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Un million d’enfants prient le chapelet pour la paix

Un million d’enfants prient le chapelet pour la paix
S’inscrire sur la carte interactive
Comme chaque année, l’AED invite les familles, les catéchistes, les enseignants à prier le chapelet avec les enfants pour la paix dans le monde, et notamment en Terre sainte. Le 18 octobre, date de la journée dédiée à l’initiative, plus d’un million d’enfants étaient déjà inscrit. « Le sang de tant de victimes innocentes coule en Terre sainte depuis le 7 octobre. Avec les enfants, prions ardemment la Vierge Marie pour que cette guerre cesse au plus vite et que des pas concrets vers la paix soient accomplis avec l’aide de l’Esprit-Saint » déclare Benoit de Blanpré, directeur de l’AED en France. « Prions aussi pour la paix en Arménie, en Ukraine, en Birmanie, dans les pays du Sahel…Tant de monde aspire à la paix !«
840 000 enfants réunis en 2022
Cette campagne mondiale de prière s’appuie sur la demande de Notre-Dame de Fatima aux bergers de prier le chapelet tous les jours. Car la prière enfantine et confiante du chapelet peut véritablement changer le monde et apporter la paix.
En 2022, plus de 840 000 enfants à travers la planète ont récité le chapelet. Le pape François avait d’ailleurs encouragé tous les jeunes à se joindre à l’initiative de l’AED lors de l’Angelus.
Campagne de prière « un million d’enfants prient le chapelet » au KENYA
« Si un million d’enfants prient le chapelet, le monde changera. »
Cette campagne de prière du chapelet pour les enfants a été lancée en 2005 à Caracas, la capitale du Venezuela, un pays actuellement en grande précarité. Alors que plusieurs enfants priaient le chapelet dans un sanctuaire, certains ont rappelé les paroles de Saint Padre Pio : « Si un million d’enfants prient le chapelet, le monde changera ». Dès lors, la campagne s’est rapidement répandue dans le monde. L’AED soutient le projet depuis 2008 et a repris l’organisation de l’événement au niveau mondial. Chaque année, des centaines de milliers d’enfants répondent à l’appel.
Documentation gratuite à télécharger
L’AED vous fournit gratuitement tout un ensemble de matériel (affiche, livret de méditations du chapelet…) pour diffuser cette chaine de prière autour de vous, dans vos écoles, vos paroisses. Toutes les informations sont disponibles sur cette page.
L’AED propose aussi de s’inscrire sur une carte mondiale interactive qui permet de visualiser en direct le nombre de participants à cette campagne de prière.
Voir le teaser de « Un million d’enfants prient le chapelet » (1 min)
Source : ZENIT.ORG, le 20 octobre 2023
La monnaie de Dieu, par Mgr Follo

La monnaie de Dieu, par Mgr Follo
Respecter les droits supérieurs de Dieu
Rite Romain
Is 45, 1.4-6 ; Ps 95 ; 1 Ts 1, 1-5 : Mt22, 15 – 21
1) Les taxes à l’Etat, l’homme à Dieu
Le contexte de l’Evangile de ce 29ème dimanche concerne le débat de Jésus avec les pharisiens et les hérodiens qui lui tendent un piège en lui posant une question sur les taxes à payer aux romains. Sous l’apparence de fidélité à la loi de Dieu ou à celle de l’Empereur romain, ceux-ci cherchent des raisons pour l’accuser. Si, à leur question « Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? », Jésus répond : « Vous devez payer », ils pourraient, avec le peuple, l’accuser d’être un ami des romains. Si le Messie donne comme réponse : « Vous ne devez pas payer », ils pourraient l’accuser auprès des autorités romaines d’être un révolutionnaire. Enfin, ils veulent le mettre dans une situation que les pharisiens pensent être sans issue. Au contraire, le Christ trouve une voie d’issue en répondant à la question de l’impôt à César avec un réalisme politique surprenant. La taxe doit être payée à l’Empereur parce que l’effigie sur la monnaie est celle de l’empereur. Mais, l’homme, chaque être humain, porte en lui l’image de Dieu et c’est donc à lui et à lui seul que chacun doit « payer » l’impôt parce qu’il est débiteur de sa propre existence.
Dans sa réponse : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », le Christ ne reste pas seulement sur plan politique mais affirme clairement que ce qui compte le plus est le Royaume de Dieu. Les mots du Christ illuminent la ligne de conduite du chrétien dans monde. La foi ne lui demande pas de se marginaliser des réalités temporelles, cela devient plutôt pour lui une stimulation plus grande pour qu’il s’engage généreusement à les transformer de l’intérieur en contribuant à l’instauration du Royaume des Cieux.
Donc, si la première réflexion qui vient de la lecture de l’Evangile d’aujourd’hui est que le Messie n’oppose pas l’Etat à Dieu et dit de contribuer au bien commun aussi en payant les taxes, parce que le « vivre ensemble » demande de la solidarité, la deuxième réflexion qui me vient à l’ esprit est que la phrase « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » n’oppose pas seulement César à Dieu (ou l’homme ou Dieu) ni ne juxtapose César à Dieu (et l’homme et Dieu), mais c’est comme s’il disait « Donnez à l’homme ce qui est à l’homme de sorte qu’ il puisse sentir et vivre la joie de donner à Dieu ce qui est à Dieu ».
En se référant à l’effigie de César imprimée sur la monnaie dont les pharisiens et les hérodiens parlent, Jésus leur rappelle et nous rappelle que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, et que si leurs impôts reviennent à César, leur vie appartient à Dieu. Jésus part du devoir de restituer l’argent à César dont l’image est imprimée sur le métal pour arriver à l’obligation de redonner l’homme à Dieu dont l’image est « imprimée » dans la nature humaine. Il est juste rendre à César la monnaie qui porte son image, et, il est juste rendre à Dieu l’homme fait à son image.
En proposant ces réflexions je me mets dans le sillon des Pères de l’Eglise dont un écrivit : « L’image de Dieu n’est pas imprimée sur l’or, mais sur le genre humain. La monnaie de César est or, celle de Dieu est l’humanité … Donc donne ta richesse matérielle à César mais réserve pour Dieu l’innocence unique de ta conscience où Dieu est contemplé …César, en effet, a voulu son image sur chaque monnaie, mais Dieu a choisi l’homme qu’il a créé pour refléter sa gloire » (Anonyme, Œuvre incomplète sur Mathieu, Homélie 42). Saint Augustin a utilisé plusieurs fois cette référence dans ses homélies : « Si César réclame sa propre image imprimée sur la monnaie, n’exigera-t-il pas Dieu de l’homme l’image divine sculptée en lui? » (Ennarrationes in psalmos, psaume 94,2). Et encore : « Comme on redonne la monnaie à César, on redonne à Dieu l’âme illuminée et imprimée par la lumière de son visage… Le Christ, en effet, habite à l’intérieur de l’homme » (Ibid.., psaume 4,8). Parce que l’homme n’est pas seulement réductible à la matérialité mais c’est la dimension spirituelle qui constitue la dimension dominante de chaque existence.
2) Restituer l’homme à Dieu
En commandant de payer l’impôt à César, Jésus-Christ reconnaît le pouvoir civil et ses droits, mais il rappelle clairement aussi qu’il faut respecter les droits supérieurs de Dieu (cf. Con Vat. II, Dignitatis humanae,8). En disant : « Rendez à Dieu ce qui est à Dieu », le Messie enseigne d’une manière claire que ce qui compte le plus est le Royaume de Dieu.
Donc, si, d’une part, à la lumière de l’évangile qui relate cette diatribe sur l’impôt à donner à César (cf Mc12,13-17; Mt 22,15-22; Lc 20,20-26), les chrétiens reconnaissent et respectent la distinction et l’autonomie de l’Etat, en la considérant un grand progrès de l’humanité et une condition fondamentale pour la même liberté de l’Eglise et pour la réalisation de sa mission universelle de sauver tous les peuples, d’autre part, les croyants dans le Christ prennent au sérieux le commandement de restituer à Dieu ce qui est à Dieu, c’est-à-dire tout : « parce qu’au Seigneur c’est la terre et tout ce qu’elle contient » (1Cor 10, 26). Redonnons à Dieu nos êtres chers, notre prochain, tous les hommes en les honorant, en prenant soin d’eux comme d’un trésor précieux. Chaque femme, chaque homme, sont des talents d’or qui nous sont offerts pour notre bien, et sont dans le monde les vraies monnaies d’or qui portent gravées sur elles-mêmes l’image et l’inscription de Dieu.
Une manière particulière de tout restituer à Dieu est celle des vierges consacrées qui, grâce à leur consécration sont un « espace humain habité par la Trinité » (VC 41). Elles témoignent comme le don total d’elles-mêmes à cet Amour qui les pousse à « prendre soin de l’image divine déformée des visages des frères et sœurs « (VC 75d). Elles révèlent ainsi le mystère d’un Dieu qui se met au service de l’homme.
La vie de ces femmes est fondée sur au moins trois piliers.
– le 1er est la « consécration » même, qui est déterminée par l’initiative de l’amour gratuit de Dieu qui appelle et par la foi en Lui comme réponse à cet amour. La consécration est vie centrée sur Dieu, en abandon total, amoureuse confiance, vie de gratuité et de gratitude, de particulière manifestation du Mystère de Dieu en une personne humble et simple
– le 2è pilier est l’amour envers les frères et sœurs du monde entier. La femme consacrée est appelée à partager l’Amour, parce que le don reçu est un don à donner, à partager, en reconnaissance et amour à Dieu qui en premier lieu l’a aimée. Le don du Seigneur qui lui a été fait n’exclut pas les autres, mais à travers elle il est destiné à circuler avant tout parmi tous ceux avec qui elle vit et travaille, pour arriver ensuite au monde entier.
– le 3è pilier ou, mieux, le but de la vie consacrée est une mission à accomplir en faveur des hommes qui habitent dans ce monde qui est de Dieu : « Allez dans le monde entier » (Mt 16,15). Dans le cœur de l’Evangile, retentissant solennellement le jour de Pentecôte, la mission du chrétien d’aller vers les autres a son secret gardé lui-aussi comme la perle précieuse dans l’évangile où le Christ dit : « Restez dans mon amour ». « Aller et rester » sont les deux coordonnées évangéliques dans lesquelles la vierge consacrée agit et d’où elle tire tous les jours sa sève vitale.
Cet « aller dans le monde entier » est la continuation du don de soi aux autres vécu dans l’Eglise et qui, à l’intérieur de la communauté chrétienne s’étend à tous les êtres humains. Dans ce geste de donation, les autres sont perçus, eux aussi, comme un don de Dieu pour nous, avec lesquels nous devons « vivre-avec » et partager les dons que nous avons reçu du Seigneur. Dans ce parcours dans le monde, l’engagement fondamental est la louange à Dieu, le témoignage de Jésus au niveau personnel et communautaire et l’annonce explicite de son nom aux nations, en vivant une dimension missionnaire vraie et en restituant le monde à Dieu.
Lecture patristique
Saint Laurent de Brindes (1559 – 1619)
29e dimanche après la Pentecôte, 2-5
Opera omnia, 8, 335.336.339-340.346.
Nous trouvons deux questions dans l’évangile d’aujourd’hui : la première a été posée au Christ par les pharisiens, la seconde aux pharisiens par le Christ. La leur est tout entière terrestre et inspirée par le diable, la sienne tout entière céleste et divine. Celle-là est un effet de l’ignorance et de la méchanceté, celle-ci procède de la sagesse et de la bonté parfaites: Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles? Eux répondent: De César. Il leur dit : Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu (Mt 22,20-21). Il faut rendre à chacun ce qui lui revient.
Voilà une parole vraiment pleine de sagesse et de science célestes. Car elle nous enseigne qu’il y a deux sortes de pouvoir, l’un terrestre et humain, l’autre céleste et divin. Elle nous apprend que nous sommes tenus à une double obéissance, l’une aux lois humaines et l’autre aux lois divines. Qu’il nous faut payer à César le denier portant l’effigie et l’inscription de César, à Dieu ce qui a reçu le sceau de l’image et de la ressemblance divines : La lumière de ton visage a laissé sur nous ton empreinte, Seigneur (cf. Ps 4,7).
Nous sommes faits à l’image et à la ressemblance (Gn 1,26) de Dieu. Tu es homme, ô chrétien. Tu es donc la monnaie du trésor divin, un denier portant l’effigie et l’inscription de l’empereur divin. Dès lors, je demande avec le Christ: Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles? Tu réponds : « De Dieu. » J’ajoute : « Pourquoi donc ne rends-tu pas à Dieu ce qui est à lui ? »
Si nous voulons être réellement une image de Dieu, nous devons ressembler au Christ, puisqu’il est l’image de la bonté de Dieu et l’effigie exprimant son être (cf. He 1,3). Et Dieu a destiné ceux qu’il connaissait par avance à être l’image de son Fils (Rm 8,29). Le Christ a vraiment rendu à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Il a observé de la manière la plus parfaite les préceptes contenus dans les deux tables de la loi divine en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix (Ph 2,8), et il était orné au plus haut degré de toutes les vertus visibles et cachées.
L’évangile de ce jour met en évidence la prudence sans pareille du Christ, qui lui a fait éviter les pièges de ses ennemis par une réponse si sage et si habile. C’est là qu’apparaît également sa justice: elle inspire son enseignement quand il nous dit de rendre à chacun ce qui lui revient; elle montre qu’il voulut lui aussi s’acquitter de l’impôt, et qu’il paya deux drachmes pour lui-même et deux pour Pierre. C’est là que se manifeste la force d’âme qui le rendit capable d’enseigner ouvertement la vérité, de dire aux Juifs en colère, sans nullement les craindre, qu’il fallait payer les impôts à César. Telle est la voie de Dieu que le Christ a enseignée avec droiture.
Ainsi ceux qui ressemblent au Christ par leur vie, leur conduite et leurs vertus se modelant sur lui, rendent vraiment visible l’image de Dieu. Le renouvellement de cette image divine s’accomplit par la parfaite justice: Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, à chacun ce qui lui revient.
Source : ZENIT.ORG, le 20 octobre 2023
VATICAN – Statistiques de l’Église catholique en 2023

Cité du Vatican – (Agence Fides) – À l’occasion de la 97e Journée Mondiale des Missions, qui sera célébrée le dimanche 22 octobre 2023, l’Agence Fides présente comme d’habitude quelques statistiques choisies pour offrir une vue d’ensemble de l’Église dans le monde.
Les tableaux sont extraits du dernier » Statistical Yearbook of the Church » publié (mis à jour au 31 décembre 2021) et concernent les membres de l’Église, les structures pastorales, les activités dans les domaines de la santé, de l’assistance et de l’éducation. Enfin, un aperçu des districts ecclésiastiques confiés au Dicastère pour l’évangélisation est donné.
Au 31 décembre 2021, la population mondiale s’élevait à 7.785.769 000 habitants, soit une augmentation de 118.633.000 habitants par rapport à l’année précédente. L’augmentation globale a également touché tous les continents, à l’exception de l’Europe, au cours de cette année.
À la même date, le 31 décembre 2021, le nombre de catholiques était de 1.375. 852.000, soit une augmentation globale de 16 240 000catholiques par rapport à l’année précédente. L’augmentation concerne tous les continents à l’exception de l’Europe (-244.000). Comme par le passé, elle est plus marquée en Afrique (+8.312.000) et en Amérique (+6.629.000), suivies de l’Asie (+1.488 000) et de l’Océanie (+55.000).
Le pourcentage mondial de catholiques a légèrement diminué (-0,06) par rapport à l’année précédente et s’élève à 17,67%. En ce qui concerne les continents, les variations sont minimes.
Le nombre total d’évêques dans le monde a diminué de 23, passant à 5.340. Le nombre d’évêques diocésains (-1) et d’évêques religieux (-22) a diminué. Il y a 4.155 évêques diocésains et 1.185 évêques religieux.
Le nombre total de prêtres dans le monde est passé à 407.872 (-2.347). L’Europe (-3.632) et l’Amérique (-963) enregistrent à nouveau une baisse constante. Des augmentations sont enregistrées en Afrique (+1.518), en Asie (+719) et en Océanie (+11). Le nombre de prêtres diocésains dans le monde a diminué de 911 pour atteindre 279 610. Le nombre de prêtres religieux a diminué de 1.436 pour atteindre 128.262.
Le nombre de diacres permanents dans le monde continue d’augmenter, cette année de 541, pour atteindre 49 176. Les augmentations se sont produites sur tous les continents : Afrique (+59), Amérique (+147), Asie (+58), Europe (+268) et Océanie (+9).
Le nombre de religieux non prêtres a diminué de 795 pour atteindre 49.774. Des baisses ont été enregistrées en Amérique (-311), en Europe (-599) et en Océanie (-115). Elles augmentent en Afrique (+205) et en Asie (+25).
La tendance de longue date d’une diminution globale du nombre de religieuses se confirme, atteignant cette fois un chiffre de 10.588 par rapport à l’enquête annuelle précédente. Le nombre total de religieuses est de 608.958. Des augmentations ont à nouveau été enregistrées en Afrique (+2.275) et en Asie (+366), des diminutions en Europe (-7.804), en Amérique (-5.185) et en Océanie (-240).
Le nombre total de grands séminaristes, diocésains et religieux, a diminué de 1.960 cette année pour atteindre 109.895. Des augmentations ont été enregistrées uniquement en Afrique (+187), des diminutions en Amérique (-744), en Asie (-514), en Europe (-888) et en Océanie (-1).
Le nombre total de petits séminaristes, diocésains et religieux, a augmenté de 316 pour atteindre 95.714. Il a diminué en Amérique (-372), en Asie (-1.216), en Europe (-144) et en Océanie (-5), tandis qu’il a augmenté en Afrique (+2.053).
Dans le domaine de l’éducation et de l’instruction, l’Église gère 74.368 jardins d’enfants dans le monde, fréquentés par 7.565.095 élèves ; 100.939 écoles primaires pour 34.699.835 élèves ; 49.868 écoles secondaires pour 19.485.023 élèves. En outre, il suit 2.483.406 élèves de l’enseignement secondaire et 3.925.325 étudiants de l’enseignement supérieur.
Les institutions sanitaires, caritatives et d’assistance gérées dans le monde par l’Église catholique comprennent : 5.405 hôpitaux, 14.205 dispensaires, 567 léproseries, 15.276 maisons pour personnes âgées, malades chroniques et handicapés, 9.703 orphelinats, 10.567 jardins d’enfants, 10.604 centres de consultation matrimoniale, 3.287 centres d’éducation ou de rééducation sociale et 35.529 autres institutions sociales.
Il existe au total 1.121 circonscriptions ecclésiastiques dépendant du Dicastère pour l’évangélisation (Section pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières), selon les derniers changements enregistrés. La plupart des circonscriptions ecclésiastiques confiées au Dicastère se trouvent en Afrique (523) et en Asie (481). Viennent ensuite l’Amérique (71) et l’Océanie (46).
Pièces jointes à la dépêche
Source : Agence Fides, le 22 octobre 2023
ITALIE – Le Missionnaire Maccalli : prisonnier des djihadistes, j’ai appris que la paix ne se fait pas avec des armes

Rome (Agence Fides) – « Je suis très attristé par ce que j’entends et parce que je vois dans les nouvelles. Aujourd’hui, le conflit entre Israël et le Hamas a éclipsé celui entre la Russie et l’Ukraine, tandis que le Soudan n’a pas été mentionné depuis longtemps, mais cela fait maintenant 6 mois que ce conflit dure , et alors ? je ne peux pas m’empêcher de me rappeler la situation au Sahel où j’ai été missionnaire pendant 11 ans et 2 ans en tant qu’otage ». Le missionnaire Pier Luigi Maccalli partage avec l’Agence Fides les considérations et les sentiments qui l’animent face au contexte géopolitique actuel, déformé par des guerres sans fin.
« Je crois aussi que beaucoup ont manqué les nouvelles de ce qui se passe ces jours-ci entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, dans la région du Karabakh. Il y a tant d’images et de nouvelles de guerres et de violences que j’entends et qui me chagrinent profondément », répète le prêtre de la Société des Missions Africaines. Le père Maccalli poursuit : « Je prends position pour toutes les victimes de cette inhumanité insensée. Je suis également attristé par tant de « poudre aux yeux » offerte par les médias aux paroles armées des personnes impliquées. Tant que les mots ne sont pas désarmés, il est impensable de désarmer les mains qui ne sont prêtes qu’à tirer et à lancer des bombes ».
Dans la sombre situation décrite, note le missionnaire, seul le Pape François fait exception. Il ne se lasse pas de répéter que la guerre est une défaite pour tous. Il ne répète pas en vain le mot « paix », mais se propose comme médiateur et insiste pour que des alternatives créatives pour la paix soient essayées. En ce mois missionnaire, je veux lui faire écho par le témoignage que je donnerai à Rome le 21 octobre au cours de la veillée missionnaire dans la basilique Saint-Paul-hors-les-murs. Ce que mon histoire d’enlèvement-otage au Sahel, pendant plus de 2 ans aux mains des djihadistes du groupe GSIM affilié à Al Qaeda, m’a permis de voir, c’est que la paix ne se fait pas avec les armes. J’ai pardonné à ceux qui m’ont enlevé ma liberté, m’ont enchaîné et m’ont méprisé comme un ennemi ».
Le missionnaire rappelle que c’est précisément en ces jours d’octobre, il y a trois ans, qu’il a été libéré (voir Fides 9/10/2020) : » Aujourd’hui, je témoigne que la paix passe par la porte étroite du pardon. J’ai pardonné et je suis en paix ».
Source : Agence Fides, le 18 octobre 2023
Jean-Pierre Mahé: le christianisme arménien, mémoire orientale de l’Église

Jean-Pierre Mahé: le christianisme arménien, mémoire orientale de l’Église
L’Arménie est le premier royaume à avoir adopté le christianisme comme religion d’État. Son patrimoine religieux spirituel et architectural bimillénaire témoigne de l’importance de maintenir vive et enracinée la présence chrétienne dans le Caucase.
Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican
«Les églises et monastères du Haut-Karabagh doivent être respectés et protégés». Le Pape François a lancé cet appel dimanche 15 octobre après l’angélus, confiant sa préoccupation pour la situation humanitaire des déplacés. L’enclave arménienne s’est en effet vidée de 100 000 de ses habitants depuis l’agression militaire de Bakou lancée il y a un mois, le 19 septembre dernier.
Le patrimoine religieux chrétien bimillénaire de cette terre berceau spirituel de l’Arménie est désormais aux mains des Azerbaïdjanais. Selon un décompte du Défenseur des droits arméniens, près de 1 500 monuments arméniens étaient déjà passés sous contrôle de l’Azerbaïdjan après la guerre de 2020. Parmi eux, 161 monastères et églises. L’enjeu existentiel du maintien de la présence chrétienne et de la préservation de son patrimoine religieux remonte lui aux premiers siècles. Pays de l’Arche de Noé, l’Arménie adopte le christianisme comme religion d’État quelques années avant même Rome. L’orientaliste français, Jean-Pierre Mahé, spécialiste du christianisme arménien et directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études, retrace les origines et particularités de cette Église-martyre dans la profondeur des siècles.
Comment le christianisme est-il arrivé, s’est-il répandu en Arménie et a-t-il été dès les origines intimement lié à l’unité du pays?
La christianisation est d’abord non officielle, tout simplement amenée par les échanges commerciaux, intellectuels et religieux, entre la Syrie et l’Arménie. Selon la Tradition, Thadée aurait été le premier apôtre de l’Arménie et se serait rendu auprès d’Abgar, le roi d’Édesse. Il aurait converti tout le royaume d’Abgar, dont la moitié sud était syriaque. La moitié nord était arménienne. Le souverain n’a pas déclaré que c’était une religion obligatoire. C’était une conversion personnelle de sa part. Beaucoup de ses sujets l’ont imité. Le langage religieux arménien emprunte des termes essentiels au syriaque. Par exemple, le vendredi et le samedi sont très importants, car le premier effet de la conversion au christianisme est de structurer la semaine. Nous sortons d’un régime de calendrier où le temps est divisé en mois lunaires pour rentrer dans un temps plus liturgique, où toutes les semaines sont marquées par la préparation du sabbat, urbat, le vendredi, ensuite le shabat le samedi, et ensuite le dimanche, premier jour de la semaine d’après, jour de la Résurrection.
Des communautés chrétiennes se sont donc installées dans le sud de l’Arménie à l’âge apostolique, dès la fin du Iᵉʳ siècle et probablement au début du IIᵉ siècle. Le nord de l’Arménie restait païen, converti non pas par le Sud, mais par l’Ouest. Grâce à l’apostolat de saint Paul, le christianisme s’est répandu en Asie Mineure et, depuis la Cappadoce, s’est aussi répandu en Arménie au début du IVᵉ siècle, au temps du roi Tiridate, établi sur le trône par l’empereur romain Dioclétien.
Au début, Tiridate était un païen militant, et pour cette raison, il a tué des religieuses qui s’étaient réfugiées de l’Empire romain en Arménie. À la suite de ce crime, il a été, dit la Tradition, transformé en porc sauvage. À ce moment-là, un chrétien qu’il avait mis en prison auparavant, saint Grégoire l’Illuminateur, est sorti de prison, et le convertit au christianisme dans les dix premières années du IVᵉ siècle.
En quoi cette pénétration du christianisme en Arménie diffère-t-elle de celle du Haut-Karabagh?
Le Haut-Karabagh appartient à une région montagneuse isolée concernée par le christianisme par d’autres voies. Un saint homme, Yeghishe ou Élisée, était selon les textes les plus anciens l’un des disciples de Jacques le Juste, frère du Seigneur. Il est venu dans le nord de l’Azerbaïdjan actuel, sur la rive gauche du fleuve Koura, où il a fondé la plus ancienne, la mère de toutes les églises du Caucase.
Par la suite, le christianisme s’est répandu dans le reste du pays, mais le christianisme du Haut-Karabagh est dû principalement à l’action d’un souverain Vatchagan le Pieux monté sur le trône en 484. Vatchagan le Pieux a construit une ville nouvelle. Il a purifié les lieux qui étaient occupés par les idoles païennes en répandant les reliques des saints, et nous lui devons en particulier la construction du monument religieux le plus ancien du Karabagh et de l’Azerbaïdjan, qui est le mausolée de Grigoris, petit-fils de saint Grégoire l’Illuminateur et catholicos d’Albanie du Caucase. Ce monument se trouve à Amaras aujourd’hui. Il y a aussi en dessous du Karabagh, dans le corridor de Latchine, une église très ancienne qui s’appelle le monastère de l’Hirondelle et dont les parties les plus anciennes conservées à l’heure actuelle datent du IVᵉ siècle.
Comment cette Église apostolique arménienne prend-elle ensuite son essor? Quel est l’état de ses relations avec les autres Églises chrétiennes, notamment Rome, durant la période dite de l’Église des Trois conciles?
Rome est très loin de l’Arménie. Pour des raisons géographiques, non dogmatiques, la relation importante était donc avec Jérusalem. Dès 324, le successeur de saint Grégoire l’Illuminateur, son fils qui s’appelait Aristakès, a participé au Concile de Nicée et été l’un des signataires du Concile de Nicée. Ensuite, le successeur d’Aristakès, Vertanès, lui aussi fils de saint Grégoire l’Illuminateur, a correspondu avec le patriarche Macaire de Jérusalem. Il avait été invité par le patriarche Macaire à l’inauguration de l’Église de l’Anastasis, le Saint-Sépulcre. Il n’a pas pu s’y rendre, mais les envoyés dépêchés à sa place ont assisté au baptême des catéchumènes pour la Pâque, interrogeant le patriarche Macaire sur la manière d’administrer le baptême. Cela a marqué le début d’une relation très profonde entre les Arméniens et l’Église mère de Jérusalem. C’est là qu’ils ont pris leurs habitudes et leur calendrier liturgique. L’une des originalités du calendrier liturgique arménien est la célébration d’un seul coup, le 6 janvier, de la fête de la Nativité, des Rois mages et du baptême du Christ, comme si les Rois mages étaient arrivés juste au moment où le Christ naissait. Et comme si, 30 ans plus tard, exactement le même jour et au même moment, le Christ avait reçu le baptême dans le Jourdain. C’est un rite très ancien de Jérusalem, modifié ensuite au IVe siècle, de façon à ce que l’on distingue bien la nature humaine de la nature divine du Christ, mais que les Arméniens n’ont jamais aboli.
Les rapports avec Rome sont plus tardifs et datent de l’époque des croisades, dès le début du XIᵉ siècle, même si certaines correspondances attestent de liens dès Charlemagne. Durant les croisades, les Francs n’hésitaient pas à recevoir les sacrements des prêtres arméniens, ni à épouser des femmes arméniennes. À cette époque, il y avait une familiarité très grande, une fraternité très grande entre les Francs et les Latins.
Les relations se sont envenimées autour du XIIIe siècle lorsque les Latins ont été informés de l’approche hérésiologique des Grecs envers les Arméniens. Les Grecs condamnaient les Arméniens comme hérétiques et schismatiques. Les Latins s’y sont penchés de plus près, et se sont mis à dresser les listes des erreurs des Arméniens et à entreprendre d’essayer de les convertir à la fois à la liturgie romaine et de forcer une union avec Rome.
Au fil de cette histoire et des dominations successives, quel type de persécutions ont subi les chrétiens arméniens? De qui sont-elles venues et avec quelles conséquences?
Les persécutions ont d’abord été zoroastriennes. Au moment où l’Arménie devient chrétienne, au début du IVe siècle, s’est installée en Iran une nouvelle monarchie perse, alors que la monarchie précédente était une monarchie parthe, amie des Arméniens.
Au contraire, les Perses ont prétendu rétablir intégralement la religion de Zoroastre, démolir «toutes les idoles» et établir le culte du feu sacré. Il s’est agi au départ de persécutions larvées, puis en 449 est paru un édit de conversion obligatoire pour tous les Arméniens sous peine de mort. À ce moment, les Arméniens se sont révoltés et ont affronté avec un très grand courage la menace des Perses, plus grande en termes de nombre et de modernité de l’armement. Ils ont donc été tous tués à une bataille en 451. Mais après la défaite, ils n’ont pas voulu abjurer et donc jusqu’à la fin de l’empire perse, jusqu’au milieu du VIIᵉ siècle, -l’empire perse a été battu par les Arabes en 653-, il y a eu des retours périodiques de persécution zoroastrienne en Arménie.
Après cela, il y a eu le malentendu de la dispute avec les Byzantins. Les Byzantins ont accusé les Arméniens d’être monophysites, c’est-à-dire de nier la nature humaine de Jésus-Christ. En effet, dans l’Église arménienne, Jésus a une seule nature qui est éternelle, qui est la nature du Verbe de Dieu, et il a une humanité qui est une indulgence de Dieu, une économie de Dieu. C’est-à-dire que par grâce, le Verbe éternel s’est fait homme, mais son humanité est tout à fait réelle, c’est à dire que Jésus est pleinement homme et pleinement Dieu selon la doctrine arménienne. Mais les Byzantins ne l’ont pas entendu et ont persécuté les Arméniens à partir du Xᵉ siècle.
Puis, les Arméniens ont accueilli favorablement le califat arabe, pensant signer un accord de tolérance, monnayant un tribut et la poursuite du culte sans persécution. C’est ce qu’il s’est passé tant que les Arabes redoutaient les tribus du Caucase.
Mais à partir du VIIIe siècle, ils ont conquis l’Asie centrale, par conséquent les Arméniens ne leur servaient plus à rien d’un point de vue stratégique et ils ont commencé à les persécuter. Le VIIIᵉ siècle témoigne donc de persécutions musulmanes contre les Arméniens avant d’autres invasions. Avec les Turcs et les Mongols qui n’étaient pas musulmans dès le début, les Arméniens ont tenté de s’en tirer malgré les cruautés, mais quand ces peuples sont devenus islamiques, il y eut de très nombreux martyrs arméniens de l’islam.
Le XIXᵉ siècle a été la grande période de décomposition de l’Empire ottoman, lors laquelle les Arméniens ont été perçus comme une menace par les défenseurs de l’Empire et sont apparus les premiers projets de destruction massive, de massacres et d’élimination totale des Arméniens.
À l’aune de cette histoire mouvementée, comment caractériser la foi des Arméniens a-t-elle cette fameuse résistance spirituelle propre aux peuples persécutés, souvent nichés aux carrefours d’empires?
Le christianisme ne se pratique pas de la même façon en Orient qu’en Occident, et en particulier en Arménie. La liturgie prime, elle est le tout de la religion, vécue comme une anticipation des fins dernières. Une vraie liturgie arménienne dure 3 heures le dimanche: la première heure comme période de pénitence, après la liturgie proprement dit commence par la procession de la Croix, et puis vient la liturgie devant les anges. Dans la liturgie arménienne, ils sont représentés par des diacres qui tiennent des sistres séraphiques représentant le bruit des ailes des séraphins. La liturgie n’a pas seulement lieu sur la tribune de l’autel, elle se passe aussi sur l’autel céleste, le temple céleste décrit par Isaïe et par Ézéchiel. C’est le point le plus important de la liturgie. Et donc la résilience des Arméniens est très forte. Elle a été un attachement indéfectible au christianisme et un courage extraordinaire devant le martyre.
Pourquoi donc la survie de la chrétienté arménienne représente-t-elle un enjeu vital, existentiel pour le monde entier?
Le chapitre dédié aux Églises orientales du Concile Vatican II rédigé par les Pères conciliaires soutient qu’il y a des trésors des origines du christianisme conservés par les Églises d’Orient, aussi bien celles rattachés à Rome que celles qui sont indépendantes. Il y a plusieurs façons d’énoncer les mystères.
C’est la raison pour laquelle d’ailleurs le Pape François a consacré comme docteur universel de l’Église universelle en 2015 le grand poète mystique et théologien arménien saint Grégoire de Narek, poète de l’an 1000 qui énonce le dogme chrétien avec une parfaite orthodoxie, mais en même temps avec une indépendance certaine par rapport aux formulations de l’Occident.
Pour la conservation de la mémoire de la pensée chrétienne, c’est très important. Et il faut remarquer que l’Arménie et la Géorgie constituent des îlots de christianisme dans un océan d’islam. Les chrétiens arméniens et du Haut-Karabagh sont des témoins de cette mémoire.
Source : VATICANNEWS, le 19 octobre 2023
L’Annonciation est la première et la plus belle des messes de l’histoire

L’Annonciation est la première et la plus belle des messes de l’histoire
En ce samedi, jour des mystères joyeux du Rosaire, nous méditons le premier mystère joyeux, l’Annonciation par l’ange Gabriel et nous nous unissons à l’obéissance de Marie à la Parole de Dieu et à sa disponibilité intérieure pour répondre à sa volonté. La salutation de l’ange Gabriel provoque un trouble chez Marie. Ce trouble n’est causé que par son humilité en entendant des louanges si contraires à l’opinion qu’elle avait d’elle-même. Marie écoute religieusement la Parole avant d’y consentir de tout son être. Elle interroge l’ange pour mieux comprendre comment la Parole va se réaliser en elle.
La réponse de Marie, « je suis la servante du Seigneur », c’est le fiat, « Amen », de Marie où elle épouse la volonté divine. Immédiatement après le fiat de Marie, le Verbe s’incarne en elle. L’Annonciation est la première et la plus belle des messes de l’histoire. À l’Eucharistie, juste après notre Amen, le prêtre nous présente l’hostie, Jésus descend en notre cœur pour s’incarner en nous.
Avec la grâce de Dieu, Marie a coopéré pleinement à chaque moment de sa vie, même lorsqu’elle ne comprenait pas le comment ni le pourquoi de ce que Dieu faisait dans sa vie. Chaque Je vous salue Marie exprime et augmente en nous notre souhait de dire « oui » à Dieu dans tout ce qu’il désire que nous soyons et que nous fassions. « Heureux ceux qui font sa volonté, le cherchant de tout cœur » (Ps 118).
Le « oui » de Marie a ouvert la porte du salut pour tous et a amené le Sauveur au monde ; de même, notre « oui » nous unit à Jésus et lui permet d’offrir sa vie à nouveau pour nous. Jésus nous attend avec un grand désir. « Je t’ai appelé par ton nom car tu as du prix à mes yeux, tu comptes beaucoup pour moi et je t’aime » (Is 43).
Merci, Marie, d’avoir donné votre fiat à l’ange Gabriel et d’être ainsi devenue la Mère de Dieu. Merci aussi, Marie, d’avoir donné silencieusement votre fiat à Jésus Crucifié qui vous disait « Femme, voici ton fils », vous demandant ainsi de devenir la mère, non seulement de Jean, son disciple bien-aimé, mais aussi, à travers lui, la Mère de tous ses disciples. Permettez-nous de vous prendre chez nous comme notre Mère et notre Reine, pour que vous puissiez étendre votre divine maternité sur nous et sur toute notre vie, nous apprenant ainsi à devenir de plus en plus de vrais frères et sœurs de Jésus, pour la joie de notre Père des Cieux. Amen.
Méditation du premier mystère joyeux
Par les Missionnaires de la Sainte Eucharistie
Prions :
Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen
Source : une minute avec Marie
21.10.2023 – SAINTE DU JOUR

Ste Laura Montoya Upegui
VIERGE ET FOND. († 1949)
Sainte Laura Montoya Upegui
Vierge et fondatrice des :
« Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne »
Laura Montoya Upegui naît à Jericó, Antioquia (Colombie) le 26 mai 1874. Après la mort de son père pendant la guerre civile, sa mère éleva ses trois enfants dans la plus grande pauvreté. Elle devint maîtresse d’école à l’âge de 16 ans, bien qu’elle fût totalement autodidacte.
En 1914, soutenue par Mgr Maximiliano Crespo, évêque de Santa Fe de Antioquia, elle fonda une famille religieuse : « Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne », une œuvre religieuse qui rompait avec les modèles traditionnels et qu’elle dirigea avec beaucoup d’énergie.
Sa profession de maîtresse d’école la conduisit au contact de nombreuses populations à Antioquia puis au Collège de l’Immaculée à Medellin, jusqu’à ce qu’elle se sente appelée à réaliser « l’Œuvre des Indios », un travail héroïque au service des autochtones des forêts d’Amérique.
Avec cinq de ses disciples et sa mère Doloritas Upegui, elle forma le groupe des « Missionnaires catéchistes des Indios » qui, le 5 mai, quitta Medellin pour Dabeiba en s’ouvrant une route dans la forêt. Malgré l’incompréhension et le mépris de certains responsables civils et religieux de l’époque, elle accomplit son travail d’évangélisation dans la pauvreté et au contact de la culture autochtone.
Après une vie de service, elle mourut à Medellin le 21 octobre 1949. À sa mort, sa Congrégation comptait 90 Maisons, dans trois pays, et 467 religieuses. Elles œuvrent à présent dans 19 pays en Amérique, en Afrique et en Europe.
Elle a été béatifiée, à Rome, le 25 avril 2004, avec cinq autres Serviteurs de Dieu : le prêtre August Czartoryski; trois religieuses : María Guadalupe García Zavala, Nemesia Valle, Eusebia Palomino Yenes; une laïque, Alexandrina Maria da Costa, par saint Jean-Paul II (>>> Homélie du Pape).
Laura Montoya Upegui a été canonisée le 12 mai 2013, par le pape François, sur la place Saint-Pierre de Rome, devenant, de ce fait, la première sainte colombienne.
Sainte Laura Montoya priez pour nous !
