25.09.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,18-22. 

En ce jour-là, Jésus était en prière à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Au dire des foules, qui suis-je ? »
Ils répondirent : « Jean le Baptiste ; mais pour d’autres, Élie ; et pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. »
Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Pierre prit la parole et dit : « Le Christ, le Messie de Dieu. »

Mais Jésus, avec autorité, leur défendit vivement de le dire à personne,
et déclara : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Paul VI

pape de 1963-1978

Homélie à Manille, 29/11/70 (trad. DC 1576, p.1115 © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je »

Le Christ ! Je sens la nécessité de l’annoncer, je ne peux pas le taire : « Malheur à moi, si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1Co 9,16) Je suis envoyé par lui pour cela ; je suis apôtre, je suis témoin. Plus est loin le but et difficile la mission, plus est pressant l’amour qui m’y pousse (2Co 5,14). Je dois proclamer son nom : Jésus est le Christ, Fils du Dieu vivant (Mt 16,16). Il est celui qui nous a révélé le Dieu invisible, il est le premier-né de toute créature, il est le fondement de toute chose (Col 1,15s). Il est le Maître de l’humanité et le Rédempteur : il est né, il est mort, il est ressuscité pour nous ; il est le centre de l’histoire et du monde. Il est celui qui nous connaît et qui nous aime ; il est le compagnon et l’ami de notre vie. Il est l’homme de la douleur et de l’espérance ; il est celui qui doit venir et qui sera un jour notre juge et aussi, nous l’espérons, la plénitude éternelle de notre existence, notre béatitude. Je n’en finirais plus de parler de lui : il est la lumière, il est la vérité ; bien plus, il est « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6). Il est le Pain, la Source d’eau vive répondant à notre faim et à notre soif (Jn 6,35 ;7,38) ; il est le Pasteur, notre guide, notre exemple, notre réconfort, notre frère. Comme nous, et plus que nous, il a été petit, pauvre, humilié, travailleur, malheureux et patient. Pour nous, il a parlé, il a accompli des miracles, il a fondé un Royaume nouveau où les pauvres sont bienheureux, où la paix est le principe de la vie ensemble, où ceux qui ont le cœur pur et ceux qui pleurent sont exaltés et consolés, où ceux qui aspirent à la justice sont exaucés, où les pécheurs peuvent être pardonnés, où tous sont frères. Jésus Christ : vous en avez entendu parler, et même, pour la plupart, vous êtes déjà des siens, vous êtes chrétiens. Eh bien ! À vous, chrétiens, je répète son nom, à tous je l’annonce : Jésus Christ est « le commencement et la fin, l’alpha et l’oméga » (Ap 21,6). Il est le roi du monde nouveau ; il est le secret de l’histoire, la clé de notre destin ; il est le Médiateur, le pont entre la terre et le ciel… ; le Fils de l’homme, le Fils de Dieu…, le Fils de Marie… Jésus Christ ! Souvenez-vous : c’est l’annonce que nous faisons pour l’éternité, c’est la voix que nous faisons résonner par toute la terre (Rm 10,18) et pour toute la suite des siècles.

LECTURES :

Livre de l’Ecclésiaste 3,1-11. 

Il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel :
un temps pour donner la vie, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher.
Un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour détruire et un temps pour construire.
Un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour gémir, et un temps pour danser.
Un temps pour jeter des pierres, et un temps pour les amasser ; un temps pour s’étreindre, et un temps pour s’abstenir.
Un temps pour chercher, et un temps pour perdre ; un temps pour garder, et un temps pour jeter.
Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ; un temps pour se taire, et un temps pour parler.
Un temps pour aimer, et un temps pour ne pas aimer ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.
Quel profit le travailleur retire-t-il de toute la peine qu’il prend ?
J’ai vu la besogne que Dieu impose aux fils d’Adam pour les tenir en haleine.
Toutes les choses que Dieu a faites sont bonnes en leur temps. Dieu a mis toute la durée du temps dans l’esprit de l’homme, mais celui-ci est incapable d’embrasser l’œuvre que Dieu a faite du début jusqu’à la fin.

Psaume 144(143),1a.2abc.3-4. 

R/ Béni soit le Seigneur, mon rocher ! (Ps 143, 1a)

Béni soit le Seigneur, mon rocher !
Il est mon allié, ma forteresse,
ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m’abrite.

Qu’est-ce que l’homme, pour que tu le connaisses, Seigneur, 
le fils d’un homme, pour que tu comptes avec lui ?
L’homme est semblable à un souffle, 
ses jours sont une ombre qui passe.

27.09.2026 – HOMÉLIE DU 27ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE A – MATTHIEU 21, 28-32

Ils disent mais ne font pas

Homélie du Fr. Laurent Mathelot

Textes bibliques : Lire

Qui n’a pas vécu les deux situations que décrit cet Évangile ? Qui n’a aucun souvenir d’une promesse, d’un engagement non tenus ? Qui, au contraire, ne s’est jamais ravisé après un refus ? Il nous arrive à tous de dire ‘non’ et faire quand-même et, hélas, il nous arrive de manquer à notre parole, à notre ‘oui’. Nul n’est besoin d’imaginer de grandes trahisons ou de diaboliques forfaitures. Combien de fois n’avons-nous simplement pas donné suite à une promesse que nous nous sommes faite ?

Comme toujours, il y a plusieurs niveau de lecture de l’Évangile de ce dimanche. La première est historique. Les grands prêtres et les anciens du peuple, auxquels Jésus s’adresse, représentent l’autorité juive traditionnelle. C’est à eux que Jésus déclare : « les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. » Ils sont ceux auxquels Jésus reproche de dire : ‘Oui, Seigneur !’ et de ne pas incarner cette volonté. Si l’on remonte, dans l’Évangile de Matthieu (21, 23), au début de l’histoire, on remarque que la scène se déroule dans le Temple de Jérusalem et que la discussion tourne autours de l’autorité du baptême. Après avoir vu des publicains, des collaborateurs avec l’occupant romain, et des prostituées se convertir à l’urgence d’un renouveau spirituel, eux-mêmes ne l’ont pas fait. En sous-main, il s’agit de dire que ce sont eux qui apparaissent finalement collaborateurs et prostitués aux yeux de Dieu.

Une deuxième lecture est l’intention rédactionnelle de l’évangéliste Matthieu, lui-même un publicain converti. Il pourrait s’agir, en effet, au temps de la rédaction, c’est à dire après la destruction du Temple par Rome, de souligner la distinction entre judaïsme traditionnel et christianisme naissant.

Mais il y a surtout la lecture spirituelle, comme je l’évoquais d’emblée : ce texte parle aussi de nous, des suites que nous ne donnons parfois pas à nos engagements, en lien avec nos surprenants sursauts de ravisement, quand la charité reprend l’ascendant sur un refus, un déni de service. Paul a très bien exprimé ce porte-a-faux intentionnel que nous vivons tous : « Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas » (Rm 7, 19). Tout en maintenant la finalité de la vie bonne – l’adéquation entre la pensée et l’agir qui constitue la plénitude de l’être – Paul constate l’emprise inéluctable du péché : « Nous savons bien que la Loi est une réalité spirituelle : mais moi, je suis un homme charnel, vendu au péché. En effet, ma façon d’agir, je ne la comprends pas, car ce que je voudrais, cela, je ne le réalise pas ; mais ce que je déteste, c’est cela que je fais. (…) Ce n’est plus moi qui agis, c’est le péché, lui qui habite en moi » (Rm 7, 14-17). Mais il poursuit : « pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, il n’y a plus de condamnation. Car la loi de l’Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus (nous) a libéré de la loi du péché et de la mort » (Rm 8, 1-2). D’une part, le constat est sévère – sans le Christ, nous ne pouvons pas être ultimement cohérents : alors que notre esprit n’aspire qu’à s’élever, notre corps, toujours, nous ramène à la mort. Mais il est aussi rassurant : par son incarnation, le Christ nous libère de cet enchaînement inéluctable : incarner son Esprit, c’est s’affranchir de l’emprise du mal sur nos vies. Le baptême est démarche de conversion et les sacrements, soutiens de la cohérence spirituelle. Les publicains et les pécheurs n’étaient pas sans péché ; ils étaient même affirmativement désobéissants à Dieu. Simplement, ils ont accepté de se laisser purifier par le baptême et la présence du Christ.

Nous sommes face à deux mystères : d’une part, celui de l’action du mal qui nous conduit à promettre et ne pas tenir nos engagements – littéralement, à reprendre l’offrande de nous-même. Paul dit : « ma façon d’agir, je ne la comprends pas », soulignant qu’au-delà des excuses que nous pourrions nous trouver, il y a un esprit du mal qui entrave notre volonté d’agir bien. L’autre mystère est l’action de l’Esprit Saint dans le monde, celui qui nous fait nous raviser de nos dénis de charité. Ce sont des forces qui me dépassent qui me poussent à me donner et me reprendre, pour peut-être me redonner ensuite, voire sombrer dans un enfermement complet. Il y a des esprits agissant mystérieusement derrière nos élans de conversion, tant au mal qu’au bien – des pulsions de mort ou de vie qui nous affectent et nous entraînent malgré nous.

Et c’est finalement la conclusion de ce dimanche, pour ne pas se laisser emporter par le mal, ne fusse que par des réflexes d’auto-préservation, il s’agit de se laisser entraîner par Dieu, de s’imprégner de l’Esprit Saint et de le laisser imprégner notre corps par ses sacrements. Nous n’épuiserons jamais le mystère de l’action de l’Esprit de Dieu à travers l’eau du baptême, le pain eucharistique ou l’absolution des péchés. Mais nous ne comprenons pas plus pourquoi, de peurs enfouies, il nous arrive d’agir contrairement à nos valeurs.

Frères et sœurs, l’humain sans l’Esprit Saint est une girouette qui s’oriente au gré de ses sentiments : que souffle le vent de la charité ou celui de la peur, il change. Tous, nous sommes peu ou prou le jeu de ce chaos des émotions : il est difficile d’être un chrétien en croissance spirituelle constante ; nous avons besoin de la présence quotidienne de Dieu à nos côtés ; il faut que le Christ marche avec nous sur les chemins de la vie ; nous nécessitons sa présence réelle, mystérieuse et soutenue, en nous.

Frères et sœurs, les incohérences que nous constatons entre le bel idéal d’amour auquel nous prétendons et notre charité effective sont toujours le constat d’un manque de présence sacramentelle de Dieu dans nos vies, d’un Dieu qui ne nous touche pas jusqu’aux entrailles. Quand volontiers nous acceptons son message mais que difficilement nous l’incarnons, il y a lieu de s’abandonner au mystère des sacrements, de laisser Dieu nous reconstituer charnellement – littéralement, nous ressusciter déjà – pour entraîner mystérieusement notre corps au réflexe de la charité, plutôt qu’à celui de la peur.

Nous ne comprendrons jamais totalement les ressorts des pulsions qui surgissent en nous et nous entraînent – certaines charitables, certaines maléfiques. Mais nous pouvons laisser Dieu agir charnellement en nous. C’est ce qu’on appelle la conversion du cœur : l’amour de Dieu qui prend aux entrailles et, ainsi, sauve. Amen.

Fr. Laurent Mathelot

Source : RESURGENCE.BE, le 23 septembre 2026

27.09.2026 – HOMÉLIE DU 27ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE A – MATTHIEU 21 28-32

Vivons en frères sous l’action de l’Esprit

Homélie de l’Abbé Jean Compazieu

Textes bibliques : Lire


Les textes bibliques de ce dimanche dénoncent les incohérences qui peuvent exister dans nos jugements. C’est ce qui se passait au temps d’Ézéchiel (1ère lecture). Le prophète s’adresse à un peuple déporté loin de sa terre natale. La nation juive a été disséminée en terre païenne. Beaucoup pensent que c’est à cause des fautes des générations précédentes qu’ils subissent une telle catastrophe. Le prophète réagit contre cette mentalité : il rappelle à chacun ses responsabilités ; c’est également important pour nous : nous sommes tous appelés à réorienter notre vie vers le Seigneur et à le suivre.

Dans la seconde lecture, saint Paul nous donne des précisions sur ce que doit être cette conversion. Il nous parle de vie fraternelle, d’humilité et même d’abaissement. Notre modèle doit être le Christ. Il a accepté la mort par amour de ses frères. C’est cette attitude qui lui a valu de triompher. Et c’est à ce triomphe sur la mort et le péché qu’il veut tous nous associer. Avoir les mêmes sentiments que lui, c’est être tout entier orienté vers le salut et la vie des hommes.

Dans l’Évangile, Jésus nous nous raconte la parabole des deux fils qui sont envoyés par leur père pour travailler à sa vigne. Ces enfants qui disent oui mais ne font rien, nous en connaissons tous. Quand on leur demande de faire quelque chose, ils savent dire un oui convaincant, mais une heure plus tard, on les retrouve devant leur télévision ou plongés ou leur téléphone portable sans avoir bougé le petit doigt. À travers ce constat, Jésus nous interpelle sur notre vie : “vous avez de belles paroles mais vous ne faites pas ce que Dieu attend de vous. Votre vie n’est pas en accord avec ce que vous prétendez être. Vous croyez être parfaits, mais vous n’êtes pas convertis.

Au même moment, nous avons des malcroyants notoires, des gens de mauvaise vie, voleurs et tricheurs, des femmes qu’on disait perdues : les uns et les autres étaient considérés comme irrécupérables. Or voilà qu’ils accueillent l’annonce du Salut : ils se convertissent et changent de vie. Leur “non” est devenu un “oui” parce qu’ils ont cru à l’amour de Dieu qui les ouvrait à un avenir nouveau.

