15.08.2026 – SOLENNITÉ DE L’ASSOMPTION DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE

Statue de Notre-Dame de l’Assomption dans la cathédrale de Victoria (ancienne Rabat), sur l’île de Gozo, à Malte -  Depositphotos
Statue de Notre-Dame de l’Assomption dans la cathédrale de Victoria (ancienne Rabat), sur l’île de Gozo, à Malte – Depositphotos

Le Ciel s’ouvre à l’humanité dans le triomphe de la Mère de Dieu. L’Assomption ne célèbre pas seulement la gloire singulière de la Mère de Dieu : elle révèle à l’Église la destinée à laquelle Dieu appelle l’homme tout entier.

Chaque 15 août, l’Église célèbre l’un des plus grands mystères marials : au terme de sa vie terrestre, la Très Sainte Vierge Marie a été élevée corps et âme dans la gloire du Ciel. L’Assomption ne célèbre pas seulement la gloire singulière de la Mère de Dieu : elle révèle à l’Église la destinée à laquelle Dieu appelle l’homme tout entier.

L’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie appartient à ces grandes solennités dans lesquelles l’Église ne contemple pas seulement un privilège accordé à la Mère de Dieu : elle contemple en Marie l’accomplissement anticipé de sa propre espérance. Ce que l’Église espère pour chacun de ses enfants au terme de l’histoire est déjà réalisé, d’une manière éminente et singulière, en celle qui a donné au Verbe de Dieu sa chair humaine.

Icône de la Vierge Marie dans la basilique Sainte-Marie (église de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie), de style gothique, à Cracovie, en Pologne.

Le dogme fut solennellement défini par Pie XII le 1er novembre 1950 dans la constitution apostolique Munificentissimus Deus. Le souverain pontife y proclame comme vérité révélée par Dieu que Marie Immaculée, Mère de Dieu toujours Vierge, « au terme du cours de sa vie terrestre », fut élevée en corps et en âme à la gloire céleste. Cette définition ne tranche volontairement pas la question théologique de savoir si la Vierge connut effectivement la mort avant son Assomption. Ces mots doivent être pesés dans toute leur profondeur. L’Église ne dit pas simplement que l’âme de Marie est auprès de Dieu. Une telle affirmation ne constituerait pas le mystère propre de l’Assomption. Elle confesse que Marie tout entière, corps et âme, est entrée dans la gloire. C’est ici que se révèle la profondeur proprement chrétienne de cette fête.

Le christianisme n’annonce pas le mépris du corps, ni la libération d’une âme qui devrait enfin s’affranchir de la matière. Il proclame la résurrection de la chair. Le corps humain, créé par Dieu, sanctifié d’une manière incomparable lorsque le Verbe s’est fait chair, et appelé à devenir le temple de l’Esprit Saint, possède lui aussi une destinée éternelle. En Marie, cette promesse est déjà accomplie.

Il faut toutefois comprendre correctement ce privilège marial. Marie ne monte pas au Ciel par sa propre puissance. L’Ascension appartient au Christ : le Seigneur ressuscité monte vers le Père dans la puissance de sa divinité. Marie, elle, est « assumée », c’est-à-dire élevée par Dieu. Toute la différence est là. La grandeur de Marie n’est jamais indépendante de celle du Christ. Elle en est le fruit le plus parfait.

L’Assomption est donc profondément christocentrique. Si Marie est glorifiée, c’est par la victoire de son Fils. Elle est la créature en laquelle la grâce rédemptrice du Christ manifeste avec une splendeur incomparable ce qu’elle veut accomplir en chacun de nous. L’Immaculée Conception l’avait préservée du péché originel par anticipation des mérites de la Croix ; l’Assomption manifeste l’achèvement de cette œuvre de grâce. Ainsi apparaît l’extraordinaire unité du mystère marial. Celle qui avait répondu à l’ange Gabriel par son fiat, celle qui avait donné au Verbe sa chair humaine, celle qui avait porté le Christ dans son sein, celle qui s’était tenue debout au pied de la Croix, est désormais auprès de son Fils dans la gloire.

La tradition chrétienne contemple également Marie comme la nouvelle Ève. Là où la première Ève avait accueilli la parole du serpent, Marie accueille la Parole de Dieu. Là où la désobéissance avait marqué l’histoire humaine, son fiat devient l’expression d’une obéissance entièrement offerte à Dieu. Mais cette comparaison ne prend tout son sens qu’en relation avec le Christ, nouvel Adam. Marie n’est jamais comprise en dehors du Christ : tout ce qu’elle est vient de Lui et conduit à Lui.

