Le rosaire peut guérir les addictions

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Le rosaire peut guérir les addictions

Kelli Davis fait partie du personnel de Catholic in Recovery (1), une association qui partage l’espoir et la guérison avec les personnes qui se remettent d’une dépendance, d’une compulsion ou d’un attachement malsain.

La passion de Kelli Davis pour cette cause est née il y a plusieurs années, alors qu’elle suivait elle-même un traitement après une lutte acharnée contre l’alcoolisme. C’est dans le cadre de ce programme de traitement qu’elle a partagé le Rosaire avec une nouvelle amie, ce qui a changé leur vie à toutes les deux.
« De nombreux catholiques en rétablissement ont une dévotion très forte pour le Rosaire et cela aide beaucoup de gens à surmonter leur dépendance », dit-elle, ajoutant qu’un grand nombre de personnes dans la communauté s’engagent à prier le Rosaire tous les soirs.

« Le Rosaire est très utile, en particulier pour les personnes qui souffrent d’anxiété », dit-elle, expliquant que l’anxiété est souvent une cause profonde de la dépendance. Elle a fait l’expérience de sa puissance lorsqu’elle a suivi un programme de traitement pendant trois mois. Sa colocataire n’était pas croyante, mais Kelli a évoqué sa foi au cours d’une conversation, un soir où sa nouvelle amie ne parvenait pas à trouver le sommeil.

« Je me souviens d’une nuit où elle montrait beaucoup d’anxiété à propos de ce qui se passait dans sa vie et de son rétablissement. C’était nouveau pour nous deux » se souvient Kelli. À ce moment-là, désireuse d’aider son amie, Kelli a réagi d’instinct : « Je lui ai tendu mon chapelet et je lui ai dit : Prions ensemble. Je vais t’apprendre à prier le rosaire, parce que ça m’aide. »

Ce moment s’est prolongé en une longue conversation qui a duré toute la nuit. « C’est assez intéressant d’essayer d’enseigner le chapelet à quelqu’un à partir du moment où il ne sait rien du tout jusqu’au moment où il le prie », se souvient Kelli en riant. « Mon amie m’a demandé pourquoi nous prions Marie et d’autres choses du même genre. Nous avons donc franchi toutes ces étapes. »
Après cela, elles ont prié le rosaire ensemble tous les jours pendant trois mois. « Puis elle est devenue catholique, et toute sa famille aussi », explique Kelli. « C’était il y a des années, mais nous nous appelons toujours et nous prions le Rosaire ensemble ».

Theresa Civantos Barber, 15 octobre 2023

Adapté de : www.aleteia.org

(1) Catholic in Recovery propose des réunions en personne dans tous les États-Unis, ainsi qu’au Canada et au Mexique. Sa mission est de soutenir tous les catholiques qui souhaitent se rétablir d’une dépendance et approfondir leur relation avec Jésus, en aidant ceux qui se rétablissent à savoir qu’ils ne sont pas seuls.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

08.02.2024 – SAINT DU JOUR

Ste Joséphine Bakhita

Ste Joséphine Bakhita

ESCLAVE PUIS RELIGIEUSE

Sainte Joséphine Bakhita

Esclave soudanaise puis 

Sœur Canossienne

Joséphine (Giuseppina) Bakhitanaît au Soudan en 1869, dans une famille nombreuse : elle eut 4 sœurs et 3 frères.

Alors qu’elle n’avait que 9 ans, elle fut enlevée par des négriers : vendue à plusieurs reprises sur les marchés africains, elle connut les atrocités d’un esclavage qui laissa dans son corps les signes profonds de la cruauté humaine : on a dénombré jusqu’à 144 cicatrices des sévices subis.

En 1883, Joséphine fut acquise par le consul d’Italie à Khartoum, Calisto Legnani. Dès lors sa vie commença à changer radicalement : elle trouva en lui quelqu’un de bon, qui la prit en affection au point de l’emmener avec lui en Italie. Quelques temps après elle fut confiée à une famille amie du consul qui prit grand soin d’elle.

Baptisée le 9 janvier 1890, elle fit part de son désir de se donner totalement au Seigneur : « Si vous saviez quelle grande joie c’est de connaître Dieu » aimait-elle répéter.

Le 8 décembre 1896, Bakhita (qui signifie « Heureuse ») fit ses premiers vœux chez les Sœurs Canossiennes. Ce jour-là elle rédigea cette prière : 

« Ô Seigneur, si je pouvais voler là-bas, auprès de mes gens et prêcher à tous et à grands cris Ta Bonté, combien d’âmes je pourrai Te conquérir ! Tout d’abord ma mère et mon père, mes frères, ma sœur encore esclave… tous les pauvres noirs de l’Afrique… Fais, ô Jésus, qu’eux aussi Te connaissent et T’aiment ».

En 1902 Sr. Bakhita rejoint la communauté que la congrégation a ouverte à Schio, une petite ville de province de Vicenza. Elle y reste, presque sans interruption, jusqu’en 1947, année de sa mort, en faisant avec grande générosité les travaux les plus ordinaires : cuisine, buanderie, réception.

Sœur Joséphine vécut 51 ans de vie religieuse, se laissant conduire par l’obéissance dans son travail humble et caché mais riche d’authentique charité et de prière. Toutes ses consœurs remarqueront sa patience, sa joie et son intelligence.

Pendant la guerre 1940-45 la ville de Schio est la cible de plusieurs bombardements. Aux Sœurs qui l’invitent à se réfugier dans le souterrain de la maison, elle dit : « Non, je n’ai pas peur, je suis dans les mains de Dieu. Il m’a libérée des mains des lions, des tigres et des panthères, ne voulez-vous pas qu’il me sauve aussi des bombes ? »

Elle assure d’ailleurs qu’aucune bombe ne tombera sur l’école des religieuses ou sur les maisons de Schio. En effet, la ville n’est pas touchée.

Elle accepte avec une joyeuse sérénité la maladie qui rend sa respiration difficile et sa marche pénible. À une religieuse qui l’assiste, elle confie : « Je m’en vais lentement, lentement, pas à pas vers l’éternité. Jésus est mon capitaine et moi, je suis son assistante. Je dois porter les valises. L’une contient mes dettes, l’autre, plus lourde, les mérites infinis de Jésus. Que ferai-je devant le tribunal de Dieu ? Je couvrirai mes dettes avec les mérites de Jésus et je dirai au Père Éternel : maintenant juge ce que tu vois… Au ciel j’irai avec Jésus et j’obtiendrai beaucoup de grâces. Je viendrai te visiter dans tes rêves si le Patron me le permet. Au paradis j’aurai du pouvoir et j’obtiendrai pour tous beaucoup de grâces… »

La « Mère Noire – Madre Moretta(en italien)  » – ainsi l’appelaient affectueusement les gens qui la connaissaient – s’éteint le 8 février 1947. 

Le procès pour la cause de canonisation commença douze ans après sa mort, et le 1er décembre 1978, l’Église publia le décret sur l’héroïcité de ses vertus.

Giuseppina Bakhita a été béatifiée le 17 mai 1992 et canonisée, par le même Pape, saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 1er octobre 2000.

Pour un approfondissement biographique, lire :

>>> Jean Paul II nous parle de Joséphine Bakhita

Sainte Joséphine Bakhita priez pour nous !

08.02.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,24-30.

En ce temps-là, Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache, mais il ne put rester inaperçu :
une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds.
Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.


Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »


Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit :
« À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. »
Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Isaac de l’Étoile (?-v. 1171)

moine cistercien

Sermon 33, 1er pour le 2ème dimanche de Carême (trad. cf SC 207, p. 221-227)

« Jésus se rendit dans la région de Tyr »

