23.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,44-51. 

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.


Il est écrit dans les prophètes : ‘Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.’ Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.


Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Pierre Damien (1007-1072)

ermite puis évêque, docteur de l’Église

Sermon 45 ; PL 144,743 et 747 (trad. Orval)

« Ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas »

La Vierge Marie a enfanté Jésus Christ, elle l’a réchauffé dans ses bras, elle l’a enveloppé de langes et l’a entouré de soins maternels. C’est bien ce même Jésus dont nous recevons maintenant le corps et dont nous buvons le sang rédempteur au sacrement de l’autel. Voilà ce que la foi catholique tient pour vrai, voilà ce qu’enseigne fidèlement l’Église. Aucune langue humaine ne pourra assez glorifier celle de qui a pris chair, nous le savons, « le médiateur entre Dieu et les hommes » (1 Tm 2,5). Aucun éloge humain n’est à la mesure de celle dont les entrailles très pures ont donné le fruit qui est l’aliment de nos âmes : celui, autrement dit, qui témoigne de lui-même par ces paroles : « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6,51). Et en effet, nous qui avons été chassés du paradis de délices à cause d’une nourriture, c’est aussi par une nourriture que nous retrouvons les joies du paradis. Ève a pris une nourriture, et nous avons été condamnés à un jeûne éternel ; Marie a donné une nourriture, et l’entrée du festin du ciel nous a été ouverte. Considérez, je vous en prie, mes frères, considérez attentivement ce plan de notre rédemption et, avec l’oreille de votre cœur, écoutez la tendresse de Dieu qui s’est penchée sur nous.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 8,26-40. 

En ces jours-là, l’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. »
Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer.
Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe.
L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. »
Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? »
L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui.
Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : ‘Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche.
Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre.’
Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? »
Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.
Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? »
[…]
Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque.
Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux.
Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.

Psaume 66(65),8-9.16-17.20. 

R/ Acclamez Dieu, toute la terre ! (Ps 65, 1)

Peuples, bénissez notre Dieu ! 
Faites retentir sa louange,
car il rend la vie à notre âme, 
il a gardé nos pieds de la chute.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu : 
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
quand je poussai vers lui mon cri, 
ma bouche faisait déjà son éloge.

Béni soit Dieu 
qui n’a pas écarté ma prière, 
ni détourné de moi son amour !

Ce petit écrit sera enveloppé longtemps dans le silence d’un coffre …

Ce petit écrit sera enveloppé longtemps dans le silence d’un coffre …

Il y a 160 ans était rendue publique une œuvre destinée à devenir un classique de la spiritualité mariale. Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a composé le Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge au début des années 1700, mais le manuscrit est resté pratiquement inconnu pendant plus d’un siècle. Lorsque, finalement, presque par hasard, il fut découvert en 1842, et publié en 1843, il eut un succès immédiat, et se révéla être une œuvre d’une extraordinaire efficacité pour diffuser la « vraie dévotion » à la Trèssainte Vierge. Dans ma jeunesse, j’ai été moi-même très aidé par la lecture de ce livre, dans lequel j’ai trouvé la réponse à mes perplexités dues à la peur que le culte de Marie, « développé excessivement, finisse par compromettre la suprématie du culte dû au Christ » (« Ma vocation, don et mystère », p. 42). Sous la sage conduite de saint Louis-Marie, j’ai compris que, si l’on vit le mystère de Marie dans le Christ, un tel risque ne subsiste plus. La pensée mariologique du saint en effet s’enracine dans le Mystère trinitaire et dans la vérité de l’Incarnation du Verbe de Dieu.

Jean Paul II

Lettre à la famille montfortaine, 2002

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

22.04.2026 – SAINT DU JOUR

St Soter

Saint Soter
Pape et Martyr
(? – 166 – 175)

Soter fut le successeur du Pape Anicet. Il naquit à Fondi, ville de l’Italie méridionale. On sait peu de chose sur sa vie. 

