17.05.2026 – HOMÉLIE DU 6ÈME DIMANCHE DE PÂQUES – JEAN 16, 23b-28

L’amour du Père

Homélie par le Fr. Laurent Mathelot

Lectures : Évangile selon saint Jean 17, 1b-11a

Le chapitre 17 de l’Évangile de Jean est sans doute une des plus belles pages de la littérature antique. On est à l’issue de la dernière Cène, après le repas. Alors qu’il sera bientôt arrêté, Jésus prie son Père pour ses disciples. Le texte est d’une tendresse touchante et c’est de nous qu’il parle. Alors voyons comment faire coller le texte à notre vie spirituelle.

Deux lectures sont possibles. D’abord, celle de l’enseignement du Christ, qui vise à nous inspirer, à nous élever vers Dieu. Mais aussi, celle de notre propre accomplissement de ce texte : comment s’agit-il aujourd’hui de l’incarner ?

Cette prière de Jésus est un véritable élan d’amour vers Dieu, qui emporte l’humanité au ciel. On remarque d’emblée la proximité affective du discours, le tutoiement et la tendresse des mots employés. C’est une invitation à avoir nous-mêmes, une telle proximité avec Dieu. On relève aussi des demandes impératives : « Glorifie ton Fils » ; « Et maintenant, glorifie-moi » qui traduisent la finalité de l’Incarnation. Il s’agit en effet que notre vie témoigne de la gloire de Dieu. Il s’agit, au fond, d’exprimer dans la prière l’essence du désir chrétien : aimer comme Dieu aime. Et il est sain d’aborder toute prière personnelle en ravivant ce désir : fais surgir en moi ton amour.

Sur le fond, le texte explique cette primauté de l’amour du Père que nous sommes appelés à incarner par notre vie. En parlant du Christ, Jésus dit : « Comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. » Il y a derrière ces mots une mécanique subtile. Le Christ a certes tout pouvoir, mais il n’emporte au ciel que ceux que l’amour du Père a touchés. Avant d’incarner le Christ par nos vies, il s’agit d’abord d’être porté par l’amour de Dieu. Sinon, notre foi n’est que théorie et notre engagement social n’est qu’humanisme. La grâce – la conscience que nous avons d’être aimés du Père – est première, et nécessaire à l’engagement chrétien. On ne comprend pas le Christ si on ne comprend pas l’amour du Père. Ainsi, le salut n’est pas accessible à celui qui ne croit pas que Dieu l’aime.

Ce peut sembler sévère, cette exigence d’être nécessairement touché par l’amour de Dieu pour être sauvé. C’est en tous cas un démenti à la conviction naïve que, puisque Dieu est si bon, nous irons tous au paradis. Ce n’est pas théologiquement vrai. Le Christ ne sauve que ce ceux que le Père lui donne, c’est à dire ceux qui conçoivent un amour divin, ceux en qui l’étincelle divine jaillit. Ce n’est pas une exigence sévère, ni la fermeture du ciel aux athées. C’est le prix de la plus absolue liberté. Oui, il faut reconnaître que Dieu nous aime pour être sauvé. Sinon, au mieux, Jésus ne pourra plus nous apparaître que comme un grand homme, dépourvu de caractère divin. C’est parce que nous éprouvons le même amour du Père que le Christ nous emporte à lui. Récemment, quelqu’un me disait encore : « l’amour de Dieu, c’est à travers l’amour des autres que je le vis ». Ce n’est pas suffisant ! Il faut, à notre exercice de l’amour, un ancrage divin. Il aimer Dieu. Et, pour cela, d’abord concevoir qu’il nous aime. Comme conclut le paragraphe : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ ». C’est par l’amour du Père qui surgit en nous que nous connaissons le Fils.

Abordons maintenant le deuxième volet de notre lecture spirituelle, mettons-nous à la place du Christ, incarnons le texte. Ainsi, comme lui, au soir de notre vie, munis de l’amour du Père, il s’agira de pouvoir dire : « Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père ». C’est en effet la certitude d’arriver devant Dieu avec le sentiment de la tâche accomplie qui nous ouvrira grandes les portes du ciel et nous permettra de quitter ce monde sans l’ombre d’un remord. La vie chrétienne aboutie est celle qui, à l’image du Christ, a incarné l’amour du Père qu’il a reçu.

