La conversion de Roy H. Schoeman (I)

La conversion de Roy H. Schoeman (I)

C’est au cours d’une longue promenade dans la nature que je reçus la grâce la plus exceptionnelle de ma vie. Je marchais seul, écoutant les oiseaux chanter avant le réveil du monde, lorsque (je ne trouve pas d’autres mots) je suis « tombé au ciel ». C’est-à-dire que je me suis retrouvé consciemment et matériellement en présence de Dieu.

Je vis ma vie jusqu’à ce jour étalée devant moi, tout ce qui me ferait plaisir et tout ce que je regretterais. Je sus en un instant que le but de ma vie était d’aimer et de servir mon Seigneur et mon Dieu; je vis de quelle manière son amour m’enveloppait et me soutenait à chaque instant de mon existence ; je vis comment chacune de mes actions possédait un contenu moral, pour le bien ou pour le mal ; je vis comment tout ce qui était arrivé dans ma vie était ce qui pouvait m’arriver de mieux, la chose la plus parfaite arrangée pour mon bien par un Dieu très bon et très aimant, surtout les événements qui me causaient le plus de souffrance ; je vis les plus grands regrets qui m’adviendraient au dernier instant : chaque heure que j’avais gaspillée à ne rien faire qui eût de valeur aux yeux de Dieu, quand à tout moment de mon existence je baignais dans la mer de l’immense amour inimaginable de Dieu.

La réponse à toute question que je me posais intérieurement m’était instantanément présentée, à une seule exception près, capitale : le nom de ce Dieu qui se révélait à moi, sens et but de ma vie. Je ne le concevais pas comme le Dieu de l’Ancien Testament qui figurait dans mon imagination depuis l’enfance.

Je priais pour connaître son nom, pour savoir quelle religion me permettrait de le servir et de le vénérer : « Faites-moi connaître votre nom – cela m’est égal si vous êtes Bouddha et si je dois devenir Bouddhiste ; si vous êtes Apollon et que je dois me faire païen ; si vous êtes Krishna et si je dois me faire Hindouiste ; pourvu que vous ne soyez pas le Christ et que je ne doive pas devenir Chrétien ! »

Et en conséquence, bien que Dieu eût entendu ma prière, je ne reçus aucune réponse à ce moment-là.

Extrait du livre de Roy H. Schoeman, Le salut vient des juifs, traduit de l’anglais par Judith Cabaud. (éditions – FX de Guibert 2005)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

10.06.2026 – SAINT DU JOUR

Bx Édouard Poppe

Bx Edward Joannes Maria Poppe
Prêtre « Apôtre de l’Eucharistie et de la Mission »

Edward Poppe naît à Moerzeke (Belgique) le 18 décembre 1890 dans une famille de boulangers très pieuse. En mai 1909, il entra au séminaire et fut ordonné prêtre en 1916. 

Il commença son ministère comme vice-curé de Sainte-Colette, dans un quartier ouvrier de Gandt. C’est là que naquit son amour pour les pauvres, les marginaux et les enfants. Cela l’incita à vivre une vie de grande pauvreté personnelle et à prêter une attention particulière à l’éducation à la foi de ses fidèles à travers la catéchèse et l’Eucharistie. 

À la fin de la Première Guerre mondiale, il alla vivre dans la zone rurale de Moerzeke, où il fut aumônier d’une communauté religieuse. Il se consacra à la contemplation et à l’étude, à la prédication et à l’apostolat. Sa maison était ouverte à tous et se transforma en lieu de prière. 

Le 15 septembre 1920, il se rendit sur la tombe de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, à Lisieux, ce qui fut un moment fondamental de sa vie spirituelle. Il fut un précurseur de son temps, mobilisant tous les éducateurs pour une campagne de réévangélisation, dont le point de départ et d’arrivée devait être l’Eucharistie. 

En octobre 1922, il alla à Leopoldsburg, où il se chargea de la direction spirituelle des prêtres de tout le pays appelés au service militaire. Ce furent ses derniers mois d’activité apostolique. Il y fit passer son message, non seulement auprès des prêtres soldats, mais aussi auprès des fidèles, sensibilisés ainsi à l’Évangile et à leur mission.

Il apprend à « se livrer, mains vides, au feu du brasier de l’amour de Dieu pour la sanctification de ses confrères ».

Il meurt le matin du 10 juin 1924, les yeux fixés sur l’image du Sacré-Cœur,  pleuré par toute la Flandre. Il avait 34 ans.

Édouard Poppe a été béatifié le 3 octobre 1999 par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) qui, durant la cérémonie de béatification, a dit : « Le Père Poppe, qui a connu l’épreuve, adresse un message aux malades, leur rappelant que la prière et l’amour de Marie sont essentiels à l’engagement missionnaire de l’Église ».

Pour un approfondissement biographique :
>>> Vie et spiritualité d’Édouard Poppe

Sources principales : vatican.va ; wikipédia.org  (« Rév. x gpm »).

Bx Edward Joannes Maria Poppe priez pour nous !

10.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,17-19. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.

Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Hilaire (v. 315-367)

évêque de Poitiers et docteur de l’Église

Commentaire sur l’évangile de Matthieu, 4, 14-15 ; PL 9, 936-937 (trad. cf SC 254, p. 135; rev.)

Le Christ est l’accomplissement des Écritures.

« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. » La force et la puissance de ces paroles du Fils de Dieu enferment un profond mystère. La Loi, en effet, prescrivait des œuvres, mais toutes ces œuvres, elle les orientait vers la foi aux réalités qui seraient manifestées dans le Christ : car l’enseignement et la Passion du Sauveur sont le dessein grand et mystérieux de la volonté du Père. La Loi, sous le voile des paroles inspirées, a annoncé la naissance de notre Seigneur Jésus Christ, son incarnation, sa Passion, sa résurrection ; les prophètes aussi bien que les apôtres nous enseignent à maintes reprises que de toute éternité, tout le mystère du Christ a été disposé pour être révélé en notre temps… Le Christ n’a pas voulu que nous pensions que ses propres œuvres contenaient autre chose que les prescriptions de la Loi. C’est pourquoi il a affirmé lui-même : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir ». Le ciel et la terre doivent disparaître, mais pas le moindre commandement de la Loi, car dans le Christ toute la Loi et tous les prophètes trouvent leur achèvement. Au moment de sa Passion, il a déclaré : « Tout est accompli » (Jn 19 30). À ce moment-là, toutes les paroles des prophètes ont reçu leur confirmation. C’est pourquoi le Christ affirme que même le plus petit des commandements de Dieu ne peut être aboli sans offense pour Dieu… Rien ne peut être plus humble que la chose la plus petite. Et la plus humble de toutes a été la Passion du Seigneur et sa mort sur la croix.

LECTURES :

Premier livre des Rois 18,20-39. 

En ces jours-là, le roi Acab convoqua tout Israël et réunit les prophètes sur le mont Carmel.
Élie se présenta devant la foule et dit : « Combien de temps allez-vous danser pour l’un et pour l’autre ? Si c’est le Seigneur qui est Dieu, suivez le Seigneur ; si c’est Baal, suivez Baal. » Et la foule ne répondit mot.
Élie continua : « Moi, je suis le seul qui reste des prophètes du Seigneur, tandis que les prophètes de Baal sont quatre cent cinquante.
Amenez-nous deux jeunes taureaux ; qu’ils en choisissent un, qu’ils le dépècent et le placent sur le bûcher, mais qu’ils n’y mettent pas le feu. Moi, je préparerai l’autre taureau, je le placerai sur le bûcher, mais je n’y mettrai pas le feu.
Vous invoquerez le nom de votre dieu, et moi, j’invoquerai le nom du Seigneur : le dieu qui répondra par le feu, c’est lui qui est Dieu. » La foule répondit : « C’est d’accord. »
Élie dit alors aux prophètes de Baal : « Choisissez votre taureau et commencez, car vous êtes les plus nombreux. Invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu. »
Ils prirent le taureau et le préparèrent, et ils invoquèrent le nom de Baal depuis le matin jusqu’au milieu du jour, en disant : « Ô Baal, réponds-nous ! » Mais il n’y eut ni voix ni réponse ; et ils dansaient devant l’autel qu’ils avaient dressé.
Au milieu du jour, Élie se moqua d’eux en disant : « Criez plus fort, puisque c’est un dieu : il a des soucis ou des affaires, ou bien il est en voyage ; il dort peut-être, mais il va se réveiller ! »
Ils crièrent donc plus fort et, selon leur coutume, ils se tailladèrent jusqu’au sang avec des épées et des lances.
Dans l’après-midi, ils se livrèrent à des transes prophétiques jusqu’à l’heure du sacrifice du soir, mais il n’y eut ni voix, ni réponse, ni le moindre signe.
Alors Élie dit à la foule : « Approchez. » Et toute la foule s’approcha de lui. Il releva l’autel du Seigneur, qui avait été démoli.
Il prit douze pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob à qui le Seigneur avait dit : « Ton nom sera Israël. »
Avec ces pierres il érigea un autel au Seigneur. Il creusa autour de l’autel une rigole d’une capacité d’environ trente litres.
Il disposa le bois, dépeça le taureau et le plaça sur le bûcher.
Puis il dit : « Emplissez d’eau quatre cruches, et versez-les sur la victime et sur le bois. » Et l’on fit ainsi. Il dit : « Une deuxième fois ! » et l’on recommença. Il dit : « Une troisième fois ! » et l’on recommença encore.
L’eau ruissela autour de l’autel, et la rigole elle-même fut remplie d’eau.
À l’heure du sacrifice du soir, Élie le prophète s’avança et dit : « Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, on saura aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j’ai accompli toutes ces choses sur ton ordre.
Réponds-moi, Seigneur, réponds-moi, pour que tout ce peuple sache que c’est toi, Seigneur, qui es Dieu, et qui as retourné leur cœur ! »
Alors le feu du Seigneur tomba, il dévora la victime et le bois, les pierres et la poussière, et l’eau qui était dans la rigole.
Tout le peuple en fut témoin ; les gens tombèrent face contre terre et dirent : « C’est le Seigneur qui est Dieu ! C’est le Seigneur qui est Dieu ! »

Psaume 16(15),1-2.3ac.4.5.8.10a.11. 

R/ Garde-moi, mon Dieu, j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! 
Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. »
Toutes les idoles du pays,

ne cessent d’étendre leurs ravages.
Je n’irai pas leur offrir le sang des sacrifices ; 
leur nom ne viendra pas sur mes lèvres !
Seigneur, mon partage et ma coupe : 

de toi dépend mon sort. »
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Tu ne peux m’abandonner à la mort.

Tu m’apprends le chemin de la vie : 
devant ta face, débordement de joie ! 
À ta droite, éternité de délices !

Histoire du premier sanctuaire dédié à la Vierge Marie

Histoire du premier sanctuaire dédié à la Vierge Marie

De tous les pèlerinages que possède l’Espagne catholique, un des plus célèbres est sans doute le sanctuaire de Notre-Dame du Pilier. Quand les douze premiers Apôtres se dispersèrent pour évangéliser le monde, saint Jacques le Majeur avait été conduit par la Providence vers l’Espagne. Malgré l’ardeur de son zèle, son ministère était resté presque sans fruit.

Suivant une antique et pieuse tradition, saint Jacques, ayant visité Oviedo, Padron et d’autres lieux, s’était arrêté plus longuement à Saragosse, où il avait fait plusieurs disciples. Il les réunissait tous les soirs en un lieu agreste ; là il les instruisait et les entretenait du royaume de Dieu. Cependant le succès ne répondait pas à l’ardeur de ses désirs, car lents étaient les progrès de la bonne nouvelle, le grain semé par lui levait à peine, et petit était le nombre des âmes qu’il avait pu gagner à Jésus-Christ. Il se laissa aller à une grande douleur ; et, la nuit venue, il prit, à l’exemple du divin Maître, ses disciples avec lui, les mena sur les rivages de l’Ebre, comme Jésus menait les siens sur les rives du Jourdain, et là, il se livra avec eux à une prière accompagnée de larmes abondantes.

Tandis qu’il s’abandonnait à ses pieux sanglots et à ses gémissements, les fidèles qui entouraient le saint Apôtre entendirent les chœurs des anges chantant sur un rythme divin : Ave, Maria, gratia plena ! Ils virent aussitôt, au milieu des esprits célestes éclatants de splendeur, la figure d’une dame, radieuse de beauté, posée sur un pilier de marbre. Saint Jacques reconnut la Mère de Dieu et se prosterna devant elle. La très Sainte Vierge Marie lui dit : En ce même lieu, édifiez une église à Dieu en mon nom, d’autant que Je sais que cette partie de l’Espagne me sera fortement dévouée et affectionnée. Dès à présent, Je la prends en ma sauvegarde et en ma protection.Après ces paroles, la vision disparut, et le saint Apôtre exécuta ce qui lui avait été ordonné du ciel : il fit bâtir une chapelle qu’on appela Notre-Dame du Pilier, de ce que la sainte Vierge lui était apparue sur un pilier de jaspe.

Nous ne savons pas bien le temps que le saint Apôtre demeura en Espagne, mais ce qu’il y a de certain, c’est qu’il retourna à Jérusalem, où il fut martyrisé et fut le premier d’entre les apôtres à verser son sang pour la cause de Jésus-Christ.

Révérend Père Huguet

magnificat.ca

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie