Notre Dame de Czestochowa (1) Reine de Pologne

CC BY-SA 3.0 pl/Rafał Peplinski Sanctuaire de Jasna Góra.

Notre Dame de Czestochowa (1) Reine de Pologne

Au temps des grandes invasions suédoises (1655) qui dans la mémoire du peuple sont appelées « le déluge suédois », quand tout semblait perdu, que le roi et l’armée avaient été mis en déroute, ce sont les moines de Jasna Gora qui relevèrent la tête.

Ils furent résolus à ne pas se soumettre et la puissante armée suédoise ne vint jamais à bout de ces quelques moines polonais tassés dans un vieux monastère. La résistance spirituelle qui s’organisa autour de celui-ci fut telle que les suédois furent bientôt contraints de se retirer.

L’incroyable victoire fut attribuée à Marie dont la célèbre icône de la Vierge Noire trônait au monastère de Jasna Gora. Le roi Jean-Casimir proclama la Mère de Dieu Reine du Royaume de Pologne. Depuis ce temps le sanctuaire de Jasna Gora est le lieu où se récapitule toute l’histoire polonaise, tous les grands évènements de la nation lui sont liés d’une manière ou d’une autre : « il faut prêter l’oreille à ce lieu pour sentir comment bat le cœur de la nation dans le cœur de sa Mère. »

Pape Jean Paul II

4 juin 1979, lors de son 1er voyage en Pologne

(1) Czestochowa où se trouve aujourd’hui l’icône de la Vierge noire de Jasna Gora

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

26.08.2023 – SAINTE DU JOUR

Ste Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges

Ste Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges

VIERGE († 1838)

Sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges
Vierge et co-fondatrice de la Congrégation des :
« Filles de la Croix »
(1773-1838)

Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges naît le 5 juillet 1773, au Blanc (Indre). Dans son milieu familial, elle développe une relation intime au Seigneur et un amour profond des pauvres.
Pendant la Révolution, son désir de participer à la messe et de communier lui fait prendre de nuit le chemin périlleux vers la grange des Marsyllis. C’est en ce lieu que se situe la rencontre avec le Père André Fournet.

André Hubert Fournet est né le 6 décembre 1752, à Saint-Pierre-de-Maillé (Vienne) et ordonné prêtre en 1776. Vigoureusement converti par l’intempestive réplique d’un mendiant, il s’ouvre totalement à Dieu et aux pauvres. Exilé cinq ans en Espagne pendant la Révolution, contraint à son retour de célébrer l’Eucharistie clandestinement, c’est dans la grange des Marsyllis qu’il rencontre Élisabeth Bichier des Ages.

De cette rencontre, naît la Congrégation des « Filles de la Croix ». 

Élisabeth et ses quatre premières compagnes prononcent leurs premiers vœux en 1806, devant le Père André Fournet. La Congrégation s’étend rapidement en Poitou, Région parisienne, Sud-Ouest. C’est en 1820 que les sœurs s’établissent à la Puye, dans l’ancien monastère fontevriste qui devient la Maison-Mère.

« Glorifier Dieu et le faire Glorifier par les petits et les pauvres » était l’esprit de la congrégation.

Sœur Élisabeth, malgré un tempérament robuste, est affaiblie par la maladie et la souffrance ; le 26 août 1838, elle quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.

Jeanne-Élisabeth a été béatifiée le 13 mai 1934, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) et canonisée le 6 juillet 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Filles de la Croix

Sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges priez pour nous !

26.08.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,1-12.

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.


Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XI, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 75-77)

Ne permets pas que je m’égare !

« Lui qui transforme les lèvres des hommes véridiques et ravit aux vieillards leur science. » (Jb 12,20 Vg) Quand le prêtre ne fait pas le bien qu’il prêche, le don même de la parole lui est retiré, pour qu’il n’ait pas le front de dire ce qu’il ne met en pratique, selon la parole du prophète : « Dieu a dit au pécheur : Que viens-tu, toi, raconter mes règles de justice et pourquoi as-tu, toi, mon alliance à la bouche ? » (Ps 49,16) De là encore cette supplication : « Ne ravis jamais à ma bouche la parole de la vérité. » (Ps 118,43) Il le sent profondément en effet, Dieu tout-puissant accorde la parole de vérité à qui la vit et il l’ôte à qui ne la vit pas. Celui donc qui a demandé qu’elle ne soit pas ravie à sa bouche, qu’a-t-il demandé d’autre que la grâce des bonnes œuvres ? C’était dire ouvertement : ne permets pas que je m’égare loin des bonnes œuvres : perdue l’ordonnance d’une sainte vie, c’en serait fait de la rectitude de ma parole. Très souvent aussi, qu’un docteur ait le front d’enseigner ce qu’il n’a cure de faire, il n’a bientôt plus de paroles pour dire le bien dont il a méprisé la pratique et le voilà enseignant à ceux dont il est le maître les erreurs de sa conduite : sur un juste jugement de Dieu tout-puissant, il n’a plus de langue au service du bien, lui qui refuse de bien vivre ; c’est pour les biens de la terre que son âme s’est embrasée d’amour, c’est des biens de la terre que qu’il va désormais toujours parler. Aussi la vérité dit-elle dans l’Évangile : « C’est du trop-plein du cœur que parle la bouche : c’est d’un bon trésor que l’homme bon apporte de bonnes choses et c’est d’un mauvais trésor que l’homme mauvais apporte de mauvaises choses. » (Mt 12,34-35)

LECTURES :

Livre de Ruth 2,1-3.8-11.4,13-17.

