16.08.2026 – HOMÉLIE DU 20ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – MATTHIEU 15,21-28

Bonne nouvelle pour tous

Homélie par l’Abbé Jean Compazieu


Textes bibliquesLire


Les lectures bibliques de ce dimanche nous annoncent une bonne nouvelle : le salut de Dieu est offert à tous les hommes ; il ne se limite pas aux bons croyants de son peuple ; il est pour tous, y compris pour les étrangers.

C’est ce message que nous trouvons dans le livre d’Isaïe, bien avant la venue du Christ : « Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer, pour aimer son nom, pour devenir ses serviteurs… je les conduirai sur ma montagne sainte. » N’oublions pas que dans le monde de la Bible, la montagne c’est le lieu de la rencontre avec Dieu. S’il n’y a qu’un seul Dieu, le salut ne concerne pas seulement ses enfants mais aussi tous les autres peuples. C’est ce que nous rappelait le pape François quand il nous demandait d’ouvrir les portes et d’aller au-devant de ceux qui sont loin, jusque dans les « périphéries ». La Parole de Dieu doit être annoncée à tous.

Le psaume 66 vient prolonger cette lecture d’Isaïe : tous les étrangers sont invités à se joindre à la grande action de grâce du peuple d’Israël : « Que tous les peuples te rendent grâce. Qu’ils te rendent grâce tous ensemble. » C’est une louange qui se veut universelle.

Avec la lettre de saint Paul, nous sommes en plein dans l’accomplissement de ce projet de Dieu. L’apôtre saint Paul s’adresse à des chrétiens d’origine païenne. Leur accueil dans la communauté chrétienne ne s’est pas passé sans de nombreuses tensions. Mais ces étrangers sont de plus en plus nombreux à se convertir au Christ. Le fait que l’Évangile soit reçu par des païens montre à lui seul que Dieu appelle tous les hommes. Il veut faire miséricorde à tous car il veut que tous soient sauvés.
A la suite de Paul et de tous les grands témoins de la foi, nous sommes envoyés vers ceux qui ne fréquentent pas nos assemblées. L’Église d’aujourd’hui doit ouvrir ses yeux, ses oreilles et son cœur aux appels du monde entier. La bonne nouvelle de Jésus Christ est pour tous.

L’Évangile nous montre qu’avec Jésus cette bonne nouvelle est en train de se réaliser. Lui-même vient de se heurter à l’incroyance des siens. Il se retire dans la région de Tyr et Sidon, en terre païenne ; et c’est là qu’a lieu la rencontre avec la Cananéenne. Sa race, son pays, son passé, tout la rend étrangère et lointaine. Et pourtant, cette païenne va faire preuve de droiture, d’humilité, de disponibilité, d’humour et surtout d’une foi étonnante qui va faire l’admiration de Jésus. Nous l’avons entendu : « Au moins les petits chiens mangent les miettes qui tombent sous la table de leur maître. » C’est une leçon extraordinaire pour les juifs et pour les disciples.

Nous venons de fêter l’Assomption ; nous pouvons nous poser la question : qu’y a-t-il de commun entre Marie et cette païenne anonyme et méprisée ? Apparemment rien… sauf la foi. Marie et la cananéenne se rejoignent en Jésus Christ. La foi de la cananéenne est une ouverture du cœur, une grande confiance en celui qu’elle implore. Quand tout est désespéré, une mère espère encore. La foi d’une maman étrangère ouvre le cœur de Jésus aux païens.

Comme la Cananéenne, nous supplions le Christ : « Aie pitié de nous, aie pitié de notre monde qui est tourmenté par les injustices, les violences, la misère… Beaucoup sont victimes de fausses accusations qui ne visent qu’à les enfoncer. Le Christ continue à nous envoyer pour témoigner de son amour auprès de tous les blessés de la vie, les malades, les exclus, les prisonniers.
Il nous envoie pour porter la guérison autour de nous. Le remède qu’il nous donne c’est bien plus que des miettes : c’est le don de sa Parole et de son Corps, c’est le don de son Esprit saint.

Les textes bibliques de ce dimanche nous invitent à changer notre regard sur ceux qui ne sont pas de notre bord. Un jour, Jésus a dit : « aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés (autant que je vous ai aimés). Cet amour du Christ est universel et sans limite. Tous les peuples du monde entier sont invités à acclamer le Seigneur pour cet amour sans frontière. C’est de cela que nous avons à témoigner par nos paroles, nos gestes d’accueil, de partage et de solidarité

Nous faisons nôtre la prière de ce chant : « Allez-vous en sur les places et sur les parvis… Allez-vous en sur les places y chercher tous mes amis ». Amen

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 9 août 2026

13.08.1917 – APPARITION À FATIMA

Le 13 août 1917, les trois jeunes bergers de Fátima n’ont pas pu se rendre sur le lieu prévu car ils ont été arrêtés et emprisonnés par les autorités locales. Une foule d’environ 18 000 personnes les a attendus en vain à la Cova da Iria, assistant toutefois à des phénomènes lumineux inexpliqués.

L’Arrestation des Enfants

  • Les enfants (Lucie, François et Jacinthe) ont étés retenus par l’administrateur civil d’Ourém.
  • Les autorités voulaient leur faire avouer ou abandonner le secret reçu le 13 juillet.
  • Malgré les menaces, les enfants ont refusé de renier leurs dires et ont récité le chapelet avec les prisonniers. 

La Réaction de la Foule

  • Des milliers de pèlerins se sont massés près du chêne des apparitions malgré l’absence des voyants.
  • La foule a témoigné de signes dans le ciel, comme de petits nuages blancs et des éclairs.
  • L’apparition prévue ce jour-là s’est finalement déroulée quelques jours plus tard, le 19 août, à Valinhos.

Le 13 août 1917, aucune apparition mariale n’a eu lieu à la Cova da Iria car les trois enfants étaient emprisonnés à Ourém. Cependant, la foule restée sur place a été témoin de plusieurs phénomènes physiques inexpliqués.

Les Phénomènes Observés par la Foule

  • Un coup de tonnerre retentissant a retenti près du chêne vert à l’heure habituelle.
  • Un éclair brillant a illuminé le ciel pur.
  • Un petit nuage blanc, très délicat, s’est formé au-dessus de l’arbre puis s’est élevé.
  • La lumière du soleil a faibli et l’atmosphère a changé de couleur.
  • Les visages, les vêtements et les arbres ont pris des teintes de l’arc-en-ciel.

Le Report de l’Apparition

  • La Vierge Marie ne s’est pas manifestée à la foule sans la présence des voyants.
  • L’apparition manquée du 13 août a été « rattrapée » le dimanche 19 août 1917.
  • Ce jour-là, la Vierge est apparue aux enfants à Valinhos, un lieu proche de leur village. 

Les Menaces Précises Subies par les Enfants en Prison

L’administrateur civil d’Ourém, Artur de Oliveira Santos, un anticlérical convaincu, a utilisé la terreur psychologique pour forcer les enfants à avouer que l’histoire des apparitions était une invention :

  • La menace de la mort par le feu : L’administrateur a fait préparer une marmite d’huile bouillante. Il a menacé de jeter les enfants dedans les uns après les autres s’ils ne révélaient pas les secrets.
  • L’isolement tactique : Jacinthe (7 ans) a été emmenée en premier, sous prétexte d’être exécutée. L’administrateur est revenu dire à François (9 ans) puis à Lucie (10 ans) que leur sœur/cousine était morte carbonisée et qu’ils allaient subir le même sort. 
  • L’enfermement avec des criminels : Avant les interrogatoires, ils ont été jetés dans la prison publique d’Ourém au milieu de détenus de droit commun pour les intimider.

Les Demandes de la Vierge lors du Rapport du 19 Août

Après leur libération, les enfants se trouvaient à Valinhos le dimanche 19 août lorsque la Vierge Marie leur est apparue pour compenser le rendez-vous manqué du 13 août. Ses demandes furent les suivantes : 

  • La continuation de la prière : Elle a fermement insisté pour qu’ils continuent à venir à la Cova da Iria le 13 de chaque mois et à réciter le chapelet tous les jours.
  • La création de processions : Elle a demandé que l’argent laissé par les pèlerins à la Cova da Iria serve à fabriquer deux brancards de procession pour la fête de Notre-Dame du Rosaire.
  • La construction d’une chapelle : Le reste de l’argent devait être utilisé pour aider à construire une chapelle sur le lieu des apparitions (l’actuelle Chapelle des Apparitions).
  • Le sacrifice pour les pécheurs : Elle a prononcé cette phrase mémorable : « Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles n’ont personne qui se sacrifie et prie pour elles. » 
Statue de la Sainte Vierge à Valinhos

Les Témoignages des Scientifiques sur l’Apparition Manquée du 13 Août

Bien que les enfants n’aient pas été là le 13 août, la foule présente a observé des anomalies atmosphériques majeures. Plusieurs intellectuels et scientifiques sceptiques, venus initialement pour dénoncer une supercherie, ont consigné des faits troublants :

  • Les variations de la lumière solaire : Des témoins scientifiques ont noté que la lumière du soleil a brusquement faibli au milieu de la journée sans qu’aucun nuage ne cache l’astre, au point que l’on pouvait voir les étoiles dans le ciel.
  • Le spectre de couleurs : Des observateurs rigoureux ont décrit un phénomène de réfraction de la lumière qui a coloré l’atmosphère, les arbres et la foule en nuances successives d’indigo, de jaune et de rouge.
  • Le nuage stationnaire : Des rapports de l’époque mentionnent la formation d’un nuage de vapeur blanche très précis, qui est descendu vers le chêne vert, est resté immobile quelques minutes, puis s’est élevé verticalement avant de se dissiper.

