26.04.2026 – HOMÉLIE DU 4ÈME DIMANCHE DE PÂQUES – JEAN 10,1-10

« Jésus berger de toute humanité… »

Homélie par l’Abbé Jean Compazieu


Textes bibliques : Lire


Les textes bibliques de ce dimanche nous montrent les débuts de la prédication de Pierre, entouré des autres apôtres. Ils sont sortis du lieu où ils se cachaient pour annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile : « Dieu l’a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. » La réponse a été immédiate : « Que devons-nous faire ? » Les gens ont été touchés par la prédication de Pierre. Beaucoup se sont fait baptiser. Pour eux, c’est vraiment « la joie de l’Évangile ». Quand on l’a accueilli, plus rien ne peut être comme avant.

Dans sa première lettre, Pierre s’adresse à des communautés déjà établies qui éprouvent des difficultés. Il les exhorte à se tourner vers ce modèle qu’est le Christ : Au jour de son baptême dans les eaux du Jourdain, il est rentré dans l’eau, pur de tout péché ; il en est ressorti porteur de tous les péchés du monde. Il les a pris sur lui pour nous en libérer. Injustement traité, il s’en remettait à Dieu. C’est par ses blessures que nous sommes guéris. L’opprimé qui est conscient de partager la destinée de son Seigneur n’aura plus jamais une âme d’esclave. Il découvrira que le Seigneur est son berger et qu’avec lui, rien ne saurait lui manquer (Psaume 22).

C’est précisément cette image du berger que Jésus utilise dans l’Évangile de ce dimanche. Tout au long de son ministère, nous le voyons parcourir les villes et les villages pour annoncer la bonne nouvelle. Il y rencontre des foules qui sont « comme des brebis sans berger ». Il est remué jusqu’au plus profond de lui-même par leur douloureuse situation. Les autorités religieuses qui auraient dû s’en occuper les ont pratiquement abandonnées. Le prophète Jérémie dénonce ces « misérables bergers qui laissent périr et se disperser les brebis du pâturage ». Aujourd’hui, le Christ dénonce les pharisiens qui expulsent les brebis du troupeau de Dieu.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que Jésus se présente à tous comme l’unique vrai pasteur. C’est vrai que les évêques et les prêtres sont présentés comme les bergers du peuple qui leur est confié. Dans les groupes de prière, il y a aussi un berger. C’est également vrai pour tous ceux qui exercent des responsabilités dans différents domaines. Mais les uns et les autres ne pourront être bergers que s’ils sont vraiment reliés au Christ. Nous ne sommes que des intendants.

Dans l’Évangile de ce jour, Jésus se compare également à « la porte des brebis ». C’est par lui que nous devons passer si nous voulons être de vrais pasteurs. Ceux qui ne passent pas par la porte sont « des voleurs et des bandits ». Ces derniers ne viennent que pour voler, égorger et détruire. Ce n’est pas le cas de Jésus : il est venu pour « chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». Il veut que tous les humains aient la vie en abondance. Au cours de temps pascal, nous avons entendu le dialogue de Jésus avec Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. »

Nous sommes envoyés pour continuer ce que Jésus a fait. Mais rien n’est possible sans lui. Il est le passage obligé. Tout le travail des communautés chrétiennes doit passer par lui. Notre mission n’est pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur. C’est de lui qu’on reçoit le salut et la vie en abondance. Nous devons accueillir cet Évangile comme une invitation à remettre le Christ au cœur de nos vies et à nous laisser guider par lui.

Ce 4ème dimanche de Pâques est devenu la journée de prière pour les vocations. Nous pensons aux évêques, aux prêtres, aux religieux… Oui, bien sûr. Mais la vocation ce n’est pas seulement l’affaire de quelques-uns. L’appel du Seigneur est pour tous. Il compte sur chacun de nous pour être les témoins et les messagers de son amour dans le monde d’aujourd’hui. C’est ainsi que nous pourrons participer à son œuvre de rassemblement : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Comprenons bien : il ne nous envoie pas seuls mais les uns avec les autres et surtout avec lui. La vocation de tout baptisé est vocation à devenir disciple du Christ ; C’est en Église que nous participons à sa mission d’annonce de l’Évangile au monde.

