Étiquette : apostolat Fatima
27.08.2023 – CHAPELET À LOURDES
27.08.2023 – ANGÉLUS À ROME
Angélus: le Christ, un protagoniste du temps présent
Lors de sa catéchèse avant la prière de l’Angélus, dimanche 27 août, depuis la fenêtre du palais apostolique et devant une place Saint-Pierre remplie de pèlerins et touristes, François est revenu sur la présence du Christ dans la vie d’aujourd’hui, le Christ non pas comme un personnage de l’Histoire mais comme «le Dieu du présent».
Dès le début de sa méditation, revenant sur la profession de foi de Pierre dans l’Evangile selon Matthieu, François a expliqué qu’il ne fallait pas considérer Jésus comme un personnage du passé, car dans le cas échéant, «Il ne serait qu’un beau souvenir d’une époque révolue».
«Jésus ne veut pas être un protagoniste de l’Histoire, mais de votre aujourd’hui; pas un prophète lointain, mais le Dieu qui est proche !», a clarifié le Souverain pontife depuis le palais apostolique, avant d’ajouter, «Le Christ n’est pas un souvenir du passé, mais le Dieu du présent»
En revanche, en considérant Jésus comme un personnage historique, a développé François, «nous nous trouverions devant le grand fossé du temps et surtout devant son modèle, qui est comme une montagne très haute et inaccessible; nous voudrions l’escalader, mais nous n’en aurions pas la capacité et les moyens nécessaires.»
A nos côtés sur les sentiers difficiles
Au contraire, Jésus est ancré dans le temps présent, «il est à nos côtés»,«heureux de nous accompagner sur les sentiers les plus difficiles et les montées les plus inaccessibles», et il rend ainsi chacun capable de gravir «le sommet de la vie chrétienne», tout en accueillant les fragilités de tous, «Avec Lui à nos côtés, tendons nous aussi la main les uns vers les autres et renouvelons notre confiance: avec Jésus, ce qui nous semble impossible seul, ne l’est plus», s’est enthousiasmé le Successeur de Pierre.
En conclusion de sa catéchèse, François a invité les pèlerins à se poser une série de questions: «Pour moi, qui est Jésus? Un grand personnage, une référence, un modèle inaccessible? Ou bien le Fils Dieu, qui marche à mes côtés, qui peut me conduire au sommet de la sainteté, là où seul, je ne peux arriver ?».
Après la récitation de la prière mariale, il a pris le temps d’évoquer son prochain voyage apostolique: la Mongolie, du 31 août au 4 septembre. Il a également fait part de ses prières pour les victimes des incendies dans la nord-est de la Grèce et de sa solidarité envers le peuple ukrainien.
Source : VATICANNEWS, le 27 août 2023
27.08.2023 – MESSE À LOURDES
27.08.2023 – 21e dimanche du temps ordinaire A – Intégrale des lectures
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 21e dimanche du temps ordinaire, année A.
Mongolie : L’histoire de la statue de la Vierge de Darkhan

Mongolie : L’histoire de la statue de la Vierge de Darkhan
« Le fait que nous soyons ici est une grâce de Notre-Dame »
L’histoire de la statue mariale trouvée dans la décharge de Darkhan est au cœur du sixième vidéo-reportage réalisé pour l’agence vaticane Fides par Teresa Tseng Kuang yi, à l’occasion du voyage du pape François en Mongolie (31 août – 4 septembre 2023).
Elle a été trouvée par une dame de Darkhan, dans le nord de la Mongolie. La dame l’a placée dans sa ger, la maison traditionnelle mongole.
Personne ne sait d’où vient cette statue de Marie, découverte en 2013 dans la chambre de la dame par une religieuse salésienne : à l’époque, il n’y avait pas de chrétiens dans cette partie de la Mongolie.
« Si ce que la dame a dit est vrai, elle a trouvé cette statue de Notre-Dame avant que nous, les prêtres et les religieuses, n’arrivions à Darkhan, dit P. Leung Kon Chiu, salésien de Hong Kong travaillant en Mongole. Cette Madone est donc venue à cet endroit avant notre arrivée. Elle a préparé le terrain pour nous. Et le fait que nous soyons ici est une grâce de Notre Dame. »
Le cardinal Giorgio Marengo, préfet apostolique d’Oulan-Bator, a demandé que la statue soit placée dans la cathédrale de la capitale. Il a également informé le pape François de l’existence de la statue de Darkhan et le pape lui a demandé de donner un nom à la Vierge.
La statue est devenue « un symbole de notre Église catholique en Mongolie », souligne P. Leung Kon Chiu. Les Mongols l’appellent la « Madone céleste », et le card. Marengo a proclamé une année Notre-Dame de Mongolie qui se terminera le 8 décembre 2023, en la fête de l’Immaculée Conception.
Source : ZENIT.ORG, le 25 août 2023
Le grand écart : ce fossé qui se creuse entre les valeurs « occidentales » [progressistes] et celles du reste du monde

Du site « Pour une école libre au Québec » :
Le grand écart : ce fossé qui se creuse entre les valeurs « occidentales » [progressistes] et celles du reste du monde
On a longtemps pensé que les différences culturelles entre les grandes civilisations allaient s’estomper avec le temps et le développement économique. Mais tel n’est pas le cas.
The Economist (voir la traduction de la majorité de l’article ci-dessous) souligne, en s’appuyant sur le World values survey, que contrairement à ce qu’on a longtemps pensé, les valeurs occidentales divergent du reste du monde. À quel point ce phénomène est-il marqué ?
Vincent Tournier — On a longtemps pensé que les différences culturelles entre les grandes civilisations allaient s’estomper avec le temps et le développement économique. Telle était la thèse optimiste qui a été avancée par Francis Fukuyama au début des années 1990, au moment de la chute de l’URSS et au début de la mondialisation. Le politologue américain Ronald Inglehart, décédé récemment, qui est le concepteur des World Values Survey (WVS), est allé dans le même sens. Sa réflexion a été fortement influencée par le contexte français puisqu’il est venu en France lors des événements de Mai-1968. Il a pensé qu’une profonde transformation des valeurs était à l’œuvre qui se caractérisait par le déclin du nationalisme, de la religion et du consumérisme au profit de ce qu’il appelait les valeurs post-matérialistes : l’autonomie individuelle, la recherche du bien-être, l’engagement civique. Pour désigner cette mutation, il parlait d’une « révolution culturelle ». Ses principaux ouvrages datent des années 1990, au moment où l’optimisme était à son maximum.
Assez rapidement toutefois, les données ont indiqué que son schéma évolutionniste ne marchait pas complètement. Alors que les pays occidentaux connaissent toujours un processus de libéralisation des mœurs, ce que vient de confirmer une équipe française dirigée par Pierre Bréchon qui travaille sur les données européennes des WVS, les comparaisons internationales montrent que les zones de fracture sont toujours très nettes. Même si la plupart des pays évoluent, il y a toujours des différences très fortes entre les grandes ères civilisationnelles : l’Asie, l’Amérique latine, l’Europe et ses divisions (protestants, orthodoxes et catholiques), le monde musulman.— Concrètement, quelles sont les valeurs où l’on observe les écarts se creuser ?
Vincent Tournier — Les principaux points de clivage portent sur le rapport à l’autorité, aux hiérarchies sociales, à la religion et aux mœurs. Ce dernier point occupe une place particulièrement saillante, notamment la question de l’homosexualité. Le rapport à l’homosexualité cristallise les antagonismes. Les pays occidentaux voient l’homosexualité comme une situation légitime qui mérite de recevoir une pleine reconnaissance sociale et juridique, alors que le reste du monde, à des degrés divers, considère que l’homosexualité est une situation anormale qui doit rester tabou ou cachée [ou punie…]. Précisons que cette divergence ne concerne pas seulement les hommes, car, dans la plupart des pays, les deux sexes ont généralement des opinions assez proches sur les mœurs.
— Y a-t-il néanmoins des thématiques où une convergence s’opère ?
Vincent Tournier — Les convergences se font plutôt au sein des zones civilisationnelles. C’est particulièrement le cas en Europe occidentale : les pays du sud, traditionnellement plus catholiques, ont tendance à se rapprocher des pays protestants du nord sur les questions de société.
– Pourquoi pensait-on, notamment Inglehart, que, avec le temps, les valeurs allaient converger ?
Vincent Tournier — La thèse de Ronald Inglehart est que la sécurité matérielle conditionne les valeurs individuelles : plus la sécurité progresse, plus les individus ont tendance à adhérer aux valeurs post-matérialistes. Ce schéma n’est pas faux : le développement des valeurs individualistes à partir des années 1960 doit beaucoup à la hausse du pouvoir d’achat et du niveau d’éducation, ainsi qu’à la mise en place de la sécurité sociale et au bouclier américain, autant de facteurs qui ont créé un environnement rassurant, ce qui permet par exemple aux individus de prendre leurs distances avec la religion.
Mais Inglehart a sous-estimé plusieurs éléments. Il a d’abord eu une vision radicale de l’opposition entre les valeurs matérialistes et les valeurs post-matérialistes. Non seulement le consumérisme n’a pas disparu en Occident, y compris dans les milieux éduqués, mais dans le reste du monde, la hausse du niveau de vie n’a pas toujours fait reculer les valeurs traditionalistes. Ensuite, Inglehart n’a pas vu que, en Occident, la sécurité matérielle pouvait s’accompagner d’une insécurité psychologique et existentielle, ce qui se manifeste notamment par de nouvelles formes de religiosités telles que les croyances ésotériques ou complotistes. Même la Silicon Valley semble gagner par un technomessianisme empreint de religiosité.
Enfin et surtout, Inglehart a mal évalué les réactions de rejet que pouvaient susciter les valeurs post-matérialistes. Il en a pris conscience tardivement, dans un ouvrage intitulé Cultural backlash, que l’on pourrait traduire par « retour de balancier ». En voulant trop analyser les valeurs à partir de la psychologique individuelle, il a oublié que les valeurs ont aussi une dimension politique, ce qui signifie qu’elles peuvent se politiser et devenir un objet de conflit. On l’a vu en France lors de la loi sur le mariage gay et on le voit aujourd’hui avec les débats sur la GPA ou l’euthanasie. C’est aussi le cas avec l’immigration qui est devenue un point de polarisation très important dans beaucoup de pays occidentaux.
— Qu’est-ce qui peut expliquer que, plutôt que de converger, les valeurs divergent ? Faut-il s’en inquiéter ?
Vincent Tournier — L’économie ne fait pas tout. Le développement économique n’a pas d’effets mécaniques et systématiques. Malgré les progrès, beaucoup de régions du monde sont loin de bénéficier d’un environnement aussi sécurisé que celui que connaît l’Occident, lequel constitue finalement une exception dans le monde actuel.
De plus, il ne faut pas sous-estimer la dimension répulsive des valeurs individualistes. Les polarisations que l’on observe au sein des pays occidentaux se retrouvent aussi au niveau international. Le libéralisme des mœurs ne s’exporte pas facilement. Il est d’autant moins attractif qu’il est perçu comme le symbole de l’Occident. Les pays occidentaux sont fiers de leurs valeurs et ils sont tentés d’en faire une référence universelle. Curieusement, alors que l’histoire coloniale de l’Europe est regardée avec horreur, cette ambition moralisatrice n’est pas perçue comme une forme de néo-colonialisme. Or, pour beaucoup de pays, ces injonctions moralisatrices relèvent d’un interventionnisme inacceptable. Du Brésil à la Russie sans oublier les pays musulmans, le sentiment se développe que les Occidentaux veulent imposer un modèle de société qui n’est pas forcément conforme à leur culture.
Le problème est que les pays occidentaux considèrent que ces valeurs libérales ou individualistes sont consubstantielles à la démocratie elle-même. En somme, elles sont censées former un tout indissociable : si vous voulez être démocrate, il faut aussi souscrire au panel de valeurs que les Européens ont défini comme incontournables. Cette confusion entre la politique et la morale n’est pas saine, car elle peut rendre la démocratie moins désirable. Si beaucoup de gens aspirent à vivre dans un régime démocratique, tout le monde n’a pas forcément envie de copier le mode de vie occidental. C’est une des raisons qui peut expliquer le désamour pour la démocratie et le regain d’intérêt pour les pouvoirs autoritaires. En Afrique, les pays qui se présentent comme des contre-modèles occidentaux (Chine, Russie, Turquie, pétromonarchies) rencontrent un certain succès. Dans le cas du Sahel, où plusieurs coups d’État se sont produits (Mali, Burkina Faso, Niger), une partie du sentiment anti-français peut aussi venir de là. Le modèle français fait d’autant moins rêver que les gouvernements africains, soutenus par la France, sont accusés de corruption et d’inefficacité dans la lutte contre le djihadisme. De ce point de vue, la théorie de Inglehart n’est pas totalement dépassée : c’est parce que les habitants de ces régions se sentent en insécurité qu’ils ne sont pas prédisposés à accueillir dans la joie les valeurs post-modernes.
Extraits de l’article de The Economist
EN 1981, plus de 40 % de la population mondiale vivait dans l’extrême pauvreté. Mais la croissance économique commençait à s’accélérer dans les pays en développement. Ron Inglehart, professeur à l’université du Michigan, organise une enquête mondiale pour vérifier la théorie selon laquelle, lorsque les paysans échappent à la pauvreté, ils commencent à penser et à se comporter différemment, comme l’ont fait les gens dans le passé lorsqu’ils ont rejoint les classes moyennes.
Ils pourraient accorder une plus grande priorité à l’éducation, à l’élargissement des connaissances de leurs enfants, que ne l’avaient fait leurs propres parents. Ils pourraient accorder plus d’importance à leur propre expérience et à leur raisonnement, et moins aux livres religieux ou à l’autorité des rois. Et peut-être que ces nouvelles façons de faire, ces valeurs fondamentales, commenceraient à converger dans le monde entier. Inglehart pensait que l’on pouvait tester ces éléments en posant des questions révélant des valeurs sous-jacentes telles que « Quelle est l’importance de la religion dans votre vie ? », « Seriez-vous heureux de vivre à côté d’un étranger ? » et « Pouvez-vous faire confiance à la plupart des gens ? ».
Quarante ans plus tard, seuls 8 % de la population mondiale sont encore en situation d’extrême pauvreté ; plus de la moitié, selon certaines mesures, font partie de la classe moyenne. Le World Values Survey (WVS), le bébé d’Inglehart, est devenu le plus grand réseau de recherche sociale au monde. Tous les cinq ans environ, ses chercheurs se rendent sur le terrain pour interroger, aux dernières nouvelles, près de 130 000 personnes dans 90 pays. Pourtant, la dernière vague de résultats, qui couvre la période 2017-22, ne confirme que partiellement l’idée selon laquelle les valeurs fondamentales tendent à converger à mesure que les gens s’enrichissent. De manière significative, les différences entre les modes de pensée des différentes parties du monde semblent se creuser.
Inglehart (décédé en 2021) a soutenu que la sécurité — ou, pour être précis, l’insécurité — est à l’origine de la façon dont les gens pensent et de ce à quoi ils accordent de la valeur. Dans un monde incertain où les enfants ou les récoltes peuvent être anéantis par la maladie ou la sécheresse du jour au lendemain, la famille est souvent le seul rempart contre le désastre, tandis que l’église, la mosquée ou le temple sont les principaux pourvoyeurs de consolation ou d’explication. Mais à mesure que la richesse s’étend, l’insécurité de base recule. Dans un environnement plus stable, les gens peuvent penser davantage par eux-mêmes.
Inglehart pensait que ce processus se produisait sous deux formes légèrement différentes. Il a inventé des méthodes pour mesurer chacune d’entre elles.
La première évalue l’influence des sources d’autorité coutumières, telles que la famille et la religion. À une extrémité de ce spectre se trouve le respect de la tradition. À l’autre extrémité, on trouve les croyances laïques et une pensée plus scientifique. C’est ce qu’il a appelé l’axe « tradition-laïcité ». Votre position sur cet axe dépend de vos réponses à des questions telles que « Croyez-vous en Dieu ? » et « Quelle est l’importance de l’obéissance chez les enfants ? ».
La deuxième mesure évalue l’attachement des personnes à un groupe d’appartenance. À une extrémité, on trouve une association étroite avec une ethnie, une nation ou une race ; il y a une division nette entre « nous » et « eux ». À l’autre extrémité, on trouve un plus grand individualisme et le fait de penser par soi-même. Cette approche repose sur des questions telles que « Pouvez-vous faire confiance à la plupart des gens ? » ou « Seriez-vous prêt à signer une pétition ? ». Il s’agit d’une sorte d’indice de tribalisme politique, bien que les chercheurs soient trop polis pour l’appeler ainsi. L’ensemble de ces indices crée une carte des valeurs mondiales.
Les populations voisines se regroupent librement :
- Les Européens dans une région,
- les Latino-Américains dans une autre,
- les pays africains et islamiques dans une troisième, etc.
Et les valeurs ont tendance à ne pas changer rapidement. Comme le dit Pippa Norris, l’un des coauteurs de l’étude d’Inglehart, « si elles changent, il s’agit d’opinions et non de valeurs ». Mais au cours des dernières décennies, on a assisté à un changement substantiel — et extraordinaire.
- Les pays orthodoxes sont devenus plus traditionnels.
- Les pays latino-américains le sont moins.
- Les pays anglophones se distinguaient clairement des Européens protestants (dont l’appartenance religieuse est plus forte), mais les deux groupes sont devenus plus difficiles à distinguer.
[Si l’on compare les résultats de l’enquête de 1998 à ceux d’aujourd’hui, on constate que dans les deux cas], les Européens protestants sont les plus laïques et les plus individualistes. Les Européens catholiques ont des opinions similaires, bien que moins marquées. Dans les pays islamiques et africains, la religion et la famille tiennent le haut du pavé. Ce que le WVS appelle les pays « confucéens », dont la Chine, le Japon et la Corée du Sud, sont un mélange. Ils sont aussi attachés aux valeurs laïques que les Européens ; lorsqu’ils répondent à des affirmations telles que « en cas de conflit entre la religion et la science, la religion a toujours raison », ils sont même moins susceptibles d’être d’accord que les Allemands ou les Néerlandais. Mais ils sont loin d’être aussi tolérants que ces nations à l’égard des homosexuels et d’autres minorités.
Il y a deux décennies, un groupe de pays combinait les convictions religieuses avec le soutien à l’individualisme et à l’expression de soi, c’est-à-dire une sorte d’hybride de valeurs traditionnelles et modernes. Il s’agissait de l’Amérique, de l’Irlande et de certains pays d’Amérique latine, comme le Venezuela. Cet amalgame les place dans le coin inférieur droit. De nombreux pays orthodoxes (comme la Russie et la Roumanie) présentaient l’inverse : des valeurs religieuses faibles, mais des valeurs « tribales », ou collectives, fortes.
[…]
À première vue, cette évolution suggère que les gens pensent différemment lorsqu’ils échappent à la pauvreté et à l’insécurité. La ligne diagonale implique que les pays sont soit traditionalo-collectifs, soit rationalo-individualistes. Les pays les plus pauvres se trouvent (pour la plupart) à une extrémité et les plus riches (pour la plupart) à l’autre. On peut supposer que les pays les plus pauvres finiront par se déplacer le long de la diagonale.
Peut-être. Mais pour l’instant, les résultats du WVS suggèrent que cela ne se produit pas sans obstacle ni détour. Si les pays pauvres convergeaient effectivement avec les pays riches en termes de valeurs, on pourrait s’attendre à ce qu’ils soient ceux où les valeurs évoluent le plus rapidement, tandis que les pays qu’ils rattrapent seraient plus stables. En fait, l’enquête révèle le contraire. Les pays qui sont déjà les plus laïques et les plus individualistes changent le plus rapidement et deviennent encore plus laïques ; ceux qui sont les plus traditionnels et les plus claniques changent moins et deviennent parfois plus traditionnels, et non moins.
En 1998, 38 % des Européens protestants et 32 % des musulmans déclaraient que la plupart des gens étaient dignes de confiance. En 2022, la confiance avait augmenté en Europe (plus de la moitié des Européens déclarant faire confiance aux gens), mais elle s’était effondrée dans les pays islamiques, où seulement 15 % des personnes interrogées déclaraient que les gens étaient dignes de confiance. En 1998, les Européens catholiques et les Latino-Américains avaient des niveaux de confiance comparables. En 2022, la proportion d’Européens catholiques déclarant faire confiance aux gens était trois fois plus élevée que celle des Latino-Américains.
Tout comme la méfiance à l’égard des étrangers est une mesure des valeurs collectives, la réticence à signer des pétitions l’est également. En effet, les sociétés claniques ont tendance à ne pas croire que les autorités dirigeantes agiront dans leur intérêt, et ce par crainte de représailles. En 2022, près de la moitié des personnes interrogées en Amérique latine et dans les pays orthodoxes ont déclaré qu’elles ne signeraient jamais une pétition. Il s’agit d’une forte augmentation en Amérique latine depuis 1998, et d’une faible augmentation dans les pays orthodoxes. En revanche, le nombre d’Européens ayant déclaré qu’ils ne signeraient jamais une pétition a nettement diminué, pour atteindre des niveaux inférieurs de moitié à ceux de la plupart des pays du reste du monde.
Mesure après mesure, qu’il s’agisse de penser que les enfants doivent être obéissants, de tolérer l’homosexualité ou de convenir que « lorsque la religion et la science s’opposent, la religion a toujours raison », les pays européens ont évolué vers plus d’individualisme et de laïcité au cours des 25 dernières années. C’est également le cas de l’Amérique. Bien que les Américains aient longtemps été un peu plus religieux que la plupart des Européens, ils ont évolué au fil du temps vers plus d’individualisme et de laïcité, au moins autant que les Européens.
En 1981, par exemple, 47 % des Américains se décrivaient comme non religieux (déclarant que Dieu n’était pas important dans leur vie, qu’ils n’assistaient pas aux offices religieux, etc.)). En Suède, cette proportion était de 58 %. En 2022, la part des Américains avait augmenté de 14 points, atteignant presque celle de la Suède. Entre-temps, les pays orthodoxes, islamiques et latino-américains ont connu des changements moins importants ou, dans certains cas, une évolution vers plus de traditionalisme et de collectivisme. Cela n’invalide pas nécessairement l’idée que les valeurs mondiales convergeront un jour. Mais cela suggère que ce jour est peut-être [au minimum] encore loin.
Attention à l’écartement
Ces résultats soulèvent trois autres questions. Premièrement, combien de temps cet écart peut-il continuer à se creuser ? En particulier, les Européens et les Américains peuvent-ils vraiment continuer à devenir de plus en plus individualistes et laïques ? « Les gens ne cessent de me demander s’il y a une limite », déclare Christian Welzel, professeur à l’université Leuphana de Luneburg, en Allemagne, et l’un des coauteurs de l’étude d’Inglehart. « Mais je n’ai encore vu aucun signe ». Le Dr Welzel a examiné les données de la WVS par cohorte d’âges. Il constate que, dans chaque région, chaque génération devient plus individualiste et plus laïque que la précédente.
En Europe, l’écart entre les jeunes et les vieux est particulièrement important et bien plus grand que dans les pays islamiques ou orthodoxes. Cela signifie que l’évolution vers une plus grande expression de soi se poursuivra dans la prochaine génération. En Amérique, il existe un écart de valeurs entre les régions les plus religieuses et les plus laïques du pays, ce qui pourrait théoriquement signifier que les régions religieuses (dans le Sud et le Midwest) ne participent pas à la dérive vers la laïcité. Pourtant, même cette hypothèse semble erronée. L’écart entre les États les plus et les moins religieux n’a pas changé de manière significative depuis 1981. Quelle que soit la cause de la polarisation inhabituelle de la politique américaine, il ne s’agit pas, comme le suggère le WVS, d’un changement fondamental des croyances dans les différentes régions du pays.
Deuxièmement, quelles sont les implications politiques et géopolitiques ? D’une manière générale, les valeurs et la politique sont manifestement et intimement liées. Les valeurs traditionnelles semblent être davantage associées aux autocraties ; les systèmes « une personne, une voix » incarnent des valeurs individualistes. Ce n’est pas une coïncidence si, au cours de la dernière décennie, les populistes autoritaires ont particulièrement bien réussi dans deux des régions où le ralentissement ou l’inversion des valeurs séculaires et rationnelles s’est produit : les pays orthodoxes (tels que la Russie et le Belarus) et l’Amérique latine (Brésil, Nicaragua, Venezuela).
Dans les pays orthodoxes, latino-américains et islamiques, le soutien à la démocratie s’est également effondré, mesuré par la part de la population estimant qu’il est bon ou assez bon d’avoir un dirigeant fort qui ne s’embarrasse pas de parlement ou d’élections. Dans les trois régions, cette proportion a augmenté d’un tiers à deux tiers entre 1998 et 2022. Cela n’augure rien de bon pour l’avenir de la démocratie.
Néanmoins, il n’existe pas de relation simple entre les valeurs et la politique, comme le suggère l’exemple des électeurs religieux américains. La persistance de la droite dévote et traditionaliste en Europe et en Amérique est clairement liée au mécontentement suscité par la diffusion de l’individualisme. Mais il n’est pas évident de savoir si les électeurs ont changé et se sont organisés en partis d’extrême droite plus puissants, ou si les partis ont simplement réussi, avec plus de succès que par le passé, à vendre leur politique à des électeurs qui n’ont pas tellement changé eux-mêmes.
Une remarque similaire peut être faite à propos des valeurs et de la géopolitique. Les conflits internationaux sur les valeurs semblent s’étendre. Il ne se passe pas un jour sans que les gouvernements occidentaux et non occidentaux ne s’affrontent sur la question des droits des LGBT. Après que le président Joe Biden a critiqué l’introduction par l’Ouganda d’une loi anti-homo sévère au début de l’année, Anita Among, la présidente du parlement ougandais, a déclaré : « Le monde occidental ne viendra pas gouverner l’Ouganda ». Et lorsque Recep Tayyip Erdogan, le président turc, a menacé de bloquer la demande d’adhésion de la Suède à l’OTAN parce qu’un homme avait brûlé des pages du Coran en Suède, il a fait appel aux fortes convictions religieuses des Turcs. Mais pour de nombreux Suédois individualistes, le brûleur de livres avait tout à fait le droit de s’exprimer librement, tant qu’il respectait la loi.
Les dissentiments sur les valeurs sont également omniprésents dans la rivalité entre les superpuissances américaine et chinoise. Les dirigeants chinois se plaignent sans cesse que « les soi-disant valeurs universelles de l’Occident » n’existent pas (comme le dit Xi Jinping, le président chinois) et que les appels du gouvernement américain à de telles valeurs ne sont qu’un écran de fumée pour un nouveau type d’impérialisme. Dilma Rousseff, ancienne présidente du Brésil, qualifie le libéralisme occidental de « système de valeurs imposé ».
Néanmoins, bon nombre de ces conflits se seraient certainement produits indépendamment des différences de valeurs. La Chine aurait défié l’Amérique pour des raisons stratégiques et technologiques. La Turquie aurait pu bloquer la Suède pour obtenir des concessions de l’OTAN. Vladimir Poutine, le président russe, affirme avoir envahi l’Ukraine parce que ce pays, qui faisait autrefois partie intégrante du monde orthodoxe, s’imprègne des habitudes de pensée européennes qui, selon M. Poutine, menacent la Russie. Mais M. Poutine avait de nombreuses raisons de prendre sa décision, qu’elles soient paranoïaques ou calculées. Il ne s’agit pas de dire que les différences de valeurs sont artificielles. Mais elles peuvent ne pas être déterminantes. Pour les gouvernements autoritaires, les « valeurs » sont une excuse aussi bien qu’un ensemble de croyances.
Troisièmement, qu’est-ce que tout cela signifie pour les arguments sur les « valeurs universelles » ? La WVS implique que les valeurs laïques et libérales ne sont pas plus universelles que les valeurs religieuses et autoritaires. Les deux ensembles de valeurs se situent aux extrémités opposées du même spectre d’opinions ; tous deux sont des moyens par lesquels les gens s’adaptent à leurs circonstances, qu’elles soient sûres ou incertaines. En ce sens, M. Xi et d’autres ont raison : ces valeurs ne sont pas universelles. Mais elles ne dépendent pas entièrement de l’histoire ou de la culture politique d’un pays.
En règle générale, à mesure que la prospérité s’étend, que l’espérance de vie augmente, que les taux de fécondité diminuent et que l’éducation se développe, les gens tendent à se rapprocher de l’extrémité laïque/rationnelle du spectre. M. Welzel décrit ce phénomène comme un changement d’état d’esprit, passant d’une « orientation vers la prévention » (dans laquelle la principale préoccupation des gens est de prévenir les dommages et les pertes pour eux-mêmes et leur famille) à ce qu’il appelle une « orientation vers la promotion » (dans laquelle les gens recherchent l’expression de soi et la liberté de choisir la manière de vivre leur vie).
Le WVS constate toutefois que la vitesse à laquelle ce changement se produit varie considérablement d’un pays à l’autre. Dans certains endroits, le processus s’inverse même. Les différentes générations s’adaptent plus ou moins facilement. Les gouvernements interviennent pour ralentir les choses si cela les arrange. Et il est clair que l’enrichissement n’est pas nécessairement suffisant pour déclencher le changement de valeurs, car les pays qui s’enrichissent peuvent souvent se sentir moins en sécurité.
Pour toutes ces raisons, les modes de pensée traditionnels persistent et la convergence des valeurs qui devrait accompagner la croissance économique est loin d’être achevée. Pourtant, l’impact d’une plus grande sécurité sur les valeurs des gens ne disparaît pas. Lentement, sans certitude, les valeurs religieuses et autoritaires tendent à perdre de leur attrait, tandis que les valeurs laïques et libérales tendent à en gagner. La bataille des valeurs se joue entre ces deux pôles.
Source : Pour une école libre au Québec, le 26 août 2023
Comment sainte Monique se libéra de son addiction à l’alcool

Monique, la mère de saint Augustin, connut elle aussi, comme son fils, de fâcheuses habitudes. Elle avait par exemple développé une certaine addiction à l’alcool. La Providence aidant, sa conscience et sa force d’âme l’en délivrèrent.
Fille aînée d’un couple de la classe moyenne de Thagaste, Monique, née en 331, a été élevée à la dure par une vieille servante chrétienne qui jugeait utile de mortifier les sens des enfants. Par exemple en leur interdisant de boire un verre d’eau en dehors des heures de repas. Il fait chaud, l’été en Numidie, l’Algérie actuelle, et cette privation coûtait à la petite et à ses sœurs. Pour la justifier, la rude éducatrice disait :
« Aujourd’hui, vous buvez de l’eau, faute de vin, mais une fois mariées, maîtresses de la dépense et de la cave, l’eau vous semblera fade quand l’habitude de boire se sera installée… »
Autrement dit, elle pensait les prémunir contre l’alcoolisme mondain et solitaire de femmes mal mariées qui s’ennuieraient chez elles.
La clef de la cave
Ce fut le contraire qui arriva. L’épisode nous est rapporté par son fils Augustin, dans les Confessions(IX, 8). Monique avait quinze ans environ, le temps vînt où la vieille servante mourut et fut remplacée par une domestique du même âge que sa jeune maîtresse, avec laquelle, jalouse, elle s’entendit aussitôt fort mal. De disputes en disputes, dans lesquelles, l’une étant fille libre et l’autre de condition servile, Monique a toujours le dernier mot, la haine de la servante envers elle ne cesse de croître. Elle s’en rendait compte et se méfiait d’elle.
Vers cette époque, marque de confiance, ses parents confièrent à Monique la clef de la cave et la chargèrent d’aller, chaque jour, y prendre le vin pour les repas familiaux. Au bout de quelques jours, curieuse, Monique ne put s’empêcher de tremper les lèvres dans la boisson contre laquelle elle avait été tant mise en garde. L’irrésistible attrait du fruit défendu…
Le vin romain est beaucoup plus lourd, plus épais que les nôtres, beaucoup plus alcoolisé aussi, au point qu’il faut le couper, pour le boire, de deux fois sa mesure d’eau, ce dont les vrais buveurs se gardent bien. Il n’en faut pas de grosses quantités pour s’enivrer vite et fort.
Rouge de confusion
Les premières fois, Monique trouve les quelques gouttes absorbées détestables ; elles lui donnent la nausée et lui font tourner la tête. Pourtant, jour après jour, elle y trempe les lèvres et, l’habitude venant, les quelques gouttes deviennent petites gorgées, puis les petites gorgées grandes lampées et, bientôt, des coupes entières, qu’elle siffle gaillardement et qui la mettent dans un état d’ébriété manifeste, ce dont ses parents, parfaitement indifférents, ne se rendent pas compte. Seule la servante, qui l’accompagne à la cave pour lui tenir la lampe, est au courant de ce honteux penchant. Elle n’en informe pas ses maîtres, sans doute dans l’intention de nuire plus gravement à Monique, le moment venu. Or, un midi, comme elles sont seules toutes deux à la cave, et Monique déjà un peu grise, elles se prennent de querelle et l’esclave, s’emportant mais sûre de son impunité, la traite de « sale petite biberonne de vin pur », autrement dit de poivrote.
Sa honte fut telle qu’elle trouve la force, et il en fallait, de ne plus boire une goutte de vin.
L’injure la dessoule d’un coup. Il est invraisemblable qu’une esclave se permette de parler sur ce ton à sa maîtresse mais, rouge de confusion, Monique se rend compte qu’elle l’a mérité. Elle est en effet une petite ivrognesse qui s’arsouille en cachette, s’exposant à juste titre au mépris d’une servante insolente. Sa honte fut telle qu’elle trouve la force, et il en fallait, de ne plus boire une goutte de vin. Ainsi, avec la grâce de Dieu, se corrigea-t-elle définitivement de son vice.
Source : ALETEIA, le 12 septembre 2021
Méditation du 21e dimanche du Temps Ordinaire A: «Pour vous, qui suis-je ?»

Le père jésuite Martin Bahati nous introduit à la méditation, avec les lectures du 21è Dimanche du Temps Ordinaire de l’Année liturgique A.
Lectures:
Is 22, 19-23
Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 6.8bc
Rm 11, 33-36
Mt 16, 13-20
Mes chers frères et sœurs, en ce 21e dimanche du Temps Ordinaire, le Christ pose une double question: qui est-il pour les gens et qui est-il pour nous? (Qui est le Christ pour moi personnellement?).
La confession de foi de Simon-Pierre nous révèle la vraie identité de Jésus qui est au cœur de notre foi chrétienne: Jésus est le Christ, le Fils de Dieu. Cette confession de foi est à accepter, à vivre et à assumer personnellement. Il ne s’agit pas de répéter des formules, les on-dit, les prières ou les écritures mais répondre à la question: qui est Jésus pour moi dans l’aujourd’hui de ma vie.
L’Évangile définit l’unité de l’Eglise qui doit se faire autour de Pierre ou de son successeur, le Pape. Jésus y révèle son projet de construire son Église sur le solide fondement de Pierre, à qui il remettra les clés de l’autorité d’enseignement et de gouvernement. Ainsi, Simon Pierre reçoit une nouvelle mission symbolisée par un changement de nom, Cephas (Pierre), le rocher (petros), sur lequel Jésus bâtira son Église que la puissance du mal ne pourra vaincre. Pierre recevra les clés du Royaume et le pouvoir de lier et de délier sur la terre, décision que le Ciel ratifiera. Ainsi, Jésus confie à Pierre l’autorité et la direction de l’Église.
Comme Simon Pierre et les autres apôtres, la réponse au sondage de Jésus nous confère des responsabilités: la possibilité de continuer à bâtir l’Eglise sur notre profession foi, sans faille, dans le monde d’aujourd’hui.
Que la Sainte Vierge Marie intercède pour nous. Amen!
Suivre la méditation proposée par le père Martin Bahati,SJ

Source : VATICANNEWS, le 24 août 2024
L’intelligence artificielle et la paix

L’intelligence artificielle et la paix
Thème du message pour la Journée mondiale de la paix 2024
Le Dicastère pour la promotion du développement humain intégral a communiqué le thème du message pour la prochaine Journée mondiale de la paix, lundi 1er janvier 2024 : L’intelligence artificielle et la paix.
Les progrès remarquables réalisés dans le domaine de l’intelligence artificielle ont un impact de plus en plus important sur l’activité humaine, la vie personnelle et sociale, la politique et l’économie.
Le pape François appelle à un dialogue ouvert sur le sens de ces nouvelles technologies, dotées de possibilités innovantes et d’effets ambivalents. Il rappelle la nécessité d’être vigilant et d’œuvrer pour qu’une logique de violence et de discrimination ne s’installe pas dans la production et l’utilisation de ces dispositifs, au détriment des plus fragiles et des exclus : l’injustice et les inégalités alimentent les conflits et les antagonismes. L’urgence d’orienter de manière responsable le concept et l’utilisation de l’intelligence artificielle, afin qu’elle soit au service de l’humanité et de la protection de notre maison commune, nécessite d’étendre la réflexion éthique à la sphère de l’éducation et du droit.
La protection de la dignité de la personne et le souci d’une fraternité effectivement ouverte à toute la famille humaine sont des conditions indispensables pour que le développement technologique contribue à la promotion de la justice et de la paix dans le monde.
Source : ZENIT.ORG, le 24 août 2023