26.01.2025 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: redécouvrir Jésus avec un nouvel émerveillement en cette Année Sainte

À l’occasion de la célébration du 6e dimanche de la Parole de Dieu, le Pape François a présidé la prière mariale de l’Angélus depuis les appartements pontificaux. S’arrêtant sur l’Évangile de la liturgie du jour, le Saint-Père a invité les fidèles réunis place Saint-Pierre à reconnaître en Jésus le Fils de Dieu, notre Sauveur.

Christian Losambe, SJ – Cité du Vatican

En ce 26 janvier, 6e Dimanche de la Parole de Dieu, instituée par le Pape le 30 septembre 2019 pour se pencher sur l’importance des Saintes Écritures, l’évêque de Rome s’est arrêté sur l’Évangile proposé par la liturgie du jour, qui nous présente Jésus dans la synagogue de Nazareth, la ville où il a grandi. François qui s’est focalisé particulièrement sur le passage du prophète Isaïe lu par le Christ, «qui annonce la mission évangélisatrice et libératrice du Messie, puis, dans le silence général, il déclare: “Aujourd’hui, cette parole de l’Écriture s’est accomplie“» (cf. Lc 4, 21).

Partir des présupposés à la vraie connaissance du Seigneur

Le Pape a tout d’abord invité ses auditeurs à s’imaginer l’étonnement et la consternation des concitoyens de Jésus, «qui le connaissaient comme le fils du charpentier Joseph et qui n’auraient jamais imaginé qu’il puisse se présenter comme le Messie». Pourtant, a-t-il poursuivi, c’est bien ainsi que les choses se passent: Jésus proclame que, par sa présence, «l’année de la faveur du Seigneur» est arrivée. C’est une bonne nouvelle pour tous, a souligné le Souverain pontife, «et en particulier pour les pauvres, les prisonniers, les aveugles, les opprimés».

Ce jour-là, à Nazareth, Jésus a confronté en effet ses interlocuteurs à un choix concernant son identité et sa mission, a indiqué le Pape, expliquant que l’évangéliste Luc nous dit que les Nazaréens n’ont pas reconnu en Jésus l’oint du Seigneur. «Ils pensaient le connaître trop bien et cela, au lieu de faciliter l’ouverture de leur esprit et de leur cœur, les a bloqués, comme un voile qui obscurcit la lumière», a-t-il renchéri.

Reconnaître en Jésus le Fils de Dieu et le Sauveur

Au regard de toutes les analogies qui s’imposent, François a fait savoir ensuite aux fidèles que «cet événement se produit également pour nous aujourd’hui». Ainsi, nous aussi, «nous sommes interpellés par la présence et les paroles de Jésus; nous aussi, nous sommes appelés à reconnaître en lui le Fils de Dieu, notre Sauveur». Toutefois, a-t-il fait remarquer, «il peut nous arriver, comme à ses compatriotes, de penser que nous le connaissons déjà, que nous savons déjà tout de lui, que nous avons grandi avec lui, à l’école, à la paroisse, au catéchisme, dans un pays de culture catholique… Et donc, pour nous aussi, c’est une Personne proche, “trop“ proche».

S’adressant ainsi aux milliers de fidèles et pèlerins rassemblés place Saint-Pierre, l’évêque de Rome les a invités, en bon pédagogue, à se poser les questions suivantes: «Sentons-nous l’autorité unique avec laquelle Jésus de Nazareth parle? Reconnaissons-nous qu’il est porteur d’une annonce de salut que personne d’autre ne peut nous donner? Et moi, ai-je besoin de ce salut? Est-ce que je me sens, moi aussi, d’une certaine manière, pauvre, emprisonné, aveugle, opprimé? Alors, seulement alors, “l’année de grâce” sera pour moi aussi!», a rassuré le Pape François.

Avant de réciter la prière mariale de l’Angélus de ce dimanche, le Saint-Père a invité les fidèles à se tourner avec confiance vers Marie, Mère de Dieu et notre Mère, «pour qu’elle nous aide à reconnaître le visage du Fils de Dieu, afin que nous ne restions pas scandalisés par son humanité et son amour pour les petits et les pauvres». «Demandons à Marie qu’en cette année jubilaire, nous puissions redécouvrir Jésus avec un nouvel émerveillement et ressentir dans notre cœur une joyeuse certitude: “Oui, c’est Lui, c’est le Sauveur“», a conclu le Souverain pontife.

Source : VATICANNEWS, le 26 janvier 2025

26.01.2025 – Messe à l’occasion du Dimanche de la Parole de Dieu et du Jubilé du monde de la Communication

Écouter la Parole de Dieu et en saisir l’accomplissement dans le présent

Le Pape a présidé la messe dans la basilique Saint-Pierre, à l’occasion du dimanche de la Parole de Dieu. Au cours de cette eucharistie, 40 laïcs de différentes nations ont reçu le ministère du lectorat. Dans son homélie, le Saint Père a mis l’accent sur l’accomplissement des promesses de Dieu envers les hommes «dans l’aujourd’hui», invitant à nous émerveiller et ouvrir nos cœurs à la Parole de Dieu, car, dit-il, «c’est Lui, [le Christ] qui parle tandis qu’on lit les Saintes Écritures».

Fabrice Bagendekere, SJ – Cité du Vatican.

«Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre». Cette parole que Jésus prononça dans la synagogue de Nazareth après la lecture des «signes messianiques», tels que décrits par Isaïe (voir Isaïe 61,1-3), «annonce l’accomplissement d’une prophétie débordante de l’Esprit Saint». «Jésus, le Sauveur», est «la personne qui l’accomplit».  Il est «celui qui vient “dans la puissance de l’Esprit”», a déclaré le Pape, se référant ici au passage de Luc 4, 14. Il est «la Parole de Dieu vivante qui chemine avec nous à travers les siècles», a-t-il poursuivi, affirmant que cette parole agit dans l’histoire «par la puissance de l’Esprit Saint». Et que dire sinon que cela est l’œuvre de la fidélité du Seigneur.  En effet, a dit le Pape, «le Seigneur est toujours fidèle à sa promesse qu’il tient par amour pour les hommes».

Nous sommes contemporains au Christ

Est-ce une coïncidence que cet évangile soit proclamé aujourd’hui? Pour François, il en est ainsi: «Quelle heureuse coïncidence !» En ce dimanche de la Parole de Dieu, en effet, il est juste qu’on mette l’accent sur Jésus, «Verbe de Dieu» qui se révèle comme «le Messie “consacré par l’onction” et envoyé pour «annoncer une année favorable accordée par le Seigneur». Il est établi ainsi comme «Parole vivante en qui toutes les Écritures trouvent leur plein accomplissement», a déclaré le Pape. Cette accomplissement est à saisir «dans l’aujourd’hui de la Sainte Liturgie«Nous sommes ses contemporains»,a insisté François, exhortant à s’émerveiller et à ouvrir «nos cœurs et nos esprits pour l’écouter», car, a-t-il dit «c’est Lui, [le Christ] qui parle tandis qu’on lit dans l’Église les Saintes Écritures», se référant ainsi numéro 7 de la Constitution Sacrosanctum  du Concile Vatican II.

Cette invitation s’adressait de façon spéciale aux quarante laïcs à qui le Pape a conféré le ministère du lectorat, hommes et femmes, de différentes nations: 4 d’Albanie, 3 d’Argentine, 5 d’Autriche, 1 de Bolivie, 4 du Brésil, 5 des Philippines, 1 d’Islande, 6 d’Italie, 5 du Mexique, 1 de Pologne et 5 de Slovénie. À eux, et à tous, François a rappelé la pratique de la Lectio Divina, une coutume chrétienne qui tombe en désuétude. C’est pour réaffirmer l’importance des Saintes Écritures, mais aussi renouveler l’engagement à lire et à méditer la Bible, «outil fondamental pour la croissance de la foi et de la vie spirituelle», que le dimanche de la Parole de Dieu a été institué par François en 2019. 

