Étiquette : Notre-Dame de Fatima
21.07.2026 – CHAPELET À LOURDES
21.07.2026 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
21.07.2026 – MESSE À LOURDES
21.07.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Des chapelets de pain pour survivre au cœur de la sinistre prison de Hanoi (I)

Des chapelets de pain pour survivre au cœur de la sinistre prison de Hanoi (I)
Dans l’enceinte brutale de la sinistre prison dite du Hanoi Hilton pendant la guerre du Vietnam, où les prisonniers de guerre américains ont enduré la torture, l’isolement et des souffrances inimaginables, un petit objet est devenu une puissante source d’espoir : un chapelet entièrement fait de pain.
S’accrochant à des souvenirs vieux de plusieurs décennies, Bill, un ancien prisonnier de guerre qui a séjourné dans ce camp de prisonniers tristement célèbre décrit l’extraordinaire chapelet qu’il avait reçu d’un codétenu — un prisonnier catholique dont les actes de foi discrets sont devenus une bouée de sauvetage pour beaucoup derrière les murs de la prison.
Chaque prisonnier recevait un petit morceau de pain chaque matin. Alors que la plupart des détenus avaient désespérément besoin de chaque miette pour survivre, un prisonnier catholique plus âgé a choisi de sacrifier une partie de sa ration pour une cause plus grande. « Il fabriquait des chapelets », se souvient Bill.
À l’aide de sa ration quotidienne de pain, le prisonnier façonnait soigneusement de minuscules grains de chapelet à la main. Des fils tirés des couvertures de la prison servaient de trame , tandis que de l’encre de stylo volée était utilisée pour foncer et colorer les grains. Dans un endroit où même la plus petite pratique religieuse pouvait entraîner de sévères punitions, cet acte était incroyablement dangereux. Pourtant, le prisonnier a continué.
Chaque fois que de nouveaux prisonniers de guerre catholiques arrivaient, il s’approchait secrètement de leurs cellules et leur lançait les chapelets faits main à travers les minuscules fenêtres de la prison, au risque de graves conséquences s’il était découvert.
Bill se souvient avoir reçu l’un de ces chapelets de pain pendant son emprisonnement. Malgré les conditions terribles à l’intérieur de la prison, il réussit à le garder caché jusqu’à sa libération. « Lors de la première libération de prisonniers — les malades et les blessés —, ils ne nous ont pas fouillés très minutieusement », dit-il. « Nous avons donc pu faire sortir en cachette beaucoup d’objets. » Parmi ces trésors cachés se trouvait le fragile chapelet fait de pain — un témoin silencieux de la foi sous la persécution.
Jacqueline Burkepile, 14 mai 2026
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
21.07.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Laurent de Brindisi
Capucin et docteur de l’Église
Lorenzo (dans le siècle : Giulio Cesare) da Brindisi, prédicateur et théologien de la trempe de saint Antoine de Padoue et de saint Bonaventure, eut une féconde activité apostolique. Parlant plusieurs langues, dont l’hébreu, il fut professeur de théologie et d’Écriture Sainte. Il construisit une synthèse doctrinale puissante, comme ses contemporains jésuites, Pierre Canisius et Robert Bellarmin. On conserve de lui 840 homélies, dont 84 sur la Vierge Marie, et des commentaires sur 35 000 textes bibliques. Cela lui valut d’être déclaré Docteur de l’Église en 1959 par saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963).
Laurent naît à Brindisi le 22 juillet 1559, ville portuaire faisant le trait d’union entre le monde oriental et le monde romain. On lui donne comme prénom Jules-César. Âgé de dix ans, il perd son père et entre à 16 ans chez les capucins de Vérone.
Le 24 mars 1576, à 19 ans, il fait profession, prenant le nom de Laurent, comme le fameux diacre martyr. La réforme capucine, avec son retour aux sources, est alors en pleine expansion. Lancée en 1526, par Mathieu de Basci, Louis et Raphaël de Fossombrone, cette réforme compte déjà 5000 frères, après 50 ans. Elle en comptera bientôt 17 000, en son premier siècle d’existence, 32 000 en deux siècles. On envoie étudier Laurent à Padoue, ville universitaire. Doué d’une mémoire prodigieuse, il s’applique aux sciences sacrées, devenant maître en exégèse et en patrologie. Son originalité est de devenir un étonnant polyglotte, maîtrisant sept langues : latin, grec, syriaque, hébreu, italien, allemand et français.
Ordonné prêtre le 18 décembre 1582, Laurent est employé au ministère de la prédication pour lequel il montre de remarquables dispositions. Très éloquent, il évangélise l’Italie, l’Allemagne et d’autres pays. Grégoire XIII (Ugo Boncompagni, 1572-1585) l’appelle à Rome et le charge des relations avec les Juifs de la ville. Laurent se prépare à cette mission par la prière, l’étude et la réflexion. Il parle si bien l’hébreu, qu’on l’invite à prêcher dans les synagogues. Durant trois ans, il prêche tous les samedis, jours de Sabbat, aux Juifs de Rome. Ses succès sont si retentissants à Rome qu’un autre Pape l’envoie prêcher aux Juifs des principales villes d’Italie.
En 1599, Laurent est envoyé en Autriche et en Bohême, avec onze confrères capucins, pour œuvrer à la Réforme catholique. À cette occasion, Laurent implante son Ordre à Prague, Vienne et Gratz. Le Saint-Siège lui confie des missions diplomatiques. Nonce apostolique à Prague il réconcilie entre eux plusieurs souverains, prévenant ainsi de désastreuses guerres civiles. Il est également Nonce en d’autres pays, dont l’Allemagne et les territoires de la future Tchécoslovaquie, luttant contre les hérésies, au risque de sa vie.
En 1611, il sauve l’Italie d’une invasion de 80 000 Turcs, en prêchant jusque sur les champs de bataille. Il exerce toutes les charges de son Ordre, y compris celle de Ministre général, visitant les couvents et incitant à l’observance de la Règle. À ses frères il recommande l’obéissance et l’humilité. Il veut aussi qu’on soit sobre dans les constructions des maisons et des églises.
Voici en bref son itinéraire :
1583-1586 : Professeur de théologie et de Bible à Venise
1586-1588 : Supérieur et maître des novices
1590-1592 : Ministre provincial en Toscane
1596-1602 : Membre du définitoire général
1602-1605 : Ministre général, à 43 ans.
Il est au Portugal quand il meurt de dysenterie, le 22 juillet 1619, à l’âge de 60 ans, après 45 ans de vie religieuse.
Lorenzo da Brindisi a été béatifié en 1783 par Pie VI (Giovanni Angelo Braschi, 1775-1799) et canonisé, en 1881, par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).
Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Laurent de Brindisi
Source principale : ofmqc.ca/fra/franciscains/ (« Rév. x gpm »).
Saint Laurent de Brindisi priez pour nous !

21.07.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,46-50.

En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler.
Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. »
Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? »
Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères.

Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)
moniale bénédictine
Le Héraut, Livre IV, SC 255 (Œuvres spirituelles, trad. J-M Clément, les moniales de Wisques et B. de Vregille, éd. du Cerf, 1978, p. 189, 191, rev.)
Faire la volonté de l’Esprit
Gertrude écouta attentivement l’épître (cette âme, totalement dépouillée de toute vileté, eut le bonheur d’être immergée dans la fontaine vive de la lumière qui ne s’éteint pas0) pour choisir, parmi les vertus énumérées, les plus utiles à imiter et à enseigner aux autres. Et comme elle ne recevait à ce sujet aucune lumière en son esprit, elle dit au Seigneur : « Apprenez-moi, ô mon très doux amant, quelles sont, parmi celles-ci, les vertus grâce auxquelles je puis vous servir de manière à vous plaire particulièrement, puisque, hélas ! je ne puis chaque jour m’appliquer à chacune par un effort extraordinaire. » Le Seigneur répondit : « Remarque bien que, au milieu des autres vertus, se trouvent insérés ces mots : ‘dans l’Esprit Saint’ (cf. 2 Cor 6,6), et parce que l’Esprit est volonté bonne, veille par-dessus tout à posséder une volonté bonne. C’est ainsi que tu pourras avoir l’éclat et la perfection spécifique de toutes les vertus, parce que la volonté, à elle seule, gagne plus que tout ce qu’on pourrait réaliser ou acquérir par des actes. Celui dont la volonté entière cherche à surpasser la louange de toute créature, à me rendre grâces, à m’aimer, à compatir à mes douleurs, à s’exercer à toute vertu de la manière la plus parfaite possible, celui-là, indubitablement, ma divine libéralité lui paiera largement le prix des innombrables choses que jamais homme aurait pu réaliser par ses œuvres. » Alors, l’Esprit Saint, le Paraclet, s’avançant au milieu et se tenant en face de l’âme, se mit à inonder du merveilleux éclat de sa splendeur divine cette partie médiane (…) où l’âme pouvait voir à découvert l’énormité de sa propre vileté. Ainsi, par l’action de la clarté divine, cette âme, totalement dépouillée de toute vileté, eut le bonheur d’être immergée dans la fontaine vive de la lumière qui ne s’éteint pas.

LECTURES :
Livre de Michée 7,14-15.18-20.
Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois !
Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles !
Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ?
De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés !
Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois.

Psaume 85(84),2-3.5-6.7-8.
R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour ! (Ps 84, 8)
Tu as aimé, Seigneur, cette terre,
tu as fait revenir les déportés de Jacob ;
tu as ôté le péché de ton peuple,
tu as couvert toute sa faute ;
Fais-nous revenir, Dieu, notre salut,
oublie ton ressentiment contre nous.
Seras-tu toujours irrité contre nous,
maintiendras-tu ta colère d’âge en âge ?
N’est-ce pas toi qui reviendras nous faire vivre
et qui seras la joie de ton peuple ?
Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,
et donne-nous ton salut.
