Le cardinal Zuppi attendu à Pékin pour une nouvelle étape dans sa mission de dialogue

Le cardinal Zuppi le 6 juin dernier à Kiev, reçu par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le cardinal Zuppi attendu à Pékin pour une nouvelle étape dans sa mission de dialogue

Après l’Ukraine, la Russie et les États-Unis, l’archevêque de Bologne, envoyé spécial du Pape François pour la paix en Ukraine sera en Chine les 13 et 14 septembre. «Un pas de plus dans la mission du Pape de soutenir les initiatives humanitaires et la recherche des voies qui peuvent mener à une paix juste» en Ukraine, précise le Saint-Siège. 

Vatican News

Le cardinal Matteo Zuppi est en route pour la Chine. Le Saint-Siège a communiqué ce mardi 12 septembre son voyage à Pékin qu’il doit effectuer du 13 au 15 septembre. L’archevêque de Bologne, par ailleurs président de la conférence des évêques italiens (CEI) poursuit sa mission de dialogue sur le dossier de la guerre en Ukraine. Le cardinal italien est accompagné d’un official de la Secrétarie d’État. Cette visite, à la demande de François est «un pas de plus dans la mission du Pape de soutenir les initiatives humanitaires et la recherche des voies qui peuvent mener à une paix juste» souligne un communiqué. 

Ces dernières semaines, le cardinal a effectué des missions à Kiev, Moscou et Washington. Avant de s’envoler pour la Chine, l’archevêque de Bologne a participé à la rencontre internationale pour la paix organisée par la Communauté Sant’ Egidio dont il est membre, et qui se tient cette année à Berlin. Il avait à ce titre répondu à notre consoeur de Vatican News – Radio Vatican, Francesca Sabatinelli. «Il y aura toujours une poussée vers une paix juste et sûre, a-t-ilexpliqué, avec l’engagement de ceux qui sont plus importants, comme la Chine». 

La paix doit être choisie par les Ukrainiens

«La paix, a-t-il ajouté fermement, requiert l’effort de tous, mais elle ne peut jamais être imposée par quiconque, elle doit être la paix choisie par les Ukrainiens avec les garanties, l’engagement et l’effort de tous». Avant sa première étape à Kiev début juin, cette mission voulue par le Saint-Père avait été présentée par le Saint-Siège avec pour objectif de «soutenir les initiatives dans le domaine humanitaire afin d’alléger les souffrances des personnes les plus touchées et les plus fragiles, en particulier les enfants».

Depuis Berlin, le président de la CEI était aussi revenu sur l’expression utilisée par le Pape François d’une «paix créative» pour expliquer également que les chemins de la paix elle-même sont parfois «imprévisibles et nécessitent l’engagement et l’implication de tous et une grande alliance pour la paix pour pousser dans la même direction», comme le fait le Pape avec le cardinal Aumônier Konrad Krajewski, «avec la charité, avec les nombreux soutiens, et aussi avec cette mission d’aider à pousser dans la seule direction qui nécessite l’implication de tous et qui est celle de la paix» a-t-il souligné.

Source : VATICANNEWS, le 12 septembre 2023

Des milliers de morts en Libye, la proximité de François

A Derna, le 12 septembre 2023, après le passage de la tempête Daniel. (AFP or licensors)

Des milliers de morts en Libye, la proximité de François

Après la Grèce, la Turquie et la Bulgarie, la tempête Daniel est arrivée dans l’est de la Libye dimanche 9 septembre, portant avec elle des pluies torrentielles. Des milliers de personnes pourraient être mortes, emportées par les inondations. Le Pape François a partagé sa peine dans un télégramme.

Des torrents de boue qui emportent tout sur leur passage, des immeubles et maisons effondrés, des voitures renversées… La tempête Daniel laisse derrière elle un paysage de désolation. 

Quelques heures après l’arrivée de la tempête en Libye, un premier bilan faisait état de 150 victimes. Dès le lendemain, mardi 12 septembre, le CICR (Comité international de la Croix-Rouge) parle d’un «nombre énorme» de morts et des «milliers de disparus».

Cité par l’agence AFP, Ousssama Ali, porte-parole du « Service de secours et des urgences » libyen, qui dispose depuis lundi d’une équipe à Derna, ville de 100 000 habitant sur la côte, particulièrement touchée, parle de «plus de 2 300 morts» et environ 7 000 blessés, alors que plus de 5 000 personnes sont portées disparues. 

Le gouvernement de l’est Libyen a lancé un appel à l’aide internationale.

Le télégramme du Pape

Dans la journée de mardi 12 septembre, dans un télégramme signé par le cardinal Parolin, le Souverain pontife dit assurer «de ses prières les âmes des défunts et tous ceux qui pleurent leur perte». Le Pape qui exprime également «sa profonde proximité spirituelle avec les blessés, avec ceux qui craignent pour leurs proches disparus, et avec le personnel d’urgence qui offre secours et assistance.» 

Dans les rues de Derna, le mardi 12 septembre 2023.

Dans les rues de Derna, le mardi 12 septembre 2023.

Joint par la rédaction italophone de Radio Vatican – Vatican News, Mgr George Bugeja, le vicaire de Tripoli, zone épargnée par les eaux, fait part de son désarroi: «L’eau a tout dévasté sur son passage. Nous espérons l’arrivée rapide de l’aide internationale».  

Selon des responsables dans l’est de la Libye, pays où deux gouvernements se disputent le pouvoir, les deux principaux barrages sur la petite rivière de Wadi Derna ont lâché dans la nuit de dimanche à lundi, provoquant d’énormes coulées de boue, détruisant les ponts et emportant de nombreux immeubles avec leurs habitants de chaque côté de l’oued, avant de se déverser dans la Méditerranée, rapporte l’agence AFP.

Zone sinistrée

A Benghazi, un couvre-feu a été décrété et les écoles fermées.

L’est de la Libye abrite les principaux champs et terminaux pétroliers. La Compagnie nationale de Pétrole (NOC) a décrété «l’état d’alerte maximale» et «suspendu les vols» entre les sites de production où l’activité a été drastiquement réduite.

Qualifiée par les experts de phénomène «extrême en termes de quantité d’eau tombée», la tempête Daniel a déjà fait au moins 27 morts ces derniers jours en Grèce, Turquie et Bulgarie.

Source : VATICANNEWS, le 12 septembre 2023

Le Saint Nom de Marie, une fête à éclipses

Barbara Castello / GODONG

Dans l’Église, l’instauration ou la disparition d’une célébration est toujours révélatrice de son temps et de sa piété. Ainsi en est-il de celle que nous commémorons ce 12 septembre, dans l’octave de la Nativité de Notre-Dame, qui fut un temps rayée du calendrier après sa réforme de 1970 : le Saint Nom de Marie. 

Connaître le nom de quelqu’un, pouvoir l’appeler par son nom, c’est, d’une certaine façon, avoir un moyen de pression sur lui, raison pour laquelle dans certaines cultures, l’on cache soigneusement le véritable nom donné à un enfant. Dans le christianisme, c’est tout le contraire. Lorsque Gabriel annoncel’Incarnation du Fils de Dieu, il révèle aussitôt qu’il faudra nommer Jésus, c’est-à-dire « Dieu sauve », l’enfant à naître. Et de tous temps, l’Église a su que ce nom était en effet salvateur et qu’il mettait en fuite les puissances du Mal. C’est bien par ce nom que les apôtres et leurs continuateurs chasseront les démons et guériront les malades.

Une époque va venir, très vite, où les catholiques vont associer au saint Nom de Jésus celui de sa Mère car ils savent et les exorcistes le constatent, que le nom de Marie agit, lui aussi, efficacement et qu’un possédé, par exemple, ne peut plus le prononcer, révélant ainsi la nature de son état. Il est donc assez logique que l’Église ait songé à instaurer, peu après la fête de la Nativité de Notre-Dame une fête du saint Nom de Marie. Celle-ci apparaît pour la première fois en Espagne en 1513 et elle sera commémorée à Rome. Cependant, cette date coïncide avec les débuts de la Réforme et donc le rejet par les protestants du culte marial. Seules quelques nations l’adoptent, dont la Pologne, car elle apparaît comme une protection contre les hérésies.

La signification du prénom Marie

Sur l’étymologie et la signification du prénom Marie, les spécialistes demeurent partagés et la confusion avec le latin où il renvoie au mot désignant les « mers » ne va pas contribuer à s’y retrouver. Selon les uns, il signifierait Dame, Reine, Princesse, selon les autres, il évoquerait l’océan, là encore, et voudrait dire Étoile des mers, la Stella maris des antiennes mariales. Au vrai peu importe puisque, dans tous les cas, le nom sied à Celle qui l’a reçu. Dès l’Antiquité, les Pères et les Docteurs en ont vanté la puissance et ce n’est pas pour rien que la prière de l’Angelus tout comme le chapeletsont, finalement, un recours à ce saint nom de Marie dont la répétition attire sa protection sur les fidèles.

Sur les remparts de Vienne

Pourtant, bientôt deux siècles après sa création, la fête du Saint Nom de Marie n’est toujours pas étendue à l’Église universelle. Il faudra une intervention jugée miraculeuse dans une situation humainement désespérée pour que la papauté fasse le nécessaire. Nous sommes à l’été 1683 et les armées ottomanes assiègent Vienne que l’empereur Léopold a dû fuir. La ville résiste, mais au prix de lourdes pertes et dans l’attente de secours extérieurs qui tardent à venir. Sa reddition, en ce mois d’août, paraît imminente et les courages ne tiennent encore que parce que l’envoyé du pape, Marc d’Aviano, un franciscain, promet aux Viennois épuisés un secours céleste qui ne leur fera pas défaut. Il les incite à implorer Notre-Dame du Rosaire, rempart de la chrétienté qui, en tant d’occasions, a déjà fait reculer l’islam triomphant.

Pour l’heure, la prière est inefficace. Le 12 août, les Turcs prennent la contrescarpe et tuent des centaines de défenseurs. Début septembre, il n’y a presque plus de munitions et les fortifications semblent sur le point de tomber tandis que les canons turcs écrasent Vienne sous les boulets. Et les renforts lorrains et polonais promis n’arrivent pas… Mais l’on implore encore Notre-Dame des Victoires.

Jean Paul II la rétablit

Le 11 septembre, enfin, les renforts arrivent. Le dimanche 12, les troupes catholiques livrent à Kahlenberg, au cri de « Dieu est notre secours ! » une bataille décisive et, dans la soirée, les Polonais dévastent le camp turc. La déroute ottomane est totale. Et l’expansion musulmane arrêtée. Notre-Dame a eu pitié de l’Europe. Ce 12 septembre est la fête du Saint Nom de Marie. La Sainte Vierge par le choix de cette date, a prouvé son intervention. Reconnaissant, le pape Innocent XI étend aussitôt sa célébration à toute la catholicité.

Du moins jusqu’en 1970 où, emporté dans la vague de désamour et de rejet entourant la dévotion mariale, certains jugent bon de la supprimer comme inutile. En bon Polonais fidèle à l’héroïque mémoire de Jean Sobieski et de ses hussards, Jean Paul II la rétablit en 2002, car il est juste, bon et nécessaire de bénir le nom de Marie, Vierge et Mère, qui éloigne de nous les périls.

Source : ALETEIA, le 11 septembre 2023

Les canons russes de Notre-Dame de France

iStock/Getty Images Plus/Leonid Andronov Statue de Notre-Dame-de-France, Le Puy-en-Velay.

Les canons russes de Notre-Dame de France

Le 12 Septembre 1860, au Puy-en-Velay (France), fut bénite la statue colossale de Notre-Dame de France, élevée sur le rocher Corneille et fondue avec les 213 canons pris à Sébastopol le 8 Septembre 1855 à l’issue de la guerre de Crimée.

Haut de 700 mètres, le Rocher Corneille semble avoir été préparé par le Créateur lui-même pour recevoir un jour la statue de la Reine de la terre et des cieux ! Cette idée, proposée par le père de Ravignan, jésuite et l’abbé Combalot, missionnaire apostolique, fit rapidement son chemin. En 1850, le projet d’une statue colossale à Notre-Dame de France fut mis au concours. Ce fut la maquette de M. Bonassieux qui fut adoptée.

Aussitôt, on se met à l’œuvre et une souscription nationale est ouverte. Les 300 000 enfants élevés par les Frères promettent le socle ; l’évêque, Mgr de Morlhon, offre 10 000 francs ; l’Empereur Napoléon III imite son exemple; les départements envoient 300 000 francs.

Mais le métal, qui le fournira ? – « Demandez les canons russes à l’Empereur, nous les prendrons ! », écrivait le maréchal Pélissier devant Sébastopol. On était le 5 septembre. Trois jours plus tard, la tour Malakoff était enlevée d’assaut et les arsenaux de Sébastopol tombaient au pouvoir de nos soldats. La paix signée, l’Empereur fit remettre à l’évêque du Puy 213 canons, représentant 150 000 kilogrammes de bronze.

La statue, coulée à Givors, a seize mètres de haut. L’Enfant-Jésus porté sur les bras de sa Mère, étend sur Le Puy sa main chargée de bénédictions.

L’inauguration du monument eut lieu le 12 septembre 1860, en présence de douze archevêques et évêques et de 100.000 pèlerins. Quand les prélats réunirent leurs mains pour bénir la gigantesque image, posée sur un socle de 7 mètres, une immense acclamation retentit :« Vive à jamais Notre-Dame de France ! »

L’équipe de Marie de Nazareth

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

12.09.2023 – SAINTE DU JOUR

Ste Catherine de Gênes

VEUVE ET MYSTIQUE († 1510)

Sainte Catherine de Gênes
Veuve
Patronne de Gênes

Commémorée le 15 septembre (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le 12 septembre par le Diocèse de Gênes et par l’Église locale.

Caterina Fieschi, fille d’un vice-roi de Naples, naît à Gênes le 5 avril 1447. Sa famille, féconde en grands hommes, avait donné à l’Église deux papes, neuf cardinaux et deux archevêques. Dès l’âge de huit ans, conduite par l’Esprit de Dieu, elle se mit à pratiquer de rudes mortifications ; elle dormait sur une paillasse, avec un morceau de bois pour oreiller ; mais elle avait soin de cacher ses pénitences. Elle pleurait toutes les fois qu’elle levait les yeux sur une image de Marie tenant Jésus mort dans ses bras.

Malgré son vif désir du cloître, elle se vit obligée d’entrer dans l’état du mariage, où Dieu allait la préparer par de terribles épreuves à une vie d’une incroyable sainteté. Après cinq ans d’abandon, de mépris et de froideur de la part de son mari, après cinq ans de peines intérieures sans consolation, elle fut tout à coup éclairée de manière définitive sur la vanité du monde et sur les joies ineffables de l’amour divin : « Plus de monde, plus de péché » s’écria-t-elle. Jésus lui apparut alors chargé de sa croix, et couvert de sang de la tête aux pieds : « Vois, ma fille, lui dit-il, tout ce sang a été répandu au calvaire pour l’amour de toi, en expiation de tes fautes ! » La vue de cet excès d’amour alluma en Catherine une haine profonde contre elle-même : « Ô amour ! Je ne pécherai plus » s’écria-t-elle. 

Trois jours après, elle fit sa confession générale avec larmes, et désormais elle communia tous les jours. L’Eucharistie devint la nourriture de son corps et de son âme, et pendant vingt-trois ans il lui fut impossible de prendre autre chose que la Sainte Communion ; elle buvait seulement chaque jour un verre d’eau mêlée de vinaigre et de sel, pour modérer le feu qui la dévorait, et, malgré cette abstinence, elle jouissait d’une forte santé.

À l’abstinence continuelle se joignaient de grandes mortifications ; jamais de paroles inutiles, peu de sommeil ; tous les jours six à sept heures de prière à genoux ; jamais Catherine ne se départit de ces règles ; elle était surtout si détachée d’elle-même, qu’elle en vint à n’avoir plus de désir et à se trouver dans une parfaite indifférence pour ce qui n’était pas Dieu. 

Ses trois maximes principales étaient de ne jamais dire : Je veux, je ne veux pas, mien, tien, de ne jamais s’excuser, de se diriger en tout par ces mots : Que la Volonté de Dieu soit faite ! Elle eut la consolation de voir son époux revenir à Dieu, dans les derniers jours de sa vie, et de l’assister à sa mort. À partir de ce moment, Catherine se donna tout entière au soin des malades, et y pratiqua les actes les plus héroïques jusqu’au jour de son départ pour les demeures éternelles : le 15 septembre 1510 à Gênes.

Catherine de Gênes a été béatifiée le 6 avril 1675 par le pape Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676) et canonisée, le 23 avril 1737, par le pape Clément XII (Lorenzo Corsini, 1730-1740).

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Catherine de Gênes

Sainte Catherine de Gênes priez pour nous !

12.09.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,12-19.

En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.
Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres :
Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote,
Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître.
Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon.
Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé.
Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Cardinal Karol Wojtyla (Saint Jean Paul II)

Retraite prêchée au Vatican, carême 1976, n°17 (trad. Le Signe de la contradiction, Communio-Fayard, p. 190)

« Il passa la nuit à prier Dieu »

La prière du Christ à Gethsémani est la rencontre de la volonté humaine de Jésus Christ avec la volonté éternelle de Dieu… Le Fils s’est fait homme pour qu’ait lieu cette rencontre de sa volonté humaine avec celle du Père. Il s’est fait homme pour que cette rencontre soit pleine de la vérité sur la volonté humaine et sur le cœur humain, ce cœur qui veut faire disparaître le mal, la souffrance, le jugement, la flagellation, la couronne d’épines, la croix et la mort. Il s’est fait homme pour que sur ce fond de la vérité sur la volonté humaine et sur un cœur humain apparaisse toute la grandeur de l’amour qui s’exprime dans le don de soi et le sacrifice : « Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique » (Jn 3,16). A l’heure où le Christ prie, l’amour éternel doit se confirmer par l’offrande du cœur humain. Et il se confirme : le Fils ne refuse pas à son cœur de devenir l’autel, le lieu de l’élévation, avant de devenir l’emplacement de la croix… La prière est donc la rencontre de la volonté humaine avec la volonté de Dieu. Son fruit privilégié est l’obéissance du Fils envers le Père : « Que ta volonté soit faite ». Cependant, l’obéissance ne signifie pas d’abord le renoncement à sa propre volonté, mais une réelle ouverture du regard spirituel, de l’ouïe spirituelle, vers cet Amour qui est Dieu même. C’est cet Amour que Dieu est (1Jn 4,16), lui qui a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Voici donc l’homme, voici Jésus Christ, le Fils de Dieu ; après sa prière à Gethsémani il se relève, raffermi par cette obéissance par laquelle il a de nouveau rejoint cet amour, ce don du Père au monde et à tous les hommes.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 2,6-15.

Frères, menez votre vie dans le Christ Jésus, le Seigneur, tel que vous l’avez reçu.
Soyez enracinés, édifiés en lui, restez fermes dans la foi, comme on vous l’a enseigné ; soyez débordants d’action de grâce.
Prenez garde à ceux qui veulent faire de vous leur proie par une philosophie vide et trompeuse, fondée sur la tradition des hommes, sur les forces qui régissent le monde, et non pas sur le Christ.
Car en lui, dans son propre corps, habite toute la plénitude de la divinité.
En lui, vous êtes pleinement comblés, car il domine toutes les Puissances de l’univers.
En lui, vous avez reçu une circoncision qui n’est pas celle que pratiquent les hommes, mais celle qui réalise l’entier dépouillement de votre corps de chair ; telle est la circoncision qui vient du Christ.
Dans le baptême, vous avez été mis au tombeau avec lui et vous êtes ressuscités avec lui par la foi en la force de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts.
Vous étiez des morts, parce que vous aviez commis des fautes et n’aviez pas reçu de circoncision dans votre chair. Mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ : il nous a pardonné toutes nos fautes.
Il a effacé le billet de la dette qui nous accablait en raison des prescriptions légales pesant sur nous : il l’a annulé en le clouant à la croix.
Ainsi, Dieu a dépouillé les Puissances de l’univers ; il les a publiquement données en spectacle et les a traînées dans le cortège triomphal du Christ.

Psaume 145(144),1-2.8-9.10-11.

Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.