Il déploya une ardente charité pour les Églises qui souffraient de la persécution. Il subvenait, par des aumônes, aux nécessités des chrétiens exilés pour la foi et n’oubliait pas les indigents des provinces. Il accueillait, avec la tendresse d’un père, les étrangers qui venaient à Rome, et leur prodiguait toutes les consolations qui étaient en son pouvoir. 

Il se montra intrépide défenseur de la foi contre les hérésies, en particulier contre celle des Montanistes, qui se répandait alors partout. Il écrivit aux évêques d’Italie une lettre où il traite de la foi en Jésus-Christ. Il ordonna aussi que, le Jeudi saint, tous les fidèles recevraient le Corps du Christ, hors ceux qui en seraient empêchés par quelque grave péché, et déclara que les serments faits contre la justice ne devaient pas être gardés. 

Il siégea sur la chaire pontificale de 166 à 175. Il fut pris dans la cruelle persécution qui s’éleva sous Marc-Aurèle et reçut la couronne du martyre († 175). Il fut enseveli dans le cimetière appelé plus tard de Calliste. Il avait, selon la coutume de ses prédécesseurs, ordonné, au mois de décembre, dix-huit prêtres, neuf diacres et onze évêques pour les divers lieux.

D’après le P. Giry, Vie des Saints, Victor Palme, 1875, p. 203-205.

Saint Soter priez pour nous !

22.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,35-40. 

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

abbesse bénédictine et docteur de l’Église

Le Livre des Œuvres divines, chap. 6 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des Béatitudes ; 2012 ; p. 221-222 ; rev.)

Dieu a prévu de toute éternité que l’homme viendrait vers lui

Tout âme raisonnable a pour source le vrai Dieu : elle doit choisir ce qui lui convient et rejeter ce qui lui déplaît, car elle connaît au fond d’elle-même ce qui est bon et ce qui est mauvais. Dieu, qui est unique, a conçu dans l’énergie de son cœur une œuvre précise et unique, et cette œuvre, il l’a démultipliée de façon magnifique. Car Dieu est un feu vivant, un feu par lequel les âmes respirent, feu qui existe avant le commencement, qui est l’origine et le temps des temps. La volonté de Dieu pénètre entièrement le monde périssable, elle y inspire le terme du monde, qui est l’éternité. La toute-puissance de Dieu possède la rondeur d’une tempérance faite d’équilibre, elle n’a ni commencement ni fin, et a toute amplitude pour accomplir ce qu’elle désire, sans exception aucune. À la perfection qui permet à la puissance de Dieu de tout soumettre est joint l’amour, comme une sorte de quiétude dans l’action : c’est que l’amour accomplit parfaitement la volonté de Dieu – source de paix. L’amour revêt cependant différentes parures, aussi nombreuses que les vertus agissant dans l’homme : l’amour est la source de tout bien. L’homme doit diriger vers ce vrai soleil toutes les intentions de son cœur. C’est dans ce regard d’amour que la prescience de Dieu se manifeste : amour et prescience s’accordent l’un à l’autre. (…) L’homme qui choisit de se soumettre à l’amour aime ce qui est en Dieu, il contemple Dieu dans la pureté de sa foi, il ne lui offre rien de mortel, mais s’installe dès maintenant dans les joies célestes et Dieu a prévu de toute éternité qu’il viendrait vers lui.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 8,1b-8. 

Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres.
Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil.
Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison.
Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient.
C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ.
Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient.
Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris.
Et il y eut dans cette ville une grande joie.

Psaume 66(65),1-3a.4-5.6-7a. 

R/ Acclamez Dieu, toute la terre ! (Ps 65, 1)

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom, 
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »

Toute la terre se prosterne devant toi, 
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.
Venez et voyez les hauts faits de Dieu, 
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme : 
ils passèrent le fleuve à pied sec. 
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.