13.08.2026 – SAINT DU JOUR

St Maxime le Confesseur

Saint Maxime le Confesseur
Père de l’Église d’Orient 
(580-662)

Maxime, auquel la Tradition chrétienne attribua le titre de Confesseur en raison du courage intrépide avec lequel il sut témoigner – « confesser » -, également à travers la souffrance, l’intégrité de sa foi en Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme, Sauveur du monde, naquit en Palestine, la terre du Seigneur, autour de 580. 

Dès l’enfance, il fut destiné à la vie monastique et à l’étude des Écritures, également à travers les œuvres d’Origène, le grand maître qui au troisième siècle était déjà parvenu à « fixer » la tradition exégétique alexandrine.

Vers 613-614, il laissa volontairement son poste de haut dirigeant dans l’administration royale,  pour embrasser la vie monastique, en entrant dans le monastère de Chrysopolis, situé sur le détroit du Bosphore, devant Constantinople, puis il passa en Egypte. 

En 649, il prit activement part au Concile du Latran, convoqué par le Pape Martin I pour défendre les deux volontés du Christ, contre l’édit de l’empereur, qui – pro bono pacis – interdisait de débattre de cette question. Le Pape Martin paya cher son courage : bien que de santé précaire, il fut arrêté et traduit en justice à Constantinople. Jugé et condamné à mort, il obtint la commutation de sa peine en un exil définitif en Crimée, où il mourut le 16 septembre 655, après deux longues années d’humiliations et de tourments. 

Quelques temps plus tard, en 662, ce fut le tour de Maxime, qui, s’opposant lui aussi à l’empereur, continuait à répéter : « Il est impossible d’affirmer dans le Christ une seule volonté! » (cf. PG 91, cc. 268-269). Ainsi, avec deux de ses disciples, tous deux appelés Anastase, Maxime fut soumis à un procès exténuant, alors qu’il avait désormais dépassé l’âge de 80 ans. 

Le tribunal de l’empereur le condamna, avec l’accusation d’hérésie, à la mutilation cruelle de la langue et de la main droite – les deux organes avec lesquels, à travers la parole et les écrits, Maxime avait combattu la doctrine erronée de l’unique volonté du Christ. Pour finir, le saint moine fut exilé en Colchide, sur la Mer Noire, où il mourut, épuisé par les souffrances endurées, le 13 août de cette même année 662. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>>  Saint Maxime le Confesseur

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).  

Saint Maxime le Confesseur priez pour nous !

13.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35.19,1. 

En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.”
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.”
Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”

Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Sermon 83

« Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi »

Tout homme est débiteur de Dieu et tout homme a son frère pour débiteur. En effet, qui n’aurait pas de dette envers Dieu sinon celui en qui il ne se trouve pas de péché ? Et qui n’aurait pas son frère pour débiteur sinon celui que personne n’a jamais offensé ? Tout homme est donc à la foi débiteur et créancier… Un mendiant te demande l’aumône et toi tu es le mendiant de Dieu, car nous sommes tous, quand nous le prions, les mendiants de Dieu. Nous nous tenons ou plutôt nous nous prosternons devant la porte de notre Père de famille (cf Lc 11,5s) ; nous le supplions en nous lamentant, désireux de recevoir de lui une grâce, et cette grâce, c’est Dieu lui-même. Que te demande le mendiant ? Du pain. Et toi, que demandes-tu à Dieu si ce n’est le Christ, qui a dit : « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel » (Jn 6,51). Vous voulez être pardonnés ? Pardonnez. « Remettez, et il vous sera remis ». Vous voulez recevoir ? « Donnez, et l’on vous donnera » (Lc 6,37)… Nous devons donc être prêts à pardonner toutes les fautes que l’on commet contre nous si nous voulons que Dieu nous pardonne. Oui vraiment, si nous considérons nos péchés et passons en revue les fautes que nous avons commises, je ne sais pas si nous pourrions nous endormir sans sentir peser tout le poids de notre dette. Voilà pourquoi chaque jour nous présentons à Dieu nos demandes, chaque jour nos prières frappent à ses oreilles, chaque jour nous nous prosternons en disant : « Remets-nous nos dettes comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient ». Quelles dettes veux-tu te faire remettre ? Toutes, ou une partie ? Tu vas répondre : Toutes. Fais donc de même pour ton débiteur.

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 12,1-12. 

