmes obstacles. Ce qu’elles ont pu faire, nous le pouvons aussi, nous n’avons aucune excuse pour nous dispenser de travailler à notre salut, c’est-à-dire à devenir saint. (…) Concluons, en disant que si nous le voulons, nous pouvons être saints, car jamais le bon Dieu ne nous refusera sa grâce pour nous aider à le devenir. Il est notre père, notre Sauveur et notre ami. Il soupire avec ardeur de nous voir délivrés des maux de la vie. Il veut nous combler de toutes sortes de biens, après nous avoir donné, déjà dans ce monde, d’immenses consolations, avant-goût de celles du ciel, que je vous souhaite.

LECTURES :

Livre de l’Apocalypse 7,2-4.9-14. 

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer :
« Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. »
Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël.
Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.
Et ils s’écriaient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! »
Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu.
Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! »
L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? »
Je lui répondis : « Mon seigneur, toi, tu le sais. » Il me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. »

Psaume 24(23),1-2.3-4ab.5-6. 

R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (Ps 23, 6)

Au Seigneur, le monde et sa richesse, 
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers 
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur 
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, 
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent ! 
Voici Jacob qui recherche ta face !

Première lettre de saint Jean 3,1-3. 

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu.
Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.
Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.