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09.02.2024 – MESSE À LOURDES
09.02.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Peu de temps après la Présentation au Temple, Marie doit fuir en Égypte

Peu de temps après la Présentation au Temple, Marie doit fuir en Égypte
Mt 2, 13-15 : « Voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : “Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Et restes-y jusqu’à ce que je te le dise. Car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr.” Il se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte. »
Voyez comment la Vierge Marie a souffert, quand Joseph lui a dit qu’ils devaient prendre immédiatement l’Enfant et se réfugier en Égypte, comme l’ange venait de le lui révéler en songe, pour que le roi Hérode ne le tue pas.
Regardez Marie, cherchant quoi prendre et quoi laisser, et elle prend sans hésiter l’Enfant Jésus et abandonne tout, pour s’enfuir avec Joseph.
Comme c’était l’hiver, il fallut supporter le froid, la pluie, le vent, par des chemins raides et boueux. Marie, alors âgée de quinze ans, était une vierge délicate, nullement habituée à de pareilles fatigues. La Sainte famille n’avait personne pour la servir. Elle a beaucoup souffert en fuyant. Alors que l’Enfant frissonnait dans la nuit, les parents eux étaient pris de fatigue, écrasés par la faim et la fuite, et préoccupés par le voyage vers un pays inconnu, sans aucune connaissance de quelqu’un pour les accueillir.
Dans cette fuite, ils ne pensaient qu’à sauver l’Enfant Jésus. Quelles angoisses n’ont-ils pas éprouvées en voyant leur Enfant, l’Enfant de Dieu, qu’ils aimaient tant, pourchassé par des ennemis si cruels. D’ailleurs, ce nouveau-né, de qui était-Il victime ? De quoi est-Il victime ?
Cette douleur de la Mère des Douleurs est la douleur de la mort des innocents, douleur de l’injustice, douleur d’être mêlés à l’injustice puisque l’élément déclencheur de la fureur du tyran a été la naissance de Jésus, douleur d’être impuissants et de devoir fuir pour protéger Jésus.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
09.02.2024 – SAINT DU JOUR
Bse Anne-Catherine Emmerich
MYSTIQUE († 1824)
Bse Anna Katharina Emmerick
« Mystique du Land de Münster »
Anna Katharina Emmerick naît le 8 septembre 1774, dans la communauté d’agriculteurs de Flamschen près de Coesfeld (Allemagne).
Elle grandit au sein d’une famille de neuf frères et sœurs. Dès sa plus tendre enfance elle dut aider aux travaux domestiques et agricoles. Elle ne fréquenta que quelques temps l’école, mais elle possédait une bonne instruction dans le domaine religieux. Très rapidement ses parents s’aperçurent de sa vocation à la prière et à la vie religieuse.
Elle travailla trois ans dans une grande ferme des environs, puis apprit la couture et retourna vivre chez ses parents. Elle demanda ensuite à être admise dans divers monastères, mais elle fut refusée car elle ne possédait pas de don particulier. Toutefois, les clarisses de Münster l’acceptèrent à la condition qu’elle apprenne à jouer de l’orgue. Ses parents l’autorisèrent alors à aller vivre dans la famille de l’organiste Söntgen de Coesfeld pour faire son apprentissage ; mais elle n’eut jamais la possibilité d’apprendre l’orgue, car la pauvreté de la famille la poussa à travailler afin de les aider à vivre.
En 1802, elle réussit finalement à entrer au monastère d’Agnetenberg, près de Dülmen, avec son amie Klara Söntgen. Elle prononça ses vœux l’année suivante, participant à la vie monastique avec ferveur, toujours prête à accomplir les travaux les plus durs que personne ne voulait faire. Mais, de 1802 à 1811, elle tomba fréquemment malade et dut supporter de grandes douleurs.
En 1811, le monastère d’Agnetenberg fut fermé, elle devint alors domestique chez l’abbé Lambert, un prêtre qui avait fui la Révolution française et qui vivait à Dülmen. Mais elle tomba à nouveau malade et ne quitta plus son lit. Elle fit alors venir sa plus jeune sœur qui, sous sa direction, s’occupait de la maison.
C’est au cours de cette période qu’elle reçut les stigmates. Ce fait ne pouvait pas rester caché ; le docteur Franz Wesener l’examina et en resta profondément impressionné, devenant son ami fidèle au cours des années qui suivirent.
Une caractéristique de sa personnalité était l’amour qu’elle éprouvait pour son prochain. Elle cherchait toujours à aider les autres, même sans pouvoir se lever de son lit, où elle cousait des vêtements pour les enfants pauvres. De nombreuses personnalités, qui participaient au mouvement de renouveau de l’Église au début du XIX siècle, cherchèrent à la rencontrer.
La rencontre avec Clemens Brentano (poète et écrivain allemand) fut particulièrement significative. A partir de 1818, il lui rendit visite chaque jour pendant cinq ans, dessinant ses visions qu’il publia ensuite. Au cours de l’été 1823, la santé d’Anna Katharina déclina et, la mort approchant, elle décida d’unir sa souffrance à celle de Jésus, en l’offrant pour la rédemption des hommes.
Elle meurt le 9 février 1824.
La vie d’Anna Katharina fut caractérisée par une profonde union avec le Christ ; les stigmates qu’elle portait en furent la preuve. Elle éprouva également une profonde dévotion à l’égard de Marie. À travers la foi et l’amour elle servit l’œuvre de la rédemption, disant à ce propos : « J’ai toujours considéré le service au prochain comme la plus haute vertu. Dans ma jeunesse, j’ai prié Dieu afin qu’il veuille bien me donner la force de servir mon prochain et d’être utile. A présent je sais qu’il a exaucé ma prière. »
Anna Katharina Emmerick a été béatifiée le 3 octobre 2004, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
Bse Anne-Catherine Emmerich priez pour nous !

09.02.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,31-37.

En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole.
Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui.
Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue.
Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement.
Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient.
Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)
prêtre, curé d’Ars
Sermon pour le 11e dimanche après la Pentecôte (Sermons de Saint Jean Baptiste Marie Vianney, Curé d’Ars, t. 2 ; Éd. Ste Jeanne d’Arc, 1982 ; p. 416.434-435)
« Ses oreilles s’ouvrirent, sa langue se délia et il parlait correctement » (Mc 7,35)
Qu’il serait à désirer, mes frères, que l’on pût dire de chacun de nous ce que l’Évangile dit de ce muet que Jésus guérit, qu’il parlait très bien. Hélas ! Mes frères, ne pourrait-on pas, au contraire, nous reprocher que nous parlons presque toujours mal, surtout lorsque nous parlons de notre prochain. Quelle est, en effet, la conduite de la plupart des chrétiens de nos jours ? La voici. Critiquer, censurer, noircir et condamner ce que fait et dit le prochain : voilà de tous les vices le plus commun, le plus universellement répandu, et, peut-être, le plus mauvais de tous. Vice que l’on ne pourra jamais assez détester, vice qui a les suites les plus funestes, qui porte partout le trouble et la désolation. Ah ! plût à Dieu, de me donner un de ces charbons dont l’ange se servit pour purifier les lèvres du prophète Isaïe (cf. Is 6, 6-7), afin d’en purifier la langue de tous les hommes ! Oh ! que de maux l’on bannirait de dessus la terre, si l’on pouvait en chasser la médisance ! Puissé-je, mes frères, vous en donner tant d’horreur, que vous ayez le bonheur de vous en corriger pour toujours ! (…) Je finis en disant que, non seulement, il est mal fait de médire et de calomnier, mais encore d’écouter la médisance et la calomnie avec plaisir ; car si personne n’écoutait, il n’y aurait pas de médisants. (…) Disons souvent : « Mon Dieu, faites-moi la grâce de me connaître tel que je suis. » Heureux ! mille fois heureux, celui qui ne se servira de sa langue que pour demander à Dieu le pardon de ses péchés et chanter ses louanges !

LECTURES :
Premier livre des Rois 11,29-32.12,19.

Un jour que Jéroboam était sorti de Jérusalem, il fut arrêté en chemin par le prophète Ahias de Silo ; celui-ci portait un manteau neuf, et tous deux étaient seuls dans la campagne.
Ahias prit le manteau neuf qu’il portait et le déchira en douze morceaux.
Puis il dit à Jéroboam : « Prends pour toi dix morceaux, car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : Voici que je vais déchirer le royaume en l’arrachant à Salomon, et je te donnerai dix tribus.
Il lui restera une tribu, à cause de mon serviteur David, et de Jérusalem, la ville que je me suis choisie parmi toutes les tribus d’Israël.
Les dix tribus d’Israël rejetèrent la maison de David, et cette situation dure encore aujourd’hui où ceci est écrit.

Psaume 81(80),10-11ab.12-13.14-15.
« Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux,
tu ne serviras aucun dieu étranger.
C’est moi, le Seigneur ton Dieu,
qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte ! »
« Mais mon peuple n’a pas écouté ma voix, Israël n’a pas voulu de moi.
Je l’ai livré à son cœur endurci :
qu’il aille et suive ses vues !
« Ah ! Si mon peuple m’écoutait,
Israël, s’il allait sur mes chemins !
Aussitôt j’humilierais ses ennemis,
contre ses oppresseurs je tournerais ma main.

08.02.2024 – MESSE À SAINT GERMAIN L’AUXERROIS
08.02.2024 – CHAPELET À LOURDES
11.02.2024 – HOMÉLIE DU 6ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MARC 1,40-45

Journée mondiale des malades
Je crois qu’il y a une manière de vieillir heureux, qui parvient, au-delà de tous les aléas de la vie, à trouver encore la joie d’aimer. Je crois que, malgré le corps qui se délite, les maladies et les maux qui prennent de l’importance, malgré les possibilités qui se réduisent parfois drastiquement et même quand vient le sentiment d’approcher de la fin, il reste de la place pour l’espérance et la joie parce que, jusqu’au bout, nous gardons intacte notre capacité d’aimer.
Je crois qu’il reste dans la souffrance, au fond de la maladie ou de la dépendance, toujours la possibilité d’aimer de tout son cœur ; qu’il y a moyen que la douleur ne prenne pas toute la place, à force d’amour : l’amour pour l’époux ou l’épouse d’une vie, l’amour pour ses parents, pour ses enfants, l’amour pour Dieu. Il y a, même au fond d’un lit d’hôpital, invalide ou en grande fragilité, la possibilité intacte d’éprouver toujours de l’amour et donc, quelque part encore, la joie d’aimer.
Je me souviens d’une religieuse franciscaine, plus que centenaire. Elle vivait dans une maison de repos à Embourg. Elle avait le cœur tellement fragile, qu’il était interdit de frapper à sa porte avant d’entrer. On entrait à pas feutrés, attendant silencieusement qu’elle vous remarque. Je garde comme un trésor ce qu’elle m’a dit dans la pénombre de sa chambre : « Je suis prête, je n’ai pas peur. Au contraire, je suis pleine de joie. Je vais rejoindre l’Amour que toute ma vie j’ai espéré. ». Et elle s’est éteinte en paix quelques jours plus tard.
Je me souviens aussi de Véronique, au pèlerinage du Rosaire à Lourdes. Elle n’avait plus aucune force musculaire ; elle ne pouvait plus parler, ni manger, ni boire. Je l’accompagnais à la messe pour veiller sur elle, lui passer de temps en temps un linge humide sur le visage et prier ensemble, essentiellement en se tenant la main, et en se regardant profondément dans les yeux. C’est tout ce qu’il nous restait pour communiquer et, tous les deux nous avons pleuré. De tristesse, sans doute, mais le regard plein de joie. Je n’ai jamais entendu le son de sa voix, mais j’ai la certitude d’avoir été regardé du plus bel amour et d’en avoir eu le cœur bouleversé.
On comprend souvent négativement la notion de sacrifice – l’idée d’offrir à Dieu ses souffrances, par exemple – comme s’il s’agissait du désir pervers de souffrir pour expier ou pire d’aimer la douleur en soi, au fond comme un suicide sur l’autel de Dieu. C’est un peu vite oublier que le Christ en agonie a supplié : « Éloigne de moi cette coupe » (Lc 22, 42).
Mais, il y a une vision positive du sacrifice, non pas comme amour de la souffrance mais au contraire comme sacrifice de la souffrance pour se donner encore à l’amour, un amour qui précisément transcende la douleur, qui va au-delà ; un sacrifice qui trouve la force de détourner ses pensées de la souffrance, pour les maintenir dans l’amour.
En effet, ça demande une certaine force spirituelle. Qui parvient, pétri de douleur, à malgré tout centrer son cœur sur l’amour ? à penser à ceux qu’il aime plus fort qu’à son corps malade ? à rendre encore grâces à Dieu alors qu’il se sent dépérir ?
Les visiteurs qui les accompagnent vous rapporteront, comme je viens de le faire, quantité de témoignages de cette force qui émane de personnes malades, de la puissance d’amour qu’elles transmettent, parfois dans la plus grande fragilité. Beaucoup de visiteurs de malades vous diront qu’ils ont, dans bien des cas, infiniment plus reçu qu’ils ont donné. C’est de cette force dont je parle.
Aujourd’hui, alors que nous commémorons la Journée mondiale des malades, je voudrais simplement remercier toutes celles et ceux qui, dans la maladie, restent des petites lumières brillantes d’amour : les époux qui jusqu’à la fin s’embrassent, les vieilles mamans fatiguées qui ont encore des gestes tendres et le cœur brûlant, les vieux papys qui partagent leur tendresse par des regards affectueux, toutes celles et ceux qui, malades, restent épris d’amour.
Peut-être ne mesurez-vous pas à quel point votre affection, votre tendresse, vos paroles, vos regards pour vos proches sont précieux ? Ce sont pourtant des jalons d’éternité. Parce qu’ils portent en eux, avec force, l’espérance que, jusqu’au bout et malgré tout, l’amour se maintient toujours.

Source : RÉSURGENCE.BE, le 7 février 2024
11.02.2024 – HOMÉLIE DU 6ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MARC 1,40-45

Dimanche de la Santé
Pistes pour l’homélie de l’Abbé Jean Compazieu
Textes bibliques : Lire
En ce dimanche de la santé, la 1ère lecture et l’Évangile nous parlent de ces gens qui sont atteints par la lèpre. Cette maladie contagieuse était considérée comme la conséquence du péché. C’était une raison de plus pour s’en éloigner. Pour éviter toute contamination, les lépreux devaient être tenus à l’écart. Ils vivaient entre eux dans la souffrance de l’exclusion, sans domicile et sans revenu.
En lisant ces textes bibliques, nous pensons à toutes les personnes malades et handicapées qui vivent en marge de la société et qui souffrent de la solitude. Mais ce dimanche de la santé est aussi destiné à rendre visible l’ensemble des soignants, les chercheurs, les aidants, les visiteurs des malades, les aumôneries et toutes les associations qui prennent en charge les personnes malades, âgées ou handicapées.
Ce service auprès des plus fragiles n’est pas que l’affaire de quelques uns. Il nous concerne tous. Et pour remplir cette mission c’est vers le Christ que nous nous tournons. L’Évangile de ce jour nous montre qu’il se préoccupait de tous les exclus. C’était même sa priorité. Avec lui, le mal n’a pas le dernier mot. Il ne craint pas de braver les interdits en touchant le lépreux. Cette liberté qu’il prend trouve sa source dans son amour pour Dieu et pour le prochain. C’est un amour sans frontière qui ne craint pas de bousculer les règlements. C’est ainsi qu’un jour, il guérit un infirme le jour du Sabbat. Il explique à tous que le Sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. C’est dans le même esprit que saint Augustin donne ce conseil : “Aime et fais ce que tu veux.” La liberté est servante de l’amour. C’est l’amour qui la rend authentique et vraie.
Quand l’amour n’est entravé par rien ni personne, c’est lui qui devient contagieux. Et c’est ce qui arrive. Non seulement Jésus n’est pas contaminé par la lèpre mais c’est lui qui contamine le lépreux. L’humanité de Jésus est porteuse de vie divine. Elle est instrument du salut. Sa sainteté agit dans toute la race humaine. En touchant le lépreux, il met sa chair saine en contact avec la chair pourrie de l’excommunié.
Du coup, c’est cette humanité qui est contaminée par la vie, la santé et la sainteté de Dieu. La contagion est inversée. Elle a joué dans le sens contraire. C’est la santé qui met en péril la maladie, la vie qui contamine la mort. L’amour l’emporte sur la haine. C’est de cette bonne nouvelle que nous avons à témoigner en allant vers les plus fragiles. Comme ce lépreux, tous peuvent s’approcher de Jésus et le supplier : “Seigneur, prends pitié !” Et il sera toujours là pour nous dire : “Je le veux, sois purifié.”
L’homme a donc été purifié. Sa lèpre a disparu. Il ne sera plus un exclu. Son être profond est réorienté et réhabilité. Il ne lui reste plus qu’à rencontrer le prêtre pour être réintégré dans sa communauté. Le grand message de cet Évangile c’est un appel à nous laisser toucher par cet amour infini du Christ. Devant lui, nous nous reconnaissons défigurés par le péché. Mais il ne se lasse jamais de nous accueillir et de nous pardonner. Son amour pour nous dépasse infiniment tout ce que nous pouvons imaginer.
En lisant cet Évangile, nous comprenons que Jésus a pris la place du lépreux. Il prend notre place mais pas notre lèpre. Au jour de sa Passion, il prendra la place de Barabbas. Désormais c’est lui qui se trouve dans l’univers des lépreux, dans les lieux déserts. Un jour, il sera rejeté de tous ; on le conduira hors de la ville et on le fera mourir sur une croix. Mais son amour est bien plus fort que la mort et le péché. C’est cette victoire que nous célébrons le jour de Pâques.
L’Évangile de ce dimanche nous apprend à nous tourner vers le Seigneur et à nous laisser toucher par son amour infini. Et il nous envoie vers les autres en nous recommandant de nous aimer les uns les autres « comme il nous a aimés » (autant qu’il nous a aimés). C’est à notre amour des plus fragiles que nous serons reconnus comme ses disciples
Saint Paul a passé une partie de sa vie à persécuter les chrétiens. Mais il s’est laissé toucher par lui sur le chemin de Damas. Il s’est efforcé de l’imiter. Avec lui, la bonne nouvelle a été annoncée à tous ceux qui étaient loin de Dieu. Les païens sont introduits dans la communauté au même titre que les autres. Comme Paul et bien d’autres après lui, nous avons à réorienter notre vie vers le Christ. Le Carême qui s’annonce pour mercredi prochain nous donnera l’occasion de nous mettre en chemin et de tomber à genoux. Nous ferons nôtre cette prière : “Si tu le veux, tu peux me purifier”. Oui, que toute notre vie soit imprégnée de ton amour afin que nous puissions le communiquer à tous, en particulier aux plus fragiles. Amen

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 4 février 2024