À l’heure de la mort, la Sainte Vierge sera à notre côté

Unsplash/Dolina Modlitwy

À l’heure de la mort, la Sainte Vierge sera à notre côté

Au Moyen-Orient les Jordaniens, à l’image du reste de la chrétienté en Orient, sont très attachés à la Sainte Vierge.

En tant que prêtres, nous essayons d’étendre la prière du chapelet, car il s’agit d’une dévotion très concrète, qui fait entrer le croyant dans la vie de Jésus et Marie. Nous connaissons même des orthodoxes qui prient chaque jour le chapelet catholique !

Cette dévotion permet de prendre conscience d’un élément capital de la foi catholique : quand nous demandons cinquante fois par jour à la Sainte Vierge de prier pour nous « maintenant et à l’heure de la mort  », nous prenons conscience que cette « heure de la mort  » est l’heure la plus importante de notre vie. Aussi, nous disons aux fidèles qu’ils doivent prier le chapelet avec foi, conviction, tranquillité et paix, car à l’heure de leur mort, la Sainte Vierge sera à leur côté.

C’est la raison pour laquelle, j’ai toujours un chapelet en plus dans ma poche pour pouvoir le donner à quiconque n’en aurait pas sur lui !

Mgr Sélim Sayegh  

Vicaire patriarcal émérite pour la Jordanie

Extrait de : www.france-catholique.fr

Adapté de : www.lamontagne.fr

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

30.08.2023 – SAINT DU JOUR

St Fiacre

ABBÉ († 670)

Saint Fiacre
Solitaire 
(† 670)

Fiacre, fils d’un roi d’Écosse, vivait au VIe siècle ; il fut élevé dans la science et la piété par des maîtres habiles. Jeune encore, il sentit son âme enflammée par l’amour de la solitude et le désir de ne vivre que pour Dieu. Il s’embarqua pour la France, à l’insu de son père, et se choisit, près de Meaux, un lieu retiré, dans une forêt, où l’évêque lui concéda une portion de terre.

Il y bâtit un couvent, qu’il consacra à la Sainte Vierge, à laquelle il avait voué dès son enfance, une dévotion singulière. Là il mena une vie angélique, tant par son application à Dieu que par la pratique de la plus rude mortification et le soin de subjuguer les moindres saillies des passions mauvaises. Sa sainteté ne manqua pas d’attirer en foule vers lui les pauvres et les pèlerins.

Fiacre mangeait peu et employait presque tout le produit du travail de ses mains à la subsistance de ses pieux visiteurs. On lui amenait des possédés et des malades, et il les délivrait ou les guérissait en grand nombre. Cependant le petit terrain qu’il occupait étant devenu insuffisant pour subvenir à tant d’aumônes et à une si généreuse hospitalité, Fiacre fut obligé d’implorer de l’évêque une nouvelle concession de terre, et le prélat lui permit de prendre et d’utiliser tout ce qu’il pourrait entourer d’un fossé dans l’espace d’une journée. Chose merveilleuse, Dieu vint au secours du travailleur : la terre se fendait d’elle-même comme par enchantement, et un seul jour suffit à Fiacre pour entourer une étendue considérable.

C’est sans doute à cause des travaux de jardinage dont il occupait les loisirs que lui laissaient la prière et le service de Dieu, que saint Fiacre est regardé comme le patron des jardiniers.

Tandis qu’il jouissait tranquillement des délices de la solitude, des envoyés écossais vinrent lui offrir la couronne royale, dont son frère s’était rendu indigne. Fiacre avait eu révélation de leur approche et obtint de Dieu, à force de larmes et de prière, de ne pas permettre qu’il sortît de sa chère solitude pour être exposé aux dangers des honneurs du monde. Il devint aussitôt semblable à un lépreux. Quand les ambassadeurs furent arrivés près de lui, ils ne purent voir sans horreur ce visage défiguré, et ils n’eurent plus aucun désir de le faire monter sur le trône de ses pères. Fiacre mourut dans son ermitage ; il opéra de grands miracles après sa mort.

Saint Fiacre priez pour nous !

30.08.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,27-32.

