Sœur Lucie dos Santos, l’une des trois bergères de Fatima qui est aussi la gardienne du « troisième secret » de Fatima au Portugal a été déclarée vénérable par la promulgation du décret pontifical du jeudi 22 juin 2023 reconnaissant les vertus héroïques de la religieuse portugaise.
Née à Aljustrel le 28 mars 1907, sœur Lucie a connu une série d’apparitions de la Vierge Marie en 1917 à la Cova de Iria, à Fatima, au Portugal, en compagnie de ses deux petits cousins Francisco et Jacinta Marto. Après leur mort prématurée quelques années plus tard des suites de la grippe espagnole, Francisco et Jacinta ont été canonisés par le Pape François en 2017.
Sœur Lucie est restée l’unique dépositaire du message que lui avait confié la Vierge et qu’elle a transcrit, à l’instigation de l’évêque de Leiria, Mgr José Alves Correia da Silvia, dans quatre documents entre 1935 et 1941. Un autre écrit, daté de 1944, contenait la troisième partie, dite « troisième secret», et fut envoyé à Rome, ouvert pour la première fois en 1960, non divulgué par saint Jean XXIII et saint Paul VI. C’est Jean-Paul II, particulièrement dévoué à Notre-Dame de Fatima, qui a fait connaître le secret lors du Grand Jubilé de l’an 2000.
Sœur Lucie a vécu avec engagement la préservation du message marial tout au long de sa longue vie, d’abord dans le collège des sœurs Dorothée à Vilar, puis comme carmélite à Coimbra, où elle est décédée le 13 février 2005.
La distinction entre sa vie et les apparitions, dit le décret, «est également difficile parce qu’une grande partie de sa souffrance est due à ces dernières». On peut voir en elle toute la difficulté de maintenir ensemble l’exceptionnalité des événements dont elle était spectatrice et l’ordinaire d’une vie monastique comme celle du Carmel.
À l’heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l’épouse et de la mère chrétienne, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin.
Monique naît à Tagaste, en Afrique, l’an 332. Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d’une vieille et dévouée servante. Encore toute petite, elle aimait aller à l’église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières. Son cœur s’ouvrait à l’amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille ; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs. Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix. À toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses.
Dieu, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu’elle fût donnée en mariage, à l’âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu’elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère. Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu. C’est par ces beaux exemples qu’elle conquit le cœur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c’est ainsi qu’elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin.
Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu. Vingt ans elle pria sur les débordements d’Augustin, sans perdre courage et espoir. Un évêque d’Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit : « Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse ! » Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d’Augustin, par un miracle de grâce, l’une des plus grandes lumières de l’Église et l’un de ses plus grands Saints.
Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tombe malade à Ostie, au moment de s’embarquer pour l’Afrique, et meurt à l’âge de cinquante-six ans. Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme.
Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l’église de Saint-Augustin, en 1430. Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16,13-20.
En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)
abbé
Ex fide vivit (Le Christ idéal du prêtre, Éd. de Maredsous, 1951, p. 73-74 ; rev.)
Fixer le Christ en nos cœurs par la foi
Dieu se présente à nous comme objet de foi, surtout dans la personne de Jésus-Christ. Il veut que nous croyions fermement que l’enfant né de Marie, l’ouvrier de Nazareth, le Maître en lutte avec les Pharisiens, le crucifié du Calvaire est véritablement son Fils, son égal, et que nous l’adorions comme tel. Établir parmi les hommes la foi au Verbe incarné est la grande œuvre que Dieu s’est proposée dans l’économie du salut (cf. Jn 6,29). Rien ne peut remplacer cette foi en Jésus-Christ, vrai Dieu consubstantiel au Père et son Envoyé. Elle est la synthèse de toutes nos croyances, parce que le Christ est la synthèse de toute la révélation. (…) La vie de l’Église suppose en tout et toujours l’adoration de son divin Époux. À la face du monde qui le renie et le méconnaît, elle répète sans cesse, avec saint Pierre : « Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). Cette forte vision de la foi, qui perce le voile de l’humanité du Christ et plonge dans les profondeurs de sa divinité, fait défaut à beaucoup d’esprits. Ils voient Jésus, le touchent, mais, comme les foules de Galilée, d’un regard purement extérieur, superficiel, qui ne transforme pas les âmes. Pour d’autres, au contraire, Jésus se transfigure ; la grâce éclaire leur foi en sa divinité. Pour eux, Jésus est le soleil de justice ; il surpasse toutes les beautés de la terre, et sa vision ravit tellement leurs cœurs qu’aucun autre attrait ne peut plus les séparer de son amour. Ils peuvent dire avec saint Paul : « Je suis persuadé que ni la mort, ni la vie… ni une créature quelconque ne pourront me séparer de l’amour que Dieu nous manifeste dans le Christ-Jésus notre Seigneur » (Rm 8,38). Une telle foi fixe véritablement Jésus-Christ dans nos cœurs. Elle n’est pas une simple adhésion de l’esprit ; elle comporte l’amour, l’espérance, la consécration totale de soi au Christ pour vivre de sa vie, participer à ses mystères, imiter ses vertus.