« Étant sorti, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon » (Mt 15,21). Lorsque « le Verbe, la Parole de Dieu, s’est fait chair et a habité parmi nous » (Jn 1,14), il est sorti du Père pour venir dans le monde (Jn 16,28). « Lui qui était dans la condition de Dieu » est sorti de sa patrie pour « se dépouiller lui-même, prenant la condition d’esclave » (Ph 2,6-7), « notre condition humaine de pécheurs » (Rm 8,3), afin d’être trouvé par ceux qui sortent de leur propre territoire pour le trouver dans la région de Tyr et de Sidon… Qu’elle sorte donc, cette femme Cananéenne, de l’intérieur de son territoire (Mt 15,22), et qu’elle rencontre, à la frontière de son propre pays, le médecin qui vient de son plein gré, sorti par miséricorde de son territoire à lui. Avec bonté il se présente en territoire étranger, au malade qui n’aurait pas pu l’aborder s’il était resté dans le sien. Car en tant que Dieu bienheureux, juste et fort, il était en haut, et il était interdit à l’homme misérable d’y monter… Plein de compassion, il a donc réalisé ce qui convenait à la pitié : il est venu jusqu’au pécheur… Sortons donc, frères, sortons, chacun pour notre part, du lieu de notre propre injustice… Hais le péché, et te voilà sorti du péché. Tu hais le péché, et tu as rencontré le Christ là où il se trouve… Mais tu diras que cela même est beaucoup pour toi, et que sans la grâce de Dieu, il est impossible à l’homme de haïr le péché, de désirer la justice, de ne pas vouloir pécher et de vouloir se repentir. « Que le Seigneur soit loué pour sa miséricorde, et pour ses merveilles pour les fils des hommes ! » (Ps 106,8) En effet, si c’est par sa grâce qu’il s’est retiré visiblement dans la région de Tyr et de Sidon où la femme pouvait le rencontrer, c’est aussi par grâce qu’il a secrètement tiré cette femme de sa demeure la plus intérieure… Cette femme symbolise l’Église, prédestinée éternellement, appelée et justifiée dans le temps, destinée à la gloire à la fin des temps (Rm 8,30) : sans trêve elle prie pour sa fille, c’est-à-dire pour chacun des élus.

LECTURES :

Premier livre des Rois 11,4-13.

Salomon vieillissait ; ses femmes le détournèrent vers d’autres dieux, et son cœur n’était plus tout entier au Seigneur, comme l’avait été celui de son père David.
Salomon prit part au culte d’Astarté, la déesse des Sidoniens, et à celui de Milcom, l’horrible idole des Ammonites.
Il fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur, et il ne lui obéit pas aussi parfaitement que son père David.
Il construisit alors, sur la montagne à l’est de Jérusalem, un lieu sacré pour Camosh, l’horrible idole de Moab, et un autre pour Milcom, l’horrible idole des Ammonites.
Il en fit d’autres pour permettre à toutes ses femmes étrangères de brûler de l’encens et d’offrir des sacrifices à leurs dieux.
Le Seigneur s’irrita contre Salomon parce qu’il s’était détourné du Seigneur Dieu d’Israël. Pourtant, celui-ci lui était apparu deux fois,
et lui avait défendu de suivre d’autres dieux ; mais Salomon avait désobéi.
Le Seigneur lui déclara : « Puisque tu t’es conduit de cette manière, puisque tu n’as pas gardé mon alliance ni observé mes décrets, je vais t’enlever le royaume et le donner à l’un de tes serviteurs.
Seulement, à cause de ton père David, je ne ferai pas cela durant ta vie ; c’est de la main de ton fils que j’enlèverai le royaume.
Et encore, je ne lui enlèverai pas tout, je laisserai une tribu à ton fils, à cause de mon serviteur David et de Jérusalem, la ville que j’ai choisie. »

Sébastien Bourdon, Salomon sacrifiant aux idoles

Psaume 106(105),3-4ab.6.35.36-37.39-40.

Heureux qui pratique la justice,
qui observe le droit en tout temps !
Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.

Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié.
ils vont se mêler aux païens,
ils apprennent leur manière d’agir.

Alors ils servent leurs idoles,
et pour eux c’est un piège :
ils offrent leurs fils et leurs filles
en sacrifice aux démons.

De telles pratiques les souillent ;
ils se prostituent par de telles actions.
Et le Seigneur prend feu contre son peuple :
ses héritiers lui font horreur.