Très douce Vierge Marie

Illustration
© Shutterstock/Tomasz Koryl

Très douce Vierge Marie,

Tu es la commune Mère de tous les pauvres humains

Et particulièrement la mienne…

Ma Mère, Tu es contrainte d’acquiescer à toutes mes demandes.

Pour l’honneur et la gloire de ton Fils,

Accepte-moi comme ton enfant,

Sans avoir égard à mes misères et à mes péchés.

Délivre mon âme et mon corps de tout mal

Et donne-moi, surtout, l’humilité.

Fais- moi présent de tous les dons, biens et

Grâces qui plaisent à la sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit,

Amen.

Saint François de Sales (+ 28 décembre 1622)

www.bidart-guethary.over-blog.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

24.01.2025 – SAINT DU JOUR

St François de Sales

DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 1622)

Fête Le 24 Janvier

Saint François de Sales 
Évêque et Docteur de l’Église

(mémoire) 

François naît le 21 août 1567 au château de Sales, en Savoie. Nommer ce saint, c’est personnifier la vertu de douceur ; il fut le saint aimable par excellence et le parfait imitateur de Celui qui a dit : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. »

Jeune homme, il mena la vie des anges. Ordonné prêtre, le 18 décembre 1593, il se montra digne émule des plus grands apôtres, par ses travaux et par les innombrables conversions qu’il opéra parmi les protestants.

Évêque, il fut le rempart de la foi, le père de son peuple, le docteur de la piété chrétienne, un pontife incomparable. « On disait communément, écrit sainte Jeanne de Chantal, qu’il n’y avait pas de meilleur moyen de gagner sa faveur que de lui faire du mal, et que c’était la seule vengeance qu’il sut exercer. » — « Il avait un cœur tout à fait innocent, dit la même sainte ; jamais il ne fit aucun acte par malice ou amertume de cœur. Jamais on n’a vu un cœur si doux, si humble, si débonnaire, si gracieux et si affable qu’était le sien. »

Citons quelques paroles de François lui-même : « Soyez, disait-il, le plus doux que vous pourrez, et souvenez-vous que l’on prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu’avec cent barils de vinaigre. S’il faut donner en quelque excès, que ce soit du côté de la douceur. » — « Je le veux tant aimer, ce cher prochain, je le veux tant aimer ! Il a plu à Dieu de faire ainsi mon cœur ! Oh ! Quand est-ce que nous serons tout détrempés en douceur et en charité ! »

Il meurt à Lyon le 28 décembre 1622, le jour des saints Innocents.

François de Sales a été béatifié en 1661 et canonisé en 1665 par le pape Alexandre VII (Fabio Chigi, 1655-1667). 

Le pape Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) le proclama Docteur de l’Église en 1877 ; Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le proclama Patron des journalistes en 1923.

On célèbre sa mémoire au jour anniversaire du transfert de son corps de Lyon à Annecy, le 24 janvier 1623.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> Saint François de Sales

Saint François de Sales priez pour nous !

24.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,13-19. 

En ce temps-là,  Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui,
et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle
avec le pouvoir d’expulser les démons.
Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –,
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –,
André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote,
et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

La Lettre à Diognète (v. 200)

§ 11 (trad. cf SC 33 bis, p. 79)

« Pour les envoyer prêcher »

Je ne dis rien d’étrange, je ne recherche pas le paradoxe, mais, docile à l’enseignement des apôtres, je veux à mon tour enseigner les nations. Je veux transmettre exactement la tradition à ceux qui veulent, eux aussi, devenir les disciples de la Vérité. Qui ne s’empresserait pas d’apprendre pleinement tout ce que le Verbe de Dieu a clairement enseigné à ses disciples ? Car en se manifestant, ce Verbe qui n’a pas été compris par ceux qui ne croyaient pas en lui, a manifesté la vérité à ses disciples ; s’exprimant ouvertement, il a tout dit à ses disciples. Il les a reconnus comme ses fidèles, et ils ont reçu de lui la connaissance des mystères du Père. C’est pour cela que le Verbe a été envoyé dans le monde. Et pour qu’il soit manifesté au monde entier, il a été proclamé par les apôtres pour que les nations croient en lui. Lui qui était dès le commencement (1Jn 1,1), il s’est manifesté dans la nouveauté, et ses disciples ont reconnu en lui l’ancienneté. Il renaît toujours jeune dans le cœur des saints. Par lui l’Église est comblée de richesses ; la grâce s’épanouit, se multiplie dans les saints ; elle confère l’intelligence de la foi, dévoile les mystères du Père ; elle donne à comprendre les temps. Elle est offerte à ceux qui la recherchent en respectant les règles de la foi et en gardant fidèlement la tradition des Pères. Voici que la crainte de la Loi est chantée ; voici que la grâce des prophètes est reconnue, la foi des Évangiles affermie, la tradition des apôtres conservée ; la grâce de l’Église bondit d’allégresse. Cette grâce, ne la contristez pas ; alors vous connaîtrez les secrets que le Verbe de Dieu révèle par qui il veut, quand il lui plaît. Approchez-vous, écoutez, et vous saurez tout ce que Dieu confie à ceux qui l’aiment vraiment.

LECTURES :

Lettre aux Hébreux 8,6-13. 

Frères, le service qui revient à notre grand prêtre se distingue d’autant plus que lui est médiateur d’une alliance meilleure, reposant sur de meilleures promesses.
En effet, si la première Alliance avait été irréprochable, il n’y aurait pas eu lieu d’en chercher une deuxième.
Or, c’est bien un reproche que Dieu fait à son peuple quand il dit : ‘Voici venir des jours, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une alliance nouvelle.
Ce ne sera pas comme l’Alliance que j’ai faite avec leurs pères, le jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte : eux ne sont pas restés dans mon alliance ; alors moi, je les ai délaissés, dit le Seigneur.
Mais voici quelle sera l’Alliance que j’établirai avec la maison d’Israël quand ces jours-là seront passés, dit le Seigneur. Quand je leur donnerai mes lois, je les inscrirai dans leur pensée et sur leurs cœurs. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
Ils n’auront plus à instruire chacun son concitoyen ni chacun son frère en disant : « Apprends à connaître le Seigneur ! » Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands.
Je serai indulgent pour leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés.’
En parlant d’Alliance nouvelle, Dieu a rendu ancienne la première ; or ce qui devient ancien et qui vieillit est près de disparaître.

Psaume 85(84),8.10.11-12.13-14. 

R/ Amour et vérité se rencontrent. (Ps 84, 11a)

Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, 
et donne-nous ton salut.
Son salut est proche de ceux qui le craignent, 
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent, 
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre 
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits, 
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui, 
et ses pas traceront le chemin.

Le Pape veut que l’IA ne sacrifie pas la dignité humaine au profit de l’efficacité

Forum économique mondial de Davos de 2025.   (REUTERS)

Le Pape veut que l’IA ne sacrifie pas la dignité humaine au profit de l’efficacité

L’intelligence artificielle (IA) peut aider la personne humaine à réaliser sa vocation mais attention à ne pas la subordonner au «paradigme technocratique» et à violer la dignité humaine. C’est ce qu’affirme le Pape François dans un message aux participants du Forum économique mondial de Davos qui a lieu cette semaine. Le Saint-Père exhorte gouvernements et entreprises à agir avec responsabilité. 

Xavier Sartre – Cité du Vatican

Impossible de passer à côté de l’intelligence artificielle en ce début d’année. Elle est sur toutes les lèvres, et dans toutes les têtes, objet d’investissements financiers colossaux et enjeu stratégique pour de nombreux États. Le Forum économique mondial, rendez-vous annuel de l’élite capitaliste mondiale, a ainsi pour thème «Collaboration à l’ère de l’intelligence». C’est donc dans cette logique que le Pape François a centré son propos dans son message envoyé ce jeudi 23 janvier, rappelant que «la tradition chrétienne considère le don de l’intelligence comme un aspect essentiel de la personne créée “à l’image de Dieu”» et que «l’Église a toujours été protagoniste et promotrice du progrès de la science, de la technologie, des arts et d’autres formes d’entreprises humaines».

L’impact de l’IA

Ce n’est donc pas à une condamnation de l’IA que se livre le Saint-Père mais bien à une mise en garde, en raison de «son impact sur le rôle de l’humanité dans le monde». L’IA soulève en effet «des questions au sujet de son effet sur la crise croissante de la vérité dans le forum public» et «au sujet de la responsabilité éthique, la sécurité humaine et les implications plus larges de ces développements pour la société».

Si l’on peut discuter de la pertinence du terme «intelligence», qui n’est pas «appropriée» selon le Souverain pontife puisque l’IA n’est qu’un des produits de l’intelligence humaine, et non une de ses formes artificielles, l’IA, «si elle est utilisée correctement» «aide la personne humaine à réaliser sa vocation, dans la liberté et la responsabilité», reconnait le Pape.

Non au paradigme technocratique

Mais il y a un risque, souligne le Souverain pontife, celui que «l’IA soit utilisée pour promouvoir “le paradigme technocratique” qui perçoit tous les problèmes du monde comme pouvant être résolus à travers les seuls moyens technologiques». La dignité et la fraternité humaines sont alors subordonnées «à la poursuite de l’efficacité, comme si la réalité, la bonté et la vérité émanaient de façon intrinsèque du pouvoir technologique et économique».

Or, «la dignité humaine ne doit jamais être violée au nom de l’efficacité», affirme François qui se montre très clair: «Les développements technologiques qui n’améliorent pas la vie de tous, mais qui créent ou aggravent les inégalités et les conflits, ne peuvent être définis comme un véritable progrès». Pour le Saint-Père, «l’IA devrait être placée au service d’un développement plus sain, plus humain, plus social et plus intégral».

Il est donc de la responsabilité des gouvernements et des entreprises, et plus largement de nous tous, d’«évaluer de façon critique chaque application de l’IA afin de déterminer si son utilisation promeut la dignité humaine, la vocation de la personne humaine et le bien commun», en sachant évidemment, comme le reconnait François que «les effets des diverses utilisations de l’IA ne sont pas toujours prévisibles dès le début».  

Source : VATICANNEWS, le 23 janvier 2025