L’Assomption manifeste ainsi quelque chose de la restauration de la création blessée par le péché. Le dernier mot sur l’homme n’appartient ni au tombeau, ni à la corruption, ni à la mort. Il appartient à Dieu. Marie élevée dans la gloire est comme l’aurore de cette création renouvelée que la résurrection du Christ a inaugurée.

Mais l’Assomption possède également une dimension profondément maternelle. Marie glorifiée n’est pas une reine devenue inaccessible à ses enfants. Son entrée dans la gloire ne l’éloigne pas de l’Église : elle manifeste au contraire d’une manière nouvelle sa maternité.

Le pape Benoît XVI, Joseph Alois Ratzinger, à Barcelone pour la consécration de la Sagrada Família, le 7 novembre 2010, en Espagne.

C’est l’un des enseignements les plus beaux de l’homélie prononcée par Benoît XVI à Castel Gandolfo le 15 août 2005. 

Le pape explique que, précisément parce que Marie est désormais avec Dieu et en Dieu, elle peut être proche de chacun. Sa glorification n’abolit donc pas sa maternité : elle lui donne une dimension nouvelle. Marie demeure la Mère que le Christ lui-même a donnée à son disciple au Calvaire lorsqu’il lui dit : « Voici ta mère. »

Voilà pourquoi la piété mariale authentique ne constitue jamais une dévotion sentimentale ajoutée artificiellement à la foi chrétienne. Elle découle de la place objective que Dieu a donnée à Marie dans l’économie du salut. L’Église ne divinise pas Marie ; elle contemple en elle le chef-d’œuvre de la grâce. Elle ne l’adore pas ; elle la vénère comme la Mère de Dieu et reconnaît dans sa glorification l’œuvre souveraine du Christ rédempteur.L’Assomption prend enfin une force particulière devant le mystère de la mort. Dans un monde qui cherche souvent à dissimuler la mort tout en vouant au corps un véritable culte de la jeunesse, de la performance et de l’apparence, le christianisme apporte une réponse radicalement différente. Il ne promet pas l’immortalité biologique. Il promet davantage : la résurrection.

Le corps vieillira, la beauté terrestre passera et la mort accomplira son œuvre. Mais l’homme n’a pas été créé pour le néant. Marie glorifiée annonce silencieusement la destinée ultime des rachetés. En elle, l’Église contemple déjà ce qu’elle espère devenir.

Voilà pourquoi l’Assomption est une fête de joie. Non pas une joie superficielle, mais la joie pascale d’un peuple qui sait que le tombeau n’aura pas le dernier mot. Benoît XVI l’exprimait dès les premières paroles de son homélie du 15 août 2005 : « La fête de l’Assomption est un jour de joie. Dieu a vaincu. L’amour a vaincu. La vie a vaincu. »

Le pape ajoutait cette formule d’une exceptionnelle densité théologique : « même pour le corps, il y a une place en Dieu ». Puis il conduisait immédiatement cette contemplation vers la maternité de Marie : « Dans le ciel, nous avons une mère. »

L’Assomption est ainsi bien davantage que l’exaltation d’un privilège marial. Elle est une prophétie sur la destinée de l’homme. En regardant Marie, l’Église regarde vers son propre avenir. La Mère précède ses enfants. Celle qui fut la première à accueillir le Christ dans la foi est aussi celle en qui apparaît déjà, dans toute sa splendeur, la victoire définitive de son Fils.À la suite de cette méditation, il est particulièrement éclairant de relire l’homélie prononcée par Benoît XVI le 15 août 2005 dans la paroisse pontificale Saint-Thomas-de-Villeneuve de Castel Gandolfo. Le pape y contemple l’Assomption comme la victoire de Dieu, puis médite le Magnificat, cette prière dans laquelle Marie veut que Dieu soit grand dans sa vie et dans le monde.

Benoît XVI insiste sur un paradoxe essentiel de la foi chrétienne : Dieu n’est jamais le concurrent de l’homme. Lorsque Dieu devient grand dans l’existence humaine, l’homme ne devient pas plus petit ; il retrouve au contraire sa véritable grandeur. « Ce n’est que si Dieu est grand que l’homme est également grand », enseigne-t-il. Il voit en Marie la démonstration parfaite de cette vérité : parce qu’elle s’est entièrement donnée à Dieu, sa personne n’a pas été diminuée, mais élevée jusqu’à une grandeur qu’aucune puissance humaine n’aurait pu lui conférer.