La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d’homme, tu habites au milieu d’une engeance de rebelles ; ils ont des yeux pour voir, et ne voient pas ; des oreilles pour entendre, et n’entendent pas, car c’est une engeance de rebelles.
Toi, fils d’homme, prépare-toi un sac d’exilé ; sous leurs yeux, pars en plein jour, comme un exilé ; sous leurs yeux, pars de ta maison vers un autre lieu ; peut-être verront-ils qu’ils sont une engeance de rebelles.
Tu sortiras ton sac, comme un sac d’exilé, en plein jour, sous leurs yeux. Toi-même, tu sortiras le soir, sous leurs yeux, comme s’en vont les exilés.
Sous leurs yeux, tu feras un trou dans le mur, et tu sortiras par là.
Sous leurs yeux, tu chargeras ton sac sur ton épaule, et tu le sortiras dans l’obscurité ; tu voileras ton visage, et tu ne verras plus le pays : j’ai fait de toi un signe pour la maison d’Israël. »
Je fis ce qui m’avait été ordonné : en plein jour, je sortis mon sac, comme un sac d’exilé ; puis le soir, je fis un trou dans le mur, à la main ; je sortis mon sac dans l’obscurité, et sous leurs yeux je le chargeai sur mon épaule.
Au matin, la parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d’homme, la maison d’Israël, cette engeance de rebelles, t’a bien demandé : “Qu’est-ce que tu fais là ?”
Réponds : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Cet oracle concerne le prince qui est à Jérusalem et toute la maison d’Israël qui s’y trouve.
Tu diras : Je suis pour vous un signe. Ce que j’ai fait, c’est cela même qui leur sera fait : ils partiront en exil, en captivité ;
le prince qui est au milieu d’eux chargera son sac sur son épaule, il sortira dans l’obscurité ; on percera le mur pour le faire sortir ; il voilera son visage, si bien qu’il ne verra plus de ses yeux le pays.

Psaume 78(77),56-57.58-59.61-62. 

Nos pères ont tenté le Dieu Très-Haut,
ils refusaient d’observer ses lois ;
ils déviaient comme leurs pères, ils désertaient,
trahissaient comme un arc infidèle.

Leurs hauts lieux le provoquaient, 
leurs idoles excitaient sa jalousie.
Dieu a entendu, il s’emporte, 
il écarte tout à fait Israël.

Il laisse capturer sa gloire, 
et sa puissance par des mains ennemies.
Il livre son peuple à l’épée, 
contre son héritage, il s’emporte.

Le miracle du 13 août 1917 à Fatima

Le miracle du 13 août 1917 à Fatima

Artur de Oliveira Santos, né en 1884, était une figure marquante du Portugal républicain et maçonnique. Initialement fervent catholique, il dévia de la foi pour embrasser les principes maçonniques, devenant un fervent opposant de la religion catholique. À l’époque des apparitions de Fatima, Santos occupait le poste d’administrateur de Vila Nova de Ourém, une position qui lui permettait de manipuler et de contrôler les événements locaux.

Le 10 août 1917, Santos ordonna aux parents des voyants de Notre Dame de Fatima de se présenter devant lui. En réalité, il ne cherchait pas à les rencontrer pour des raisons innocentes. Il mit en place un plan diabolique pour éloigner les enfants de Fatima de leur lieu de rencontre avec la Vierge. En prétendant que les enfants devaient se rendre à Vila Nova de Ourém pour des raisons officielles, il les fit embarquer dans un véhicule avec la promesse d’une sécurité accrue, tout en les trompant sur leurs véritables intentions.

Une fois arrivés à l’église de Vila Nova, Santos révéla son stratagème. Enfermés dans une cellule et menacés de terribles supplices, les petits voyants furent confrontés à une série de tentatives pour les forcer à dévoiler le secret que la Vierge Marie leur avait confié. Malgré les menaces de les jeter dans une chaudière d’huile bouillante, les enfants restèrent fermes et silencieux.

Le 13 août, alors qu’une foule impatiente attendait les enfants à la Cova da Iria, Santos les maintint captifs, les empêchant de rejoindre les nombreux pèlerins venus pour assister à l’apparition. Le maire maçonnique s’opposait à tout ce que la foi catholique représentait, cherchant à étouffer le message divin par tous les moyens possibles.

Le jour même, malgré les efforts pour saboter l’apparition, Notre-Dame manifesta sa présence à la Cova da Iriadevant une foule de dix-huit mille personnes. Les témoignages rapportent des phénomènes miraculeux : un tonnerre soudain, une lumière éclatante, et un arc-en-ciel vibrant de couleurs. Ce miracle renforça la foi des croyants et confirma l’origine divine des apparitions.

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Sources : une minute avec Marie