Marie, un symbole d’unité pour le peuple togolais

© Shutterstock/Pixel-Shot
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Marie, un symbole d’unité pour le peuple togolais

Le dimanche 10 novembre 2024 fut célébré au Togo le jubilé d’or du sanctuaire Notre-Dame du Lac Togo, Mère de la Miséricorde de Togoville.

Le Sanctuaire Notre-Dame du Lac, situé à Togoville, est un lieu spirituel emblématique dédié à la Vierge Marie sous le titre de « Notre-Dame du Lac, Mère de la Miséricorde ». La dénomination de Mère de la Miséricorde reflète l’un des aspects les plus importants de la dévotion mariale : la compassion et le pardon. Les pèlerins viennent souvent pour demander la miséricorde de Marie dans des moments de difficulté personnelle, de souffrance, ou de recherche de rédemption. Marie est vue comme une mère bienveillante, toujours prête à écouter les prières de ses enfants et à leur accorder sa miséricorde.

Ce sanctuaire est un lieu de pèlerinage important pour les fidèles catholiques et un site historique marquant dans la vie religieuse et culturelle du pays depuis qu’en 1973, une femme a rapporté une apparition de la Vierge Marie près du lac Togo.

Cette apparition, reconnue par l’Église, a renforcé la foi des habitants de Togoville et des environs, et a donné naissance au sanctuaire. La statue de la Vierge Marie installée sur le site symbolise cet événement miraculeux.

Le sanctuaire est non seulement un lieu de dévotion mariale, mais également un symbole d’unité pour le peuple togolais. Il illustre la richesse du patrimoine religieux et culturel du pays tout en attirant des visiteurs internationaux.

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

25.01.2025 – SAINT DU JOUR

Bx Henri Suso

Bx Henri Suso

PRÊTRE DOMINICAIN († 1366)

Henri Suso naît sur les bords du lac de Constance (situé à la frontière entre la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche), à la fin du XIIIe siècle. Un père mondain et violent, une mère douce et pieuse d’où lui vient cette nature tendre et aimante que nous trouvons dans ses écrits. 

Il entre chez les dominicains de Constance à l’âge de 13 ans. Pendant cinq ans il y mène une vie plutôt médiocre et relâchée et, à l’âge de 18 ans, ayant été favorisé d’une vision, il se convertit. Dès lors il se livre à de très rudes austérités pour réduire son corps en servitude, si bien qu’à 40 ans il était proche de la mort. Sur un signe du Très-Haut, il jeta dans le Rhin tous ses instruments de pénitence.
Après ses premières études théologiques, on l’avait envoyé à Cologne où il connut Maître Eckart vers 1320-1325. Devenu lecteur, il revient à Constance de 1329 à 1336. Il y est lecteur conventuel, puis prieur ; il y écrit, pour la défense d’Eckart, « Le livre de la vérité« . Cet ouvrage lui vaut de grands ennuis de la part du Chapitre provincial, puis du Chapitre général qui le dépose de sa charge priorale. Il reste alors dans son couvent et travaille à son « Livre de la Sagesse » dédié au Maître de l’Ordre sous le titre « L’Horloge de la Sagesse« . Il se donne également à la prédication dans toute la région.

S’il a mis fin volontairement à ses mortifications corporelles, le Seigneur ne lui épargne pas les autres : il devient l’objet de calomnies et de détractions de toutes sortes. De nature extrêmement sensible et aimante, il se voit abandonné par plusieurs de ses amis. Il exerce pourtant un ministère très apprécié auprès de plusieurs couvents de religieuses dominicaines. C’est à l’une d’elles, Élisabeth Stagel, qu’il confie l’histoire de sa vie qu’elle mettra par écrit.

Refusant d’obéir aux ordres schismatiques de Louis de Bavière, les dominicains quittent Constance et se réfugient à Diessenhoven. Suso est envoyé à Ulm. On ne sait que très peu de choses sur les dernières années de sa vie. 
Il y meurt en 1366 vers sa 70eannée. Le concile de Constance le considéra comme bienheureux, mais sa béatification officielle est due à Grégoire XVI (Bartolomeo Cappellari, 1831-1846) en 1831.

Il nous reste de lui sa Vie, sous la forme que nous avons dite, avec quelques retouches postérieures à la révision qu’il en fit, le Livre de la Vérité, l’Horloge de la Sagesse, deux collections de lettres et quelques Sermons. Le succès du Livre de la Sagesse fut énorme : aux XIVe et XVe siècles, ce fut le livre le plus lu en Allemagne ; aucun autre n’est représenté par autant de manuscrits, pas même l’Imitation de Jésus-Christ.