Noémi avait un parent du côté de son mari Élimélek ; c’était un riche propriétaire du même clan ; il s’appelait Booz.
Ruth la Moabite dit à Noémi : « Laisse-moi aller glaner dans les champs, derrière celui aux yeux de qui je trouverai grâce. » Elle lui répondit : « Va, ma fille. »
Ruth partit donc glaner dans les champs derrière les moissonneurs. Elle se trouva par bonheur dans la parcelle d’un champ appartenant à Booz, du clan d’Élimélek.
Booz dit à Ruth : « Tu m’entends bien, n’est-ce pas, ma fille ? Ne va pas glaner dans un autre champ. Ne t’éloigne pas de celui-ci, mais attache-toi aux pas de mes servantes.
Regarde dans quel champ on moissonne, et suis-les. N’ai-je pas interdit aux serviteurs de te molester ? Si tu as soif, va boire aux cruches ce que les serviteurs auront puisé. »
Alors Ruth se prosterna face contre terre et lui dit : « Pourquoi ai-je trouvé grâce à tes yeux, pourquoi t’intéresser à moi, moi qui suis une étrangère ? »
Booz lui répondit : « On m’a dit et répété tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari, comment tu as quitté ton père, ta mère et le pays de ta parenté, pour te rendre chez un peuple que tu n’avais jamais connu de ta vie.
Booz prit donc Ruth comme épouse, elle devint sa femme et il s’unit à elle. Le Seigneur lui accorda de concevoir, et elle enfanta un fils.
Les femmes de Bethléem dirent à Noémi : « Béni soit le Seigneur qui aujourd’hui ne t’a pas laissée sans quelqu’un pour te racheter ! Que son nom soit célébré en Israël !
Cet enfant te fera revivre, il sera l’appui de ta vieillesse : il est né de ta belle-fille qui t’aime, et qui vaut mieux pour toi que sept fils. »
Noémi prit l’enfant, le mit sur son sein, et se chargea de l’élever.
Les voisines lui donnèrent son nom. Elles disaient : « Il est né un fils à Noémi. » Et elles le nommèrent Obed. Ce fut le père de Jessé, qui fut le père de David.

Psaume 128(127),1-2.3.4.5.

Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.

La Vierge noire de Jasna Gora est bien plus qu’un tableau

CC BY 2.0/Kancelaria Sejmu / Krzysztof Kurek Vierge noire de Jasna Góra.

La Vierge noire de Jasna Gora est bien plus qu’un tableau

Malgré la persécution religieuse qui, dans les années 1950, sévissait depuis plus de trente ans en Pologne, sous le communisme, l’affluence des pèlerins vers Notre- Dame de Czestochowa, où se trouve l’icône de la Vierge noire de Jasna Gora, loin de diminuer ne faisait qu’augmenter et s’intensifier en ferveur.

Rappelons brièvement l’histoire de cette icône d’origine byzantine. Cette histoire date du XlVème siècle, mais son origine remonte à bien plus loin. Vers 1382, le prince Ladislas d’Apole, l’introduit à Jasna Gora et confie sa garde aux ermites de Saint Paul, qui, depuis, n’ont jamais manqué à l’appel. Jamais depuis, la sainte icône n’a quitté le retable du sanctuaire, aussi loin que remonte le souvenir et selon le témoignage des plus anciennes chroniques. Ce ne fut donc pas la « défense de Czestochowa » qui la rendit célèbre, mais au contraire, c’est le caractère sacré de la fameuse icône qui provoqua la résistance acharnée d’une poignée d’hommes qui, joyeusement, risquèrent leur vie plutôt que de livrer « leur Reine » » à des mains impies et sacrilèges.

Il faut comprendre le culte des icônes, qui est inconnu à l’Occident. D’origine sacrée, elles ont une portée liturgique. Leur seule fin n’est point d’instruire comme la « Bible du pauvre » de nos cathédrales, mais d’unir à la réalité qu’elles représentent.

Ainsi donc la Vierge noire de Jasna Gora est pour les Polonais bien plus qu’un tableau ou même qu’une relique vénérable… Ils y cherchent et y trouvent une mystérieuse présence comme si la Reine du Paradis se plaisait à Jasna Gora en raison du culte octroyé à son « portrait ».

Adapté de :

Maria Winowska (1)

Ecclesia n°185

(1) Maria Winowska (1909 – 1993) était une femme de lettres et journaliste catholique polonaise

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie