Ce que signifie se consacrer à Marie

iStock/Getty Images Plus/Paul Campbell

Ce que signifie se consacrer à Marie

Saint Maximilien Kolbe (1894-1941) nous explique comment rendre notre consécration à Marie valide et pleine de grâces :

« Chacun de nous a besoin de se sentir aimé, mais nous avons aussi besoin d’aimer, aimer à la folie, aimer jusqu’à souffrir par amour et sentir que notre amour est grand. Saint Maximilien Kolbe a osé prendre ce chemin et viser un amour de cette profondeur…

Rien de très important dans les affaires de Dieu ne se fait sans souffrance. D’ailleurs, peut-il exister un sacrifice trop dur lorsqu’il s’agit de l’Immaculée ?… Et si nous ne cessons pas dans la lutte pour conquérir le monde à l’Immaculée, les souffrances n’arrêteront pas de fondre sur nous… Mais jusqu’à la mort seulement. Après, c’est la résurrection ! (12.07.1935)

L’amour de l’Immaculée ne consiste pas seulement dans un acte de consécration récité même avec une grande ferveur, mais dans le fait de beaucoup souffrir de privations et de travailler pour elle sans arrêt. (10.02.1937)

L’Immaculée désire que non seulement nous travaillions, mais que nous souffrions pour elle. C’est un immense champ de travail à travers la souffrance. Les petites croix de chaque jour doivent être supportées calmement, c’est cela, se donner à l’Immaculée. (17.01.1937)

Ne cherchons pas toujours à ressentir la douceur de la dévotion à l’Immaculée, car ce serait une avarice de l’esprit. Pour nous aussi, il faut des épreuves, des sécheresses et des abandons, etc. Permettons-lui donc, autant qu’elle veut, d’appliquer les moyens pour notre sanctification. » (09.04.1933)

Saint Maximilien Kolbe

Encyclopédie Mariale

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Ce que signifie se consacrer à Marie

iStock/Getty Images Plus/Paul Campbell

Ce que signifie se consacrer à Marie

Saint Maximilien Kolbe (1894-1941) nous explique comment rendre notre consécration à Marie valide et pleine de grâces :

« Chacun de nous a besoin de se sentir aimé, mais nous avons aussi besoin d’aimer, aimer à la folie, aimer jusqu’à souffrir par amour et sentir que notre amour est grand. Saint Maximilien Kolbe a osé prendre ce chemin et viser un amour de cette profondeur…

Rien de très important dans les affaires de Dieu ne se fait sans souffrance. D’ailleurs, peut-il exister un sacrifice trop dur lorsqu’il s’agit de l’Immaculée ?… Et si nous ne cessons pas dans la lutte pour conquérir le monde à l’Immaculée, les souffrances n’arrêteront pas de fondre sur nous… Mais jusqu’à la mort seulement. Après, c’est la résurrection ! (12.07.1935)

L’amour de l’Immaculée ne consiste pas seulement dans un acte de consécration récité même avec une grande ferveur, mais dans le fait de beaucoup souffrir de privations et de travailler pour elle sans arrêt. (10.02.1937)

L’Immaculée désire que non seulement nous travaillions, mais que nous souffrions pour elle. C’est un immense champ de travail à travers la souffrance. Les petites croix de chaque jour doivent être supportées calmement, c’est cela, se donner à l’Immaculée. (17.01.1937)

Ne cherchons pas toujours à ressentir la douceur de la dévotion à l’Immaculée, car ce serait une avarice de l’esprit. Pour nous aussi, il faut des épreuves, des sécheresses et des abandons, etc. Permettons-lui donc, autant qu’elle veut, d’appliquer les moyens pour notre sanctification. » (09.04.1933)

Saint Maximilien Kolbe

Encyclopédie Mariale

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

20.10.2023 – SAINTE DU JOUR

Ste Marie-Bertille Boscardin

Ste Marie-Bertille Boscardin

VIERGE († 1922)

Sainte Marie-Bertille Boscardin
Religieuse de la Congrégation des
« Sœurs maîtresses de Sainte Dorothée »

Maria Bertilla (au baptême : Anna Francesca) Boscardin naît le 6 octobre 1888 à Brendola, en Vénétie, de Angelo et Maria Teresa Benetti, dans un milieu modeste et chrétien.

L’enfant est considérée par son entourage comme peu douée intellectuellement, toutefois, elle a une grande ferveur religieuse, et apprend à lire dans le petit livre de catéchisme que lui a donné le curé du village.

Anna Francesca souhaitait entrer au couvent, mais sa réputation de fille peu intelligente l’en empêche. Elle finit toutefois, en 1905, par entrer chez les Sœurs de Sainte-Dorothée de Vicenza où elle prit les noms de Maria Bertilla. Elle est affectée immédiatement à l’hôpital de Trévise où on lui confie les plus basses besognes.

Maria Bertilla, contre toute attente, réussit à passer brillamment les examens demandés pour devenir infirmière. Là elle fait merveille, sachant se concilier l’affection et la vénération de ses malades; les gens hostiles eux-mêmes sont obligés de reconnaître qu’une « présence l’habite et dirige ses actes ». Malgré un mal secret qui ronge sa forte santé, elle donne toute sa mesure au moment de la Grande Guerre.

Elle rend son âme simple et pure à Dieu, des suites d’une opération, le 20 octobre 1922 : elle n’a que 34 ans. Sur elle on retrouvera, tout usé, le catéchisme qui n’avait pas cessé de l’accompagner depuis son enfance.

Maria Bertilla Boscardin a été proclamée bienheureuse le 8 juin 1952, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958), et canonisée le 11 mai 1961, par saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963).

Sainte Marie-Bertille priez pour nous !

20.10.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,1-7.

En ce temps-là, comme la foule s’était rassemblée par milliers au point qu’on s’écrasait, Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire : « Méfiez-vous du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie.
Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu.
Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en pleine lumière, ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits.


Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus.
Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre.
Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu.
À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Eudes (1601-1680)

prêtre, prédicateur, fondateur d’instituts religieux

Le Royaume de Jésus, II, 30 (OC I, p. 238-239)

« Jetez en Dieu tous vos soucis, car il a soin de vous » (1P 5,7)

Notre très aimable Sauveur nous assure en divers lieux de ses saintes Écritures qu’il est dans un soin et dans une vigilance continuelle au regard de nous, qu’il nous porte et qu’il nous portera toujours lui-même dans son sein, dans son cœur et dans ses entrailles. Et il ne se contente pas de dire une fois ou deux qu’il nous porte en cette façon, mais il le dit et le redit jusqu’à cinq fois en un même lieu. Et ailleurs, même s’il puisse se trouver une mère qui en vienne à oublier l’enfant qu’elle a porté dans ses entrailles, lui pourtant ne nous oubliera jamais ; qu’il nous a écrit en ses mains, afin de nous avoir toujours devant ses yeux ; que quiconque nous touche, touche la prunelle de ses yeux ; que nous ne devons point être inquiets des choses qui nous sont nécessaires pour le vivre et le vêtir, qu’il sait bien que nous avons besoin de ces choses-là, et qu’il en a soin pour nous ; qu’il a compté tous les cheveux de notre tête, que pas un d’eux ne périra ; que son Père nous aime comme il l’aime lui, et qu’il nous aime comme son Père l’aime ; qu’il veut que nous soyons là où il est, c’est-à-dire que nous soyons reposant avec lui dans le sein et dans le cœur de son Père. (Références bibliques : Is 46,3-4; 49,15-17; Za 2,12; Mt 6,31-3; 10,30; Lc 21,18; Jn 17,26; 15,9; 17,24; 1,2)

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 4,1-8.

Abraham, le père des croyants
Enluminure de la Bible de Souvigny
Abbaye de Souvigny (Allier), fin du XIIe siècle
Parchemin, 400 f., 58 x 43 cm
Bibliothèque municipale de Moulins, manuscrit 1, f. 256

Que dirons-nous alors d’Abraham, notre ancêtre selon la chair ? Qu’a-t-il obtenu ?
Si Abraham était devenu un homme juste par la pratique des œuvres, il aurait pu en tirer fierté, mais pas devant Dieu.
Or, que dit l’Écriture ? Abraham eut foi en Dieu, et il lui fut accordé d’être juste.
Si quelqu’un accomplit un travail, son salaire ne lui est pas accordé comme un don gratuit, mais comme un dû.
Au contraire, si quelqu’un, sans rien accomplir, a foi en Celui qui rend juste l’homme impie, il lui est accordé d’être juste par sa foi.
C’est ainsi que le psaume de David proclame heureux l’homme à qui Dieu accorde d’être juste, indépendamment de la pratique des œuvres :
Heureux ceux dont les offenses ont été remises, et les péchés, effacés.
Heureux l’homme dont le péché n’est pas compté par le Seigneur.

Psaume 32(31),1-2.5.11.

Heureux l’homme dont la faute est enlevée,
et le péché remis !
Heureux l’homme dont le Seigneur ne retient pas l’offense,
dont l’esprit est sans fraude !

Je t’ai fait connaître ma faute,
je n’ai pas caché mes torts.
J’ai dit : « Je rendrai grâce au Seigneur
en confessant mes péchés. »

Et toi, tu as enlevé
l’offense de ma faute.
Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes !
Hommes droits, chantez votre allégresse

22.10.2023 – HOMÉLIE DU 29ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MATTHIEU 22,15-21

Qui dirige le monde ?

Évangile de Matthieu Mt 22, 15-21

Il y a des questions auxquelles, quelle que soit la réponse que l’on donne, on tombe dans un piège, des questions faites pour accuser. C’est le cas de celle-ci : « Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César ? ».

Replongeons-nous dans le contexte. Le groupe qui pose la question à Jésus est assez improbable : il s’agit de Pharisiens et d’Hérodiens. Or ces gens se détestent.

La Palestine est occupée par les Romains depuis l’an 63 av. J.-C. et c’est une occupation très dure – de nombreuses révoltes juives en témoignent – en particulier, les habitants croulent sous les impôts. Littéralement, l’occupant pille la Judée. Hérode est un roi collaborateur de l’envahisseur romain ; son objectif, c’est la romanisation de la Palestine : il veut faire de la Judée un joyau romain. Certes, il reconstruit le Temple de Jérusalem, mais il bâtit aussi de nouvelles villes totalement romaines : Césarée maritime, sa nouvelle capitale, dénommée en l’honneur de César, mais aussi Séphoris, que des fouilles viennent de retrouver et qui est la nouvelle ville romaine située juste à côté du petit village de Nazareth. Jésus voyait la romanisation forcée de la terre de Judée. Ça se passait juste à côté de chez lui.

Les Hérodiens – les partisans d’Hérode – sont donc des collaborateurs. Alors que les Pharisiens sont plutôt des résistants. Peut-être, pour mieux comprendre l’étrangeté du tableau que l’Évangile nous présente, pouvez-vous vous replacer dans le contexte de la seconde guerre mondiale : un groupe composé de collabos et de résistants vient trouver Jésus … « Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’occupant ? »

Si Jésus répond « oui », il est un collabo, il trahit la nation d’Israël ; s’il répond « non », il est un subversif, il incite à la révolte contre l’occupant. Dans les deux cas, la question vise à faire tenir à Jésus un rôle qu’il ne veut pas tenir : celui d’un leader politique. Dans les deux cas, la question est piégée. Y répondre revient à se situer au niveau d’une querelle de souverainetés terrestres alors que Jésus se présente comme le “Roi de l’Univers”, Roi d’un Royaume qui “n’est pas de ce monde”.

César, lui, a la prétention des deux : il est celui qui règne sur le monde, mais il se présente aussi comme un Dieu. C’est d’ailleurs ce qui déclenchera les persécutions des premiers chrétiens qui refuseront d’offrir des sacrifices à l’empereur et qui, de ce fait, seront vus par la puissance impériale comme des athées, des gens qui ne participent pas à la religion d’État.

Tous les gouvernements encourent le risque de se prendre pour Dieu. Les pharaons égyptiens étaient des dieux, les empereurs romains se proclamaient « Fils de Dieu », jusqu’aux cultes de la personnalité du XXe siècle, d’extrême droite ou d’extrême gauche, en passant par les Khans, les Tsars et les Empereurs du Japon. Cyrus, dont parle le Livre d’Isaïe, est un de ces rois de l’Antiquité à la stature divine. Et, pour le coup, c’est la Bible elle-même qui lui confère cette aura. Cyrus est le seul roi étranger que la Bible qualifie de messie, d’envoyé de Dieu.

Ici aussi, il convient de faire un peu d’Histoire. Vous le savez, le roi babylonien Nabuchodonosor avait envahi la Judée , détruit le Temple et déporté toutes les élites juives en exil dans sa capitale, Babylone, située dans l’Irak actuel. La destruction du Temple et l’exil sont, pour le peuple hébreu, la grande catastrophe dont parlent de nombreux textes bibliques. C’est plus qu’Israël qui est détruit ; c’est toute la puissance de Dieu qui est mise en cause. Comment a-t-il pu laisser un païen détruire son Temple ?

Quelques années plus tard, Cyrus, roi de Perse, l’actuel Iran, conquiert le royaume voisin de Babylone, et libère tous les peuples que Nabuchodonosor avait opprimé. Du point de vue biblique, Cyrus est le destructeur des destructeurs du Temple de Dieu, celui par qui la puissance du Dieu d’Israël est enfin restaurée. C’est pour cela qu’il est qualifié de messie, comme l’ont été tous les rois d’Israël, David, Salomon et tous les envoyés que Dieu a chargés de mener son peuple à la libération.

Jésus aussi, bien sûr, est un messie. Il est même LE messie par excellence, celui qui nous apporte la libération définitive, celle de la mort.

Si Jésus s’était abaissé au niveau de la question « Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César ? », il aurait perdu son statut de sauveur universel, en entrant dans une vision partisane.

La phrase « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » invite finalement à faire la part des choses : d’où vient le véritable pouvoir de gouvernement ? De césars qui se le donnent à eux-mêmes ou de messies qui le reçoivent de Dieu ?

Et nous, qui gouverne finalement nos vies ? Est-ce nous-mêmes ou est-ce Dieu ? Comment comprendre pour nous aujourd’hui ce « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » ? Vous l’avez compris, c’est une invitation à faire le tri entre ce qui est spirituel et ce qui est mondain.

A cet égard, les grands mystiques nous disent de compter pour rien ce qui est dans le monde, d’être dès ici-bas tout tendus vers les cieux. Mais ça ne signifie pas pour autant qu’il faille se déconnecter du monde, ou pire le rejeter comme mauvais. L’incarnation de Dieu en la personne de Jésus-Christ est, au contraire, un élan d’amour pour le monde.

La question qui reste c’est : dans nos relations avec le monde qui nous entoure, nous comportons-nous comme un César – avide et oppressant, exigeant des autres un culte – ou comme Dieu – compatissant et aimant, acceptant même, s’il le faut, des autres le mépris ? Et si nous sommes honnêtes, nous dirons qu’en nous il y a un peu des deux : de César et de Dieu.

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » : Faites de toutes vos relations au monde un enjeu spirituel.

Fr. Laurent Mathelot OP

Source : RÉSURGENCES.BE, le 17 octobre 2023