22.10.2023 – HOMÉLIE DU 29ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MATTHIEU 22,15-21

Soyons des disciples missionnaires à la foi active et la charité efficace

Pistes pour l’homélie par le Père Jean Compazieu


Textes bibliques : Lire


En ce 29ème dimanche du Temps ordinaire, nous entendons des textes bibliques qui nous interpellent. Ils nous rappellent l’importance que nous avons aux yeux de Dieu et le rôle que nous avons auprès des autres ; ce sont les paroles de la première lecture : “Je t’ai appelé par ton nom. Je t’ai donné un titre ; je suis le Seigneur et il n’en est pas d’autre.” Cette bonne nouvelle a été annoncée à un peuple qui vient de passer 50 ans en exil sur une terre étrangère. Ce peuple anéanti et humilié va pouvoir retrouver sa dignité et sa fierté. Ce qui est extraordinaire, c’est que Dieu se sert d’un roi païen pour réaliser son projet de salut. Cyrus, roi de Perse est devenu l’homme providentiel qui permettra au peuple d’Israël de retrouver sa terre.

À travers ce texte du prophète, nous entrevoyons un autre libérateur : il s’agit de Jésus lui-même. Avec lui, ce n’est pas seulement Israël qui est sauvé. Il est venu pour tous les peuples du monde. Il nous voit plongés dans notre péché, loin de Dieu. Il a livré son Corps et versé son Sang pour nous et pour la multitude. Il veut associer tous les hommes à sa victoire sur la mort et le péché. La journée missionnaire est là pour nous appeler à être  missionnaires.

Nous sommes envoyés pour annoncer “la joie de l’Évangile” ; c’est l’appel que nous adresse inlassablement le pape François : “la joie de l’Évangile remplit le cœur de ceux qui rencontrent Jésus.” C’est cette joie que nous avons à communiquer et à rayonner dans ce monde qui en a bien besoin. Devant ce désert spirituel, la tentation est grande de se décourager et de dire que ça ne sert à rien. Mais dans ce désert, “il faut des hommes de foi, qui par l’exemple de leur vie, montrent le chemin vers la Terre promise et ainsi, tiennent en éveil l’espérance”. (Pape François)

C’est de cette espérance que Paul témoigne dans la 2ème lecture ; il découvre chez les chrétiens de Thessalonique une foi active. Il a annoncé l’Évangile à des gens qui ne le connaissaient pas. Ces païens ont accueilli la Bonne nouvelle et se sont convertis à Jésus Christ. Mais il découvre que le principal travail, c’est Dieu qui le fait dans le cœur des hommes.

Cette annonce de l’Évangile n’a pas été facile pour les envoyés. Ils se sont trouvés affrontés à des gens qui ont cherché à le discréditer. C’est ce qui s’est passé pour Jésus tout au long de son ministère. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous voyons les pharisiens et les partisans d’Hérode se mettre d’accord pour lui tendre un piège ; ils commencent par faire l’éloge de sa franchise, de sa rectitude et de son intégrité ; mais ce langage flatteur vire progressivement vers un complot contre Jésus : “Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur César ?”

Ces oppositions à l’Évangile sont toujours d’actualité : la tentation est grande de mettre hors circuit ceux qui nous remettent en question et nous poussent à changer. Quand la parole de l’Église nous dérange, on fait tout pour la discréditer. Mais rien ne doit arrêter l’annonce de la bonne nouvelle. Le Christ compte sur chacun de nous pour être les témoins et les messagers de ces paroles de la Vie Éternelle.

Dans l’Évangile de ce jour, Jésus remet les choses “à l’endroit” : “Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.” Certains pourraient croire que Jésus nous invite à un partage clair entre les deux domaines. Pour beaucoup c’est “la semaine à César et le dimanche à Dieu. »  Mais ce n’est pas cela que Jésus nous demande. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, “c’est reconnaître, face à n’importe quel type de pouvoir que Dieu est le Seigneur de l’homme et qu’il n’y en a pas d’autre” (pape François). Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est s’ouvrir à sa volonté et coopérer à son Royaume de miséricorde, d’amour et de paix.”

Rendre à césar ce qui est à césar, c’est participer à l’organisation de la société dans laquelle nous vivons, c’est assainir les relations en les fondant sur la loyauté, c’est assumer nos tâches dans les divers domaines de la vie sociale, économique et familiale. Nous avons tous à lutter pour que la dignité des plus pauvres soit reconnue et respectée. C’est dans ce monde tel qu’il est que nous sommes envoyés comme messagers de l’Évangile. À l’occasion de cette semaine missionnaire, nous sommes mis devant nos responsabilités. Le Christ nous veut en état de mission quels que soient notre et notre situation.

En célébrant cette Eucharistie, nous voulons, Seigneur, te rendre ce qui te revient. Nous t’offrons tous les actes de foi, d’espérance et de charité qui émaillent de nos vies et de celles de tous nos frères. Avec toi nous nous engageons à tout faire pour que l’amour l’emporte sur la haine et la violence. Sois avec nous pour que l’Évangile soit annoncé dans le monde entier. Amen

Père Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 15 octobre 2023

« Marie nous montre ce que Jésus nous demande »

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« Marie nous montre ce que Jésus nous demande »

Mes amis, Jésus nous aime tellement qu’il s’identifie à nous et nous demande de collaborer avec lui. Et Marie nous montre ce que Jésus nous demande : marcher dans la vie en collaborant avec lui. Je voudrais que nous regardions l’image de Marie aujourd’hui et que chacun d’entre nous se dise : qu’est-ce que Marie me dit en tant que Mère ?

Qu’est-ce qu’elle me montre ? Elle nous montre Jésus ; parfois elle nous montre aussi une petite chose qui ne fonctionne pas bien dans notre cœur, mais elle nous montre toujours. « Marie, que nous montres-tu ? » Prenons un petit moment de silence et que chacun, dans son cœur, dise : « Marie, que me montres-tu ? Qu’y a-t-il dans ma vie qui te dérange ? Qu’y a-t-il dans ma vie qui t’émeuve ? Qu’y a-t-il dans ma vie qui t’intéresse ? Et tu le pointes du doigt. » Et c’est là qu’elle nous montre le cœur de Jésus pour qu’il vienne. Et de même qu’elle nous indique Jésus, elle indique à Jésus le cœur de chacun d’entre nous.

Chers frères, nous ressentons aujourd’hui la présence de Marie, notre Mère, la Mère qui dit toujours : « Faites ce que Jésus vous dira » ; elle nous montre Jésus. Mais aussi la Mère qui dit à Jésus : « Fais ce qu’il te demande. » C’est Marie. C’est notre Mère, « Notre-Dame pressée » qui est proche de nous. Qu’elle nous bénisse tous ! Amen.

Pape François

Le 5 août, lors de la méditation du Rosaire, pendant les Journées Mondiales de la Jeunesse à Lisbonne

www.zenit.org

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

19.10.2023 – SAINTS DU JOUR

Sts Martyrs canadiens

Sts Martyrs canadiens

MISSIONNAIRES S.J. († 1642/1649)

Saints Martyrs canadiens
Missionnaires jésuites

La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l’Église universelle.

Les saints martyrs canadiens : Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l’Église universelle. 

Vers le milieu du XVIIe siècle (1642-1649) les Jésuites œuvraient, dans le Canada à l’annonce de la Bonne nouvelle auprès des peuplades indigènes, notamment les Hurons qui avaient comme ennemi les Iroquois. Alors s’ouvrit pour les missionnaires ce que l’on a justement appelé « l’ère des martyrs ».

Parmi les premières victimes, on compte le Père Isaac Jogues qui aurait pu se soustraire une première fois au martyre en 1642 ; mais il ne voulut pas se séparer des chrétiens qui avaient été fait prisonniers. Après des supplices aussi inouïs que variés, il fut arraché à la mort et ramené en France. Mais son cœur était resté au Canada. Il y revint en 1646, et y reçut bientôt la palme du martyre. Parmi ses compagnons d’apostolat, les coadjuteurs René Goupil et Jean de La Lande, tombèrent aussi, en haine de la religion chrétienne.

En 1648, le Père Antoine Daniel fut percé de flèches, achevé d’un coup de feu, dépouillé de ses habits et jeté dans le brasier de sa chapelle devenue la proie des flammes.

Quelques mois plus tard, le Père Jean Brébeuf et le Père Gabriel Lalemant subissent à leur tour les plus affreux supplices.

Au nombre des autres victimes furent, en 1649, les Pères Charles Garnier et Noël Chabanel, massacrés dans l’héroïque exercice de leur apostolat.

Le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) béatifia ces martyrs, dignes de ceux des premiers siècles, le 21 juin 1925; il les canonisa le 29 juin 1930. Le vénérable pape Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada. 

>>> Pour un approfondissement biographique des martyrs, cliquer sur les noms ci-dessus ou ci-dessous : 

Antoine Daniel
Charles Garnier
Gabriel Lalemant
Isaac Jogues
Jean Brébeuf
Jean de La Lande
Noël Chabanel
René Goupil
Autre approfondissement :
>>>Saints Martyrs Canadiens

Saints Martyrs canadiens priez pour nous !

19.10.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,47-54.

En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués.
Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.


Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde,
depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération.
Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. »


Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ;
ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Vénérable Madeleine Delbrêl (1904-1964)

missionnaire des gens des rues

Aimer le Christ-Église (Nous autres gens des rues, Seuil, 1966, p. 146-147)

« Malheur à vous, parce que vous n’êtes pas entrés »

Si nous sommes, en fait, participants à la vie interne de l’Église, l’authenticité et l’intensité de cette participation n’est pas seulement affaire de connaissance. On peut être un excellent théologien et ne vivre que très faiblement de la vie de Dieu ; on peut très bien savoir ce qu’est l’Église et n’en être qu’une cellule anémiée. De même, on peut « vivre la foi » pour tout ce qui est Dieu-nous et ne pas la vivre, mais seulement y adhérer intellectuellement pour ce qui est Église-nous. Même quand nous vivons d’une vie unie à Jésus, il faut, je crois, nous demander si nous ne faisons pas de lui et de son amour quelque choses d’encore un peu « historique », si nous ne le voyons pas surtout comme il a été, et non comme il est, dans l’Église. Avons-nous compris comme Jeanne d’Arc, que « le Christ et l’Église c’est tout un » ? Nous avons quelquefois, vis-à-vis de l’Église, l’attitude de quelqu’un qui veut un certificat de bonne conduite. L’Église ne conduit pas : elle est, et nous sommes en elle. Elle est le Corps du Christ et nous sommes en elle. Elle est le Corps du Christ et nous sommes membres de ce corps. Notre dépendance, notre dévouement vis-à-vis d’elle, s’ils exigent des actes extérieurs, des signes, sont avant tout une dépendance et un dévouement interne, vital. Notre dépendance, vis-à-vis de ce corps qu’elle est, est considérable.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 3,21-30.

Mais aujourd’hui, indépendamment de la Loi, Dieu a manifesté en quoi consiste sa justice : la Loi et les prophètes en sont témoins.
Et cette justice de Dieu, donnée par la foi en Jésus Christ, elle est offerte à tous ceux qui croient. En effet, il n’y a pas de différence :
tous les hommes ont péché, ils sont privés de la gloire de Dieu,
et lui, gratuitement, les fait devenir justes par sa grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus.
Car le projet de Dieu était que le Christ soit instrument de pardon, en son sang, par le moyen de la foi. C’est ainsi que Dieu voulait manifester sa justice, lui qui, dans sa longanimité, avait fermé les yeux sur les péchés commis autrefois.
Il voulait manifester, au temps présent, en quoi consiste sa justice, montrer qu’il est juste et rend juste celui qui a foi en Jésus.
Alors, y a-t-il de quoi s’enorgueillir ? Absolument pas. Par quelle loi ? Par celle des œuvres que l’on pratique ? Pas du tout. Mais par la loi de la foi.
En effet, nous estimons que l’homme devient juste par la foi, indépendamment de la pratique de la loi de Moïse.
Ou bien, Dieu serait-il seulement le Dieu des Juifs ? N’est-il pas aussi le Dieu des nations ? Bien sûr, il est aussi le Dieu des nations,
puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu : il rendra justes en vertu de la foi ceux qui ont reçu la circoncision, et aussi, au moyen de la foi, ceux qui ne l’ont pas reçue.

Psaume 130(129),1-2.3-4.5-6ab.

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l’espère, et j’attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.

François : «J’exhorte les croyants à ne prendre qu’un seul parti: celui de la paix»

François : «J’exhorte les croyants à ne prendre qu’un seul parti: celui de la paix»

A l’issue de l’audience générale ce mercredi 18 octobre place Saint-Pierre, le Souverain pontife a de nouveau lancé un appel à la paix au Proche-Orient alors que l’escalade de la violence se poursuit entre Israël et le Hamas. Le Saint-Père a invité à une journée de jeûne et de prière pour la paix vendredi 27 octobre, une journée pour tous les croyants, quelle que soit leur religion. 

Vatican News

C’est une nouvelle fois vers le Proche-Orient que le Pape François a tourné son regard ce mercredi matin 18 octobre à l’issue de l’audience générale place Saint-Pierre. Le Saint-Père a lancé un nouvel appel à la paix alors que la violence continue de se déchaîner entre Israël et le Hamas. «Aujourd’hui encore, chers frères et sœurs, nos pensées vont vers la Palestine et Israël. Le nombre de victimes augmente et la situation à Gaza est désespérée. Que tout ce qui est possible soit fait, s’il vous plait, pour éviter une catastrophe humanitaire» a-t-il lancé d’un ton grave. 

«Il est inquiétant de constater que le conflit pourrait s’étendre alors que de nombreux fronts de guerre sont déjà ouverts dans le monde. Faites taire les armes, écoutez le cri de paix des pauvres, des peuples, des enfants», a poursuivi le Pape, rappelant que «la guerre ne résout aucun problème: elle ne fait que semer la mort et la destruction, accroître la haine, multiplier les vengeances. La guerre efface l’avenir». 

Le seul parti de la paix

François a ainsi exhorté tous les croyants «à ne prendre qu’un seul parti dans ce conflit: celui de la paix. Mais pas avec des mots, avec la prière, avec un dévouement total». «C’est dans cet esprit que j’ai décidé d’appeler à une journée de jeûne et de prière le vendredi 27 octobre», a lancé le Pape, «une journée de pénitence à laquelle j’invite les sœurs et les frères des différentes confessions chrétiennes, ceux qui appartiennent à d’autres religions et tous ceux qui chérissent la cause de la paix dans le monde, à se joindre comme ils l’entendent».

Ce même jour, à 18 heures, à Saint-Pierre, «nous vivrons dans un esprit de pénitence une heure de prière pour implorer la paix, la paix dans ce monde. Je demande à toutes les Églises particulières de participer en préparant des initiatives similaires impliquant le Peuple de Dieu» a conclu François. 

Mardi soir, l’hôpital anglican Al Ahli située au centre de la ville de Gaza a été bombardé, faisant des centaines de victimes. Un acte qui a suscité de nombreuses condamnations dans le monde. Israël et le Hamas se rejettent la responsabilité.

Source : VATICANNEWS, le 18 octobre 2023

La colère des épiscopaliens après le bombardement de leur hôpital à Gaza

Les corps des victimes de l’explosion à l’hôpital Al Ahli à Gaza sont rassemblés. (AFP or licensors)

La colère des épiscopaliens après le bombardement de leur hôpital à Gaza

L’hôpital Al Ahli au centre de Gaza a été bombardé mardi 17 octobre au soir. Plusieurs centaines de personnes seraient mortes selon des bilans contradictoires. L’Église épiscopalienne de Jérusalem et du Proche-Orient, qui gère la structure, condamne une «attaque brutale», assimilable selon elle à «un crime contre l’humanité». 

Xavier Sartre – Cité du Vatican

Plus de douze heures après l’explosion qui a dévasté l’hôpital Al Ahli, dans la ville de Gaza, il était difficile encore d’évaluer les dommages et surtout le nombre de victimes. Le personnel de l’établissement hospitalier géré par l’Église épiscopalienne de Jérusalem et du Proche-Orient est encore sous le choc. Déjà, dès mardi 17 octobre au soir, peu de temps après le drame, le diocèse épiscopalien avait condamné dans les termes les plus forts «l’atroce attaque» intervenue pendant les bombardements aériens israéliens.

Alors que les chrétiens de Terre Sainte observaient une journée de jeûne et de prière pour la paix et la réconciliation, cet hôpital, symbole de l’engagement des chrétiens au service de tous, et tout particulièrement des plus vulnérables comme les Palestiniens de la bande Gaza, était donc victime «d’un crime contre l’humanité»selon le communiqué du diocèse épiscopalien.

Le père Fadi Diab, recteur de l’église Saint-Andrew à Ramallah, en Cisjordanie, et vice-président du conseil d’administration de l’hôpital Al Ahli de Gaza, rapporte que de nombreux personnels de l’établissement ont été blessés «par une forte explosion» qui a secoué tout le bâtiment, faisant voler en éclat les fenêtres. Il précise aussi que c’est la seconde fois qu’il a été visé par des engins explosifs, le service de radiologie ayant été endommagé par une bombe.

«Nous sommes très en colère»reconnait-il, évoquant toutes les souffrances endurées par les Palestiniens de Gaza depuis plusieurs jours, sous le coup des bombardements israéliens contre le Hamas. L’évolution de la guerre ne lui permet pas de savoir comment poursuivre la mission de l’hôpital au service des habitants de Gaza. «Nous ne savons pas qu’elle sera le futur de notre communauté à Gaza. Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve» constate-t-il.

Face à l’escalade de la violence, le père Diab demande à la communauté internationale de faire pression sur Israël pour qu’il cesse ses opérations militaires «qui ne nous mènent que vers la violence, les morts, la colère et la haine». Alors que la communauté épiscopalienne de Terre Sainte prie pour toutes les victimes, quelle que soit leur nationalité ou leur religion, le prêtre considère que «la seule voie pour obtenir la paix est de reconnaitre le droit des Palestiniens à exister, leur droit à la liberté et à l’autodétermination et de reconnaitre que ce sont des êtres humains créés à l’image de Dieu et qu’ils ne sont pas juste des animaux comme l’a affirmé le ministre israélien de la Défense.»

Source : VATICANNEWS, le 18 octobre 2023