14 septembre : pourquoi fêter la Croix glorieuse?

14 septembre : pourquoi fêter la Croix glorieuse?

Pourquoi une fête pour un instrument de torture infamant, sur lequel le Christ a connu la souffrance et la mort ? C’est que sur la Croix, Jésus a vaincu la mort, et en a fait le signe glorieux de la résurrection.

Dans la symbolique chrétienne, la croix présente un double visage. Dans le contexte de la passion et de la mort violente de Jésus, les évangiles évoquent la croix en tant qu’instrument de torture et gibet d’infamie. A cet égard, la croix ne mérite évidemment pas de devenir un objet de vénération. 

Très tôt, les chrétiens ont vu dans la croix, plutôt qu’un accessoire meurtrier, l’image du sacrifice par lequel Jésus nous affranchit du péché et de la mort. L’apôtre Paul, déjà, écrit en conclusion de son épître aux Galates : « Pour moi, il n’y a pas d’autre titre de gloire que la croix de notre Seigneur Jésus Christ » (6,14). Dans l’hymne au Christ qui ouvre l’épître aux Colossiens, on peut lire : « II a plu à Dieu de faire habiter (en son Fils) toute la plénitude et de tout réconcilier par lui et pour lui, sur la terre et dans les cieux, ayant établi la paix par le sang de sa croix »(1,20). En ce sens, la croix du Christ peut être dite « glorieuse » : telle est la signification de la fête d’aujourd’hui.

L’évangile de la fête joue sur le double sens du verbe « élever » : élever sur la croix et élever dans la gloire. La référence à Moïse et au serpent d’airain sert ici de parabole prophétique. Dans l’évangile de Jean, Jésus déclare : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes », et l’évangéliste d’ajouter : « Par ces paroles, il indiquait de quelle mort il allait mourir » (12,32-33). En même temps qu’elle donne la mort, la crucifixion symbolise la victoire sur la mort. 

La « Croix glorieuse »

Lorsque Jésus en fut chargé pour monter au calvaire, sa croix n’avait rien de glorieux, c’était l’instrument de supplice le plus avilissant. Paul, comme citoyen romain (Ac 22,25), avait eu droit à la forme la plus élégante de mise à mort, l’épée. Mais Jésus n’était qu’un vulgaire condamné, livré a l’occupant romain. Ce fut la grande prouesse de Dieu, que de transformer cet odieux instrument de supplice en croix glorieuse, par la résurrection. Même la croix du bon larron devint glorieuse, car elle fut, elle aussi, porte d’entrée du paradis (Lc 23,43).

Les croix des premières églises étaient glorieuses, comme celle que l’empereur Constantin aperçut dans sa vision. C’était une croix de lumière, signe de résurrection. Plus tard, lorsqu’on représenta le Christ en croix, c’était d’abord comme ressuscité, ou dans l’habit du grand prêtre (He 4,14-15).

Au Moyen Âge, les misères des populations incitèrent à exprimer la solidarité de Jésus avec les souffrances humaines. De symbolique, l’image devint réaliste. Mais le temps est venu de représenter à nouveau le Christ ressuscité et glorieux sur les croix de nos églises.

Source : La Croix, le 15 septembre 2021

13.09.2023 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: «le chrétien est appelé à se salir les mains»

Poursuivant sa catéchèse sur le zèle apostolique, le Pape François a rappelé le parcours de vie du bienheureux vénézuélien José Gregorio Hernández Cisneros, « médecin des pauvres ». Son enthousiasme à annoncer la Bonne Nouvelle venait d’une « certitude » et d’une « force », a rappelé le Souverain pontife. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

C’est au Venezuela que le Pape François a invité les fidèles réunis place Saint-Pierre pour poursuivre son cycle de catéchèses sur la « passion pour l’évangélisation, le zèle apostolique du croyant ». L’évêque de Rome a en effet choisi de revenir sur la vie d’un laïc, le bienheureux José Gregorio Hernández Cisneros. Né en 1864, il était surnommé « le médecin des pauvres », ayant consacré sa vie aux plus nécessiteux et préférant la richesse de l’Évangile à celle de l’argent. 

«La charité était l’étoile polaire qui orienta son existence» a expliqué François. Les gens lui avaient donné plusieurs surnoms: « saint du peuple », « apôtre de la charité », « missionnaire de l’espérance ». José Gregorio était animé d’un feu intérieur, d’un désir de vivre au service de Dieu et du prochain. Il essaya à plusieurs reprises de devenir religieux et prêtre, mais divers problèmes de santé l’en ont empêché. 

«Le sacerdoce de la douleur humaine»

José Gregorio accepta ainsi la médecine comme un sacerdoce, «le sacerdoce de la douleur humaine» a précisé le Pape. Il comprit ainsi qu’en soignant les malades, il mettait en pratique la volonté de Dieu, en aidant les souffrants, en donnant de l’espérance aux pauvres, en témoignant de la foi non pas avec des paroles mais par l’exemple. Mais «d’où José Gregorio tenait-il tout cet enthousiasme, tout ce zèle ?» a demandé François. D’une certitude et d’une force. La certitude était la grâce de Dieu, la force, l’intimité avec Dieu. Homme de prière, le médecin assistait à la messe chaque jour et récitait le chapelet.

«Au contact de Jésus, qui s’offre sur l’autel pour tous, José Gregorio s’est senti appelé à offrir sa vie pour la paix, a poursuivi le Pape, en effet, il ne pouvait garder pour lui cette paix qu’il avait dans son cœur en recevant l’Eucharistie». Le 29 juin 1919 José Gregorio descend dans la rue pour apporter des médicaments à un malade, mais en traversant la route, il est percuté par un véhicule; transporté à l’hôpital, il meurt en prononçant le nom de la Vierge. «Son voyage terrestre se termine ainsi, sur une route en accomplissant une œuvre de miséricorde, et dans un hôpital, où il avait fait de son travail un chef-d’œuvre de bien» a commenté François.

L’engagement dans la prière et dans l’action

«Moi, devant Jésus présent dans les pauvres près de moi, devant ceux qui, dans le monde, souffrent le plus, comment est-ce que je réagis ? Est-ce que je fais quelque chose ou est-ce que je reste spectateur?» a demandé le Pape. Le bienheureux José Gregorio nous stimule également à nous engager face aux grandes questions sociales, économiques et politiques d’aujourd’hui a t-il précisé. Beaucoup en parlent, beaucoup critiquent et disent que tout va mal. Mais «le chrétien n’est pas appelé à cela, mais à s’en occuper, à se salir les mains». 

François a donc invité les fidèles «à s’engager non pas dans le bavardage, mais à promouvoir le bien, à construire la paix et la justice dans la vérité». «Cela aussi est le zèle apostolique, l’annonce de l’Évangile, la béatitude chrétienne : « Heureux les artisans de paix » (Mt 5,9)».

Source : VATICANNEWS, le 13 septembre 2023

Un Prince Musulman prie Notre Dame de Lourdes

iStock/Getty Images Plus/Armando Oliveira Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes.

Un Prince Musulman prie Notre Dame de Lourdes

La présence des Musulmans à Lourdes s’est manifestée d’une façon si gracieuse en la personne d’un enfant de 8 ans, le petit prince héritier du Maroc. Cela ressemble un peu à un épisode d’un conte des Mille et une Nuits, cet enfant venu, à la demande de son père, le roi du Maroc, prier la Dame mystérieuse et bienfaisante de la Grotte de Massabielle qui s’appelle pour eux aussi Myriam et qui est la Mère de Jésus.

C’était le 14 septembre 1971. Le prince Sidi Mohammed, futur roi Mohammed VI, était accompagné de ses trois sœurs Lalla Meriem, 9 ans, Lalla Asmaa, 6 ans, et Lalla Hasma, 4 ans. Dans sa suite se trouvaient M. Aouad, ministre chargé de l’éducation du prince, ainsi que la gouvernante et son aide, toutes deux françaises… Le responsable de la Grotte leur donna quelques brèves explications.

Avec la permission du Ministre, et sur le désir du petit prince et des princesses, il leur distribua quelques images de la Vierge de Lourdes.

C’est à cette occasion que le Ministre lui fit part de l’intention formelle du roi désirant la visite de ses enfants à Lourdes et des prières pour lui, sa famille et son pays. En prenant congé du prêtre, le ministre lui dit :« Le roi sera très sensible de l’accueil fait à ses enfants et je vous en remercie en son nom. »

Journal de la Grotte de Lourdes

19.09.71

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

13.09.2023 – SAINT DU JOUR

St Jean Chrysostome

ÉVÊQUE ET DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 407)

Saint Jean Chrysostome
Évêque et Docteur de L’église
(v. 344-407)

Jean, surnommé Chrysostome, c’est-à-dire Bouche d’Or, à cause de la force et de la beauté de son éloquence, naquit à Antioche, vers l’an 344. Veuve à vingt ans, sa mère n’épargna rien pour lui donner une brillante éducation. Doué d’un génie supérieur, objet de l’admiration universelle, incliné au plaisir, Jean fut ramené à la réalité des choses et conquis à la perfection de l’Évangile par l’amitié fidèle d’un jeune homme de son âge, qui fut saint Basile. Noble exemple de l’apostolat qu’un véritable ami peut exercer dans son entourage ! L’amitié des deux jeunes gens ne fit que s’accroître par l’union désormais parfaite des pensées et des aspirations.

Devenu clerc de l’église d’Antioche, Chrysostome renonce complètement aux vanités du siècle ; il ne paraît qu’avec une tunique pauvre ; la prière, la méditation, l’étude de l’Écriture Sainte, partagent son temps. Il jeûne tous les jours et prend sur le plancher de sa chambre le peu de sommeil qu’il accorde à son corps, après de longues veilles. S’élevant par degré dans les fonctions ecclésiastiques, il devient l’œil, le bras, la bouche de son évêque. Son éloquence est si grande que toute la ville accourt à ses premières prédications où il y a souvent jusqu’à cent mille auditeurs à l’entendre. 

À trente ans, Chrysostome fuit, dans la vie monastique, l’épiscopat auquel, plus tard, il ne pourra échapper. C’est en 398, qu’il est emmené de force à Constantinople et sacré patriarche de la ville impériale. Son zèle, l’indépendance de son langage ne furent égalés que par sa charité ; son éloquence séduisante, qui brillait alors de tout son éclat, attirait les foules autour de sa chaire ; il ranimait la foi au cœur des fidèles et convertissait une multitude de personnes. L’éloquence de l’orateur dévoilait le cœur d’un père, d’un apôtre et d’un saint. 

Dieu permit que la croix vienne achever en Chrysostome l’œuvre de la perfection. Le courage invincible du Pontife, sa liberté à flétrir les désordres de la cour, lui valurent l’exil. En quittant Constantinople, il fit porter à l’impératrice cette fière réponse : « Chrysostome ne craint qu’une chose : ce n’est ni l’exil, ni la prison, ni la pauvreté, ni la mort, c’est le péché. » Il mourut en exil, victime des mauvais traitements de ses ennemis. Bien qu’il ne porte pas le titre de martyr, il en a tout le mérite et toute la gloire. 

Pour approfondir, lire les Catéchèses du Pape Benoît XVI :


>>> Saint Jean Chrysostome (1)


>>> Saint Jean Chrysostome (2)

Saint Jean Chrysostome priez pour nous !

13.09.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,20-26.

En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !
Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)

moine grec

Hymnes 48, SC 196 (Hymnes III ; trad. J. Paramelle et L. Neyrand, éd du Cerf, 2003 ; p. 135-139 ; rev.)

« Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous »

Malheur à ceux qui gardent leur richesse en dépôt ! Malheur à ceux qui veulent recevoir leur gloire des hommes ! Malheur à ceux qui se faufilent parmi les riches au lieu de désirer la gloire de Dieu, la richesse de Dieu, de désirer être unis avec lui et rien d’autre, car vain est le monde et tout ce qui est dans le monde, tout ne sera que vanités des vanités. (…) Malheur, mon âme, à ceux qui désirent la gloire des hommes, car alors ils seront privés de la gloire de Dieu ! Malheur, mon âme, à ceux qui gardent leur richesse entassée, car là-bas ils soupireront après une goutte d’eau ! Malheur, mon âme, à ceux qui mettent dans l’homme leur espérance, car l’homme mourra, et avec lui leurs espoirs, et alors ils se trouveront dénués de tout espoir ! Malheur, mon âme, à ceux qui trouvent ici-bas leur repos, car là-bas ils trouveront éternellement l’affliction ! Dis-moi, mon âme, pourquoi es-tu triste, que recherches-tu des biens de cette vie ! réponds-moi et je t’enseignerai de chacun l’utilité, laisse-toi instruire, apprends ce qu’il y a de bon en chacun. Veux-tu être glorifiée, dis-moi, veux-tu être louée ? Écoute donc ce qu’est l’honneur et ce qu’est le déshonneur. L’honneur, c’est d’honorer tous les êtres, mais Dieu plus qu’eux tous, de gagner pour toute richesse ses commandements et pour eux de souffrir les injures, pour eux les insultes, pour eux de supporter les outrages de toute sorte. Lorsqu’en effet, mon âme, tu t’es efforcée en quelque occasion d’honorer Dieu, de le glorifier, et pour cela tu as été outragée, méprisée, c’est alors que tu as obtenu l’honneur et la gloire qui demeurent, car la gloire de Dieu ne manquera pas de venir sur toi ; c’est alors que tous les anges te loueront, car tu auras honoré Dieu, Dieu qu’ils chantent eux-mêmes.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 3,1-11.

Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre.
En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.
Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.
Faites donc mourir en vous ce qui n’appartient qu’à la terre : débauche, impureté, passion, désir mauvais, et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie.
Voilà ce qui provoque la colère de Dieu contre ceux qui lui désobéissent,
voilà quelle était votre conduite autrefois lorsque, vous aussi, vous viviez dans ces désordres.
Mais maintenant, vous aussi, débarrassez-vous de tout cela : colère, emportement, méchanceté, insultes, propos grossiers sortis de votre bouche.
Plus de mensonge entre vous : vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous et de ses façons d’agir,
et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau qui, pour se conformer à l’image de son Créateur, se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance.
Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis, il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ; mais il y a le Christ : il est tout, et en tous.

Psaume 145(144),2-3.10-11.12-13ab.

Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n’est pas de limite.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.