LECTURES :
Livre d’Isaïe 22,19-23.
Parole du Seigneur adressé à Shebna le gouverneur : « Je vais te chasser de ton poste, t’expulser de ta place. Et, ce jour-là, j’appellerai mon serviteur, Éliakim, fils d’Helcias. Je le revêtirai de ta tunique, je le ceindrai de ton écharpe, je lui remettrai tes pouvoirs : il sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda. Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David : s’il ouvre, personne ne fermera ; s’il ferme, personne n’ouvrira. Je le planterai comme une cheville dans un endroit solide ; il sera un trône de gloire pour la maison de son père. »
Psaume 138(137),1-2a.2bc-3.6a.8.
De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges, vers ton temple sacré, je me prosterne.
Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole. Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force.
Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ; de loin, il reconnaît l’orgueilleux. Le Seigneur fait tout pour moi ! Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 11,33-36.
Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Qui lui a donné en premier et mériterait de recevoir en retour ? Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. À lui la gloire pour l’éternité ! Amen.
Lahore (Agence Fides) – A l’occasion des violences contre les chrétiens à Jaranwala, une localité du Pendjab pakistanais où des maisons et des églises ont été incendiées (voir Fides 18 et 21/8/2023), » il s’est produit quelque chose d’impensable jusqu’à il y a quelques années, qui témoigne des bons fruits donnés par le patient travail de proximité, d’amitié, de relations et de dialogue interreligieux que nous avons initié au Pendjab et dans d’autres diocèses « , a fait remarquer à l’Agence Fides Mgr Sebastian Shaw, archevêque de Lahore, qui s’est rendu ces derniers jours à Jaranwala en compagnie de responsables musulmans (voir Fides 22/8/2023).
J’ai accompagné trois délégations différentes de dirigeants musulmans, raconte l’archevêque, avec lesquels nous avons noué de bonnes relations et avec lesquels nous partageons un chemin constant de rencontre et de dialogue.
Il s’agissait de sunnites et de chiites, issus des différentes écoles de pensée islamique. Tous voulaient être là, ils voulaient voir de leurs propres yeux. Beaucoup d’entre eux étaient émus, tous ont fait preuve de solidarité et de proximité humaine avec les familles chrétiennes frappées par la violence, ils ont prié avec nous, ils ont serré des mains et consolé les gens, qui les ont accueillis avec gentillesse, en appréciant de tels gestes.
Pour nous, ici au Pakistan, ce sont des gestes d’une grande importance parce qu’ils contribuent à changer la culture et les mentalités, et aussi en raison de l’écho médiatique qu’ils ont eu ».
L’une des trois délégations comprenait Abdul Kabir Azad, imam de la Mosquée royale de Lahore, la plus grande et la plus importante du Pakistan : « C’est un homme bien connu pour le service qu’il rend.
Entendre ses paroles condamnant fermement ce qui s’est passé, déclare l’évêque Shaw, est encourageant et donne de l’espoir. Kabir Azad et les autres dirigeants ont dit haut et fort que la violence contre des innocents n’est pas un enseignement de l’islam, qu’elle est odieuse et qu’elle ne doit pas être justifiée par la religion ».
Dans une autre délégation, rapporte l’archevêque, « se trouvait Tahir Mehmood Ashrafi, un important religieux pakistanais, chef du All Pakistan Ulema Council, un organisme religieux et politique très influent ». M. Ahrafi était même ému aux larmes. Au nom de tous les musulmans du Pakistan, il a demandé pardon aux chrétiens.