Quand Dieu règne, l’homme est sauvé

Cinq actions caractérisent la mission du Messie, telle que décrivait «l’antique prophétie»: porter la Bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs la liberté, donner la vue aux aveugles, remettre la liberté aux opprimés et annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Cette mission, a déclaré le Pape est «unique et universelle». «Unique, parce que Lui seul peut l’accomplir; universelle, parce qu’il veut impliquer tout le monde», a expliqué le Vicaire du Christ. La Bonne nouvelle aux pauvres c’est que «le Royaume de Dieu est proche!», a fait savoir le Pape. Selon François, «quand Dieu règne, l’homme est sauvé», expliquant que «le Seigneur vient visiter son peuple, en prenant soin de l’humble et du misérable». Ainsi, a-t-il exhorté «à la charité, à la remise des dettes du prochain et à un engagement social généreux», pour qu’advienne ce règne.

Devenir des témoins passionnés de paix, de solidarité et de réconciliation

La deuxième action du Christ est d’«annoncer aux captifs leur libération». Comment comprendre cette libération? Selon le Saint Père, «Jésus nous rachète de toute culpabilité et libère nos cœurs de toute chaîne intérieure, apportant au monde le pardon du Père». «Les jours du mal sont comptés, car l’avenir appartient à Dieu», a dit le Pape. L’invitation est de «devenir des témoins passionnés de la paix, de la solidarité et de la réconciliation». Quant à la troisième action messianique, «donner  la vue aux aveugles», selon François, «le Messie nous ouvre les yeux du cœur, souvent éblouis par l’attrait du pouvoir et de la vanité» des maladies de l’âme, «qui nous empêchent de reconnaître la présence de Dieu et qui rendent invisibles les faibles et les souffrants». L’appel est «à la vérité, au témoignage de la foi et à la cohérence de la vie».

Se convertir à l’honnêteté de la pensée et la persévérance dans l’épreuve

La quatrième action messianique est de «remettre en liberté les opprimés». Pour le Saint-Père, «aucun esclavage ne résiste à l’œuvre du Messie». Les prisons de la persécution et de la mort, a-t-il dit, sont «grandement ouvertes par la puissance d’amour de Dieu». Il a appelé à «la conversion du cœur, à l’honnêteté de la pensée et à la persévérance dans l’épreuve». Enfin, la cinquième action: «annoncer une année favorable accordée par le Seigneur». François a expliqué qu’«il s’agit d’un temps nouveau qui ne consume pas la vie, mais la régénère», établissant une analogie avec le jubilé en cours, «qui nous prépare avec espérance à la rencontre définitive avec le Rédempteur». Il a alors exhorté  à «l’accueil, à la communion et à la marche, en tant que pèlerins, vers le Royaume de Dieu».

Dieu s’approche de notre pauvreté

Jésus a déjà accompli la prophétie d’Isaïe en réalisant ces cinq actions, a dit le Pape. Aujourd’hui encore, le Christ «se rend présent pour marcher avec nous et nous conduire à la vie éternelle». En réalisant notre délivrance, a expliqué le Saint Père, «il nous annonce que Dieu s’approche de notre pauvreté, nous rachète du mal, éclaire nos yeux, brise le joug des oppressions et nous fait entrer dans la jubilation d’un temps et d’une histoire où Il se rend présent». Ce salut n’est cependant pas encore pleinement réalisé, a déclaré François, faisant référence aux guerres, aux injustices, à la douleur, à la mort. Quoi qu’il en soit, le Vicaire du Christ a affirmé que tous ces maux «n’auront pas le dernier mot», car l’Évangile est une parole vivante et sûre, qui ne déçoit jamais.

Toute la Bible fait mémoire du Christ et de son œuvre

Célébrer le dimanche de la Parole de Dieu, c’est rendre grâce «au Père de nous avoir adressé son Verbe fait homme pour le salut du monde». Telle a été l’exhortation finale du Saint Père, rappelant que cet événement est celui «dont parlent toutes les Écritures, qui ont pour véritables auteurs les hommes et l’Esprit Saint», comme défini par la Constitution dogmatique Dei Verbum du Concile Vatican II. Toute la Bible, a affirmé François «fait mémoire du Christ et de son œuvre» que «l’Esprit actualise dans notre vie et dans l’histoire», expliquant que«lorsque nous lisons les Écritures, lorsque nous les prions et les étudions, nous ne recevons pas seulement des informations sur Dieu, mais nous accueillons plutôt l’Esprit qui nous rappelle tout ce que Jésus a dit et fait». Ainsi, a-t-il ajouté, «notre cœur, enflammé par la foi, attend dans l’espérance la venue du Royaume de Dieu».

Le Seigneur nous a parlé comme à des témoins

Le Pape appelle au témoignage: «Le Seigneur ne nous a pas parlé comme à des auditeurs muets, mais comme à des témoins, nous appelant à évangéliser en tout temps et en tout lieu», a dit le Vicaire du Christ, invitant à s’engager «à porter la Bonne nouvelle aux pauvres, à proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, à remettre en liberté les opprimés et à proclamer une année de grâce accordée par le Seigneur», comme le Christ lui-même l’a fait. C’est seulement ainsi, a conclu l’évêque de Rome, que nous transformerons le monde «selon la volonté de Dieu qui l’a créé et racheté par amour».

Source : VATICANNEWS, le 26 janvier 2025

Pour que le mystère de Marie ne soit pas réduit en nous

© Shutterstock/Billion Photos
© Shutterstock/Billion Photos

Pour que le mystère de Marie ne soit pas réduit en nous

Il faut trembler de toucher à ce mystère de la Sainte Vierge Marie. C’est une chose profonde, très pure, très lumineuse, et celui qui manque de ce qu’il faut pour s’en approcher – c’est le cas de chacun d’entre nous, à cause de nos résistances, de la lourdeur de nos esprits – va l’abaisser, le déformer dans son optique particulière.
 

Il faut demander à la Sainte Vierge elle-même d’ouvrir nos cœurs, de les rendre transparents pour que son mystère ne soit pas réduit en nous, à notre mesure, mais que nous soyons changés, nous, en sa lumière.

Cardinal Journet

Cité par Mgr Brincard dans la préface du Livre de Daniel-Ange « Touche pas à ma Mère »

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

26.01.2025 – SAINTS DU JOUR

Sts Timothée et Tite

Sts Timothée et Tite

ÉVÊQUES († IER S.)

 

Saint Timothée et saint Tite, compagnons de voyage et amis de saint Paul, furent choisis par l’Apôtre pour gouverner, l’un l’Église d’Éphèse et l’autre l’Église de Crète. Autrefois, le premier était fêté le 24 janvier et le second le 4 janvier.

Timothée, né à Lystres d’un père païen, fut, avec sa mère (Eunice) et sa grand-mère (Loïs), juives et croyantes, converti par saint Paul qui, sur la recommandation des prophètes de la communauté de Lystres, le prit comme compagnon de voyage. Saint Paul lui confia des missions près des communautés (Thessalonique, Macédoine, Corinthe) et l’utilisa comme secrétaire pour rédiger les épîtres. 

Après avoir partagé sa première captivité, il accompagna saint Paul jusqu’à ce que celui-ci lui demandât de rester à Éphèse dont il fut le premier évêque. Le corps de saint Timothée fut enterré près de celui de saint Jean, à Éphèse, où il resta jusqu’à ce qu’on le transportât à Constantinople (356).

Tite né dans le paganisme, aurait été, selon une ancienne tradition, de parents nobles, de la race royale de Minos, roi de Crète. Cette même tradition ajoute qu’il aurait fait de solides études en lettres profanes quand il aurait entendu une voix mystérieuse lui ordonnant de quitter son pays et de sauver son âme, ajoutant que la science profane des Grecs lui serait peu utile pour son salut. Il aurait attendu un an au bout duquel la même voix lui aurait dit de lire les Écritures des Hébreux. 

Son oncle, proconsul de Crète, ayant appris la naissance du Messie d’Israël, l’aurait envoyé à Jérusalem où il aurait connu le Seigneur qui l’aurait compté parmi ses soixante-douze disciples. Témoin de la vie publique de Jésus, de sa Passion, de sa Résurrection et de son Ascension, il aurait été consacré par les Apôtres et adjoint à saint Paul.

Plus probablement, on pense que Tite, né païen, fut converti par saint Paul qui, quatorze ans plus tard, l’ayant rencontré à Antioche, l’emmène jusqu’à Jérusalem où il assiste au fameux « concile » qui rejette la circoncision des païens. A partir de ce moment là, il accompagne saint Paul dans ses voyages et lui sert de messager, singulièrement vers les communautés de Corinthe et d’Éphèse. 

Après la première captivité de saint Paul, il aborda en Crète avec l’Apôtre qui l’y laissa jusqu’à ce qu’il l’envoie en Dalmatie. Après le martyre de saint Paul, Tite revint en Crète où, disent les byzantins, il mourut dans un âge très avancé (quatre-vingt-quatorze ans). Le corps de saint Tite resta dans la cathédrale de Gortyne jusqu’à ce que la cité fût détruite par les musulmans (823) ; on ne retrouva que la tête de Tite qui fut transportée à Venise où elle est vénérée à Saint Marc.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> Timothée et Tite

Saints Timothée et Tite priez pour nous !

26.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,1-4.4,14-21. 

Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,
d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole.
C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi,
afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus.
Lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région.
Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge.
Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.
On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :
‘L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés,
annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.’
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jérôme (347-420)

prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l’Église

Lettre 53 à Saint Paulin, évêque de Nole (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche L25 ; trad. Orval ; © 1972 Abbaye d’Orval)

Les Saintes Écritures nous conduisent au Ciel

Dis-moi, frère très cher : vivre au milieu des Livres sacrés, les méditer sans cesse, ne rien connaître ni chercher en dehors d’eux, n’est-ce pas déjà, dès ici-bas, habiter le Royaume des cieux ? Et ne sois pas heurté, dans les Saintes Écritures, par la simplicité, voir la rudesse du langage, que ce soit par la faute des traducteurs ou même à dessein. Toujours elles se présentent de telle façon que le premier auditoire venu peut trouver à s’y instruire et que, dans une seule et même phrase, le savant et l’ignorant découvrent des sens insoupçonnés. Non point que je pousse la pétulence et la stupidité jusqu’à me flatter de connaître tout ce qui s’y trouve : ce serait vouloir cueillir sur terre les fruits d’arbres dont les racines sont fixés dans le ciel : mais j’avoue le désirer et je prétends m’y efforcer. Étudions ici sur terre ce dont la connaissance nous restera acquise dans le ciel.

LECTURES :

Livre de Néhémie 8,2-4a.5-6.8-10. 

En ces jours-là, le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l’assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C’était le premier jour du septième mois.
Esdras, tourné vers la place de la porte des Eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu’à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi.
Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès.
Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout.
Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre.
Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre.
Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi.
Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! »

Psaume 19(18),8.9.10.15. 

R/ Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie (Jn 6, 63c)

La loi du Seigneur est parfaite, 
qui redonne vie ; 
la charte du Seigneur est sûre, 
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits, 
ils réjouissent le cœur ; 
le commandement du Seigneur est limpide, 
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure, 
elle est là pour toujours ; 
les décisions du Seigneur sont justes 
et vraiment équitables :

Accueille les paroles de ma bouche, 
le murmure de mon cœur ; 
qu’ils parviennent devant toi, 
Seigneur, mon rocher, mon défenseur !

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,12-30. 

Frères, prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ.
C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.
Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres.
Le pied aurait beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait cependant partie du corps.
L’oreille aurait beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait cependant partie du corps.
Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ?
Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu.
S’il n’y avait en tout qu’un seul membre, comment cela ferait-il un corps ?
En fait, il y a plusieurs membres, et un seul corps.
L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ».
Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables.
Et celles qui passent pour moins honorables, ce sont elles que nous traitons avec plus d’honneur ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ;
pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Mais en organisant le corps, Dieu a accordé plus d’honneur à ce qui en est dépourvu.
Il a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres.
Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie.


Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps.
Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses.
Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles,
à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.

25.01.2025 – FÊTE DE LA CONVERSION DE ST-PAUL – VÊPRES À ROME

Nicée: le Pape appelle les chrétiens à persévérer sur le chemin de l’unité

Le Pape a clôturé la semaine de prière pour l’unité des chrétiens en la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, samedi 25 janvier, solennité de la conversion de saint Paul. Sous les ors de la deuxième plus grande basilique romaine, François a lancé un appel à la communion croissante entre chrétiens, en cette année de coïncidence entre la date de Pâques, identique à tous les calendriers, le Jubilé et les 1700 ans du premier concile de Nicée. Il a plaidé pour «une date de l’unité» à Pâques.