À chaque messe, nous sommes invités à communier au Corps et au Sang du Christ. Il est la nourriture qui nous est donnée en vue de la mission. C’est en passant par lui que nous pourrons témoigner du Salut qu’il est venu offrir au monde. En communion les uns avec les autres et avec toute l’Église, nous pouvons chanter et proclamer : « Tu es mon berger, ô Seigneur, rien ne saurait manquer où tu me conduis ». Amen

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 19 avril 2026

23.04.2026 – Messe présidée par le pape Léon XIV au stade de Malabo en Guinée Équatoriale

Ce jeudi 23 avril 2026 à 10h45 (UTC+2), le pape Léon XIV préside la messe au stade de Malabo, sur l’île de Bioko en Guinée équatoriale. Cette célébration clôture le voyage apostolique du Saint-Père en Afrique.

L’amour s’estompe-t-il dans votre mariage ? Demandez l’aide de Marie, conseille cet évêque

L’amour s’estompe-t-il dans votre mariage ? Demandez l’aide de Marie, conseille cet évêque

L’amour dans un mariage est comme « le vin aux noces de Cana », a déclaré un évêque espagnol dans une récente lettre pastorale, dans laquelle il encourage les époux à se tourner vers la Vierge Marie pour obtenir de l’aide lorsque leur relation est en difficulté.

Dans une lettre datée du 14 janvier, Mgr Demetrio Fernández Gonzalez, évêque de Cordoue, a encouragé les fidèles à prier la Vierge afin que l’amour ne manque jamais dans leur union : « Que le bon vin d’un amour renouvelé ne manque jamais dans chacun de vos foyers. »

« Et quand l’amour a disparu ? Il semble que tout soit fini et que la seule solution soit de se séparer. Mais non. Recourez à Marie, qui a dit à Jésus : “Ils n’ont plus de vin”. Si Jésus est présent, il peut faire du vin en toutes circonstances… comme il l’a fait aux noces de Cana. »

« Si ce premier amour s’est refroidi, il peut être ravivé par une humble demande à Jésus, qui est venu combler le cœur humain de toutes les manières, y compris dans la dimension conjugale », a déclaré Mgr Fernández.

Reprenant l’Évangile des noces de Cana où le Christ a accompli son premier miracle, l’évêque a rappelé l’importance du mariage comme « fondement de la famille selon le plan de Dieu », union entre un homme et une femme « unis dans l’amour béni par Dieu, généreusement ouverts à la vie, jusqu’à ce que la mort les sépare ».

« Jésus a institué le sacrement du mariage par lequel les époux sont consacrés par le Saint-Esprit pour se donner complètement l’un à l’autre tout au long de leur vie, dans un don d’amour », a expliqué l’évêque de Cordoue, soulignant que dans ce cheminement, « chaque jour, le véritable amour doit être renouvelé ».

Mgr Fernández a donc souligné l’importance de la demande humble des époux afin qu’« il ne manque pas le vin de la joie dans le foyer, le vin de l’amour que Jésus-Christ a donné à chacun des époux le jour de leur mariage ».

« La fidélité pour toute la vie est possible, un amour qui ne finit jamais est possible, le bonheur est possible dans le mariage, que Dieu lui-même a créé et que le Christ a sanctifié », a déclaré l’évêque.

Il a toutefois ajouté qu’« il faut le demander humblement avec foi chaque jour… C’est le miracle que Jésus est prêt à multiplier à notre époque, afin que le bon vin renouvelé ne manque dans aucun foyer ».

20 janvier 2016

Ewtnnews.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

23.04.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Georges
Tribun militaire, martyr 
(† v. 303)

Georges naquit en Cappadoce de mère chrétienne ; son éducation fut toute chrétienne. Jeune encore, il est réputé avoir combattu le paganisme et brisé des idoles dans les temples païens. C’est probablement cela qui donna naissance à la légende tardive transmise par Jacques de Voragine du combat contre le dragon.

Georges suivit la carrière des armes comme son père, et devint tribun militaire dans la garde impériale. Dioclétien ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, tous ses sujets furent instamment invités à offrir des sacrifices aux dieux de l’empire. Cet ordre fut tout spécialement appliqué aux militaires : ce geste marquerait leur fidélité aux ordres impériaux.

Georges, alors à Lydda (aujourd’hui Lod en Israël), refusa. Sa noble audace lui mérita le reproche d’ingratitude et des menaces de mort. La légende raconte que Georges profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ, le tribun aborde l’empereur lui-même et plaide devant lui la cause des chrétiens. 
– « Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir ! »
– « Je suis chrétien, dit Georges, je n’ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde ; rien ne saurait ébranler ma foi. » Il est alors battu de verges, puis il subit l’affreux supplice de la roue, après lequel un ange descend du Ciel pour guérir ses blessures. 

Quelques jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l’empereur, qui le croyait mort ; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l’engage à reconnaître le vrai Dieu. Trois jours il est abandonné sur un lit de chaux vive ; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on lui fait avaler un poison très violent. 

Georges, par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans n’en ressentir aucun mal ; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de merveilles. Reconduit de nouveau dans sa prison, l’athlète invincible de la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui :
– « Georges, lui dit-il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà la récompense que je te réserve au Ciel ; ne crains rien, je combattrai avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire définitive. » 

Le jour suivant, Dioclétien tâcha d’ébranler le martyr par des flatteries : « Conduisez-moi devant vos dieux » dit Georges. On l’y conduit, croyant qu’il va enfin sacrifier. Parvenu devant la statue d’Apollon, il fait le signe de la Croix et dit : « Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu ? » La voix du démon répond : « Je ne suis pas Dieu ; il n’y a de Dieu que celui que tu prêches. » Et en même temps la statue tombe en poussière. Le peuple s’enfuit épouvanté, et l’empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la tête au martyr.

Saint Georges est le saint patron des Cavaliers (arme blindée – cavalerie) et le saint protecteur des Scouts.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Saint Georges priez pour nous !

23.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,44-51. 

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.


Il est écrit dans les prophètes : ‘Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.’ Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.


Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Pierre Damien (1007-1072)

ermite puis évêque, docteur de l’Église

Sermon 45 ; PL 144,743 et 747 (trad. Orval)

« Ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas »

La Vierge Marie a enfanté Jésus Christ, elle l’a réchauffé dans ses bras, elle l’a enveloppé de langes et l’a entouré de soins maternels. C’est bien ce même Jésus dont nous recevons maintenant le corps et dont nous buvons le sang rédempteur au sacrement de l’autel. Voilà ce que la foi catholique tient pour vrai, voilà ce qu’enseigne fidèlement l’Église. Aucune langue humaine ne pourra assez glorifier celle de qui a pris chair, nous le savons, « le médiateur entre Dieu et les hommes » (1 Tm 2,5). Aucun éloge humain n’est à la mesure de celle dont les entrailles très pures ont donné le fruit qui est l’aliment de nos âmes : celui, autrement dit, qui témoigne de lui-même par ces paroles : « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6,51). Et en effet, nous qui avons été chassés du paradis de délices à cause d’une nourriture, c’est aussi par une nourriture que nous retrouvons les joies du paradis. Ève a pris une nourriture, et nous avons été condamnés à un jeûne éternel ; Marie a donné une nourriture, et l’entrée du festin du ciel nous a été ouverte. Considérez, je vous en prie, mes frères, considérez attentivement ce plan de notre rédemption et, avec l’oreille de votre cœur, écoutez la tendresse de Dieu qui s’est penchée sur nous.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 8,26-40. 

En ces jours-là, l’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. »
Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer.
Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe.
L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. »
Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? »
L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui.
Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : ‘Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche.
Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre.’
Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? »
Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.
Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? »
[…]
Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque.
Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux.
Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.

Psaume 66(65),8-9.16-17.20. 

R/ Acclamez Dieu, toute la terre ! (Ps 65, 1)

Peuples, bénissez notre Dieu ! 
Faites retentir sa louange,
car il rend la vie à notre âme, 
il a gardé nos pieds de la chute.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu : 
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
quand je poussai vers lui mon cri, 
ma bouche faisait déjà son éloge.

Béni soit Dieu 
qui n’a pas écarté ma prière, 
ni détourné de moi son amour !