Le pape médite ensuite le Magnificatcomme une véritable « icône de Marie ». Il remarque combien la prière de la Vierge est pénétrée de l’Écriture. Marie vit de la Parole de Dieu au point que ses pensées sont façonnées par elle. Pour Benoît XVI, cette intimité avec la Parole explique sa sagesse, sa bonté et sa force. La sainteté mariale n’est donc jamais présentée comme une réalité abstraite : elle naît d’une existence entièrement habitée par Dieu.Enfin, Benoît XVI revient au cœur du mystère célébré. Marie est élevée corps et âme dans la gloire et, parce qu’elle demeure « avec Dieu et en Dieu », elle n’est pas éloignée de nous. Au contraire, enseigne le pape, elle participe mystérieusement à cette proximité de Dieu avec chaque homme. Elle connaît le cœur de ses enfants, entend leurs prières et les accompagne de sa bonté maternelle.

L’homélie s’achève ainsi dans la confiance filiale. L’Assomption ne nous montre pas seulement une Reine couronnée dans la gloire ; elle nous rappelle que cette Reine demeure notre Mère. Le Ciel n’est donc plus seulement la demeure mystérieuse vers laquelle se dirige l’existence chrétienne. Selon l’admirable expression de Benoît XVI, parce que Marie y est entrée dans la gloire de son Fils, « le ciel a un cœur ».

Benoît XVI, homélie pour la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie, paroisse pontificale Saint-Thomas-de-Villeneuve, Castel Gandolfo, 15 août 2005.

Source : TRIBUNECHRÉTIENNE, le 15 août 2026

Précision : dormition et assomption

Dormition et Assomption : les nuances

Bien qu’elles célèbrent le même jour (le 15 août) la fin de la vie terrestre de Marie, les traditions chrétiennes mettent l’accent sur des aspects différents :

– L’Église Orthodoxe (Dormition) : Elle insiste sur la réalité de la mort naturelle de Marie partagée avec le reste de l’humanité, suivie par l’intervention du Christ qui vient accueillir son âme (souvent représentée comme un bébé) et élever son corps.

– L’Église Catholique (Assomption) : Définie comme dogme en 1950, elle met l’accent sur le fait que Marie a été élevée corps et âme dans la gloire céleste, par un privilège divin lié à son Immaculée Conception qui l’a préservée du péché.

Représentation dans l’art

Dans l’art byzantin et chrétien, la Dormition est traditionnellement représentée par Marie couchée sur un lit funéraire, entourée de tous les apôtres miraculeusement rassemblés, tandis que le Christ se tient au centre pour recevoir son âme lumineuse dans ses bras.

Quel âge avait Marie quand elle est décédée ?

La Bible ne donne pas l’âge ni la date de la mort de la Vierge Marie. Les traditions chrétiennes varient selon les époques : certaines situent sa fin autour de 59 ans, tandis que d’autres évoquent environ 72 ans

Ce que disent les traditions

  • Le silence biblique : Aucun texte du Nouveau Testament ne mentionne la fin de sa vie terrestre.
  • La tradition de 59 ans : Certains récits estiment qu’elle est décédée vers l’an 48 après J.-C.
  • La tradition de 72 ans : Des écrits de saints (comme saint Jean Damascène) parlent d’un décès à l’âge de 72 ans.

Prière à notre Dame de l’Assomption

Ô Marie, Mère de l’Amour

Nous voici devant toi avec nos joies,

nos désirs d’aimer et d’être aimés.

Nous voici avec le poids des jours,

avec nos misères, nos violences et nos guerres.

Mais l’amour est plus fort que tout :

nous croyons qu’il existe encore,

car l’amour vient de Dieu.

Nous t’en prions : que nos maisons soient habitées

de simples gestes de fraternité et de bonté,

de confiance, de bienveillance et de générosité !

Que les familles et les nations s’ouvrent au partage,

au pardon et à la réconciliation !

Mère de l’amour, intercède pour la famille humaine,

soutiens les efforts de ceux qui travaillent

pour la justice et la paix.

Accorde-nous la grâce d’être fidèle à l’Évangile

et porter du fruit qui demeure.

Amen ! Alléluia !

Notre-Dame de L’Assomption, priez pour nous !

Mgr Tarabay : Notre Dame révèle la beauté du ciel et notre espérance sur terre

Mgr Tarabay : Notre Dame révèle la beauté du ciel et notre espérance sur terre

Vers la fin de sa longue vie, saint Jean, le disciple bien-aimé, a eu une vision de la fin des temps et de l’accomplissement du plan de Dieu :

« Un grand signe apparut dans le ciel : une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et elle mit au monde un enfant mâle, celui qui doit gouverner toutes les nations avec une verge de fer » (Ap. 12, 1-2, 5).

Dans sa vision, saint Jean a vu la Mère de Dieu, montée au ciel, rayonnante comme le soleil, donnant naissance à celui qui gouvernera le monde. La fête de l’Assomption nous rappelle le triomphe du Christ, son fils, sur le mal et la souffrance.

Comme l’a magnifiquement dit le vénérable patriarche Elias Howayek, fondateur des sœurs maronites de la Sainte Famille : « La Bienheureuse Vierge Marie est le miroir de la beauté divine et, de même, elle est la gardienne de notre espérance ». La vision donnée à saint Jean révèle ces deux éléments : la beauté du ciel et l’espérance que nous avons par elle, dans le Christ.

En tant que Mère de Dieu, Marie est pour nous un modèle sans tache, qui nous montre comment prier sans cesse avec une vraie foi et une volonté de tout sacrifier pour la sainteté.

Son assomption au ciel est un témoignage de la dignité et de la sainteté de la vie humaine, affirmant que notre destin ultime est d’être avec Dieu dans la gloire éternelle.

Que la bénédiction de la coopération fraternelle et de la coexistence pacifique descende sur notre patrie, le pays des cèdres. 

Cette fête est une célébration de la dignité de chaque être humain, de nos corps et de nos âmes. L’ascension de Marie au ciel, corps et âme, nous rappelle le caractère sacré de toute vie humaine et la nécessité de la protéger.

Extrait de l’homélie de Mgr Antoine-Charbel Tarabay (1) pour la fête de l’Assomption 2024. https://www.catholicweekly.com.au

(1) Mgr Tarabay OLM est l’actuel évêque de l’éparchie catholique maronite de Saint Maron de Sydney. 

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

15.08.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Tarcisius
Acolyte et martyr de l’Eucharistie 

Tarcisius, nous le connaissons grâce à saint Damase, élu pape en 366, qui  organisa le culte des martyrs, composa et fit graver dans la catacombe de Saint-Calixte des épigrammes en leur honneur.

Sur sa tombe est écrit : « Tarcisius portait les sacrements du Christ. C’est alors qu’une troupe d’excités le pressa de les montrer aux impies. Il préféra donner sa vie plutôt que de montrer à ces chiens enragés les célestes membres. »

C’était vers l’an 254, le cruel Valérien régnait sur l’empire de Rome. Dans la ville où les saints apôtres Pierre et Paul avaient donné leur vie pour Jésus-Christ, les chrétiens se multipliaient. Les païens qui les rencontraient dans les rues disaient d’eux : « Ceux-là, voyez comme ils s’aiment ». Mais ils n’avaient pas le droit de se réunir pour prier ensemble. Pour célébrer la messe, ils se cachaient dans les catacombes.

Or, à cette époque, Etienne était pape et parmi les enfants qu’il instruisait pour devenir prêtres, se trouvait un garçon d’une quinzaine d’années : Tarcisius.

Le saint pontife leur dit un jour : « Vous ne devez pas seulement sauver votre âme, mais aussi celle des autres ; si vous avez un ami ou un parent païen, vous devez le convertir. Soyez des apôtres ! ». Et Tarcisius lorsqu’il servait la messe priait et communiait pour ceux qui ne connaissaient pas Jésus-Christ.

Quelques mois après, le 15 août, le prêtre Dyonisus disait la messe dans les catacombes. Au moment de la communion, il se tourna vers l’assistance : « Mes frères, lequel d’entre vous se sent assez courageux pour porter l’hostie sainte aux prisonniers qui seront livrés aux bêtes demain ? “Moi, père, fais-moi cet honneur”, répondit le premier, Tarcisius, devenu acolyte, et qui servait la messe. Enfant, tu passeras peut-être inaperçu, que Dieu te protège ! » et Dyonisus déposa l’hostie dans les mains de l’acolyte. Tarcisius enveloppa ce précieux dépôt dans sa tunique, serra ses bras sur sa poitrine et sortit des catacombes.

Sur la via Appia, tout en priant Dieu qu’il portait sur son cœur, il marcha ainsi jusqu’à la place publique. Il y avait là une bande de garçons païens qui jouaient sous la direction de Quintilus le plus âgé d’entre eux. « Tarcisius, qu’est-ce que tu portes comme ça ?, dit Quintilus en le saisissant par le bras. “Ça ne te regarde pas”. On sait que tu es chrétien, si tu ne dis pas ce que tu portes, on te dénoncera à la police ».

A ce moment-là, les soldats qui passaient entendirent les paroles des enfants et s’approchèrent : « Est-ce vrai que tu es chrétien ?Oui, je le suis” ».

Ils voulurent l’obliger à desserrer les mains, mais une force extraordinaire les avaient comme soudées l’une à l’autre. Pour lui faire lâcher prise, ils frappèrent l’héroïque enfant à coup de pierre et de bâton. Il fut atteint gravement à la tête et il tomba sur les dalles de la route, les mains toujours pressées sur sa poitrine. Alors ils s’acharnèrent sur lui avec une 
telle violence qu’il s’évanouit en murmurant : « Seigneur Jésus, ne permettez pas que votre corps soit profané ».

Ils essayèrent encore de le fouiller, mais ils ne réussirent pas à dégager ses bras. A ce moment-là, passa un envoyé de Dyonisus, inquiet de ne pas le voir revenir. En voyant cet homme, les soldats et les enfants eurent peur et se dispersèrent, mais il était trop tard !
L’envoyé du prêtre s’agenouilla près de l’enfant et le souleva dans ses bras. Le petit martyr ouvrit les yeux une dernière fois et murmura : « Ne vous occupez pas de moi, mais prenez soin des hosties que je porte ».

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Tarcisius

Source principale : forumdeprieres.forumsactifs.com (« Rév. x gpm »).

Saint Tarcisius priez pour nous !

15.08.2016 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,39-56. 

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ; 
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; 
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge 
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, 
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, 
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, 
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »
Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

abbé

La Vierge Marie et le prêtre (Le Christ idéal du prêtre, Éd. de Maredsous, 1951, p. 316-318 ; rev.)

Dans le Christ, fils de la Reine du ciel

Sur quoi repose cette heureuse certitude d’être fils de la Reine du ciel ? Avant tout, sur le dogme de notre incorporation au Christ en qualité de membres. Une femme n’est-elle pas mère dès qu’elle est source de vie pour autrui ? Dès qu’elle communique la vie dont elle jouit elle-même ? Dans l’ordre surnaturel, d’où vient en nous cette vie divine destinée, non pas à finir avec la mort comme notre vie corporelle, mais à s’épanouir en gloire dans l’éternité ? Ève nous a donné la vie selon la nature et le péché ; mais la vie de la grâce est descendue vers nous par Marie. Marie est la nouvelle Ève associée par sa prédestination au nouvel Adam. Combien efficace ne fut pas sa coopération à l’œuvre rédemptrice ! Lors de l’Annonciation, comme nous l’avons dit, c’est à son consentement que Dieu, en quelque manière, voulut subordonner la venue de son Fils. La Vierge devint dès lors la créature privilégiée qui communique à tous le don de Dieu, la vie surnaturelle ; elle acceptait sa maternité selon l’ampleur des intentions divines. Or, les desseins de Dieu comportaient qu’elle fût mère non seulement du Christ, mais encore de tous ses membres. (…) En acceptant d’être fils de Marie, nous entrons pleinement dans les desseins miséricordieux du Seigneur. Le Père ne nous a-t-il pas « prédestinés à devenir conforme à l’image de son Fils » (Rm 8,29) ? (…) Quelle consolation ! Par notre vénération et notre amour envers Marie, nous parachevons peu à peu notre ressemblance au Sauveur.

LECTURES :

Livre de l’Apocalypse 11,19a.12,1-6a.10ab. 

Le sanctuaire de Dieu, qui est dans le ciel, s’ouvrit, et l’arche de son Alliance apparut dans le Sanctuaire.
Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.
Elle est enceinte, elle crie, dans les douleurs et la torture d’un enfantement.
Un autre signe apparut dans le ciel : un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème.
Sa queue, entraînant le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre. Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance.
Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les conduisant avec un sceptre de fer. L’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône,
et la Femme s’enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place.
Alors j’entendis dans le ciel une voix forte, qui proclamait :
« Maintenant voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu, voici le pouvoir de son Christ ! »

Psaume 45(44),11-12a.12b-13.14-15a.15b-16. 

R/ Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos, toi, et l’arche de ta force ! (Ps 131, 8)

Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille ; 
oublie ton peuple et la maison de ton père :
le roi sera séduit par ta beauté.

Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.
Alors, fille de Tyr, les plus riches du peuple, 
chargés de présents, quêteront ton sourire.

Fille de roi, elle est là, dans sa gloire, 
vêtue d’étoffes d’or ;
on la conduit, toute parée, vers le roi.

Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
on les conduit parmi les chants de fête : 
elles entrent au palais du roi.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,20-27a. 

Frères, le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.
Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.
En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie,
mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent.
Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance.
Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.
Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort,
car il a tout mis sous ses pieds.