Après Maître Eckart et Jean Tauler, Henri Suso est représentatif de l’École de spiritualité dominicaine des « mystiques rhénans » du XIVesiècle. Elle garde la vision de l’univers que lui donne saint Thomas, exalte le primat de la contemplation et, pour y arriver, le dépouillement progressif du sensible, la purification de ce qui agite et distrait, le regard sur le Christ, Vérité éternelle. 
Suso insiste sur l’union au Christ par la contemplation de ses perfections et de ses souffrances. Après lui, l’accent sera mis davantage sur l’affection que sur la connaissance : on cherche ce qui émeut, on s’applique à méditer les plaies du Crucifié, les sept douleurs de la Vierge : c’est l’ère des représentations tragiques de la Passion, des Pietà, des Descentes de Croix… L’œuvre de Suso annonce déjà ce tournant à la fin du XIVe et au XVe siècle.

Bienheureux Henri Suso priez pour nous !

25.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,15-18. 

En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.


Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ;
ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église

Les louanges de saint Paul, homélie 2 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche N8 ; trad. Orval ; © 1970 Abbaye d’Orval)

La grandeur d’âme de l’apôtre Paul

Qu’est-ce que l’homme, quelle est la noblesse de sa nature, et de quel courage est capable ce vivant, l’apôtre Paul l’a montré plus que tout autre. Chaque jour il donnait toute sa mesure, et au milieu des dangers qui le harcelaient, il avait une audace toujours neuve, comme en témoignent ses propres paroles : « Oubliant le chemin que j’ai derrière moi, je suis tendu vers ce qui est en avant » (Ph 3,13). Lorsqu’il sent venir la mort, il invite à partager sa joie en disant : « Réjouissez-vous, oui, réjouissez-vous avec moi » (Ph 2,18). Parmi les dangers, les injures et tous les opprobres, il exulte et il écrit aux Corinthiens : « Je me complais dans les infirmités, les injures et les persécutions » (2 Co 12,10). Pour Paul, une seule chose était à craindre et à fuir : offenser Dieu. De même, rien d’autre ne l’attirait que de plaire à Dieu, rien, même pas les biens du ciel ; ce qui montre l’ardeur de son amour pour le Christ. (…) Telles étaient ses dispositions lorsqu’il demanda d’être exclu de la gloire du ciel pour sauver les Juifs qui avaient manqué leur salut (cf. Rm 9,3). Ce qui prouve à quel point leur perte lui était pénible. Si elle ne lui avait pas été si douloureuse, il n’aurait pas fait une telle demande, considérant son choix comme plus tolérable et plus consolant. Et ce n’était pas une simple déclaration d’intention mais un véritable cri du cœur : « Ce m’est une grande tristesse, et une douleur continuelle en mon cœur » (Rm 9,2). À qui pourrait-on comparer cet homme qui s’afflige pour le monde entier ?

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 22,3-16. 

En ces jours-là, Paul dit au peuple : « Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie, mais élevé ici dans cette ville, où, à l’école de Gamaliel, j’ai reçu une éducation strictement conforme à la Loi de nos pères ; j’avais pour Dieu une ardeur jalouse, comme vous tous aujourd’hui.
J’ai persécuté à mort ceux qui suivent le Chemin du Seigneur Jésus ; j’arrêtais hommes et femmes, et les jetais en prison ;
le grand prêtre et tout le collège des Anciens peuvent en témoigner. Ces derniers m’avaient donné des lettres pour nos frères de Damas où je me rendais : je devais ramener à Jérusalem, ceux de là-bas, enchaînés, pour qu’ils subissent leur châtiment.
Donc, comme j’étais en route et que j’approchais de Damas, soudain vers midi, une grande lumière venant du ciel m’enveloppa de sa clarté.
Je tombai sur le sol, et j’entendis une voix me dire : “Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?”
Et moi je répondis : “Qui es-tu, Seigneur ? – Je suis Jésus le Nazaréen, celui que tu persécutes.”


Ceux qui étaient avec moi virent la lumière, mais n’entendirent pas la voix de celui qui me parlait.
Alors je dis : “Que dois-je faire, Seigneur ?” Le Seigneur me répondit : “Relève-toi, va jusqu’à Damas ; et là on te dira tout ce qu’il t’est prescrit de faire.”
Comme je n’y voyais plus rien, à cause de l’éclat de cette lumière, je me rendis à Damas, conduit par la main de mes compagnons.
Or, Ananie, un homme religieux selon la Loi, à qui tous les Juifs résidant là rendaient un bon témoignage,
vint se placer près de moi et me dit : “Saul, mon frère, retrouve la vue.” Et moi, au même instant, je retrouvai la vue, et je le vis.
Il me dit encore : “Le Dieu de nos pères t’a destiné à connaître sa volonté, à voir celui qui est le Juste et à entendre la voix qui sort de sa bouche.


Car tu seras pour lui, devant tous les hommes, le témoin de ce que tu as vu et entendu.
Et maintenant, pourquoi tarder ? Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant son nom.” »

Psaume 117(116),1.2. 

R/ Allez dans le monde entier proclamer la Bonne Nouvelle. (Mc 16, 15)

Louez le Seigneur, tous les peuples ; 
fêtez-le, tous les pays !

Son amour envers nous s’est montré le plus fort ; 
éternelle est la fidélité du Seigneur !