Étiquette : apostolat Fatima
31.08.2023 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« J’ai acquis la certitude que Marie est réellement là-bas »

« J’ai acquis la certitude que Marie est réellement là-bas »
Les apparitions à Medjugorje, en Bosnie Herzegovine… Je restais prudent sur tout ce qui se raconte là-bas, mais curieux. Je n’avais pas particulièrement de dévotion mariale. Mais voilà que par un heureux hasard, je connais L., qui organise un pèlerinage pour « Med». Et me voilà sur la route de Medj !
Sur place, rien de spectaculaire à raconter. Lors de notre première visite à la Communauté du Cénacle qui aide des jeunes à sortir de la drogue dure, simplement par la prière, en sortant Sœur Elvira croise mon regard et me donne deux franches tapes dans le dos, que je ressens comme une invitation à je ne sais quoi. À oser faire plus confiance à Dieu en tous cas.
Le lendemain, seuls quelques-uns parmi nous ont la chance d’apprendre qu’une apparition aura lieu à l’Oasis de la Paix. Sur place, je ne vois pas la Vierge, bien sûr, je ne peux pas dire que j’ai ressenti non plus quoi que ce soit. Alors j’ai prié, avec autant de confiance que je pouvais. Mais quand la voyante Marija, nous a dit que la Vierge nous a tous bénis et a emporté avec elle nos intentions de prières, quelle joie !
Puis L. me tend un petit dépliant béni par la Vierge !, je commence à réaliser – un tout petit peu – que c’est une très, très Grande Dame qui était là, tout près de nous.
« Ca ne prouve rien ! », diront les sceptiques. Mais je n’ai pas l’intention de prouver quoi que ce soit, j’ai compris là-bas que la foi ne s’argumente pas, c’est un don mystérieux… En attendant, je ressens dans ce village une paix presque palpable, moi qui étais choqué, durant le trajet en car, par les traces encore visibles de la guerre.
Nous avons tous eu la grâce d’être présents à une autre apparition juste avant de repartir de Medjugorje. Là non plus, rien de spectaculaire en soi… Marie travaille cependant en nous avec douceur, et en profondeur. Sans m’en rendre compte, j’ai acquis la certitude que Marie est réellement là-bas. Je ne pourrai pas l’argumenter, je ne l’ai pas « ressenti » physiquement, et pourtant je ne peux plus en douter ! Et j’ai pris conscience là-bas d’un fait pourtant tout simple en apparence : Dieu existe vraiment !
Témoignage de Ronan en 2004
Adapté de : www.clubmedj.com
Prions :
Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen
Source : une minute avec Marie
31.08.2023 – SAINT DU JOUR

St Raymond Nonnat
CARDINAL († 1240)
Saint Raymond Nonnat
Cardinal
(1200-1240)
Raymond Nonnat perdit sa mère dès sa naissance. Dès l’usage de la raison, se voyant sans mère ici-bas, il se choisit Marie pour Mère. La Sainte Vierge et son dévot serviteur rivalisaient de dévouement l’un pour l’autre. Partout le pieux enfant saluait l’image de sa Mère céleste, il trouvait chaque jour mille moyens de l’honorer. Le démon lui étant apparu un jour sous la forme d’un berger, pour le tenter, Raymond le reconnut, appela Marie à son aide, et le tentateur disparut avec un cri horrible. Son père, ayant entendu dire que la dévotion de son fils lui faisait négliger la garde de son troupeau, vint un jour l’épier et fut ravi d’admiration de voir un beau jeune homme éclatant de lumière garder le troupeau pendant que Raymond se livrait à la prière dans une chapelle voisine, aux pieds de l’image de la Vierge.
Raymond était arrivé à l’âge de fixer son avenir. Marie calma ses inquiétudes en lui révélant qu’il devait aller à Barcelone et se faire recevoir dans l’Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci pour la rédemption des captifs.
Après un noviciat plein de ferveur, il fut envoyé en Afrique, où, n’ayant pas assez d’argent pour racheter tous les prisonniers, il se donna lui-même en otage, afin de les mettre tous en liberté, et ne fut délivré que quand le surplus du payement fut arrivé. Il souffrit avec joie tous les outrages de la captivité en union avec le Rédempteur des âmes outragé pour les péchés du monde. Un jour, il faillit être empalé pour avoir instruit et converti plusieurs infidèles ; mais le supplice fut changé en coups de bâton. La bouche cadenassée, il chantait encore les louanges divines, ce qui fut attribué à des enchantements et donna lieu à une persécution nouvelle.
Après sa délivrance, qui fut moins pour lui un sujet de joie qu’un sujet de tristesse, il fut élevé au cardinalat ; mais, rentré dans son couvent, il y mena la même vie simple qu’auparavant, et ne consentit à changer ni d’habit, ni de logement, ni de genre de vie. Un jour très froid d’hiver, il avait donné son chapeau à un pauvre vieillard mendiant ; la nuit suivante, la Sainte Vierge vint, accompagnée de plusieurs Saints, déposer une couronne sur sa tête.
Près de mourir, il reçut la Communion des mains de Jésus-Christ.
Saint Raymond Nonnat priez pour nous !

31.08.2023 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 24,42-51.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.
Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.
Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”,
et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes,
alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas,
il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)
évêque de Jérusalem et docteur de l’Église
Catéchèse baptismale n°15,4-7 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54 ; trad. J. Bouvet ; éd. Migne 1993 ; p. 235-237)
« Veillez car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient »
Le monde visible passera et celui que nous attendons viendra, plus beau que lui ; mais que nul ne se mêle de savoir la date « car il ne nous appartient pas, dit Jésus Christ, de connaître les temps ou moments que le Père a fixés dans sa puissance » (Ac 1,7). N’aie donc ni l’audace de mettre en avant une date pour ces évènements, ni la négligence de te rendormir, car : « Veillez, dit le Christ ; c’est à l’heure où vous ne vous y attendez pas que viendra le Fils de l’homme » (Mt 24,42-44). Mais il fallait que nous connussions les signes de la fin ; de plus, nous attendons le Christ ; alors, pour nous éviter de mourir déçus et d’être égarés par l’Antichrist menteur, les apôtres, mus par un choix divin, viennent, selon le plan salvifique, trouver le Maître véridique et le questionnent : « Dis-nous quand ces évènements se produiront et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du siècle » (Mt 24, 3). Nous attendons ton retour, mais Satan se transforme en ange de lumière. Fixe-nous donc, pour que nous n’en adorions pas un autre au lieu de toi ! Et lui, ouvrant sa bouche divine et bienheureuse, de dire : « Prenez garde que nul ne vous égare » (Mt 24,4). Et vous, auditeurs, qui des yeux de l’intelligence le voyez en quelque sorte, écoutez-le vous répéter à vous aussi : « Prenez garde que nul ne vous égare ! » (…) « Beaucoup en effet viendront en mon nom, disant : c’est moi qui suis le Christ, et ils en égareront un grand nombre » (Mt 24,4.5). (…) « Veillez donc, dit le Seigneur, parce que vous ne savez pas quel jour le Seigneur viendra » (Mt 24,42).

LECTURES :
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 3,7-13.
Frères, nous sommes réconfortés grâce à vous au milieu de toutes nos difficultés et de notre détresse, à cause de votre foi.
Et maintenant nous revivons, puisque vous autres, vous tenez bon dans le Seigneur.
Comment pourrions-nous assez rendre grâce à Dieu à votre sujet, pour toute la joie que nous avons à cause de vous devant notre Dieu ?
Nous le prions avec ardeur, jour et nuit, pour que nous puissions revoir votre visage et compléter ce qui manque à votre foi.
Que Dieu lui-même, notre Père, et que notre Seigneur Jésus nous tracent le chemin jusqu’à vous.
Que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant, comme celui que nous avons pour vous.
Et qu’ainsi il affermisse vos cœurs, les rendant irréprochables en sainteté devant Dieu notre Père, lors de la venue de notre Seigneur Jésus avec tous les saints. Amen.

Psaume 90(89),3-4.12-13.14.17ab.
Tu fais retourner l’homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »
À tes yeux, mille ans sont comme hier,
c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.
Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.
Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.

30.08.2023 – VÊPRES À SAINT GERMAIN L’AUXERROIS
30.08.2023 – CHAPELET À LOURDES
30.08.2023 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
30.08.2023 – MESSE À LOURDES
30.08.2023 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME
Audience générale: portons nos croix quotidiennes avec patience et espérance
Durant sa catéchèse lors de l’audience générale du mercredi 30 août, le Pape François est revenu sur la figure de Kateri Tekakwitha, la première femme autochtone nord-américaine à avoir été canonisée. En prenant exemple sur la dévotion totale de cette sainte pour la croix, le Saint-Pierre nous appelle à nous engager «avec un cœur sans partage dans la vocation et la mission» confiée par Dieu.
Alexandra Sirgant – Cité du Vatican
Le Pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la passion de l’annonce de l’Évangile et le zèle apostolique ce mercredi 30 août lors de l’audience générale tenue dans la salle Paul VI. Le Souverain pontife est revenu en particulier sur la figure de Kateri Tekakwitha, la première sainte autochtone d’Amérique du Nord. À l’image de Kateri, le Pape invite chacun à s’engager quotidiennement «avec un cœur sans partage dans la vocation et la mission que Dieu lui a confieés».
Porter nos croix quotidiennes avec patience et espérance
Née vers l’an 1656 dans un village du nord de l’actuel État de New York, Kateri Tekakwitha était la fille d’un chef mohawk non baptisé et d’une mère chrétienne algonquienne. C’est cette dernière qui lui transmet l’amour de Dieu. «L’évangélisation commence souvent de cette manière», souligne le Saint-Père, «par de petits gestes simples, comme des parents qui aident leurs enfants à apprendre à parler à Dieu dans la prière et leur racontent son amour grand et miséricordieux». Il ajoute de ne pas oublier que «la foi est toujours transmise en dialecte, par les mères, par les grands-mères. (…) Elle [Kateri] l’avait reçue en dialecte par sa mère, le dialecte de la foi».
À l’âge de quatre ans, Kateri et son peuple sont frappés par une grave épidémie de variole, entrainant la mort de ses parents et de son jeune frère. Désormais orpheline, Kateri va connaitre de nombreuses autres difficultés: des problèmes de santé, des persécutions et des menaces de mort, en raison de son baptême en 1676. Et pourtant, ces événements vont renforcer son amour pour la croix. «Le témoignage de l’Évangile ne se limite pas en fait à ce qui plaît; nous devons aussi savoir porter nos croix quotidiennes avec patience, confiance et espérance», explique François. «La patience est une grande vertu chrétienne. Celui qui n’a pas de patience n’est pas un bon chrétien. La patience de tolérer: tolérer les difficultés et aussi tolérer les autres».
Le don total au Seigneur
Après son baptême, Kateri se réfugie dans la mission jésuite près de la ville de Montréal, au Canada. Elle y mène une vie pieuse, allant à la messe tous les matins et priant le Chapelet. «On a reconnu en Kateri une sainteté qui attirait parce qu’elle provenait de son amour profond pour Dieu. C’est le propre de la sainteté d’attirer. Dieu nous appelle par attraction, il nous appelle avec cette envie d’être proche d’elle [Kateri], et elle a ressenti cette grâce de l’attraction divine», détaille le Pape.
En plus de ses pratiques spirituelles, Kateri consacre une partie de son temps à enseigner la prière aux enfants de la Mission et à soigner les personnes malades et les personnes âgées, offrant «un exemple de service humble et plein d’amour à Dieu et au prochain». François ajoute que «la foi s’exprime dans le service. La foi, n’est pas pour se maquiller l’âme».
Ne pouvant entrer dans la vie consacrée mais voulant se consacrer entièrement au Christ, la jeune femme émet le vœu de virginité perpétuelle le 25 mars 1679. Un choix qui révèle un autre aspect du zèle apostolique: «le don total au Seigneur».
Kateri Tekakwitha témoignera de sa vocation pour le Christ jusqu’à sa mort, le 17 avril 1680, à l’âge de 24 ans. «Nous aussi, en puisant notre force dans le Seigneur (…) apprenons à accomplir des actions ordinaires de manière extraordinaire et ainsi à grandir chaque jour dans la foi, la charité et le témoignage zélé du Christ» a conclu le Pape. «N’oublions pas que chacun de nous est appelé à la sainteté, à la sainteté quotidienne, à la sainteté de la vie chrétienne commune. Chacun de nous reçoit cet appel.»
Ce choix de mettre en avant une sainte autochtone nord-américaine s’inscrit dans la continuité du voyage du Saint-Père au Canada, dans le parcours de réconciliation avec les peuples autochtones.
Source : VATICANNEWS, le 30 août 2023