Il l’a fait en privé, en s’adressant aux personnes qu’il a rencontrées, et il l’a fait en public, lors de la conférence, devant tous les médias, qui ont filmé et diffusé ses paroles, pour le bénéfice de toute l’assistance, Nous avons beaucoup apprécié ses paroles, nous les avons accueillies avec amitié », note Mgr Shaw.
Il poursuit : J’ai été très touché d’entendre les dirigeants musulmans dire aux mères chrétiennes en pleurs : « Vos enfants sont nos enfants. Vous n’avez pas à vous inquiéter. Nous prendrons soin d’eux ».
La solidarité n’était pas seulement verbale, elle était aussi concrète : les dirigeants islamiques prendront en charge les frais d’éducation des enfants des familles touchées par la violence à Jaranwala, en leur accordant des bourses pour leur scolarité, jusqu’à l’université.
C’est vraiment remarquable, cela démontre la disposition sincère, la proximité et la bonne volonté de ceux qui sont en désaccord avec les formes de violence intercommunautaire et les imams musulmans qui les ont provoquées en promouvant la haine et la violence religieuse », déclare-t-il.
Une attention particulière a également été accordée aux églises détruites : « Les dirigeants musulmans ont appelé la violence contre les églises par son nom, à savoir la profanation et le blasphème, notant que le prophète Mahomet condamne toute violence contre les symboles religieux. Ils nous aideront à reconstruire, avec les institutions civiles, comme le fait rapidement le gouvernement du Pendjab pour les églises détruites à Jaranwala ».
L’archevêque de Lahore apprécie également les paroles et les actions des membres des partis politiques islamiques, comme le sénateur Siraj ul-Haq, chef du Jamaat-e-Islami (JI) pakistanais, le principal parti religieux du pays : l’organisation d’aide sociale affiliée au JI, la Fondation Al-Khidmat, s’est engagée à aider à reconstruire les maisons chrétiennes endommagées.
Mgr Shaw note : « Tant dans les premières heures qui ont suivi les événements que lors d’une réunion tenue aujourd’hui, 25 août, le sénateur Siraj-ul-Haq, exprimant son amertume, a souligné que le fait d’incendier des églises et des maisons en réponse à un cas de blasphème présumé est contraire aux enseignements de l’islam.
Il a souligné que son parti, la JI, croit aux principes du respect de l’humanité, de la tolérance et de la coexistence pacifique, et exige que les auteurs de ces violences soient punis conformément à la loi.
Le parti islamique JI a annoncé qu’il convoquerait une convention nationale en septembre, incluant les minorités religieuses du Pakistan, pour faire avancer l’initiative de la « Caravane de la paix », soulignant que « le Pakistan appartient à tous ses citoyens, qui vivront ensemble et protégeront la vie et les biens de chacun. Nous voulons faire passer le message que le Pakistan est la patrie de toutes les religions et que son avenir prospère dépend de la paix.
Quiconque détruit la paix dans le pays est un ennemi de la nation », a déclaré Siraj-ul-Haq. Le dirigeant a également préconisé, au niveau politique, la création d’une commission nationale chargée des affaires des minorités, dans le but de sauvegarder les droits des hindous, des chrétiens, des sikhs et d’autres groupes religieux.
L’archevêque de Lahore conclut : « Cette attitude renouvelée de proximité et de solidarité n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’un long et patient engagement dans le domaine du dialogue interreligieux, que nous menons depuis au moins 15 ans. Nous avons maintenant des signes encourageants. Nous avons dit aux dirigeants musulmans qu’il est essentiel de poursuivre dans cette voie.
Nous leur disons souvent que les chrétiens du Pakistan, une petite communauté, respectent l’islam et tous les symboles religieux et n’ont aucune raison d’outrager l’islam, le prophète ou le Coran. Ils admettent que les accusations de blasphème sont fabriquées pour différentes raisons, pour des querelles personnelles.
Les chrétiens et les musulmans du Pakistan doivent rester unis pour faire face à ces défis et à ces problèmes. Le dialogue et l’unité sont les moyens d’améliorer réellement la situation, d’empêcher que de graves épisodes de violence ne se reproduisent et d’apporter de réels avantages à la coexistence dans l’ensemble de la société ».
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus pose deux questions aux Apôtres.
La première est : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » (Mt 16,13). Ils lui répondent que pour certains il était Jean-Baptiste, pour d’autres Elie ou Jérémie ou quelques un des prophètes.
La seconde est : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » (Mt 16, 15). Au nom de tous les disciples, Pierre professe la foi qui reste celle de l’Église de tous les âges : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). En effet, à partir de ce jour-là, l’Église continue de répéter cette profession solennelle de foi. Aujourd’hui, nous aussi, nous sommes appelés à laisser Dieu parler à nos cœurs comme il parla aux cœurs des Apôtres. Si nous écoutions les paroles évangéliques avec une foi parfaite et avec un amour parfait, nous comprendrions le vrai sens de ces mots : « Jésus, le Christ, la Parole, le Fils de l’Homme et de Dieu» et nous proclamerons avec une profonde conviction : « Jésus, Christ, le Fils du Dieu vivant »(Id.). Nous le faisons avec la conscience que le Christ est la « perle » inestimable, le véritable « trésor », pour lequel il vaut la peine de tout sacrifier, comme l’on a rappelé le 17ème dimanche du temps ordinaire – 30 juillet 2023).
Il est l’ami qui ne nous abandonne jamais, parce qu’il est Emmanuel, le Dieu toujours avec nous qui connaît les attentes les plus intimes de notre cœur. Jésus est le « Fils du Dieu vivant », le Messie promis, qui est venu sur terre pour offrir le salut à l’humanité et pour satisfaire la soif de vie et d’amour qui habite dans le cœur de chaque être humain. Cette soif est étanchée par la Divine Miséricorde qui est toujours prête à se donner à ceux qui se convertissent dans leur cœur et le demander à l’Église.
Il faut donc se rappeler que le Christ n’adresse pas ces deux questions aux disciples pour connaître une ou plusieurs opinions à propos de lui. Il n’a pas besoin de savoir ce que les hommes pensent de lui. Avec cette double question, Jésus demande un acte de foi en lui et, par conséquence, de le suivre. « Jésus n’a pas dit ‘Connais-moi !’. Il a dit ‘Suis-moi !’. Suivre Jésus avec nos vertus et malgré nos péchés. L’important est de toujours suivre Jésus. Ce n’est pas une étude des choses qui est nécessaire, mais c’est une vie de et en disciple. Il est nécessaire rencontre quotidienne avec le Seigneur, avec nos victoires et nos faiblesses » (Pape François).
De toute évidence, la question du Christ ne résulte pas d’une crise d’identité, mais s’offre comme un chemin pour amener les disciples dans son mystère de vérité et d’amour. La question du Messie est une vocation à le suivre. Et cette suite ne repose pas sur une adhésion à une théorie, mais sur la solidité d’une présence, aussi solide qu’une pierre.
Le Christ est la Pierre vivante qui choisit Pierre comme pierre. Les deux ne s’excluent pas. Le Christ, Pierre angulaire, appelle Pierre à une assimilation progressive, à devenir de plus en plus disciple et à être la Pierre apostolique, car, malgré sa fragilité et son péché, il aime son Seigneur plus que tous les autres Apôtres et disciples, et doit les confirmer dans cette foi active qui est l’amour.
C’est pour cela que le pape est celui qui préside la charité et confirme notre foi par le ministère de la vérité et de la miséricorde, et qui utilise les clés du Royaume pour réconcilier les personnes avec Dieu et entre elles. Les clés livrées à Pierre sont les clés de la grâce, de la miséricorde, du pardon, de l’espérance et de la joie.
Faisons nôtre la réponse de Pierre qui n’a pas répondu aux questions du Christ avec une théorie mais avec une profession de foi. Le problème n’est pas de mettre en question Dieu, mais de lui faire des questions. Lui, il est et reste un mystère ; Lui répondre constitue l’aventure d’être des hommes : l’aventure de suivre Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie.
La foi est l’accueil du Christ, le suivant, la communion d’amour avec lui. Il est notre rédemption et le monde.
2) Tu es Pierre
A la confession de Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt16,16), Jésus répond : « Tu es Pierre et sur cette pierre je construirai mon église et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Mt 16, 18).
La profession de foi de Pierre, l’humble pêcheur de Galilée, est la voix de condisciples et aujourd’hui elle nous indique la présence divine et le lieu du salut pour chaque homme et femme de la terre. Sur cette « pierre » de la foi, on bâtit la nouvelle communauté humaine, réconciliée et mariée à Dieu.
Il est vrai que l’Église est construite par le Seigneur : « Sur cette pierre, je bâtirai mon Église ». L’Église aussi est un pur don de Dieu, pour accueillir et sauver tout le monde avec toutes les limites et les erreurs de l’humanité blessée et pécheresse.
Il est vrai aussi que sur la foi de Pierre le Christ a fondé son Église, avec le pouvoir de lier et de délier, de pardonner et de sanctifier, avec la mission d’évangéliser, d’annoncer la bonne et heureuse nouvelle au monde entier. L’Église est établie sur communion avec Pierre et en obéissance à Pierre. Il est consolant et réconfortant d’entendre encore aujourd’hui la parole du Seigneur qui scelle ce dessein de Dieu : « Les pouvoirs de l’enfer ne l’emporteront pas ». Il donne la force de pouvoir marcher dans le monde d’aujourd’hui, non pas avec la présomption, mais avec la certitude que l’’Église est conduite par l’Esprit de Dieu
Le mot « église », en grecque ekklésia, signifie « convocation », « assemblée » et indique le peuple qui est rassemblé par la Parole de Dieu et qui essaie de vivre le message du Royaume apporté par le Christ. La mission de l’Église est de mettre en œuvre le grand plan de Dieu : rassembler toute l’humanité en une seule famille dans le Christ.
La mission de Pierre et de ses successeurs est de servir cette unité de l’unique Église de Dieu formée par tous les peuples du monde entier. Son ministère indispensable est de s’assurer qu’elle ne s’identifie jamais à une seule nation, à une seule culture, mais qu’elle est l’Église de tous les peuples, afin de rendre présent parmi les hommes, marqués par d’innombrables divisions et contrastes, la paix de Dieu et le pouvoir renouvelant de son amour.
La mission particulière du Pape, évêque de Rome et successeur de Pierre, est de servir l’unité intérieure qui vient de la paix de Dieu, l’unité de ceux qui sont devenus frères et sœurs en Jésus-Christ.
Unis au Saint-Père, nous tous, nous sommes appelés à être missionnaires du Christ et à témoins de son amour. La clé qui nous est donnée à tous est celle de la croix, ce qui implique le don de soi-même. En communion avec le Pape, nous sommes appelés à offrir – dans nos vies, sauvés et remplies de l’amour de Dieu – une pierre sur laquelle chaque personne humaine peut déposer ses chagrins, ses incertitudes et ses doutes.
Nous sommes « heureux », parce que nous avons été choisis pour proclamer l’Évangile : pour cela, en toutes circonstances, la puissance infinie de l’amour de Dieu brillant dans la gloire de sa résurrection nous maintiendra près de sa Croix, clé du royaume de Dieu.
Le Christ a donné à Pierre les « clefs » du Royaume, en l’appelant à être crucifié avec Lui, à porter avec lui Son joug léger et doux sur ses épaules, pour apprendre l’humilité et la douceur pour « délier » les hommes de l’esclavage du monde, de la chair et du démon, et les « lier » à Lui, le Christ, dans une alliance qui ne finira jamais.
Les vierges consacrées en sont des témoins spéciaux, parce que, « se liant » totalement et seulement au Christ, elles demeurent L’embrassant sur la croix. La virginité est la crucifixion de soi pour se donner à Dieu, pour se clouer à son amour en embrassant le Christ sur la Croix. La virginité ne peut être réduite à une renonciation, ni à une limitation : c’est un renforcement de l’amour comme cadeau de soi-même qui consacre la personne dans l’Amour et transforme l’aimant dans l’Aimé. L’amour vécu dans la virginité est un amour crucifié non pas parce qu’il s’agit d’un amour mortifié, mais parce que c’est un amour « sacrifié », c’est-à-dire sacré par le don total de soi-même à Dieu.
Pierre devait recevoir les clés de l’Église, plus encore les clés des cieux, et le gouvernement d’un peuple nombreux devait lui être confié. Le Seigneur lui avait dit : Tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux (Mt 16,19). Si Pierre, avec sa tendance à la sévérité, était resté sans péché, comment aurait-il pu faire preuve de miséricorde pour ses disciples ? Or, par une disposition de la grâce divine, il est tombé dans le péché, si bien qu’après avoir fait lui-même l’expérience de sa misère, il a pu se montrer bon envers les autres.
Rends-toi compte: celui qui a cédé au péché, c’est bien Pierre, le coryphée des Apôtres, le fondement solide, le rocher indestructible, le guide de l’Église, le port imprenable, la tour inébranlable, lui qui avait dit au Christ: Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas (Mt 26,35); lui qui, par une divine révélation, avait confessé la vérité: Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant (Mt 16,16).
Or, l’évangile rapporte que, la nuit même où le Christ fut livré, Pierre vint s’approcher du feu pour se chauffer. Une jeune fille lui dit alors : Toi aussi, hier, tu étais avec cet homme, et Pierre lui répondit : Je ne connais pas cet homme (cf. Mt 26,69-72).
Tu viens de dire : Même si je dois mourir avec toi, et maintenant tu nies en disant : Je ne connais pas cet homme. Pierre, est-ce bien cela que tu avais promis ? On ne t’a encore fait subir aucune torture, infligé aucun coup de fouet, mais il a suffi qu’une fille t’adresse la parole pour que tu te mettes à nier !
Une deuxième fois, la fille lui dit : Toi aussi, hier, tu étais avec lui. Et Pierre répondit : Je ne connais pas l’homme en question.
Quelle est la personne qui te parle pour que tu nies ainsi ? Une femme sans influence, une portière, une étrangère, une esclave, qui n’a droit à aucune considération, te parle et tu lui réponds en niant. Que c’est étonnant ! Une fille vient vers Pierre, une femme de mauvaise vie bouleverse la foi de Pierre. Lui, la colonne, le rempart, se dérobe devant les soupçons d’une femme. Ce n’étaient que des mots, mais ils ont ébranlé la colonne, ils ont fait trembler le rempart lui-même.
On lui dit une troisième fois : Toi aussi, hier tu étais avec cet homme, mais il le nia une troisième fois.
Finalement, Jésus fixa sur lui son regard pour lui rappeler ce qu’il lui avait dit. Pierre comprit, se repentit de sa faute et se mit à pleurer. Mais alors le Seigneur miséricordieux lui accorda son pardon, car il savait que Pierre, étant un homme, était sujet à la faiblesse humaine.
Comme je l’ai déjà dit, Dieu en a disposé ainsi et a permis que Pierre commette un péché, parce qu’un peuple nombreux allait lui être confié : car il ne fallait pas que, sévère parce que sans péché, il soit incapable de pardonner à ses frères. Il a été soumis au péché pour que la conscience de sa faute et du pardon reçu du Seigneur, le conduise à pardonner aux autres par amour. Il accomplissait ainsi une disposition providentielle conforme à la manière d’agir de Dieu.
Il a fallu que Pierre, lui à qui l’Église devait être confiée, la colonne des Églises, le port de la foi, le docteur du monde, se montre faible et pécheur. C’était, en vérité, pour qu’il puisse trouver dans sa faiblesse une raison d’exercer sa bonté envers les autres hommes.
Francois à l’occasion de la 10e rencontre nationale des jeunes catholiques à Saint-Pétersbourg, Russie, le vendredi 25 août.
Le Pape aux jeunes Russes: «Soyez des artisans de paix au milieu des conflits»
François est intervenu en visioconférence vendredi 25 août, pour s’adresser aux participants des Journées russes de la jeunesse qui se déroulent à Saint-Pétersbourg. Il les a invités à être «des semeurs de graines de réconciliation, de petites graines qui, en cet hiver de guerre, ne germeront pas maintenant dans un sol gelé, mais fleuriront lors d’un prochain printemps».
Antonella Palermo – Cité du Vatican
Les 2500 kilomètres qui les séparent n’ont pas empêché le Pape et les jeunes catholiques russes d’être «un peu ensemble». Pendant un peu plus d’une heure, en visioconférence, François a dialogué avec environ 400 garçons et filles participant à la 10e journée russe de la jeunesse qui se tient à Saint-Pétersbourg jusqu’au 27 août.
Unis sous le manteau de l’Église universelle
Ces journées, qui ont lieu depuis l’an 2000, sont organisées cette année pour la première fois à Saint-Pétersbourg, certains participants ont dû parcourir jusqu’à 9000 kilomètres pour s’y rendre. En effet, les jeunes rassemblés à Saint Pétersbourg viennent de 54 villes de la Fédération, de Kaliningrad à Vladivostok. Mais grâce à la technologie, «nous pouvons nous rassembler dans l’Esprit qui nous est donné, comme l’étreinte de Marie à Élisabeth», a déclaré Mgr Paolo Pezzi, archevêque de la Mère de Dieu à Moscou, en introduction de la rencontre. C’est l’une des rares occasions de se connaître, de partager des témoignages de foi; la communication avec le Pape apporte une joie particulière, souligne-t-il d’emblée, parce qu’elle permet de faire l’expérience non seulement de l’unité au sein de l’Église locale, mais aussi de l’unité avec l’Église universelle.
Remplacer les peurs par les rêves
S’adressant aux jeunes Russes, après avoir écouté les deux témoignages d’Alexandre et de Varvara, le Pape reprend trois idées issues du thème des JMJ de Lisbonne, «Marie se leva et partit en hâte» (Lc 1,39), afin qu’ils puissent, dit-il, réfléchir ultérieurement.
«Je vous souhaite, jeunes Russes, d’être des artisans de paix au milieu de tant de conflits et au milieu de tant de polarisations qui viennent de toutes parts et qui affligent notre monde. Je vous invite à être des semeurs de graines de réconciliation, de petites graines qui, en cet hiver de guerre, ne germeront pas maintenant dans le sol gelé, mais fleuriront lors d’un prochain printemps. Comme je l’ai dit à Lisbonne: « Ayez le courage de remplacer les peurs par des rêves; ne soyez pas des administrateurs de peurs, mais des entrepreneurs de rêves! Offrez-vous le luxe de grands rêves!».
François reprend l’épisode de la rencontre entre Marie et Elisabeth. Il rappelle que le Seigneur commence par nous appeler par notre nom, avant nos talents, avant nos mérites, «avant nos ténèbres et nos blessures». Il rappelle ces deux femmes qui deviennent «témoins de la puissance transformatrice de Dieu», et la hâte de Marie pour répandre sa joie.
«Quand Dieu nous appelle, nous ne pouvons pas rester immobiles, nous devons nous lever et nous dépêcher, parce que le monde, le frère, le souffrant, celui qui se tient à l’écart et ne connaît pas l’espérance de Dieu a besoin de le recevoir, de recevoir la joie de Dieu».
10e rencontre des jeunes catholiques de Russie, cathédrale Sainte Catherine de Saint Pétersbourg
L’amour de Dieu est pour tous
Le Pape souligne que « l’amour de Dieu est pour tous et que l’Église est pour tous» et enjoint à se souvenir de l’Évangile où il est question de l’invitation du maître du banquet à la croisée des chemins à apporter l’Évangile à tous, à chacun: «C’est ce que Jésus a voulu dire: tous, tous».
«L’Église est une mère au cœur ouvert qui sait accueillir et recevoir, en particulier ceux qui ont besoin d’une plus grande attention. L’Église est une mère aimante, parce qu’elle est la maison de ceux qui sont aimés et de ceux qui sont appelés. Combien de blessures, combien de désespoirs peuvent être guéris là où l’on se sent accueilli. Et l’Église nous accueille. C’est pourquoi je rêve d’une Église où personne n’est de trop. S’il vous plaît, que l’Église ne soit pas une douane qui sélectionne qui entre et qui n’entre pas. L’entrée est libre pour tout le monde, et ensuite, chacun entend l’invitation de Jésus à le suivre, et voit comment il se tient devant Dieu; et sur ce chemin, il y a les enseignements et les sacrements».
Jeunes et séniors s’ouvrent les uns aux autres
Là encore, le Pape reprend l’idée qui lui est chère du dialogue entre les jeunes et les anciens, et de l’importance du transfert d’expérience qui s’ensuit. Il revient sur la rencontre entre Marie et Elisabeth, qui est le rêve. Il invite à être des «bâtisseurs de ponts entre les générations, en reconnaissant les rêves» des prédécesseurs, des grands-parents: «L’alliance entre les générations maintient en vie l’histoire et la culture d’un peuple». Il insiste sur l’importance d’être «un signe d’espérance, un signe de paix et de joie, comme Marie». A l’image de son humilité, «vous aussi, dit-il, puissiez-vous changer l’histoire dans laquelle vous vivez».
«Ainsi, les personnes âgées rêvent de démocratie et d’unité des nations, tandis que les jeunes prophétisent et sont appelés à être des artisans de l’environnement et de la paix. Élisabeth, avec la sagesse de ses années, était âgée, et a renforcé Marie qui était jeune et pleine de grâce, conduite par l’Esprit».
Alexandre, de sataniste à séminariste: seul le Christ délivre des ténèbres
Le témoignage d’Alexandre Baranov, 34 ans, est celui d’un ancien sataniste, qui a participé à des rituels occultes jusqu’à il y a une dizaine d’années, avant de choisir le séminaire et le chemin de discernement vers le sacerdoce. Le plus important, explique-t-il, est de sortir les gens de l’obscurité, sinon les efforts pour rendre l’Église plus «attrayante» sont vains. La peur, la douleur d’une perte, l’expérience de sa propre faiblesse, l’expérience de la violence, les traumatismes sont autant de causes d’une telle dérive, observe Alexandre. Des conditions à partir desquelles peut naître un sentiment d’indignité du bonheur qui peut conduire à la haine. Il mentionne le recours à la superstition de la part de nombreuses personnes, y compris des jeunes. Nous devrions parler, souligne-t-il, «de la manière dont le Christ montre que, malgré notre faiblesse et notre négativité, nous sommes dignes de la vie, du salut et de l’amour»,«Il me semble que cette expérience libératrice est plus importante que tous nos plans sur la manière d’amener les gens au Christ. Elle est plus importante que toutes nos disputes sur la forme de la liturgie, sur les églises, les bâtiments, le rôle de certaines personnes dans l’Église. Car tout cela, conclut-il, ne peut ni attirer ni sauver. C’est le Christ qui guérit vraiment, qui conduit vraiment des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, de Satan à Lui et au Père».
Varvara: la foi et l’Église aident dans les sacrifices quotidiens
Varvara Molotilova est la deuxième d’une famille de huit enfants. Elle raconte au Pape comment la foi catholique est vécue et transmise dans sa famille. Ses parents se sont mariés à l’église grâce à la communauté née dans l’Oural où officiait le père Yaroslav, doyen de la paroisse d’Ekaterinbourg. Varvara raconte que sa foi, bien que née au sein de sa famille, était alors un choix libre. Elle exalte l’amour de ses parents qui, comme couple chrétien croyant, grâce au soutien de l’Église, enseigne l’humilité, la patience, et la dignité face aux sacrifices quotidiens.
Les Journées catholiques russes
La rencontre nationale de Saint-Pétersbourg se poursuit jusqu’au 27 août et comprend des catéchèses matinales par groupes de 25 à 30 personnes dans différents lieux de la ville, sur le modèle de Lisbonne et autour de thèmes tels que l’écologie intégrale, l’amitié sociale et la miséricorde de Dieu. L’objectif est de mettre en pratique la méthode synodale avec les jeunes, afin qu’ils puissent expérimenter le sens de la communion, de la participation et de la mission. Les jeunes Russes sont accompagnés par des prêtres, des religieux et des religieuses responsables de la pastorale des jeunes et par les cinq évêques: Mgr Paolo Pezzi, métropolite de l’archidiocèse de la Mère de Dieu à Moscou, l’auxiliaire Mgr Nikolai Dubinin; Mgr Clemens Pickel, du diocèse de Saint-Clément à Saratov; Mgr Joseph Werth, du diocèse de la Transfiguration à Novosibirsk, et Mgr Kirill Klimovich, du diocèse de Saint-Joseph à Irkoutsk.
Des étudiants étrangers vivant en Russie, originaires d’Arménie, d’Azerbaïdjan, d’Inde, de Colombie et d’autres pays, participent également à ces journées. Les après-midis, ils se réunissent dans trois paroisses différentes de la ville où ils célèbrent ensemble la liturgie. Jeudi 24 août, une journée dédiée aux vocations a été organisée, au cours de laquelle des représentants de différentes communautés monastiques et des jeunes ont parlé de leur ministère.