L’idéal chrétien n’est pas tant de réaliser la fraternité humaine que la filiation divine de l’humanité. L’Église, ces derniers temps, s’est fort attachée à proposer l’idéal chrétien au monde – et il faut le faire : le Christ nous appelle à être témoins de son Évangile. Mais le témoignage chrétien se dilue en humanisme s’il ne s’établit pas en référence directe à l’amour de Dieu. Nous ne sommes pas tant appelés à témoigner de l’amour, que de l’amour que Dieu a pour nous. On y revient : il faut éprouver l’amour de Dieu en premier.

Et le Christ conclut : « Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi et ce qui est à toi est à moi » soulignant qu’on ne peut appartenir au Fils sans appartenir au Père. Et que c’est ainsi qu’il nous sauve. Enfin, en croix, c’est encore l’amour du Père que le Fils proclamera.

Alors que nous venons de célébrer l’Ascension – le Christ qui s’élève au ciel – et que nous célébrerons dimanche prochain la Pentecôte – l’Esprit Saint qui en descend –, prions que cet esprit d’amour du Père vivifie notre élan, certes vers le monde, mais surtout vers lui.

Que l’Esprit Saint, par le Fils, glorifie le Père en nous. Amen.

Fr. Laurent Mathelot

Source : RESURGENCE.BE, le 13 mai 2026

17.05.2026 – HOMÉLIE DU 7ÈME DIMANCHE DE PÂQUES – JEAN 17,1b-11a

Une Église en prière

Pistes pour l’homélie par l’Abbé Jean Compazieu


Textes bibliques : Lire


Entre l’Ascension et la Pentecôte, ce dimanche risque de passer inaperçu pour beaucoup de gens. Et pourtant il a une bonne nouvelle de la plus haute importance à nous transmettre. Les textes bibliques de ce jour nous parlent de l’Église en train de naître. C’est une Église en prière. Il y a là les apôtres, les femmes qui ont accompagné Jésus durant son ministère et des proches de sa famille. Pour eux, c’est important car une grande mission les attend.

C’est également important pour nous : avant de prendre des décisions qui engagent toute une vie, nous commençons par un temps de prière. C’est vrai pour un jeune qui se prépare à être ordonné prêtre. Il va dans un monastère pour quelques jours de retraite. C’est aussi le cas pour des couples qui se préparent au mariage. Quels que soient nos engagements, nous avons tous besoin de ces temps de prière. Ils nous permettent de nous ajuster à ce que Dieu attend de nous. C’est son amour que le monde doit pouvoir reconnaître en nous.

Dans cette Église naissante, saint Luc souligne la place de Marie, la Mère de Jésus. Elle était présente dans le groupe des apôtres ; elle l’est aussi dans l’Église d’aujourd’hui. Nous ne pouvions rêver d’un meilleur accompagnement. Aujourd’hui comme autrefois, elle est là pour nous renvoyer au Christ et à son Évangile. Elle ne cesse de nous dire : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Et ce que Jésus nous dit, c’est de puiser à la Source d’eau vive qui est en Dieu.

Dans l’Évangile de ce jour, c’est Jésus qui est en prière ; tout commence par ces paroles : « Père, glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. » Cette parole risque parfois d’être mal comprise. Dans notre monde, la gloire, c’est la renommée. Beaucoup sont prêts à tout pour se mettre en valeur et obtenir des distinctions honorifiques. Dans la bible, c’est tout autre chose : la gloire c’est la valeur réelle de la personne, c’est son poids. Saint Paul nous le dit à sa manière : « Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. »

Cette prière de Jésus nous montre sa totale communion avec son Père. Ils sont liés l’un à l’autre par une communion éternelle. Les Évangiles nous disent que Jésus passait parfois des nuits entières à prier son Père. Cette union dépasse tout ce que nous pouvons vivre à notre niveau. Elle nous montre l’intensité de la prière de Jésus et nous en sommes éblouis. Ce qui est extraordinaire c’est qu’il veut nous associer tous à cette prière. C’est avec lui que nous découvrons le bonheur de prier. En fait, ce n’est pas nous qui prions mais le Christ qui prie en nous.

L’Évangile de ce dimanche nous montre Jésus à un moment crucial de sa vie. Il se prépare à « passer de ce monde à son Père ». Sa mort sur la croix ne sera pas un échec mais une « élévation ». Ce sera la grande victoire de l’amour sur la mort et le péché. Aujourd’hui, il rend grâce pour ces merveilles. Il reconnaît la foi de ses disciples qui l’ont accueilli comme l’Envoyé du Père et qui ont su garder ses paroles. Il intercède en leur faveur car ils vont « demeurer » dans le monde. Ils y auront la tâche de prolonger sa mission et son œuvre.

Voilà ce message qui est rappelé à une Église en train de naître. C’est une Église qui souffre. Nous y trouvons des chrétiens qui sont persécutés à cause de leur foi au Christ. L’apôtre Pierre (2ème lecture) leur rappelle que cette épreuve est ce qui les conduit vers la gloire. Ils doivent se réjouir car « L’Esprit de gloire, l’Esprit de Jésus » repose sur eux. Les disciples du Ressuscité suivent son chemin. Ce chemin passe par la souffrance mais il conduit à la joie.

Avec Marie et avec toute l’Église, nous nous tournons vers le Christ. Nous nous préparons à recevoir la plénitude de l’Esprit Saint. Nous pouvons lui demander de nous transformer en communauté de prière vraiment fervente. C’est auprès de lui que nous puiserons la force et le courage dont nous avons besoin pour surmonter les épreuves. Et que Marie, la Mère de Dieu nous apprenne à vivre « pour la gloire de Dieu et le Salut du monde ». Amen

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 10 mai 2026

Réjouissons-nous, Christ est ressuscité !Il est toujours avec nous ! Alléluia !

Ascension du Seigneur

Pistes pour l’homélie par l’Abbé Jean Compazieu


Textes bibliques : Lire


Quarante jours après Pâques, nous fêtons l’Ascension de Jésus ressuscité. C’est le jour où il disparaît au regard de ses apôtres. Comme eux, nous avons notre regard tourné vers le ciel. Mais en même temps, nous ne devons pas oublier de regarder vers la terre ; c’est le message de l’ange aux apôtres : “Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ?” En d’autres termes, nous chrétiens, nous sommes “citoyens du ciel” ; nous marchons ici-bas vers notre patrie définitive. Oublier notre foi au Christ ressuscité serait pour nous un aveuglement mortel. Mais cela ne doit pas nous faire négliger la mission confiée par le Christ : “Allez donc, de toutes les nations, faites des disciples…”

Pour cette mission, ils ne seront pas seuls : “Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui viendra sur vous. Alors, vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre” (Actes 1. 9). Puis il disparaît à leur regard. C’est ainsi que l’Ascension ouvre le temps de l’absence. Jésus n’est plus visible. Pour les apôtres, c’est le commencement de la mission, c’est l’annonce de la bonne nouvelle à tous.

C’est important pour nous aujourd’hui. L’Ascension nous renvoie à notre mission sur la terre. En tant que chrétiens baptisés et confirmés, nous avons à témoigner de notre foi en Jésus ressuscité. Certains le font au péril de leur vie. Il ne se passe pas un jour sans qu’un chrétien ne soit persécuté. On veut les obliger à renier leur foi. Mais ils préfèrent mourir plutôt que de trahir le Christ. Leur témoignage nous interpelle : où en sommes-nous de notre attachement au Seigneur Jésus ? N’oublions jamais qu’en entrant le premier dans le monde de Dieu, il nous ouvre un passage. Il est le premier de cordée. Mais rien ne se passera si nous ne le suivons pas.

Cette bonne nouvelle est pour tous, pas seulement pour les plus proches, les plus réceptifs et les plus accueillants ; nous sommes envoyés pour porter le Christ en tout milieu, jusqu’aux “périphéries”. Nous ne devons pas laisser de côté celui qui semble le plus loin ou le plus indifférent. Le Seigneur est à la recherche de tous. Il veut que tous ressentent la chaleur de son amour et de sa miséricorde. Il désire vraiment les rassembler tous auprès de lui. Sa grande priorité va vers ceux et celles qui sont très loin et très bas.

L’Évangile de saint Matthieu ne parle pas directement de l’Ascension. Mais en y regardant de près, nous constatons que son message rejoint celui des Actes des Apôtres. L’événement se passe en Galilée. Cette région dont on disait qu’il ne pouvait rien sortir de bon était un lieu de passage pour les caravanes qui venaient de partout. Toutes les croyances et même l’incroyance s’y affrontaient. Or c’est à cet endroit méprisé que Jésus commence son ministère. Et c’est de là que les apôtres vont partir pour annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile. Celle-ci doit être proclamée dans le monde entier. Le Seigneur est à la recherche de ceux qui sont loin, ceux qui se sont égarés, ceux qui vivent dans le vice et le péché. Il les appelle tous à accueillir la bonne nouvelle de l’Évangile.

Cette bonne nouvelle n’est pas seulement pour les plus proches, les plus réceptifs, les plus accueillants. Allez, portez le Christ en tout milieu, jusqu’aux “périphéries”. Ne laissez pas de côté celui qui semble le plus loin et le plus indifférent. Le Seigneur est à la recherche de tous. Il veut que tous ressentent la chaleur de sa miséricorde et de son amour. Son grand projet, c’est de rassembler toute l’humanité dans son Royaume, y compris ceux qui sont très loin et très bas.

Quand nous allons l’église, nous nous imprégnons de l’amour qui est en Dieu ; puis nous sommes envoyés pour le communiquer autour de nous. Le monde doit pouvoir découvrir en nous quelque chose de l’amour passionné de Dieu pour tous les hommes. Il est important que notre cœur soit de plus en plus accordé à son infinie tendresse pour l’humanité. Alors, ne perdons pas une minute. C’est à chaque instant que nous avons à rayonner de cette lumière qui vient de lui.

Cette fête vient donc nous rappeler le but de notre vie. Nous avons pris l’habitude de parler du “pont de l’Ascension”. Quatre jours de congé, c’est très apprécié. Mais en parlant de pont, on ne croyait pas si bien dire. Avec Jésus, l’Ascension est un pont qui nous permet de passer d’une rive à l’autre ; nous sommes en marche vers ce monde nouveau qu’il appelle le Royaume des cieux ; c’est là qu’il veut rassembler tous les hommes. C’est cette bonne nouvelle que nous avons à annoncer aux hommes et aux femmes de notre temps. Rien ne doit l’arrêter. Les violences, les guerres, les catastrophes n’auront pas le dernier mot. Le Christ ressuscité veut nous associer tous à sa victoire sur la mort et le péché.

Nous sommes à dix jours de la Pentecôte. Les apôtres en ont profité pour faire une retraite. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière. Le livre des Actes des Apôtres nous parle de la présence de avec Marie la mère de Jésus. Avec elle et avec toute l’Église, nous te supplions, Seigneur : “Envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre.”

Prière universelle
Élevé dans la gloire du Père, Jésus est avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Présentons-lui nos prières, nos soucis et ceux de notre monde.

Intentions
1. Pour ton Église, afin qu’elle porte la Bonne Nouvelle jusqu’aux extrémités de la terre, Seigneur, nous te prions.

2. Pour que ton Esprit de sagesse inspire les dirigeants de ce monde dans une recherche sincère de la paix, Seigneur, nous te prions.

3. Pour les personnes qui sont dans le doute, et qui cherchent la vérité et un sens à leur vie, Seigneur, nous te prions.

4. Pour que notre participation à l’eucharistie soit la nourriture de notre espérance et de notre amour fraternel, Seigneur, nous te prions.

Exauce, Seigneur, les prières que nous t’adressons en toute confiance et garde-nous toujours dans ton Esprit, toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles.Amen

Source : PUISER À LA SOURCE, le 10 mai 2026

En 1986, durant 9 jours Marie apparaît à Nsimalen, au Cameroun (II)

En 1986, durant 9 jours Marie apparaît à Nsimalen, au Cameroun (II)

L’archevêque de Yaoundé (Cameroun) avait classé le sanctuaire marial de Nsimalen, parmi tous les autres sanctuaires, au rang de Sanctuaire à vocation universelle. L’abbé Evouna (1) a indiqué qu’un travail se fait pour arrimer ce lieu de prière aux normes internationales d’un sanctuaire comme Lourdes, Fatima et bien d’autres.

En parlant des fidèles, l’ancien recteur du sanctuaire de Nsimalen témoigne que beaucoup de pèlerins visitent ce lieu. Il encourage à y aller non seulement pour soi-même, mais aussi pour prier pour l’Église et ses besoins, « car l’Église est communion, elle a besoin de tous ses membres ».

Plusieurs pèlerins ont fait part de leurs témoignages à cette occasion. Nfegue Pascal, un employé de l’Aéroport international de Yaoundé-Nsimalen et président des fidèles du Sanctuaire depuis janvier 2023, témoigne : en 2008, rapporte-t-il, il était très malade et découragé après la mort d’un collègue de service. À l’hôpital, les médecins ne trouvaient pas la cause de sa maladie. Un collègue lui a suggéré de se rendre au Sanctuaire de Nsimalen.

C’est ainsi qu’il arrive dans un monde peu habituel et inconnu pour lui. Il participe à la prière, au chemin de croix et à sa première célébration eucharistique. « Grâce à l’accompagnement spirituel par le recteur du sanctuaire, les prières, les chemins de croix, le rosaire, les bains à la piscine, j’ai totalement trouvé la guérison », déclare-t-il. Nguefe Pascal souligne qu’il est désormais un habitué de ce lieu et qu’il vit au quotidien la véracité des messages de la Vierge. Il témoigne aussi avoir vu « des mourants recouvrer la santé » à Nsimalen.

Stéphanie Meyongo, une femme qui fréquente ce lieu de prière depuis 2020, allait auparavant puiser l’eau de la source du sanctuaire. Un jour, alors qu’elle était habitée par un sentiment de culpabilité, une voix intérieure lui dit : « Tu viens ici prendre de l’eau et le plus important qui est la messe, tu passes ? ». Elle a alors commencé à participer à la messe : « La Vierge Marie m’a obtenu beaucoup de grâces et je lui ai promis en retour d’être fidèle à son sanctuaire ».

Paule Valérie Mendogo – Edea

www.vaticannews.va

(1) Recteur du sanctuaire au moment des apparitions

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

14.05.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Matthias
Apôtre à la place de Judas

 

On ne peut guère douter que saint Matthias a été un des soixante-douze disciples de Jésus-Christ ; du moins est-il certain qu’il s’attacha de bonne heure à la personne du Sauveur, et qu’il ne s’en sépara point depuis son baptême jusqu’à son ascension.

Les fidèles étant assemblés pour attendre la descente du Saint-Esprit, saint Pierre leur dit que, pour accomplir l’Écriture, il fallait choisir un douzième apôtre à la place de Judas. 

« Dans l’Église de Jérusalem deux personnes furent proposées par la communauté et ensuite tirées au sort : “ Joseph Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias ” (Ac 1, 23). Ce dernier fut élu et ainsi “ associé aux onze Apôtres ” (Ac 1, 26). 

Nous ne savons rien de lui, si ce n’est qu’il avait été lui aussi témoin de toute la vie terrestre de Jésus (cf. Ac 1, 21-22), lui demeurant fidèle jusqu’au bout. À la grandeur de sa fidélité s’ajouta ensuite l’appel divin à prendre la place de Judas, comme pour compenser sa trahison. 

Nous pouvons en tirer une dernière leçon : même si dans l’Église ne manquent pas les chrétiens indignes et traîtres, il revient à chacun de nous de contrebalancer le mal qu’ils ont accompli par notre témoignage limpide à Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur. » (cf. catéchèse de Benoît XVI du 18/10/2006) 

De saint Matthias on sait qu’après avoir reçu le Saint-Esprit, le jour de la Pentecôte, il alla prêcher l’Évangile de Jésus-Christ, et qu’il consacra le reste de sa vie aux travaux de l’apostolat. 

Clément d’Alexandrie rapporte que, dans ses instructions, il insistait principalement sur la nécessité de mortifier la chair en réprimant les désirs de la sensualité ; leçon importante qu’il tenait de Jésus-Christ, et qu’il mettait lui-même en pratique.

Les Grecs prétendent, d’après une ancienne tradition exprimée dans leurs ménologes, que saint Matthias prêcha la foi vers la Cappadoce et les côtes de la mer Caspienne ; ils ajoutent qu’il fut martyrisé dans la Colchide, à laquelle ils donnent le nom d’Éthiopie. Les Latins célèbrent sa fête le 14 mai (9 août pour les Églises d’Orient). 

On garde une partie de ses reliques à l’abbaye de Saint-Matthias de Trèves, et à Sainte-Marie-Majeure de Rome. Mais les Bollandistes disent que les reliques de Sainte-Marie-Majeure qui portent le nom de saint Matthias, pourraient ne point être de l’Apôtre, mais d’un autre saint Matthias, évêque de Jérusalem vers l’an 120.

 Pour approfondissements, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI
>>> Judas Iscariote et Matthias

Sources principales : L’Année Chrétienne, Tome I, p. 253, 254 ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Matthias priez pour nous !

14.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 28,16-20. 

En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.
Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes.
Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

patriarche arménien

Deuxième partie, § 793-798 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973 ; p. 193-194)

Emmène-moi avec Toi dans le ciel !

À l’achèvement des quarante jours Après la résurrection de la Sainte Pâques, Tu as fait monter sur le Mont des Oliviers Le Groupe que Tu as choisi : les Onze. Et la promesse du Père, l’Esprit, Tu promettais de la leur accorder, Et, en les bénissant, Seigneur, Tu T’es élevé auprès du Père dans le ciel. Et notre nature humaine, Que le Mauvais avait rendu infernale, Tu l’as élevée au-dessus De la nature des êtres de feu. Tu T’es assis à la droite de Celui qui T’a engendré, Conformément au Prophète qui l’avait prédit ; Tu as été adoré par les armées des Anges Avec le Père et avec l’Esprit. Et moi qui suis inerte pour le bien, Emmène-moi avec Toi dans le ciel ; Mes membres pourris, terrestres, Joins-les de nouveau à ta Tête. Bien que je sois le dernier en tout Comme la plante des pieds, Cependant parmi les saints membres Que je sois compté avec la multitude !

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 1,1-11. 

Cher Théophile, dans mon premier livre, j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le moment où il commença,
jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis.
C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ; il leur en a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu.
Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :
alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »
Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »
Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.
Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »
Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.
Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs,
qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

Psaume 47(46),2-3.6-7.8-9. 

R/ Dieu s’élève parmi les ovations, le Seigneur, aux éclats du cor (Ps 46, 6)

Tous les peuples, battez des mains, 
acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable, 
le grand roi sur toute la terre.

Dieu s’élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.
Sonnez pour notre Dieu, 
sonnez, sonnez pour notre roi, sonnez !

Car Dieu est le roi de la terre : 
que vos musiques l’annoncent !
Il règne, Dieu, sur les païens, 
Dieu est assis sur son trône sacré.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,17-23. 

Frères, que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître.
Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel, la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles,
et quelle puissance incomparable il déploie pour nous, les croyants : c’est l’énergie, la force, la vigueur
qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux.
Il l’a établi au-dessus de tout être céleste : Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination, au-dessus de tout nom que l’on puisse nommer, non seulement dans le monde présent mais aussi dans le monde à venir.
Il a tout mis sous ses pieds et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l’Église
qui est son corps, et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ, lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.

Le pape Léon XIV a fait référence à Fatima, lors de l’audience générale du 13 mai

Le pape Léon XIV a fait référence à Fatima, lors de l’audience générale du 13 mai

En saluant les fidèles lusophones, le Saint-Père a pointé son regard vers le sanctuaire de Fatima.

 

Il y a quelques instants, lors de l’audience générale, sur la place Saint-Pierre, à Rome, le pape Léon XIV a fait référence à la fête liturgique de la Vierge Sainte Marie du Rosaire de Fatima et a pointé son regard sur la Cova da Iria, où se déroule le pèlerinage international d’anniversaire de mai.

« En ce jour, fête liturgique de la Vierge Sainte Marie de Fatima, nous nous tournons vers le sanctuaire, où Notre-Dame a donné aux trois petits bergers un message de paix. Dans ce lieu, si cher à tous les chrétiens, se trouvent aujourd’hui de nombreux pèlerins, originaires des cinq continents : leur présence est le signe du besoin de consolation, d’unité et d’espoir des hommes de notre temps. Confions au Cœur Immaculé de Marie le cri de paix et de concorde qui s’élève de toutes les parties du monde, en particulier des peuples affligés par la guerre », a déclaré le Saint-Père, en saluant les fidèles de langue portugaise.

Dans le salut en anglais, le pape Léon XIV a également rappelé les 45 ans de l’attentat contre la vie du pape Jean-Paul II, qui a eu lieu sur la place Saint-Pierre, à Rome, le 13 mai 1981.

« Aujourd’hui, nous nous souvenons de la mémoire de Notre-Dame de Fatima. Ce jour-là, il y a 45 ans, une tentative d’assassinat contre le pape Jean-Paul II a été perpétrée. Pour ces raisons, j’ai dédié ma catéchèse d’aujourd’hui à la Sainte Vierge Marie.

Au début de l’audience générale, avant même d’arriver à l’autel, le Pape s’est dirigé vers l’endroit exact où l’attentat a eu lieu, signalé par une plaque évocatrice sur le trottoir, s’est agenouillé et est resté brièvement dans la prière.

Dans la catéchèse qu’il a présentée, qui s’inscrit dans un cycle qui a réfléchi aux documents du Concile Vatican II, le Pape s’est concentré spécifiquement sur la Constitution dogmatique Lumen Gentium et sur le thème « La Vierge Marie, modèle de l’Église », exhortant les fidèles réunis sur la place Saint-Pierre à se laisser interpeller par l’exemple de Marie.

Source : Sanctuaire de Fatima, le 13 mai 2026