Ce que Jésus dénonce, c’est l’orgueil et aussi le mépris à l’égard du pécheur. Ce dernier est enfoncé dans son passé et sa mauvaise réputation. On ne lui laisse aucune chance, mais Dieu n’est pas ainsi. Comme nous l’a rappelé le prophète Ézéchiel, le juste peut se pervertir et le méchant se convertir. Jésus voit ce qu’il y a dans le cœur de chacun. Il accueille le pécheur qui revient à Dieu. Les publicains et les prostituées avaient commencé par dire non à cet appel. Mais ils se sont convertis. Ils ont accueilli celui qui, seul, pouvait donner un sens à leur existence. Cette rencontre avec Dieu a complètement changé leur vie. Tout au long des évangiles, nous découvrons que les grands témoins de la foi sont des pécheurs pardonnés.

Au-delà des grands prêtres et des anciens, Jésus s’adresse aussi à chacun de nous ; c’est à nous qu’il pose la question : “Lequel des deux a fait la volonté du Père ?” La réponse nous appartient mais il ne faut pas oublier d’en tirer les conséquences : nous ne pouvons pas nous contenter de bons sentiments, de superbes résolutions, d’ardentes prières… il en faut bien sûr, mais si les actes ne suivent pas, nous ne sommes pas convertis. Une simple visite à un malade compte plus qu’un beau discours sur la maladie ; un pardon donné a plus de poids qu’une dissertation sur la paix.

En ce jour, nous entendons la Parole du Père : “Mon fils, va travailler aujourd’hui à ma vigne !” Cette vigne c’est le Royaume de Dieu, Royaume d’amour, de justice et de paix. C’est là que Dieu veut rassembler tous les hommes, y compris ceux qui sont loin de lui.

Travailler à la Vigne du Seigneur, c’est participer à cette œuvre de rassemblement, c’est témoigner de la foi et de l’espérance qui nous habitent. Nous sommes tous envoyés dans ce monde pour y être des messagers de l’Évangile. C’est à notre amour que ns serons reconnus comme disciples du Christ.

Nous allons célébrer ensemble cette Eucharistie : qu’elle soit pour chacun de nous le lieu du repentir qui précède un engagement plus vrai dans la vigne du Seigneur. Amen.

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 20 septembre 2026

Marie, maîtresse de combat spirituel

Marie, maîtresse de combat spirituel

Nous avons quelquefois des heures douloureuses, des difficultés, des combats, des lassitudes et des dégoûts, mais il faut toujours essayer de combattre le bon combat de Dieu et de Jésus.

Avec la ferveur très pure d’enfants de Dieu, il faut supplier la très sainte Vierge de nous montrer Jésus, et aussi lui demander la force de lutter jusqu’au bout.

Il faut avoir du courage dans la vie, car du baptême à la mort, c’est la lutte. Quand on est petits on a des peines d’enfants, mais à mesure que l’on avance dans la vie spirituelle, on s’aperçoit que c’est plus difficile.

Mère Marie de la Croix (Maria Nault) 1901-1999, Textes choisis, tome 5 : Avec Marie vivre le combat spirituel, Entretiens spirituels B 10 b.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

24.09.2026 – SAINT DU JOUR

St Gérard Sagredo

Saint Gérard Sagredo
Évêque de Csanad et martyr
(*Venise, 23 avril  980 – † Pest (Hongrie), 24 septembre 1046)

Bénédictin vénitien du monastère San Giorgio, Gérard Sagredo se rendait en Terre sainte lorsque le roi Étienne le retint en Hongrie et lui confia l’éducation de son fils Émeric. 
En 1030, il devint le premier évêque du diocèse de Csanad, fondé par le roi au sud-est du pays, et il l’organisa avec l’aide des moines bénédictins.
Il évangélisa des populations aux mœurs encore barbares, en s’appuyant sur la liturgie pour instruire les fidèles et les amener à la piété, et sur la dévotion envers la Vierge Marie. 

Il mourut martyr, à Budapest, le 24 septembre 1046, pour avoir pris parti pour l’héritier du trône contre un usurpateur. Sur la colline qui porte son nom aujourd’hui, il succomba, lapidé et percé de coup de javelots. Budapest, dont il est le saint patron, lui a érigé une immense statue.
Il a été canonisé par saint Gregoire VII (Ildebrando Aldobrandeschi, 1073-1085) en 1083.

Source principale : foi-et-contemplation.net/ (“RIV./gpm”).

Saint Gérard Sagredo priez pour nous !