Des camions humanitaires de l’ONu ont pu pénétrer dans la bande de Gaza le 25 novembre
Le Pape salue la trêve en cours entre Israël et le Hamas
A l’issue de la prière de l’Angélus de ce dimanche, François s’est félicité que le récent accord entre l’Etat hébreu et le mouvement islamiste à Gaza ait pu permettre la libération de plusieurs otages, en échange de l’entrée d’aide humanitaire dans l’enclave palestinienne. Le Saint-Père a demandé de prier pour que l’accent soit mis sur le dialogue, «le seul moyen de parvenir à la paix» a t-il souligné.
Vatican News
A l’issue de la prière mariale de l’Angélus, le Pape François s’est réjoui de la trêve en cours dans la bande de Gaza qui a permis depuis le 24 novembre la libération de plusieurs otages israéliens et étrangers détenus par le Hamas en échange de la libération de prisonniers palestiniens en Israël. «Aujourd’hui, nous remercions Dieu qu’il y ait enfin une trêve entre Israël et la Palestine et que des otages aient été libérés» s’est félicité le Saint-Père. «Prions pour qu’ils soient tous libérés dès que possible – pensons à leurs familles ! -prions pour que davantage d’aide humanitaire parvienne à Gaza et pour que nous insistions sur le dialogue : c’est le seul moyen, le seul moyen de parvenir à la paix. Ceux qui ne veulent pas du dialogue ne veulent pas de la paix» a encore souligné François.
Cette trêve, dûrement négociée par le Qatar avec l’appui de l’Égypte et des États-Unis a permis ces échanges d’otages et de prisonniers en échange d’une pause dans les combats à Gaza. Un répit qui a permis aux organisations internationales de faire entrer de l’aide humanitaire dans l’enclave palestinienne. L’ONU a annoncé le 25 novembre qu’un total de 248 camions d’aide humanitaire avaient pu entrer dans la bande de Gaza depuis l’entrée en vigueur la veille de la trêve. Après deux premières séries de libérations, un nouvel échange d’otages du Hamas contre des Palestiniens détenus en Israël est prévu ce dimanche.
Peu avant de tourner son regard vers le Proche-Orient, le Pape avait, en rappelant les commémorations de l’Holodomor en Ukraine (la grande famine de 1932-33 orchestrée par Staline), demandé de prier «pour tous les peuples déchirés par les conflits» «Continuons à prier sans nous lasser, avait-il exhorté, car la prière est la force de paix qui brise la spirale de la haine, rompt le cycle de la vengeance et ouvre des chemins de réconciliation inespérés».
En cette Solennité du Christ, Roi de l’univers, qui correspond au dernier dimanche de l’année liturgique, le Pape François a récité la prière de l’Angélus depuis la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Avant la prière mariale, dans sa réflexion lue par un de ses proches collaborateurs, il est revenu sur la royauté de Dieu, incarnée dans son Fils au service des plus pauvres.
Olivier Bonnel-Cité du Vatican
Légèrement grippé, le Pape François ne s’est pas présenté ce dimanche 26 novembre à la fenêtre du palais apostolique, mais a récité la prière de l’Angélus depuis la chapelle de la résidence Sainte-Marthe. C’est Mgr Paolo Lucia Braida, chef de bureau à la Secrétairerie d’État qui a lu la réflexion préparée par le Saint-Père. Une catéchèse qui est revenue sur l’évangile de Saint Matthieu (Mt 25, 31-46) de ce dernier dimanche de l’année litugique avant l’ouverture de l’Avent, dimanche de la Solennité du Christ, Roi de l’univers.
«La scène qu’il nous présente est celle d’une salle royale, dans laquelle Jésus, « le Fils de l’homme » (v. 31), est assis sur un trône. Tous les peuples sont rassemblés à ses pieds et parmi eux se trouvent « les bénis » (v. 34), les amis du Roi. Mais qui sont-ils ? Qu’est-ce que ces amis ont de si spécial aux yeux de leur Seigneur ?» a demandé François. Selon les critères du monde, les amis du roi devraient être ceux qui lui ont donné la richesse et le pouvoir, qui l’ont aidé à conquérir des territoires, ou à gagner des batailles, mais «selon les critères de Jésus, les amis sont différents: ce sont ceux qui l’ont servi parmi les personnes les plus faibles».
Dieu s’identifie aux affamés
Le Fils de l’homme, a poursuivi le Pape, «est un Roi complètement différent, qui appelle les pauvres « frères », qui s’identifie avec les affamés, les assoiffés, les étrangers, les malades, les prisonniers, et qui dit : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (v. 40)». Et François de rappeler que ces réalités sont malheureusement toujours d’actualité: celle du problème de la faim, de trouver un toit ou de faire face à la maladie ou la prison.
« Des personnes affamées, sans domicile fixe, souvent habillées comme elles le peuvent, envahissent nos rues : nous les rencontrons tous les jours, a encore souligné le Pape, et même en ce qui concerne l’infirmité et la prison, nous savons tous ce que signifie être malade, commettre des erreurs et en payer les conséquences».
La réponse de l’amour
Face à ces pauvretés, l’évangile de Matthieu nous donne ainsi les clés sur la réponse de Dieu. «Il nous dit que l’on est « béni » si l’on répond à ces pauvretés par l’amour, par le service : non pas en se détournant, mais en donnant à manger et à boire, des vêtements, un hébergement, une visite, en un mot en se faisant proche de ceux qui sont dans le besoin» a précisé l’évêque de Rome. «Les sœurs et les frères préférés de Jésus, notre Roi qui se définit Fils de l’Homme, sont les femmes et les hommes les plus fragiles».
Compassion, miséricorde et tendresse sont ainsi le style avec lequel les amis de Jésus sont appelés à se distinguer. Ces trois notions «ennoblissent le cœur et descendent comme de l’huile sur les plaies de ceux qui sont blessés par la vie» a précisé le Souverain pontife. Concluant sa réflexion, le Pape a ainsi posé plusieurs questions aux fidèles : «Croyons-nous que la vraie royauté consiste en la miséricorde ? Croyons-nous au pouvoir de l’amour ? Croyons-nous que la charité est la manifestation la plus royale de l’homme et une exigence indispensable pour le chrétien ? Et enfin, une question particulière : suis-je un ami du Roi, c’est-à-dire, est-ce que je me sens personnellement impliqué dans les nécessités des personnes souffrantes que je rencontre sur mon chemin ?»
Marie a reçu de Jésus « la tâche de faire de l’Église une seule famille »
Le Christ Jésus a donné sa vie« afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. »(Jean 11, 52). Marie sa mère elle aussi a un rôle important dans ce dessein d’unité :
« La présence de la Mère est garantie de fraternité et d’accueil de l’Esprit Saint. Seule Marie a pu faire des apôtres de Jésus, avant et après la Pentecôte, un seul cœur et une seule âme (cf. Ac 1, 14 et 4, 32). Comme si le Christ voulait nous indiquer qu’il a confié au souci maternel de sa Mère la tâche de faire de l’Église une seule famille où règne l’amour et où l’on aime avant tout celui qui souffre le plus. Oui, en Marie, nous avons le modèle d’un amour sans frontières, le lien de communion de nous tous, qui sommes par la foi et le baptême des disciples et des frères de Jésus. » (Jean Paul II, Homélie à Notre-Dame de Suyapa (Honduras), 8 mars 1983).
Je vous salue Marie, pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous pauvres pécheurs, Maintenant et à l’heure de notre mort.
Bienheureux Jacques (Giacomo) Alberione Prêtre et fondateur de la Famille paulinienne
Giacomo Alberione naît à San Lorenzo di Fossano (Cuneo, Piémont) le 4 avril 1884, cinquième enfant de Michel et Teresa Allocco.
En octobre 1900 il entre au séminaire diocésain d’Alba et le 29 juin 1907 il est ordonné prêtre.
Le 20 août 1914 il initie, à Alba, la Société Saint-Paul pour l’évangélisation avec les instruments de la communication sociale, suivie des autres fondations qui constituent la Famille paulinienne : Filles de Saint-Paul, Sœurs Disciples du Divin Maître, Sœurs de Jésus Bon Pasteur (les Pastourelles), Institut Regina Apostolorum pour les vocations (Sœurs apostolines) ; les Instituts agrégés : Saint-Gabriel-Archange, Marie-de-l’Annonciation, Sainte-Famille et Jésus-Prêtre ; l’Association des Coopérateurs et Coopératrices pauliniens.
Il fait plusieurs fois le tour du monde pour rencontrer ses fils et filles répandus dans tous les continents de la terre et les encourager à une vie toujours plus contemplative et apostolique.
Le secret de sa vaste activité apostolique est à rechercher dans sa vie intérieure tendue dans un crescendo continuel à réaliser les paroles de l’Apôtre Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. » (Gal 2, 20)
Le père Alberione s’est éteint à l’âge de 87 ans, le 26 novembre 1971. Ses derniers moments ont été réconfortés par la visite et la bénédiction de saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) qui n’a jamais cessé de l’admirer et de le vénérer.
Les pauliniens et pauliniennes se rappellent avec émotion l’estime que saint Paul VI vouait à leur fondateur. Dans une mémorable audience accordée au père Alberione et à un groupe nombreux de ses fils et de ses filles, le 28 juin 1969, le pape s’exprimait ainsi :
« Le voilà : humble, silencieux, infatigable, toujours vigilant, toujours recueilli dans ses pensées, passant de la prière à l’action, toujours attentif à saisir les « signes des temps », c’est-à-dire les moyens les plus efficaces de communiquer avec les humains; notre cher père Alberione a donné à l’Église de nouveaux instruments pour s’exprimer, de nouveaux moyens pour donner vigueur et rayonnement à son apostolat, une nouvelle conscience de sa mission pour l’évangélisation au moyen des médias de masse. “Permettez, cher père Alberione, que le pape se réjouisse de votre long, fidèle et inlassable travail, et des fruits qu’il a produits pour la gloire de Dieu et le bien de l’Église.” »
Le Père Jacques Alberione, aura été l’un des plus créatifs apôtres du XXe siècle.
Le 25 juin 1996, saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) signa le décret reconnaissant ses vertus héroïques et le béatifia le 27 avril 2003 à Rome.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,31-46.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)
évêque de Jérusalem et docteur de l’Église
Catéchèse baptismale n°15,26 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54 ; trad. J. Bouvet ; éd. Migne 1993 ; p. 250)
Comment aller à la rencontre du Christ, Roi éternel ?
Comment entrerons-nous dans le royaume ? « J’ai eu faim, dit Jésus, et vous m’avez donné à manger » (Mt 25,35). Apprenez la route, Il n’y a pas ici à recourir à l’allégorie, mais à accomplir les paroles. « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; soif et vous m’avez abreuvé ; j’étais étranger et vous m’avez accueilli ; nu, et vous m’avez vêtu ; malade et vous m’avez visité ; j’étais en prison et vous êtes venu à moi » (Mt 25,35-36). Si tu fais cela, tu auras ta part au royaume, mais si tu ne le fais pas, tu seras condamné. Déjà donc, commence à accomplir ces œuvres et persévère dans la foi. Prends garde d’avoir, comme les vierges folles à acheter l’huile et d’être forclos. Ne sois pas tranquille si tu as seulement la lampe en main, mais aussi garde-la allumée. Que la lumière des bonnes œuvres brille devant les hommes, et que le Christ ne soit pas blasphémé à cause de toi ! Porte un vêtement d’incorruption en te distinguant par les bonnes œuvres. Et ce que tu reçois de Dieu pour l’administrer avec sagesse, administre-le profitablement. On t’a confié la parole qui instruit ? administre-la bien. Tu peux convertir les âmes de tes auditeurs ? Fais-le avec soin. Nombreuses sont les portes d’une bonne administration ou gestion. Que nul de nous ne soit condamné et rejeté, pour qu’en toute confiance nous allions à la rencontre du Christ, Roi éternel qui règne dans les siècles. Car il règne dans les siècles, celui qui juge les vivants et les morts, et comme dit saint Paul : « Le Christ est mort et a revécu dans ce but : être le Seigneur des morts et des vivants » (Rm 14,9).
LECTURES :
Livre d’Ézéchiel 34,11-12.15-17.
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de nuages et de sombres nuées. C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, – oracle du Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit. Et toi, mon troupeau – ainsi parle le Seigneur Dieu –, voici que je vais juger entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs.
Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6.
Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.
Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,20-26.28.
Frères, le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie,
mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent. Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance. Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort, Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils, lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous.