Marie enseigne la dévotion au sang très précieux de Jésus-Christ

Marie enseigne la dévotion au sang très précieux de Jésus-Christ

Les âmes ne reçoivent jamais de la bonté du Seigneur aucune grâce qui ne passe d’abord par les mains de la très sainte Vierge Marie. Ce trésor inestimable du sang très précieux de Jésus est remis dans les mains de Marie, non seulement pour l’offrir continuellement à l’auguste Trinité en faveur des âmes recommandées à sa protection maternelle, mais aussi comme gage de la vie éternelle. C’est pourquoi sainte Madeleine de Pazzi avait souvent recours au Seigneur en faisant cette prière : « Je vous offre, ô Père éternel, le sang de l’humanité de votre Verbe ; je vous l’offre à vous-même, ô Verbe divin, je l’offre encore à vous, ô Saint-Esprit ; et dans tous mes besoins, s’il me manque quelque chose, je vous l’offre à vous, ô Marie, afin que vous le présentiez à la très sainte Trinité. » C’est avec raison que l’offre du précieux sang du Sauveur se fait par les mains de Marie, puisque le sang très pur de Marie, rassemblé d’une manière ineffable dans ses entrailles immaculées par l’opération du Saint Esprit, a donné naissance au sang divin de Jésus-Christ. Le lait même avec lequel elle nourrit l’enfant divin, se changea en une égale quantité de sang que ses veines versèrent pour la rédemption du monde, dit saint Athanase. Ainsi, l’âme dévouée à la Vierge peut souvent répéter les paroles de saint Bonaventure : « Je mêlerai le lait de la mère avec le sang du fils et je m’en ferai un excellent breuvage ».

Etoile Notre Dame

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

06.10.2026 – SAINT DU JOUR

St Bruno

Saint Bruno
Fondateur de l’Ordre des Chartreux 
(1030-1101)

« À la louange de la gloire de Dieu, le Christ, Verbe du Père, depuis toujours a choisi par l’Esprit Saint des hommes pour les mener en solitude et se les unir dans un amour intime. Répondant à cet appel, maître Bruno, l’an du Seigneur 1084, entra avec six compagnons au désert de Chartreuse et s’y établit. » Statuts I.1 de l’ordre des Chartreux.

Né à Cologne vers 1030 Bruno vient de bonne heure étudier à l’école cathédrale de Reims. Promu docteur, Chanoine du Chapitre cathédral, il est nommé en 1056 écolâtre, c’est-à-dire Recteur de l’Université. Il fut un des maîtres les plus remarquables de son temps : « un homme prudent, à la parole profonde. »

Il se trouve de moins en moins à l’aise dans une cité où les motifs de scandale ne font pas défaut du côté du haut clergé et de l’Évêque lui-même. Après avoir lutté, non sans succès, contre ces désordres, Bruno ressent le désir d’une vie plus totalement donnée à Dieu seul. 

Après un essai de vie solitaire de courte durée, il vient dans la région de Grenoble, dont l’évêque, le futur saint Hugues, lui offre un lieu solitaire dans les montagnes de son diocèse. Au mois de juin 1084 l’évêque lui-même conduit Bruno et ses six compagnons dans la vallée sauvage de Chartreuse qui donnera à l’Ordre son nom. Ils y installent leur ermitage, formé de quelques cabanes en bois s’ouvrant sur une galerie qui permet d’accéder sans trop souffrir des intempéries aux lieux de réunion communautaire : l’église, le réfectoire, la salle du chapitre. 

Après six ans de paisible vie solitaire, Bruno fut appelé par le pape Urbain II au service du Siège apostolique. Ne pensant pas pouvoir continuer sans lui sa communauté pensa d’abord se séparer, mais elle se laissa finalement convaincre de continuer la vie à laquelle il l’avait formée. Conseiller du pape, Bruno ne se sent pas à l’aise à la cour pontificale. Il ne demeure que quelques mois à Rome. Avec l’accord du pape il établit un nouvel ermitage dans les forêts de Calabre dans le sud de l’Italie, avec quelques nouveaux compagnons. C’est là qu’il meurt le 6 octobre 1101. À l’approche de sa dernière heure, pendant que ses frères désolés entouraient son lit de planches couvert de cendres, Bruno parla du bonheur de la vie monastique, fit sa confession générale, demanda humblement la Sainte Eucharistie, et s’endormit paisiblement dans le Seigneur.

Un témoignage de ses frères de Calabre : 

« Bruno mérite d’être loué en bien des choses, mais en cela surtout : il fut un homme d’humeur toujours égale, c’était là sa spécialité. Il avait toujours le visage gai, la parole modeste ; il montrait avec l’autorité d’un père la tendresse d’une mère. Nul ne l’a trouvé trop fier, mais doux comme l’agneau. »

Quelques extraits des « Statuts » de l’ordre :
« Séparés de tous, nous sommes unis à tous car c’est au nom de tous que nous nous tenons en présence du Dieu vivant. » Statuts 34.2
« Notre application principale et notre vocation sont de vaquer au silence et à la solitude de la cellule. Elle est la terre sainte, le lieu où Dieu et son serviteur entretiennent de fréquents colloques, comme il se fait entre amis. Là, souvent l’âme s’unit au Verbe de Dieu, l’épouse à l’Époux, la terre au ciel, l’humain au divin ». (Statuts 4.1)
« La grâce du Saint-Esprit rassemble les solitaires pour en faire une communion dans l’amour, à l’image de l’Église, une et répandue en tout lieu. » Statuts 21.1
« Qui persévère sans défaillance dans la cellule et se laisse enseigner par elle tend à faire de toute son existence une seule prière continuelle. Mais il ne peut entrer dans ce repos sans passer par l’épreuve d’un rude combat : ce sont les austérités auxquelles il s’applique comme un familier de la Croix, ou les visites du Seigneur, venu l’éprouver comme l’or dans le feu. Ainsi, purifié par la patience, nourri et fortifié par la méditation assidue de l’Écriture, introduit par la grâce du Saint-Esprit dans les profondeurs de son cœur, il pourra désormais, non seulement servir Dieu, mais adhérer à lui ». (Statuts 3.2)

Auteur : L’Ordre des chartreux  (http://www.chartreux.org)

Saint Bruno priez pour nous !

06.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,38-42. 

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.


Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Sermon 104, éd. Morin (trad. Augustin, L’Année liturgique, DDB 1980, p. 149)

« Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison »

Dans l’éternité, nous serons attablés. Je n’oserais pas le dire, si le Seigneur ne l’avait promis. Il promet une grande récompense à ses serviteurs, car il leur dit : « Il les fera mettre à table et, passant de l’un à l’autre, il les servira » (Lc 12,37). (…) Grande est la promesse donc, et heureux son accomplissement. Agissons de manière à le mériter ; puissions-nous être aidés de manière à parvenir au lieu où le Seigneur nous servira à table. Que sera ce repas, si ce n’est un repos ? et que veut dire « Il nous servira » sinon qu’il nous rassasiera ? De quelle nourriture et de quelle boisson ? Assurément, de la vérité elle-même. (…) Tu ne crois pas que Dieu puisse te nourrir ainsi, alors que c’est déjà de cette façon que ton œil se rassasie de la lumière ? Que beaucoup voient la lumière, elle brille abondamment ; que peu la voient, elle brille avec la même intensité. Elle répand le réconfort, mais elle ne peut pas faire défaut ; on en use sans la diminuer. (…) Pourquoi ne le comprenez-vous pas encore ? Parce que vous vous occupez de beaucoup de choses. Le travail de Marthe vous occupe ; bien plus : il nous occupe tous. Car qui est dispensé de ce travail d’assistance ? (…) C’est pourquoi, très chers, je vous prie et je vous exhorte (…) : cette vie, désirons-la ensemble. Allons tous ensemble vers elle en courant, pour y demeurer en arrivant. L’heure vient et cette heure sera sans fin, quand le Seigneur nous fera mettre à table pour nous servir. Que nous servira-t-il sinon lui-même ? Pourquoi chercher ce que vous mangerez ? — c’est le Seigneur lui-même (…) « La seule chose qu’au Seigneur je demande, la chose que je cherche, c’est d’habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, de savourer la douceur du Seigneur » (Ps 27,4) (…) N’ayons donc pas le goût des nourritures de ce monde (…) : elles passeront. Si tu veux remplir l’office de Marthe en t’occupant d’elles, que ce soit avec modération et miséricorde. (…) Le travail passe, le repos viendra, mais on n’arrive au repos que par le travail. Le navire passe, on arrive à la patrie, mais on n’arrive à la patrie que par le navire. Mais je suis sûr que nous ne ferons pas naufrage, car nous sommes portés sur le bois de la croix.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,13-24. 

Frères, vous avez entendu parler du comportement que j’avais autrefois dans le judaïsme : je menais une persécution effrénée contre l’Église de Dieu, et je cherchais à la détruire.
J’allais plus loin dans le judaïsme que la plupart de mes frères de race qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères.
Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ; dans sa grâce, il m’a appelé ; et il a trouvé bon
de révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce parmi les nations païennes. Aussitôt, sans prendre l’avis de personne,
sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie et, de là, je suis retourné à Damas.
Puis, trois ans après, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours auprès de lui.
Je n’ai vu aucun des autres Apôtres sauf Jacques, le frère du Seigneur.
En vous écrivant cela, – je le déclare devant Dieu – je ne mens pas.
Ensuite, je me suis rendu dans les régions de Syrie et de Cilicie.
Mais pour les Églises de Judée qui sont dans le Christ, mon visage restait inconnu ;
elles avaient simplement entendu dire : « Celui qui nous persécutait naguère annonce aujourd’hui la foi qu’il cherchait alors à détruire. »
Et l’on rendait gloire à Dieu à mon sujet.

Psaume 139(138),1-3.13-14ab.14cd-15. 

R/ Conduis-moi, Seigneur, sur le chemin d’éternité. (Ps 138, 24b)

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; 
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois, 
tous mes chemins te sont familiers.

C’est toi qui as créé mes reins, 
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

Étonnantes sont tes œuvres
toute mon âme le sait.
Mes os n’étaient pas cachés pour toi 
quand j’étais façonné dans le secret, 
modelé aux entrailles de la terre.

Le plus ancien sanctuaire marial des États-Unis : Notre-Dame de La Leche en Floride

Le plus ancien sanctuaire marial des États-Unis : Notre-Dame de La Leche en Floride

Depuis plus de quatre siècles, d’innombrables parents et familles viennent en pèlerinage dans une petite chapelle de la ville de St. Augustine, en Floride, venant confier à la Vierge Marie leurs espoirs les plus chers, leurs craintes et leurs prières. Fondé en 1609, c’est le plus ancien sanctuaire marial des États-Unis. Pourtant, son attrait ne vient pas seulement de son ancienneté, mais dans les innombrables récits de foi, de guérison et de prières exaucées qui continuent de se dérouler entre ses murs. Pour beaucoup, c’est un lieu où les larmes font place à l’espérance et où les cœurs en quête de réconfort reprennent confiance en la Providence divine. Le titre « Notre-Dame de La Leche » se traduit par « Notre-Dame du Lait et du Bon Accouchement ». Il représente la Sainte Vierge Marie allaitant l’Enfant Jésus, offrant une image magnifique et profondément humaine de la maternité. Depuis des siècles, les Catholiques invoquent Marie par ce titre pour recevoir la grâce d’avoir un enfant, une grossesse normale, un accouchement sans complications et pour la bonne santé des nouveaux-nés. Les futures mères, les couples aux prises avec l’infertilité et les familles confrontées à des circonstances difficiles continuent de se rendre au sanctuaire, confiant leurs intentions à la Mère de Dieu. L’histoire du sanctuaire est indissociable de celle du Catholicisme en Amérique. St. Augustine abrite la première paroisse catholique établie sur le territoire de ce qui allait devenir les États-Unis, dont l’origine remonte à 1565. Le sanctuaire d’origine a été détruit et reconstruit au fil des siècles. La chapelle actuelle a été reconstruite entre 1914 et 1915. Malgré les guerres, les catastrophes naturelles et les changements de l’époque, la dévotion à Notre-Dame de La Leche a perduré. Reconnaissant son importance nationale, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis a élevé le site au rang de sanctuaire national en 2019. Deux ans plus tard, en 2021, l’image de Notre-Dame de la Leche a été couronnée de façon canonique, soulignant ainsi son importance au sein de la vie de l’Église. Les visiteurs laissent souvent derrière eux des lettres, des photographies et des témoignages relatant des grossesses après des années d’infertilité, des accouchements sans complication après des problèmes médicaux et des familles réconfortées après des épreuves difficiles. Même si toutes les prières ne sont pas exaucées de la manière espérée, les pèlerins parlent souvent d’une paix retrouvée, d’une foi renouvelée et d’une conscience plus profonde de la présence de Dieu.

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie