05.07.2026 – HOMÉLIE DU 14ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – MATTHIEU 11, 25-30

Doux et humble de cœur

Homélie par le Fr. Laurent Mathelot

Lectures: Évangile selon saint Matthieu 11, 25 – 30

N’avez-vous pas un peu l’impression d’une publicité mensongère, lorsque le Christ dit : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger » ? Qu’entend-il par « mon joug » ? Sa crucifixion ? Sa croix, les crachats et le mépris, son corps transpercé de souffrances, sa mort humiliante ? Si tel est le cas, qui peut trouver cela « facile à porter » ? On remarquera cependant que le Christ n’a pas encore été crucifié quand il dit « mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger ».

Je nous propose d’aborder le fardeau du Christ sous l’angle spirituel : que se passe-t-il dans notre tête lorsque nous souffrons ? Premièrement, la douleur provoque un rétrécissement du contexte en fonction de son acuité – plus rien d’autre ne compte –, ce qui mène à une préoccupation et une introspection excessives, une rumination et une suranalyse de la situation. La psychologie a gardé le terme anglais d’overthinking, à défaut d’expression française plus élégante que sur-réflexion. L’overthinking, c’est la pensée excessive sur un sujet qui nous préoccupe particulièrement, littéralement quand un problème nous prend la tête.

On comprend que ce soit éminemment le cas lorsque l’on souffre. Il n’est pas facile de s’extasier sur la beauté de la création avec une rage de dent, ni de se réjouir de la grandeur de l’œuvre de Dieu avec un cancer. Nos souffrances, à mesure qu’elles sont aiguës, occupent toutes nos pensées. A la moindre violence, déjà au moindre signe de désamour, notre esprit s’enflamme de questions : Que se passe-t-il ? Qu’ai-je fait ? Pourquoi moi ? Comment en sortir ? Quand cela s’arrêtera-t-il ? Qui me délivrera ?

L’Évangile de ce dimanche aborde le sujet de l’overthinking, de la pensée que se développe exagérément face aux crises. N’est-ce pas déjà le cas de la science ? Pourquoi tant de science, de développements de la pensée, sinon pour résoudre les problèmes ? La modernité a amené une image romantique des sciences, comme quête esthétique des arcanes du monde, joie de la découverte, jubilation des esprits. Le propre de l’homme moderne serait d’acquérir des savoirs, de s’élever par la science au dessus des passions humaines et, faute de pouvoir maintenir son corps, atteindre ainsi des sommets d’élévation spirituelle. C’est l’idéal franc-maçon qui vise la transcendance de l’homme par lui-même, celle de ses faiblesses charnelles par son seul intellect. On atteindrait ainsi un idéal désincarné, on deviendrait pur esprit. Il y a une quête effrénée de la libération de soi par la pensée qui est de l’overthinking – une pensée obsessionnelle qui boucle sur elle-même pour échapper au réel, en l’occurrence, au corps souffrant.

« Père … , je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits ». Nous vivons dans un monde étouffé de mots, de pseudo-science, de fausse réassurance, de discours vains – comme un tourbillon de la pensée pour s’étourdir de notre déconnexion du réel, de la complexité de nos vies, de la virtualité de nos apparences. Les enfants, eux, ont conservé leur innocence, leur facilité à se réjouir, leur authenticité d’être, leur spontanéité d’aimer. Il y a un naturel de vivre des enfants, que bien des adultes ont perdu, tant ils ont couvert leurs blessures de mots et de raisonnements pour en discerner le sens. Bien des quêtes de savoir reflètent des âmes blessées.

Il s’agit donc de retrouver son âme d’enfant, son âme vierge encore de toute meurtrissure, de toute blessure profonde. Religieusement, il s’agit d’adopter une position filiale, à l’instar du Christ qui devient ainsi notre frère aîné dans la simplicité de cœur conservée face aux drames. « Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père » – précisément l’innocence, la simplicité cachée au savants – « personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler ».

Tout fardeau de la vie, a pour conséquence spirituelle un rétrécissement du contexte de la pensée, noté plus haut – une focalisation sur la souffrance – compensé par une préoccupation excessive, parfois obsessionnelle, des divers moyens d’y échapper. Faute d’y arriver seul, on vit alors un renfermement sur soi qui ne pourra mener qu’à la désespérance.

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau » – dont la trace spirituelle est l’overthinking, l’obsession des pensées – « et moi, je vous procurerai le repos ». De suite, le Christ propose une solution à cette rumination de la souffrance : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme ».

Le joug du Christ n’est pas tant à comprendre ici au sens de soumission, de domination, de contrainte ou d’habitude pesante – le Christ ne nous invite pas ici à nous résigner au martyre, ce qui ne ferait que renforcer l’obsession des pensées. Il faut comprendre le terme joug littéralement, comme ce qui permet d’associer deux animaux de trait, de les atteler ensemble dans l’effort, pour avancer de lourdes charges.

C’est l’attelage spirituel avec le Christ qui nous libérera de l’obsession d’une planche de salut. Et ce, quelque soit la charge qui nous pèse. Avec lui, nous retrouverons la simplicité de cœur qui rendra tout joug facile à porter, et tout fardeau, léger.

Fr. Laurent Mathelot

Source : RESURGENCE.BE, le 1er juillet 2026

05.07.2026 – HOMÉLIE DU 14ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – MATTHIEU 11, 25-30

Venez à moi…

Pistes pour l’homélie par l’Abbé Jean Compazieu

Textes bibliques : Lire


Les lectures bibliques de ce dimanche nous rejoignent dans ce que vit notre monde. Comment ne pas être accablés devant toutes ces souffrances, ces victimes de la haine, de la violence et de l’exclusion ? Le risque est grand de se dire qu’au point où nous en sommes, il n’y a rien à faire. Mais voilà qu’aujourd’hui, la Parole de Dieu vient nous bousculer. Le message qu’elle nous adresse par l’intermédiaire de ses envoyés est porteur d’espérance. Même dans les situations les plus désespérées, le Seigneur est là ; il ne nous abandonne pas. Nous pouvons toujours compter sur lui.

La première lecture nous ramène bien avant Jésus Christ. C’était après le retour de l’exil. Les juifs sont complètement découragés. Leur espoir d’une restauration est déçu. Mais voilà que le prophète intervient vigoureusement pour ranimer leur espérance. Il leur rappelle que Dieu fera naître un univers nouveau. Ce qui frappe le plus c’est le caractère humble et pacifique de ce Messie. Sa monture ne sera pas un cheval, monture de guerre, mais un ânon, symbole de la douceur. Il fera disparaître tout ce qui rappelle la guerre. Il instaurera un avenir de paix, non seulement pour les rescapés mais aussi pour tous les hommes de toutes les nations.

Voilà cette bonne nouvelle que nous découvrons dans le message de Zacharie mais aussi tout au long de la Bible. Il nous dit l’amour passionné de Dieu pour notre monde. C’est de cette bonne nouvelle que témoignent tous les martyrs d’hier et ceux d’aujourd’hui. La violence, la persécution, la haine n’auront pas le dernier mot. C’est l’amour qui triomphera. Nous sommes tous envoyés pour témoigner de cette bonne nouvelle auprès de tous ceux et celles que nous rencontrons.

Dans sa lettre aux Romains, saint Paul nous parle de l’accomplissement de cette promesse. Au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans la mort du Christ pour ressusciter avec lui. Il nous revient d’en tirer les conséquences. Nous ne pouvons plus vivre « sous l’emprise de la chair ». La chair c’est le péché qui nous détourne de Dieu et qui nous conduit vers des impasses. L’apôtre nous recommande de « vivre selon l’Esprit » en nous laissant guider par Dieu. L’Esprit Saint ne demande qu’à prendre possession des croyants pour répandre en eux l’amour qui est en Dieu.

Avec l’Évangile, c’est Jésus qui nous invite à faire un pas de plus : « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous soulagerai. » (Mt 11, 28) Quand Jésus dit cela, il a face à lui des personnes qu’il rencontre chaque jour sur les routes de Galilée, des gens simples, des pauvres, des malades, des pécheurs, des exclus… Les uns et les autres l’ont poursuivi pour écouter sa parole porteuse d’espérance. Jésus lui-même cherchait ces foules lasses et épuisées « comme des brebis sans berger ». Il les cherchait pour leur annoncer le Royaume de Dieu et pour en guérir beaucoup dans leur corps et leur esprit.

Et voilà qu’aujourd’hui, il les appelle à lui : « Venez à moi ! » Il leur promet le réconfort et le repos. Cette invitation de Jésus s’étend jusqu’à nos jours. Il veut atteindre tous ceux et celles qui sont opprimés par les conditions de vie précaires. Chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants sont victimes de la haine et de la violence des hommes. À cause de la guerre, beaucoup sont obligés de tout quitter pour aller sur une terre étrangère. Et comment ne pas penser aux victimes d’un système économique qui impose aux plus pauvres un fardeau insupportable ?

C’est à tous que le Seigneur s’adresse : « Venez à moi ! » Il promet ce que lui seul peut réaliser. Auprès de lui se trouve le repos. C’est bien mieux que tous les centres de remise en forme qui peuvent améliorer le bien-être physique. Le Christ peut rendre légers ces fardeaux qui alourdissent notre âme. Mais cela ne sera possible qu’à une condition : « Prenez sur vous mon joug. » Pour comprendre cette parole, il faut savoir ce qu’est un joug : C’est un outil qui permettait relier une paire de bœufs l’un à l’autre. Ensemble, ils arrivaient à tirer un attelage qui pouvait être très lourd. Pour un tout seul, ce n’était pas possible, mais à deux, ils étaient plus forts.

Si Jésus nous demande de prendre son joug, c’est pour nous faire comprendre qu’il veut porter avec nous ce fardeau qui nous accable, celui de la souffrance, de la maladie, de la solitude, la fatigue. Et nous n’oublions pas tous ceux et celles qui sont épuisés par les épreuves de la vie. Nous sommes comme les porteurs de l’Évangile qui amènent un homme paralysé à Jésus. C’est la foi de ces porteurs qui les sauvera. Nous ne pouvons pas aller à Jésus sans eux.

En nous rassemblant à l’église, nous sommes venus à Jésus. C’est lui qui nous accueille pour ranimer notre foi, notre espérance et notre amour. Lui seul a « les paroles de la Vie Éternelle ». Qu’il soit toujours avec nous et nous toujours avec lui pour en être les témoins fidèles après de tous ceux qu’il mettra sur notre route.

Abbé Jean Compazieu

Source: DIMANCHEPROCHAIN. ORG, le 28 juin 2026

Notre Dame de Piat ou du saint Rosaire, aux Philippines

Notre Dame de Piat ou du saint Rosaire, aux Philippines

La Basilique de Notre-Dame de Piat est située dans la périphérie de la ville de Piat, dans la province de Cagayan aux Philippines. En 1604, les frères dominicains amenèrent aux Philippines une statue de la Vierge noire, sous la dénomination « Notre-Dame du Saint-Rosaire ».

La statue a été intronisée à Piat, dans un petit sanctuaire, le jour de la fête de Saint-Étienne, le 26 décembre 1623, devant une grande foule. Il est incroyable qu’une si grande multitude se soit rassemblée là, étant donné le faible peuplement de la zone et le fait que le travail d’évangélisation n’y avait commencé que depuis 25 ans.

La statue de Notre-Dame de Piat a été portée en procession dans d’autres villes ; elle est aussi appelée Notre-Dame de la Visitation. Au XVIIè siècle, la Visitation était fêtée le 2 juillet, c’est pourquoi la fête du sanctuaire, de nos jours encore, est célébrée le 2 juillet.

Le 22 juin 1999, le sanctuaire a été élevé au rang de Basilique mineure. Des guérisons miraculeuses en ce lieu sont rapportées.

Encyclopédie Mariale 

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

02.07.2026 – SAINT DU JOUR

Saint François Jérôme (de Geronimo ou de Girolamo)
Prêtre s.j.

Dans le Martyrologe romain la date de la mémoire est celle de la naissance au ciel (dies natalis) : le 11 mai. Pour la Congrégation, et au niveau local, le jour de la mémoire est le 2 juillet.

Francesco de Geronimo, aîné de onze enfants, naît à Grottaglie (en Pouilles, Italie) le 17 décembre 1642.

Son enfance fut remarquable par une compassion innée pour les misères d’autrui. Un jour, il prenait un pain pour les pauvres, sans la permission de ses parents. Sa mère lui en adressa d’amers reproches : « Croyez-vous que l’aumône appauvrisse ? dit-il à sa mère ; regardez le buffet ! » La mère regarda : aucun pain ne manquait. 

Entré jeune encore dans la Compagnie de Jésus, il s’y montra dès l’abord saint religieux dans la force du terme. Ce qu’il convient avant tout de remarquer en lui, c’est l’apôtre. Il demande un jour à ses supérieurs d’aller évangéliser les Indes et le Japon : « Les Indes et le Japon, lui est-il répondu, sont pour vous à Naples. Quant au martyre, les épines du ministère apostolique suffiront. » C’était vrai. 

Qu’il est beau de le voir chaque mois, la sonnette à la main, appeler Naples à la Sainte Communion, bravant toutes les intempéries des saisons et réussissant à amener jusqu’à vingt mille communiants, le même jour, à la Table sainte ! Souvent l’église ne suffisait pas à ses prédications ; une éminence en plein air lui servait de chaire, et l’on voyait les multitudes saisies d’émotion sous sa parole puissante. 

Avant d’aller prêcher, le missionnaire passait des heures en prière et ne paraissait devant la foule que le cœur débordant des flammes de la charité qu’il avait puisée aux pieds du crucifix. Un jour, une personne scandaleuse qui l’avait interrompu dans un sermon vint à mourir ; le Saint alla près de son lit funèbre et lui cria : « Où es-tu ? à ces mots, les lèvres du cadavre s’agitent et répondent : “En enfer !” ». Dieu, par une foule de miracles, centuplait la puissance apostolique de son serviteur. 

Plusieurs fois l’on put constater sa présence en deux endroits simultanément ; ses prophéties étaient de chaque jour, sa foi rendit la vie à un enfant mort, et sa parole ressuscita une multitude d’âmes à la vie de la grâce. 

Il meurt, comme il l’avait prédit, le 11 mai 1716, à Naples.

Béatifié le 2 mai 1806 par le pape Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823), il fut canonisé le 26 mai 1839 par le pape Grégoire XVI (Bartolomeo Cappellari, 1831-1846).

Source principale : wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

St François de Geronimo priez pour nous !

02.07.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,1-8. 

En ce temps-là, Jésus monta en barque, refit la traversée, et alla dans sa ville de Capharnaüm.
Et voici qu’on lui présenta un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »
Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-là blasphème. »
Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ?
En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ?

Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison. »
Il se leva et rentra dans sa maison.
Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Isaac de l’Étoile (?-v. 1171)

moine cistercien

Homélie 11 ; PL 194, 1728 A – 1729 C (trad. bréviaire 23e vendredi ; cf Orval)

« Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » (Mc 2,7)

Il y a deux choses qui reviennent à Dieu seul : l’honneur de recevoir la confession et le pouvoir de pardonner. Nous devons lui faire notre confession et attendre de lui le pardon. À Dieu seul il appartient, en effet, de pardonner les péchés ; c’est donc à lui seul qu’il faut les confesser. Mais le Tout-Puissant, le Très-Haut, ayant pris une épouse faible et insignifiante, a fait de cette servante une reine. Celle qui était en retrait à ses pieds, il l’a placée à côté de lui ; car c’est de son côté qu’elle est sortie et c’est par là qu’il se l’est fiancée (Gn 2,22 ; Jn 19,34). Et de même que tout ce qui est au Père est au Fils et tout ce qui est au Fils est au Père de par leur unité de nature (Jn 17,10), de même l’Époux a donné tous ses biens à l’épouse et il a pris en charge tout ce qui appartient à l’épouse qu’il a unie à lui-même et aussi à son Père… C’est pourquoi l’Époux, qui est un avec le Père et un avec l’épouse, a enlevé en celle-ci tout ce qu’il a trouvé chez elle d’étranger, le fixant à la croix où il a porté ses péchés sur le bois et les a détruits par le bois. Ce qui est naturel et propre à l’épouse, il l’a assumé et revêtu ; ce qui lui est propre et divin, il l’a donné à l’épouse… Il partage ainsi la faiblesse de l’épouse ainsi que son gémissement, et tout est commun à l’Époux et à l’épouse : l’honneur de recevoir la confession et le pouvoir de pardonner. C’est la raison de cette parole : « Va te montrer au prêtre » (Mc 1,44).

LECTURES :

Livre d’Amos 7,10-17. 

En ces jours-là, Amazias, le prêtre de Béthel, envoya dire à Jéroboam, roi d’Israël : « Amos prêche la révolte contre toi, en plein royaume d’Israël ; le pays ne peut plus supporter tous ses discours,
car voici ce que dit Amos : “Le roi Jéroboam périra par l’épée, et Israël sera déporté loin de sa terre.” »
Puis Amazias dit à Amos : « Toi, le voyant, va-t’en d’ici, fuis au pays de Juda ; c’est là-bas que tu pourras gagner ta vie en faisant ton métier de prophète.
Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ; car c’est un sanctuaire royal, un temple du royaume. »
Amos répondit à Amazias : « Je n’étais pas prophète ni fils de prophète ; j’étais bouvier, et je soignais les sycomores.
Mais le Seigneur m’a saisi quand j’étais derrière le troupeau, et c’est lui qui m’a dit : “Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël.”
Écoute maintenant la parole du Seigneur, toi qui me dis : “Ne prophétise pas contre Israël, ne parle pas contre la maison d’Isaac.”
Eh bien, voici ce que le Seigneur a dit : Ta femme devra se prostituer en pleine ville, tes fils et tes filles tomberont par l’épée, la terre qui t’appartient sera partagée au cordeau, toi, tu mourras sur une terre impure, et Israël sera déporté loin de sa terre. »

Psaume 19(18),8.9.10.11. 

R/ Les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables. (Ps 18b, 10cd)

La loi du Seigneur est parfaite, 
qui redonne vie ; 
la charte du Seigneur est sûre, 
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits, 
ils réjouissent le cœur ; 
le commandement du Seigneur est limpide, 
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure, 
elle est là pour toujours ; 
les décisions du Seigneur sont justes 
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or, 
qu’une masse d’or fin, 
plus savoureuses que le miel 
qui coule des rayons.