En ce temps-là, Jésus disait : 
« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures.
C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal.
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes,
et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.”
Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes.
Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

ermite et missionnaire au Sahara

Sur l’Évangile (Œuvre spirituelle, anthologie ; Éd. du Seuil, 1958 ; p. 230-231)

Les écueils de toute vie humaine

« Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens. » (Mc 13, 15) Gardons-nous du levain des Pharisiens, de l’attachement exagéré à des observances extérieures d’institution humaine, à de vaines cérémonies, à un bel ordre extérieur qui prend tous nos soins, attachement qui produit peu à peu l’oubli de l’intérieur, qui finit par faire négliger le dedans de la coupe pour nettoyer le dehors, par faire en nous des hypocrites, des sépulcres blanchis et en même temps des esprits petits, mesquins, rétrécis, incapables d’aucune haute conception et attachés avec une force extrême à des riens, des minuties, des puérilités… Et gardons-nous du levain d’Hérode, du levain des Saducéens comme il est dit dans un autre Évangile, c’et-à-dire du relâchement, de la sensualité, de la mollesse, de l’amour du bien-être, de la recherche de ses aises, et, conséquence forcée, de l’amour de l’argent, des richesses, des honneurs, des grandeurs ; les Pharisiens disent adieu à la vérité, à la simplicité, à la bonté, à la miséricorde, à l’humilité, à toute grandeur d’âme… Les Sadducéens ont l’horreur de la pauvreté, de l’abjection de la pénitence, de la croix, de l’humilité, et pas plus que les Pharisiens ils ne connaissent la bonté ni la miséricorde… Les uns et les autres remplacent, et l’amour de Dieu et l’amour du prochain par le seul amour de soi-même… Les Pharisiens c’est plutôt l’égarement de l’esprit par l’orgueil, les Sadducéens, c’est plutôt l’égarement du cœur par la sensualité… Ces deux sectes représentent les deux écueils principaux de toute vie humaine et particulièrement de la vie religieuse : gardons-nous avec grand soin du levain des Pharisiens et des Sadducéens !

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 2,9-13.

Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues : c’est en travaillant nuit et jour, pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous, que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu.
Vous êtes témoins, et Dieu aussi, de notre attitude si sainte, si juste et irréprochable envers vous, les croyants.
Et vous savez bien que nous avons été pour chacun de vous comme un père avec ses enfants :
nous vous avons exhortés et encouragés, nous vous avons suppliés d’avoir une conduite digne de Dieu, lui qui vous appelle à son Royaume et à sa gloire.
Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu : quand vous avez reçu la parole de Dieu que nous vous faisions entendre, vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement, non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu qui est à l’œuvre en vous, les croyants.

Psaume 139(138),7-8.9-10.11-12ab.

Où donc aller, loin de ton souffle ?
où m’enfuir, loin de ta face ?
Je gravis les cieux : tu es là ;
je descends chez les morts : te voici.

Je prends les ailes de l’aurore
et me pose au-delà des mers :
même là, ta main me conduit,
ta main droite me saisit.

J’avais dit : « Les ténèbres m’écrasent ! »
mais la nuit devient lumière autour de moi.
Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre,
et la nuit comme le jour est lumière !

Au sanctuaire de Marsat, une messe perpétuelle fondée par le roi Louis XI

CC BY 1.0/Jim l’Auvergnat Eglise Notre-Dame de Marsat.

Au sanctuaire de Marsat, une messe perpétuelle fondée par le roi Louis XI

À l’occasion du 600ème anniversaire de la naissance du roi de France  Louis XI (1423-1483), une journée Louis XI  a été célébrée le 25 juin 2023 à Marsat, commune française située en Auvergne. Marsat est un sanctuaire marial, parmi les plus anciens de France et la réputation de ce sanctuaire était considérable à cette époque.

Or en 1465, Louis XI, dans les débuts difficiles de son règne, est venu guerroyer en Auvergne. Le 22 juin, il établissait son quartier général à Marsat et y logea les 23 et 24 juin. Après d’habiles négociations, il signait un traité le 4 juillet avec tous les chefs rebelles : il reporta le mérite de son triomphe diplomatique sur sa protectrice, la Vierge Marie.

En remerciement à la Sainte Vierge, il fonda une messe perpétuelle qui sera dite à 7 heures chaque jour de l’année en l’église de Marsat. Louis XI vouait en effet une vénération particulière pour la Vierge Marie. Un tableau commémorant cette visite a été réalisé en 1891 et se trouve dans l’église de Marsat.

Adapté de : www.lamontagne.fr

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie