Le miracle de Pauline Jaricot sur France 2

Le miracle de Pauline Jaricot sur France 2

Le père de la petite miraculée de Lyon témoigne à la télévision

Emmanuel Tran, le père de la petite fille guérie en 2012 par l‘intercession de la bienheureuse Pauline Jaricot, a témoigné le 20 novembre dans l’émission « Ça commence aujourd’hui » sur le plateau de France 2.

Le père de famille a répondu aux questions de la journaliste Faustine Bollaert sur la guérison miraculeuse de sa fille Mayline qui, alors âgée de 3 ans, était sur le point de mourir après s’être étouffée en mangeant. Arrêt cardiaque, coma : le diagnostic était sans appel, son état neurologique irréversible et son décès imminent.

Une maman d’école a alors proposé au couple de lancer une neuvaine à l’intercession de Pauline Jaricot, une laïque missionnaire lyonnaise (1799-1862), fondatrice de l’Œuvre de la propagation de la foi et du rosaire vivant.

Pendant la neuvaine, une chaîne de prière s’est développée dans le monde entier, grâce notamment au rosaire vivant, ce réseau de prière qu’a créé Pauline Jaricot, invitant à la dévotion mariale par la récitation du chapelet. Le couple éprouvé a reçu des messages de partout : d’Asie du sud-est, d’Amérique du sud, des États-Unis, du Canada, de Jérusalem… « Ce soutien a été capital. Nous étions enveloppés comme dans une bulle d’amour et cela nous permettait de penser autrement la situation » confie le père de Mayline.

La petite fille a ensuite été transférée à l’hôpital de Nice où le couple avait prévu de s’installer. À l’arrivée à Nice, Emmanuel et Nathalie ont constaté que les yeux de la petite fille avaient changé. De tous petits signes leur montraient qu’elle semblait petit à petit revenir à la vie.

L’impression des parents a été confirmée ensuite par la médecine, qui a reconnu ne pas comprendre médicalement les changements de l’état de santé de la petite fille. 

Le 26 mai 2020, l’Église a reconnu officiellement le miracle de la guérison de Mayline, attribué à la vénérable Pauline Jaricot, ouvrant la voie à sa béatification. Contemplative et femme d’action, Pauline Jaricot a été béatifiée le dimanche 22 mai 2022 à Lyon devant près de 13 000 personnes venus du monde entier. 

« La neuvaine à Pauline Jaricot a sauvé notre fille » dit ce père reconnaissant et émerveillé de la puissance de la prière, même quand tout semble perdu.

Source : ZENIT.ORG, le 24 novembre 2023

Le pape demande de prier pour la paix dans le monde et en Terre Sainte

© Vatican Media
© Vatican Media

Le pape demande de prier pour la paix dans le monde et en Terre Sainte

Le réseau mondial de prière du Saint-Père propose une neuvaine

François a demandé au Réseau mondial de prière du pape d’organiser une campagne spéciale de prière pour la paix dans le monde et en Terre Sainte. « Prions, dit-il dans une vidéo réalisée en espagnol et disponible avec sous-titres en anglais, français, portugais, italien, arabe et hébreu, pour que les différends soient résolus par le dialogue et la négociation et non par une montagne de morts de part et d’autre. »

Dans son appel, François rappelle que « nous ressentons tous la douleur des guerres et que deux pays très proches de nous nous font réagir : L’Ukraine et la Terre Sainte ». Ce qui se passe en Terre Sainte, ajoute-t-il, « est très dur ». Et il souligne que « le peuple palestinien et le peuple d’Israël » sont « deux peuples frères » et « ont le droit à la paix, ils ont le droit de vivre en paix ».

Ce n’est pas la première fois que le pape appelle à la paix. Il ne se passe pas une semaine sans qu’il ne demande de prier avec insistance pour la paix dans l’Ukraine tourmentée, ou pour tant d’autres pays, comme dernièrement pour le Soudan. Et combien de fois n’a-t-il pas dénoncé la guerre et les conflits qui naissent dans le cœur de l’homme et dans la peur ? « Qu’il soit bien entendu que le terrorisme et la guerre ne conduisent à aucune solution. La guerre est une défaite, toute guerre est une défaite ! Combien de fois, au contraire, au milieu d’un monde divisé et fragmenté, François a-t-il voulu promouvoir les valeurs de la paix, de la coexistence et du bien commun ? »

Aujourd’hui, il nous invite à nouveau à prier avec plus d’insistance pour la paix dans le monde et en Terre Sainte. François nous demande de prier pour la grave situation en Palestine et en Israël, où tant de personnes ont perdu la vie. Combien de fois, avec douleur, a-t-il demandé l’ouverture d’espaces pour garantir l’aide humanitaire et la libération des otages ? Le 17 octobre, il invitait tous les croyants à rejoindre l’Église en Terre sainte et à consacrer cette journée à la prière et au jeûne, car « la prière est la force douce et sainte qui s’oppose à la force diabolique de la haine, du terrorisme et de la guerre ». À l’approche de l’Avent, l’espérance de la naissance du Prince de la paix, Jésus, nous invite une fois de plus à prier.

En plus de publier cette vidéo avec son appel à la paix en Terre Sainte, le Réseau mondial de prière du pape propose une neuvaine pour la paix dans le monde, et pour la Terre Sainte, la Palestine et Israël, par l’intermédiaire de Click To Pray, l’application officielle de prière du pape, sur laquelle François a son propre profil. Dans l’application – gratuite et téléchargeable sur les smartphones – ainsi que sur le site web Click To Pray, vous trouverez les textes de prière que le réseau de prière met à la disposition de ceux qui souhaitent se joindre au Saint-Père pour la neuvaine.

Source : ZENIT.ORG, le 24 novembre 2023

PRIÈRE POUR LA PAIX

PRIÈRE DU PAPE FRANÇOIS
en conclusion de l’heure de prière 
Pacem in terris

Basilique Saint-Pierre
Vendredi 27 octobre 2023

Marie, regarde-nous ! Nous sommes ici devant toi. Tu es Mère, tu connais nos labeurs et nos blessures. Toi, Reine de la paix, tu souffres avec nous et pour nous, en voyant tant de tes enfants éprouvés par les conflits, angoissés par les guerres qui déchirent le monde.

C’est une heure sombre. C’est une heure sombre, Mère. Et en cette heure sombre, nous nous plongeons dans ton regard lumineux et nous nous en remettons à ton cœur, attentif à nos difficultés. Il n’a pas été épargné par les soucis et les peurs : quelle appréhension lorsqu’il n’y avait pas de place pour Jésus dans le logis, quelle peur lorsque vous avez fui précipitamment en Égypte parce qu’Hérode voulait le tuer, quelle angoisse lorsque vous l’avez perdu dans le temple ! Mais, Mère, dans les épreuves, tu as été courageuse, tu as été audacieuse : tu as eu confiance en Dieu et tu as répondu à l’appréhension par l’attention, à la peur par l’amour, à l’angoisse par l’offrande. Mère, tu n’as pas reculé, mais aux moments décisifs tu as pris l’initiative : tu t’es rendue avec empressement chez Élisabeth, aux noces de Cana tu as obtenu de Jésus le premier miracle, au Cénacle tu as maintenu les disciples unis. Et lorsque, sur le Calvaire, une épée a transpercé ton âme, toi, Mère, femme humble, femme forte, tu as tissé la nuit de la souffrance d’une espérance pascale.

Maintenant, Mère, prends une fois de plus l’initiative pour nous ; prends-la en ces temps déchirés par les conflits et dévastés par les armes. Tourne ton regard miséricordieux vers la famille humaine qui a perdu le chemin de la paix, qui a préféré Caïn à Abel et qui, perdant le sens de la fraternité, ne retrouve pas l’atmosphère de la maison. Intercède pour notre monde en danger et dans la tourmente. Apprends-nous à accueillir et à prendre soin de la vie – de toute vie humaine ! – et à rejeter la folie de la guerre, qui sème la mort et détruit l’avenir.

Marie, tu es venue souvent à notre rencontre pour nous demander prière et pénitence. Mais nous, pris par nos besoins et distraits par des intérêts mondains, nous sommes restés sourds à tes invitations. Mais toi, qui nous aimes, tu ne te lasses pas de nous, Mère. Prends-nous par la main. Prends-nous par la main et conduis-nous à la conversion, fais-nous remettre Dieu à la première place. Aide-nous à préserver l’unité de l’Église et à être des artisans de communion dans le monde. Rappelle-nous l’importance de notre rôle, fais que nous nous sentions responsables de la paix, appelés à prier et à adorer, à intercéder et à réparer pour tout le genre humain.

Mère, seuls, nous n’y arrivons pas, sans ton Fils, nous ne pouvons rien faire. Mais toi, tu nous ramènes à Jésus, qui est notre paix. C’est pourquoi, Mère de Dieu et notre Mère, nous venons à toi, nous cherchons refuge en ton Cœur immaculé. Nous invoquons la miséricorde, Mère de miséricorde ; la paix, Reine de la paix ! Secoue l’âme de ceux qui sont pris au piège de la haine, convertis ceux qui nourrissent et attisent les conflits. Sèche les larmes des enfants – il y en a tellement qui pleurent à cette heure ! -, assiste ceux qui sont seuls et âgés, soutiens les blessés et les malades, protège ceux qui ont dû quitter leur patrie et leurs êtres chers, console ceux qui sont découragés, redonne de l`espérance.

Nous te confions et te consacrons nos vies, chaque fibre de notre être, tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes, pour toujours. Nous te consacrons l’Église afin que, témoignant au monde l’amour de Jésus, elle soit signe de concorde et soit un instrument de paix. Nous te consacrons notre monde, en particulier nous te consacrons les pays et les régions qui sont en guerre.

Le peuple fidèle t’appelle, l’aube du salut : Mère, ouvre des fenêtres de lumière dans la nuit des conflits. Toi, demeure de l’Esprit Saint, inspire des chemins de paix aux dirigeants des nations. Toi, Mère de tous les peuples, réconcilie tes enfants séduits par le mal, aveuglés par le pouvoir et la haine. Toi qui es proche de chacun, réduis notre éloignement. Toi qui as compassion de tous, apprends-nous à prendre soin des autres. Toi qui révèles la tendresse du Seigneur, fais de nous les témoins de sa consolation. Mère, Toi, Reine de la paix, répands en nos cœurs l’harmonie de Dieu. Amen.

Règne paradisiaque, par Mgr Francesco Follo

Règne paradisiaque, par Mgr Francesco Follo

Si nous regardons en suppliant le Christ en Croix et, si nous le reconnaissons comme Roi, nous serons sauvés comme cela est arrivé au bon larron

Rite Romain

XXXIV Dimanche du Temps ordinaire – Année A – Solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi de l’univers – 26 Novembre 2023

Ez 34,11-12.15-17 ; Ps 22 ; 1Cor 15,20-26.28 ; Mt 25,31-46

1) Le Christ, Roi en croix

Ce dimanche, dernier dimanche de l’année liturgique, célèbre Jésus Roi de l’univers. Le Christ-Roi dirige le monde de la croix et nous demande de participer à sa royauté, en nous agenouillant devant son trône d’Amour : la Croix, et devant nos frères, comme Lui, le Roi, se mit à genoux pour laver les pieds de ses apôtres.

 Au cours de l’année liturgique l’Eglise nous fait accomplir ce chemin de foi et de charité, qui embrasse l’histoire de la rédemption. Ce cheminement commence avec l’Avent, le temps de l’Attente de Dieu parmi nous, qui fleurit à Noël, apportant la grande et heureuse nouvelle que Dieu s’est vraiment fait un de nous. Puis arrive le temps de la conversion, au Carême, qui nous prépare à la sainte Paques et, 50 jours après, le début de la marche de l’Eglise avec la Pentecôte. Tout au long de ce ‘pèlerinage’ Dieu nous accompagne de Son Amour et de sa Grâce, encore faut-il que nous décidions de marcher avec Lui.

En ce dimanche qui clôture l’année liturgique et célèbre le Christ-Roi, réfléchissons ensemble au sens de cette solennité en méditant la scène du « Jugement dernier » (Mt25,31-46).  Cette page de l’évangile est celle qui révèle, précisément, le sens bouleversant de la royauté du Christ qui nous interpelle : avons-nous vraiment choisi de suivre ce Roi crucifié pour et par amour ?

Un Roi qui nous demande de faire le bien aux autres et ne demande rien pour lui. Au contraire, c’est lui-même qui a tout donner pour nous, en mourant sur la croix, en se sacrifiant pour nous. Un roi spécial, hors des canons de la royauté et des royaumes de cette terre, qui ont en vue d’assujettir les personnes et le monde à ses propres idées et positions. 

Un Roi dont le royaume se construit chaque jour grâce à l’œuvre de tous ceux qui croient en Jésus Christ et aux valeurs qu’Il a proclamées. La Préface de la solennité du Christ-Roi nous le rappelle en quelques mots : « Vous, Dieu, qui avez oint de l’huile d’allégresse votre Fils unique notre Seigneur Jésus-Christ, prêtre éternel et roi de l’univers, afin que s’offrant lui-même sur l’autel de la croix en victime immaculée et pacifique, il accomplisse le mystère de la rédemption de l’humanité, et qu’après avoir soumis à son pouvoir toutes les créatures, il remette à votre majesté infinie un royaume universel et éternel : royaume de vérité et de vie, royaume de sainteté et de grâce, royaume de justice, d’amour et de paix ».

Le Royaume de Dieu n’est donc pas une question d’honneurs et d’apparences. Il est « justice, amour et paix dans l’Esprit Saint » (Rm 14,17). 

Pour bien comprendre cela, nous devons partir du trône du Christ qui est la Croix. Sur la croix élevée en haut du Golgotha, Jésus Christ manifeste sa royauté spéciale. Au Calvaire, deux attitudes opposées se font face. Des personnages aux pieds de la croix, mais également un des larrons en croix, s’adressent au Crucifié avec mépris, lui disent : « Si tu es le Christ, le Roi Messie, sauve-toi toi-même, descends de la croix ». Mais Jésus révèle sa propre royauté en restant sur la croix, comme Agneau immolé. Prend parti pour lui l’autre larron qui, implicitement, confesse la royauté du juste innocent et implore : « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » (Lc 23,42). Saint Ambroise de Milan commente : « Celui-ci priait que le Seigneur se souvienne de lui quand il viendrait dans son Royaume, mais le Seigneur lui répondit :  En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. La vie est d’être avec le Christ, car là où se trouve le Christ se trouve le Royaume » (Traité sur l’Evangile selon Luc, 10,121).

Nous aussi adressons nous au Christ humblement et Lui nous accueillera dans son Royaume de la vie éternelle. 

2) Prière et charité

Le Royaume où nous accueille le Christ, que le Rédempteur nous donne, n’est pas un lieu ou quelque chose mais lui-même. Il nous livre son cœur, sa parole, ses sentiments. Et en réponse il ne veut pas quelque chose que nous avons, mais tout ce que nous sommes. Peu importe si cette offrande nous la faisons comme la pauvre veuve qui mit dans le trésor du temps tout ce qu’elle avait, quelques pièces de monnaie, ou bien comme Zachée qui offrit la moitié de ses biens, l’important est d’imiter la Vierge Marie qui, joyeusement, s’offrit toute entière et devint sur terre le paradis du Fils du ciel. L’important est de vivre le don de soi à Dieu avec joie.

     Pour nous éduquer à ce don total nous devons vivre la charité en faisant la charité, en donnant aux plus petits. En donnant aux pauvres nous donnons à Dieu et Lui, reconnaissant, nous accueille avec eux. Il leur a dit : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; ’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : « Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? Tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ? Et le Roi leur répondra : Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 34 – 40).

A ce propos saint Augustin commente : « Que nul ne craigne de donner aux pauvres ; que nul ne s’imagine que la main qu’il voit est celle qui reçoit. Celui qui reçoit est celui qui t’a commandé de donner. Nous l’affirmons, non point d’après nos inspirations personnelles ni d’après d’humaines conjectures. Prête l’oreille au Sauveur lui-même ; voici ses conseils et les garanties qu’il te donne par écrit. « J’ai eu faim, dit-il, et vous m’avez donné à manger ; » et comme on lui répondait, après avoir entendu (376) l’énumération des services rendus : « Quand vous avons-nous vu souffrir de la faim ? » il poursuit « Chaque fois que vous avez fait quelque chose pour l’un de ces plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait. » Celui qui mendie est pauvre mais Celui qui reçoit est riche. Tu donnes à l’un pour manger, un autre accepte pour te rendre ; et il ne rendra pas ce qu’il reçoit : il veut emprunter à intérêt, il te promet plus que tu ne lui donnes. Montre maintenant ton avarice, considère-toi comme usurier. Si tu l’étais réellement, l’Eglise te réprimanderait, tu serais confondu par la parole de Dieu et tous tes frères t’auraient en horreur comme un usurier cruel qui cherche à s’enrichir des larmes d’autrui. Eh bien ! sois usurier ; personne ici ne t’en détourne. Au lieu de prêter à un pauvre qui pleurera lorsqu’il lui faudra payer ; donne à un Solvable qui va même jusqu’à te pousser à recevoir ce qu’il t’a promis » (Sermon 86,3).

Dans cette charité envers le prochain les vierges consacrées sont un exemple très important. En effet, ce qui se donne à Dieu, on ne l’enlève pas aux hommes, parce qu’on le consacre à Dieu purement, avec son amour, son cœur, ses pensées. La personne consacrée n’oublie pas et ne néglige pas ce monde et les hommes qui y luttent et souffrent. Le Dieu chrétien est un Amour qui ne reçoit pas, mais donne, ou mieux encore un Dieu qui reçoit non pas pour garder pour lui ce qu’il reçoit, mais pour le redonner encore plus grand. Donc ce qui se donne à Dieu se répand sur les hommes, enrichi de l’amour même de Dieu.  Ce n’est pas un amour appauvri, mais un amour rendu plus fort et donc plus contraignant et plus fécond. C’est la raison pour laquelle la grande majorité des œuvres de charité envers les pauvres ont été réalisées par des vierges, dont la dernière à être canonisée est sainte Thérèse de Calcutta, qui se fit missionnaire de la charité en se mettant au service des plus pauvres, parce que totalement donnée à Dieu.

Lecture patristique

Homélie attribuée à saint Hippolyte de Rome (+ 236)

Traité sur la fin du monde, 41-43, GCS I, 2, 305-307.

Comme le saint évangile l’affirme avec force, le Fils de l’homme rassemblera toutes les nations ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite et les chèvres à sa gauche. Alors il dira à ceux qui sont à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde » (Mt 25,32-34). <>

Venez, vous qui avez aimé les pauvres et les étrangers. Venez, vous qui êtes restés fidèles à mon amour, car je suis l’amour. Venez, vous dont la paix a été la part d’élection, car je suis la paix. Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous.

Vous n’avez pas honoré la richesse, mais fait l’aumône aux pauvres. Vous avez secouru les orphelins, aidé les veuves, donné à boire à ceux qui avaient soif et à manger à ceux qui avaient faim. Vous avez accueilli les étrangers, habillé ceux qui étaient nus, visité les malades, réconforté les prisonniers, apporté votre aide aux aveugles. Vous avez gardé intact le sceau de la foi et vous avez été prompts à vous rassembler dans les églises. Vous avez écouté mes Ecritures et tant désiré entendre mes paroles. Vous avez observé ma loi le jour et la nuit et partagé mes souffrances comme de courageux soldats, pour trouver grâce devant moi, votre roi du ciel. Venez, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde.

Voici que mon Royaume est préparé et mon ciel ouvert. Voici que mon immortalité apparaît dans toute sa beauté. Venez tous, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde.

Alors les justes s’étonneront d’être invités à s’approcher comme des amis – ô merveille – de celui dont les troupes angéliques ne peuvent avoir une claire vision. Ils lui répondront d’une voix forte : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? Tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ! Maître, tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? Tu étais nu, et nous t’avons habillé, toi que nous révérons ? Toi l’immortel, quand t’avons-nous vu étranger, que nous t’ayons accueilli ? Toi qui aimes les hommes, quand t’avons-nous vu malade ou en prison, que nous soyons venus vers toi ! (Mt 25,37-39). Tu es l’Éternel. Avec le Père, tu es sans commencement, et tu es coéternel à l’Esprit. C’est toi qui as tout créé de rien, toi, le roi des anges, toi que redoutent les abîmes. Tu as pour manteau la lumière (Ps 103,2). C’est toi qui nous a faits et modelés avec de la terre, toi qui as créé les êtres invisibles. Toute la terre s’enfuit loin de ta face. Et comment avons-nous accueilli ta royauté et ta souveraineté ?

Alors le Roi des rois leur répondra : Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait (Mt 25,40). Chaque fois que vous avez accueilli et vêtu ces pauvres dont j’ai parlé, et que vous leur avez donné à manger et à boire, à eux qui sont mes membres, c’est à moi que vous l’avez fait. Mais venez dans le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Vous jouirez éternellement des biens de mon Père qui est aux cieux, et de l’Esprit très saint qui donne la vie.

Quelle langue pourra donc décrire de tels bienfaits ? Personne n’a vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, le coeur de l’homme n’a pas imaginé ce qui a été préparé pour ceux qui aiment Dieu (1Co 2,9).

Source : ZENIT.ORG, le 24 novembre 2023

Il fut délivré de prison par la Vierge Marie le 25 novembre 1825

Shutterstock/Olegolegoleg

Il fut délivré de prison par la Vierge Marie le 25 novembre 1825

Jésus dit un jour à Saint Séraphin de Sarov (1754-1833) : « Acquiers la paix intérieure et des âmes, par milliers, trouveront auprès de toi le Salut ». Ermite durant une dizaine d’années, Séraphin revécut la vie de Jésus passant la plupart de ses nuits en prière, debout sur un rocher. Une longue et difficile ascension spirituelle où se mêlaient les apparitions de la Vierge Marie et les persécutions démoniaques.

Assommé par des bandits saouls, il fut soigné dans son couvent et guéri, mais il se déplaça depuis plié en deux. Un abbé, jaloux de sa renommée, l’emprisonna dans sa cellule, mais il fut délivré par la Vierge Marie le 25 novembre 1825. Les gens accouraient de toutes parts pour écouter ses conseils.

Revenu au monastère, infirme, Séraphin demanda la réclusion dans une petite cellule, un univers dont le seul point lumineux sera l’icône de la Mère de Dieu éclairée par un cierge. On dit qu’une moniale vit un jour la Mère de Dieu entrer dans sa cellule et converser avec lui. Dès lors, il ouvrit enfin la porte de sa cellule pour « déverser sur d’autres » la lumière qui éclaire son esprit. Sa vie, « mystérieuse et cachée en Dieu jusque-là », rejaillit dès lors dans un grand cri d’Amour pour l’humanité. Prêtres, moines, moniales, empereurs, tous vinrent se prosterner devant le saint starets, cet « ange terrestre » qui appelait chacun de ses visiteurs, « ma joie ». Tous vinrent trouver auprès de lui la guérison du corps et l’illumination intérieure.

Séraphin fonda plusieurs monastères et composa une règle de prières quotidiennes. « Le but de la vie chrétienne est l’acquisition du Saint-Esprit de Dieu. Et cette grâce est accordée à tous ceux qui pratiquent la prière du cœur et qui entreprennent, au nom du Christ, des actions d’Amour ». « La puissance de la prière est prodigieuse, car, plus forte que tout ce qui existe, c’est elle qui fait descendre l’Esprit-Saint » (St. Séraphin de Sarov).

Adapté de : l’Encyclopédie Mariale

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

25.11.2023 – SAINTS DU JOUR

BBx Louis et Marie Beltrame Quattrocchi

BBx Louis et Marie Beltrame Quattrocchi

ÉPOUX EXEMPLAIRES

BBx Luigi Beltrame Quattrocchi 
et Maria Corsini, son épouse

Mémoire commune le 25 novembre: anniversaire de leur mariage.

Mémoire individuelle, selon le Martyrologe Romain (‘dies natalis’) :
>>> Luigi Beltrame Quattrocchi : 9 novembre
>>> Maria Corsini : 26 août

Luigi Beltrame Quattrocchi naît le 12 janvier 1880 à Catane en Sicile, Luigi est le fils de Carlo Beltrame et de Francesca Vita. Il portera aussi le nom de Quattrocchi à la suite de la demande d’un beau-frère de Carlo qui, n’ayant pas d’enfants, tenait à ce que son neveu porte le sien.

Maria Corsini naît le 24 juin 1884 à Florence. Son père Angelo Corsini était capitaine de grenadiers, sa mère était Giulia Salvi. 

La vie commune de Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini

S’étant rencontrés en 1900 ils se fiancèrent en mars 1905, et se marièrent le 25 novembre de la même année à la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Leur vie était très pieuse, et très équilibrée. Tous les jours, ils assistaient à la Messe et y communiaient. 

Maria expliquait : « La journée commençait ainsi: messe et communion ensemble. Sortis de l’église, il me disait bonjour comme si la journée ne commençait que maintenant. On achetait le journal, puis on montait à la maison. Lui à son travail, moi à mes occupations, mais chacun pensant sans cesse à l’autre. Nous nous retrouvions à l’heure des repas. Avec quelle joie j’attendais, puis je l’entendais mettre la clé dans la serrure, chaque fois bénissant le Seigneur de toute mon âme. Nous avions alors des conversations sereines qui se faisaient joyeuses et espiègles, la main dans la main. Nous parlions un peu de tout. Ses remarques étaient toujours perspicaces. Il était toujours bienveillant. ».

Ils élevaient tous les deux leurs enfants dans la piété mais aussi la joie et la détente, discutant ensemble très souvent, partageant à la fois des moments de prière et de loisirs. Tous les soirs, tous récitaient le chapelet. Tous les mois, ils faisaient une retraite ensemble à la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs en compagnie d’Alfredo Schuster, proclamé bienheureux en 1996.

Mais ils faisaient aussi de longues promenades, et ouvraient l’esprit de leurs enfants par de fréquentes conversations artistiques et culturelles.
Leur maison était ouverte à tous, ils étaient toujours prêts à aider et à accueillir quiconque ayant besoin de leur sourire et de leur foi.
Maria faisait le catéchisme et participait à de nombreux mouvements d’action catholique. 
Pendant la Guerre, elle s’était engagée volontairement comme infirmière de la Croix-Rouge pour porter secours aux blessés. Plus tard, elle servira pendant la Guerre d’Éthiopie, s’étant spécialisée dans les maladies tropicales.

Luigi, par son attitude, témoignait discrètement de sa foi dans son milieu professionnel. Il accompagnait sa femme dans son action au sein des mouvements catholiques et soutint le mouvement scout quand il se répandit en Italie.
Leur premier fils, Filippo, est né en 1906. Il deviendra prêtre à Rome sous le nom de Don Tarcisio.
Leur second enfant, Stefania, est née en 1908. Elle sera moniale bénédictine à Milan sous le nom de sœur Cécile, longtemps supérieure de son couvent, elle mourra en 1993.
Le troisième enfant, Cesare, est né en 1909, il deviendra moine, d’abord chez les Bénédictins, puis chez les Trappistes, sous le nom de Père Paolino.
La quatrième enfant du couple, Enrichetta, est née après une grossesse difficile. Luigi et Maria refusèrent l’avortement préconisé par le corps médical qui craignait pour la vie de la mère et de l’enfant. La petite fille naquit en bonne santé en avril 1914 et devint à son tour laïque consacrée.

Luigi Beltrame Quattrocchi meurt d’un infarctus le 9 novembre 1951. 
Maria Corsini meurt le 26 août 1965 à Serravalle di Bibbiena dans une maison construite pour elle par son époux.

Maria Corsini et Luigi Beltrame Quattrocchi ont été béatifies ensemble (une première dans l’histoire de l’Église) le 21 octobre 2001, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Bx Maria Corsini et Luigi Beltrame priez pour nous !

25.11.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 20,27-40.

En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus
et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ;
de même le deuxième,
puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari,
car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.
Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur ‘le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.’
Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »
Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. »
Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

abbesse bénédictine et docteur de l’Église

Le Livre des Œuvres divines, chap. 6 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des Béatitudes ; 2012 ; p. 220-221)

Quand l’âme se transfigurera en éternité…

L’homme qui suit la voie de la folie et méprise la sagesse créatrice se condamne lui-même : n’ayant plus aucune limite dans le mal, il ignore la vie future. Il ne veut pas même savoir s’il existe une autre vie, et il refuse de scruter attentivement les causes de sa propre nature changeante. Cet homme peut encore comprendre son enfance, son adolescence, sa jeunesse et sa maturité, mais il est incapable de comprendre ce qu’il devient dans sa décrépitude et le sens de cette transformation de son être. La raison lui montre qu’il a un commencement, mais il est incapable de savoir, de comprendre comment il est possible que l’âme soit immortelle et qu’elle n’ait pas de fin… (…) Tant qu’il est dans son corps, les pensées de l’homme se multiplient, comme se multiplient sans qu’on puisse les dénombrer les échos de la louange angélique. La pensée anime déjà la jeunesse, on la formule ensuite par la voix de sa raison et on agit en la suivant. Mais son action ne tient pas sa vie d’elle-même : elle a un commencement. L’éternité seule tire d’elle-même la vie et jamais ne faiblit : avant que le temps n’existe, elle était déjà éternelle vie. Quand l’âme se transfigurera en éternité, elle changera de nom : elle n’agira plus dans l’homme par la mode de la pensée, mais aura pour séjour les louanges des anges qui sont esprit. Si elle s’appellera alors esprit, c’est qu’elle ne peinera plus avec le corps, avec la chair. L’homme portera le nom de vie, car il est déjà vie en ce monde tant qu’il vit par le souffle de l’esprit, mais il se transfigurera en immortalité par la mort charnelle, il sera pleinement dans la vie. Après le jugement dernier, c’est par son corps et son âme qu’il sera éternellement vie.

LECTURES :

Premier livre des Maccabées 6,1-13.

En ces jours-là, le roi Antiocos parcourait le Haut Pays. Il apprit alors qu’il y avait en Perse une ville, Élymaïs, fameuse par ses richesses, son argent et son or ;
son temple, extrêmement riche, contenait des casques en or, des cuirasses et des armes, laissés là par Alexandre, fils de Philippe et roi de Macédoine, qui régna le premier sur les Grecs.
Antiocos arriva, et il tenta de prendre la ville et de la piller, mais il n’y réussit pas, parce que les habitants avaient été informés de son projet.
Ils lui résistèrent et livrèrent bataille, si bien qu’il prit la fuite et battit en retraite, accablé de chagrin, pour retourner à Babylone.
Il était encore en Perse quand on vint lui annoncer la déroute des troupes qui avaient pénétré en Judée ;
Lysias, en particulier, qui avait été envoyé avec un important matériel, avait fait demi-tour devant les Juifs ; ceux-ci s’étaient renforcés grâce aux armes, au matériel et au butin saisis sur les troupes qu’ils avaient battues ;
ils avaient renversé l’Abomination qu’Antiocos avait élevée à Jérusalem sur l’autel ; enfin, ils avaient reconstruit comme auparavant de hautes murailles autour du sanctuaire et autour de la ville royale de Bethsour.
Quand le roi apprit ces nouvelles, il fut saisi de frayeur et profondément ébranlé. Il s’écroula sur son lit et tomba malade sous le coup du chagrin, parce que les événements n’avaient pas répondu à son attente.
Il resta ainsi pendant plusieurs jours, car son profond chagrin se renouvelait sans cesse. Lorsqu’il se rendit compte qu’il allait mourir,
il appela tous ses amis et leur dit : « Le sommeil s’est éloigné de mes yeux ; l’inquiétude accable mon cœur,
et je me dis : À quelle profonde détresse en suis-je arrivé ? Dans quel abîme suis-je plongé maintenant ? J’étais bon et aimé au temps de ma puissance.
Mais maintenant je me rappelle le mal que j’ai fait à Jérusalem : tous les objets d’argent et d’or qui s’y trouvaient, je les ai pris ; j’ai fait exterminer les habitants de la Judée sans aucun motif.
Je reconnais que tous mes malheurs viennent de là, et voici que je meurs dans un profond chagrin sur une terre étrangère. »

Psaume 9(9A),2-3.4.6.16.19.

De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce,
je dirai tes innombrables merveilles ;
pour toi, j’exulterai, je danserai,
je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.

Mes ennemis ont battu en retraite,
devant ta face, ils s’écroulent et périssent.
Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants,
à tout jamais tu effaces leur nom.

Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu’ils creusaient ;
aux filets qu’ils ont tendus, leurs pieds se sont pris.
Mais le pauvre n’est pas oublié pour toujours :
jamais ne périt l’espoir des malheureux.