Secondes vêpres en la conversion de saint Paul, à la basilique Saint-Paul-hors-les-murs, à Rome, le 25 janvier 2025.
Secondes vêpres en la conversion de saint Paul, à la basilique Saint-Paul-hors-les-murs, à Rome, le 25 janvier 2025.

Delphine Allaire – Cité du Vatican

«Crois-tu cela?» Dans son homélie vespérale prononcée sous les 265 médaillons représentant ses prédécesseurs, l’évêque de Rome a médité sur cette brève et exigeante question, revenant sur la rencontre entre Jésus et Marthe. Selon lui, celle-ci nous enseigne l’espérance jaillissant de la vallée des larmes, des moments de désolation les plus profonds. «Jésus nous relève toujours des cendres de la mort», a assuré François devant différents responsables de confessions chrétiennes, comme le métropolite grec-orthodoxe Polycarpe, représentant le Patriarcat œcuménique ou l’archevêque Ian Ernest, représentant la Communion anglicane, qui achève sa mission romaine après cinq ans de bons et loyaux services.

La grâce de repartir

Le Souverain pontife, ayant confié les méditations de la semaine de prière qui s’achève à la communauté de Bose, a donc dressé un parallèle entre la fatigue ressentie par Marthe et sa rencontre avec le Christ avec les vicissitudes de la vie œcuménique. «Parfois, nous sommes accablés par la fatigue, nous sommes découragés par les résultats de nos efforts, il nous semble que même le dialogue et la collaboration entre nous sont sans espoir, presque voués à la mort», a-t-il reconnu, reliant ces craintes aux angoisses de Marthe. Et le Pape de souhaiter bousculer cette torpeur en interpellant chaque chrétien: «Croyons-nous cela? Croyons-nous qu’Il est la résurrection et la vie? Qu’Il recueille nos travaux et nous donne toujours la grâce de repartir ensemble?»

 

Redécouvrir les racines communes de la foi

En cette Année Sainte dédiée à l’espérance dont saint Paul fêté ce jour fut un héraut, le Pape argentin rappelle la lettre de l’apôtre aux Romains dont il a fait le thème du Jubilé; «L’espérance ne déçoit pas» (Rm 5, 5). «Nous avons tous reçu le même Esprit, et c’est là le fondement de notre marche œcuménique», a garanti le Souverain pontife, n’ayant jamais caché son intérêt marqué pour le grand événement œcuménique de l’année: les 1700 ans du premier grand concile œcuménique, celui de Nicée. L’époque alors tourmentée n’a pas empêché les Pères conciliaires de manifester une unité fondatrice par le Credo encore récité dix-sept siècles après Nicée. «Il s’agit d’une profession de foi commune qui dépasse toutes les divisions qui ont blessé le Corps du Christ au cours des siècles», a insisté François, qualifiant cet anniversaire conciliaire d’année de grâce et d’opportunité: «Redécouvrons les racines communes de la foi, préservons l’unité!», a lancé le Pape.

Nicée et Pâques, signes de communion croissante

Cet anniversaire interviendra en mai prochain et François a plusieurs fois manifesté son intention de se rendre physiquement à Nicée pour le commémorer. Il met toutefois en garde ce samedi contre l’écueil «du souvenir historique» à célébrer. L’évêque de Rome l’aborde plutôt comme «un témoignage de communion croissante».

En cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, le Pape argentin exhorte à vivre l’anniversaire du Concile de Nicée comme «un appel à persévérer» sur le chemin de l’unité. Il se réjouit aussi de la tombée providentielle de Pâques au même jour dans les calendriers grégorien et julien, précisément en cette année d’anniversaire œcuménique. «Que cette coïncidence serve de rappel à tous les chrétiens pour qu’ils fassent un pas décisif vers l’unité, autour d’une date commune pour Pâques», a-t-il réitéré. «Et l’Église catholique est disposée à accepter la date que tout le monde veut prendre: une date de l’unité», a-t-il conclu.

Source : VATICANNEWS, le 25 janvier 2025