Le Vatican annonce la mort du pape François

Le Saint-Siège a annoncé la mort du pape François, âgé de 88 ans. Prions pour le repos de son âme !

Après 12 années à la tête de l’Eglise catholique, François, 266e successeur de Pierre, a été rappelé à Dieu. Le cardinal Kevin Farrell a annoncé ce lundi 21 avril matin lors d’une transmission en direct depuis la chapelle de la Maison Sainte-Marthe que le Pape était décédé aux alentours de 9h50.

« Chers frères et sœurs, avec une profonde douleur je dois annoncer la mort de notre Saint Père François. A 7h35 de ce matin l’évêque de Rome, François, est retourné à la maison du Père », a déclaré le cardinal camerlingue, en charge de l’administration du Vatican lors d’une vacance de Siège apostolique.

A ce jour, la date des obsèques de François n’a pas encore été communiquée par le Saint-Siège. 

Un pontificat historique

Il y a 12 ans, les 115 cardinaux-électeurs ont choisi comme successeur de Pierre, Jorge Mario Bergoglio SJ, alors archevêque de Buenos Aires, en Argentine. Le 13 mars 2013, le pape François apparaît à la loggia de la basilique Saint-Pierre et, avant de bénir la foule, demande la prière du peuple pour lui. Le pape François entre alors dans l’histoire : il est le premier jésuite à devenir pape ; le premier pape originaire des Amériques et le premier à prendre le nom de « François ».

Dès le début François impose un « style », dans sa manière d’être mais aussi dans sa vision de l’Eglise, hôpital de campagne plutôt que barrière douanière. Il engage une profonde réforme de la Curie, visant à la rendre plus missionnaire et proche des Églises locales. Il cherche à encourager le caractère synodal de l’Église, dénonce le cléricalisme et encourage une plus grande place des femmes dans l’institution. Son pontificat est marqué par une pastorale de la miséricorde, un engagement fort pour les migrants et la justice sociale. Parmi les insistances du pape François se trouve aussi le respect de la Création et le dialogue interreligieux et œcuménique.

Pourquoi « François » ?

Le cardinal Jorge Bergoglio a choisi de porter le nom de François en mémoire de saint François d’Assise, proche des pauvres et de la Création. « François est le nom de la paix, et c’est ainsi que ce nom est venu dans mon cœur », avait-il expliqué peu après son élection. « [Saint François] nous enseigne le respect profond de toute la création et de la protection de notre environnement que trop souvent, même si cela est parfois pour le bien, nous exploitons avec avidité, au détriment d’autrui », avait également précisé François.

« Miserando atque eligendo » (« Choisi parce que pardonné »)

La devise du pape François est tirée d’une homélie de saint Bède le Vénérable, prêtre du VIIIème siècle (Hom. 21; ccl 122, 149-151), qui, en commentant l’épisode évangélique de la vocation de saint Matthieu, écrit : « Vidit ergo lesus publicanum et quia miserando atque eligendo vidit, ait illi Sequere me » (« Jésus vit un publicain et en le regardant avec un sentiment d’amour il le choisit en disant : Suis-moi »).

Cette homélie rend hommage à la miséricorde divine et revêt une importance particulière dans la vie spirituelle de François. En effet, lors de la fête de saint Matthieu en 1953, le jeune Jorge Bergoglio, alors âgé de 17 ans, fit une expérience marquante de l’amour de Dieu. Lors d’une confession, il dit avoir fait « l’expérience de la miséricorde divine », et se sentit « appelé » à la vie religieuse à l’exemple de saint Ignace de Loyola.

Biographie 

17 décembre 1936 : naissance de Jorge Mario Bergoglio à Buenos Aires, capitale de l’Argentine
11 mars 1958 : entrée au noviciat de la Compagnie de Jésus 
1964 – 1966 : professeur de littérature et de psychologie 
1967 – 1970 : études en théologie au collège Saint-Joseph à San Miguel 
13 décembre 1969 : ordonné prêtre par l’archevêque Mgr Ramón José Castellano 
22 avril 1973 : profession perpétuelle chez les Jésuites 
31 juillet 1973 : nommé provincial des jésuites d’Argentine 
1980 – 1986 : recteur du collège Saint-Joseph et curé à San Miguel 
20 mai 1992 : nommé évêque titulaire d’Auca et auxiliaire de Buenos Aires par Jean-Paul II 
27 juin 1992 : ordonné évêque par le cardinal Antonio Quarracino 
21 décembre 1993 : nommé vicaire général de l’archidiocèse de Buenos Aires 
3 juin 1997 : nommé archevêque coadjuteur de Buenos Aires 
28 février 1998 : devient archevêque de Buenos Aires, primat d’Argentine 
21 février 2001 : créé cardinal par le pape Jean-Paul II 
Octobre 2001 : nommé rapporteur général adjoint à la Xe assemblée générale ordinaire du synode des évêques, consacrée au ministère épiscopal 
2002 : refuse la nomination comme président de la Conférence épiscopale argentine 
2005 : élu président de la Conférence épiscopale argentine 
Avril 2005 : participe au Conclave au cours duquel est élu Benoît XVI 
Mai 2007 : président de la commission de rédaction du document final de la Conférence d’Aparecida (CELAM) 
2008 : reconfirmé pour 3 ans à la tête de la Conférence épiscopale argentine 
13 mars 2013 : élu Pape à l’âge de 76 ans 

blason pape François

Source : KTO, le 21 avril 2025

Il est dans les bras du Père

Le Pape François est retourné au Père.  

Il est dans les bras du Père

Ce matin, à 7h35, l’évêque de Rome, François, est retourné à la maison du Père. 

Son éminence, le cardinal Farrell, a annoncé avec tristesse la mort du Pape François, en ces termes : «Chers frères et sœurs, c’est avec une profonde tristesse que je dois vous annoncer la mort de notre Saint Père François. Ce matin, à 7h35, l’évêque de Rome, François, est retourné à la maison du Père. Toute sa vie a été consacrée au service du Seigneur et de son Église. Il nous a appris à vivre les valeurs de l’Évangile avec fidélité, courage et amour universel, en particulier en faveur des plus pauvres et des plus marginalisés. Avec une immense gratitude pour son exemple de véritable disciple du Seigneur Jésus, nous confions l’âme du Pape François à l’amour infiniment miséricordieux du Dieu trinitaire».

Source : VATICANNEWS, le 21 avril 2025

Mort de François : le pape qui voulait réformer l’Église catholique

Le pape François, lors d’une audience papale au Vatican, le 19 mai 2021.  Evandro Inetti/Zuma/Rea / Evandro Inetti/ZUMA Press/ZUMA/R

Avec la mort du pape François ce lundi 21 avril, s’achève un pontificat marqué d’une volonté de réformes destinées à redonner à l’Église sa crédibilité évangélisatrice, et qui laissera une empreinte durable dans l’Église.

Il est une anecdote que le pape François a souvent employée au cours de son pontificat. Un bon mot utilisé jusqu’à sa mort, pour parler de l’un des objectifs principaux que lui avaient fixés les cardinaux électeurs, en 2013. « Faire des réformes à Rome, disait-il, c’est comme nettoyer le sphinx d’Égypte avec une brosse à dents. » L’image dit tout de la difficulté à laquelle s’est heurté le pape François, mais aussi de l’action de celui qui dirigea l’Église universelle ces 12 dernières années : un pontificat de réformes. Des années au cours desquelles l’ancien archevêque de Buenos Aires a tout fait pour faire retrouver au catholicisme des accents évangéliques, qui devraient laisser une empreinte durable dans l’Église catholique.

Ce pontificat a débuté, au soir du 13 mars 2013, par une surprise. Peu de monde avait envisagé l’élection –en à peine plus d’une journée– du cardinal Jorge Mario ­Bergoglio. À peine élu, ce jésuite argentin a tranché par son style, saluant la foule d’un simple « Bonsoir » et s’inclinant pour lui demander sa bénédiction avant de donner la sienne. Un geste qui annonçait d’emblée un axe majeur de son pontificat : François, nourri par le concile Vatican II et la théologie du peuple – la branche argentine de la théologie de la libération qui lui a transmis une véritable « mystique du peuple » –, signifiait qu’il entendait être un pape du peuple et avec le peuple, dans une Église « peuple de Dieu », en dialogue avec les différentes cultures.

Plus sous: La Croix, le 21 avril 2022

« Marie est la mère de la restitution de tout »

Illustration
©Shutterstock/Paul shuang

« Marie est la mère de la restitution de tout »

Dieu est le Père des choses créées ; Marie est la Mère des choses recréées…

Dieu est le Père de la Constitution de tout, Marie est la mère de la restitution de tout. Car Dieu a engendré celui par qui tout fut créé ; et Marie a enfanté celui par qui tout fut sauvé….

O bienheureuse confiance ! O sûr refuge ! La Mère de Dieu est notre Mère. »

Saint Anselme, docteur de l’Église

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

21.04.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Anselme de  Cantorbéry  (+ 1109)

Archevêque et docteur de l’Église 

Anselme naît à Aoste, en Piémont, en 1033 ou 1034. Sa pieuse mère Ermengarde lui apprit, de bonne heure, à aimer Dieu et la Très Sainte Vierge ; mais, privé du soutien maternel vers l’âge de quinze ans, poursuivi dans sa vocation religieuse par le père, Gandolfo, mondain et intraitable, il se laissa entraîner par le monde.

Las d’être la victime de son père, il s’enfuit en France, et se fixa comme étudiant à l’abbaye du Bec, en Normandie. Là il dit à Lanfranc, chef de cette célèbre école : « Trois chemins me sont ouverts : être religieux au Bec, vivre en ermite, ou rester dans le monde pour soulager les pauvres avec mes richesses : parlez, je vous obéis. » Lanfranc se prononça pour la vie religieuse. Ce jour-là, l’abbaye du Bec fit la plus brillante de ses conquêtes. Anselme avait vingt-sept ans.

Quand bientôt Lanfranc prit possession du siège archiépiscopal de Cantorbéry, il fut élu prieur de l’abbaye, malgré toutes ses résistances ; il était déjà non seulement un savant, mais un saint. De prieur, il devint abbé, et dut encore accepter par force ce fardeau, dont lui seul se croyait indigne.

Sa vertu croissait avec la grandeur de ses charges. Le temps que lui laissait libre la conduite du couvent, il le passait dans l’étude de l’Écriture Sainte et la composition d’ouvrages pieux ou philosophiques. La prière toutefois passait avant tout le reste ; l’aube le retrouvait fréquemment à genoux. Un jour le frère chargé de réveiller ses frères pour le chant des Matines, aperçut dans la salle du chapitre, une vive lumière ; c’était le saint abbé en prière, environné d’une auréole de feu.

Forcé par la voix du Ciel, le roi d’Angleterre, Guillaume, le nomme archevêque de Cantorbéry ; Anselme refuse obstinément ; mais, malgré lui, il est porté en triomphe sur le trône des Pontifes. Huit mois après, il n’était pas sacré ; c’est qu’il exigeait comme condition la restitution des biens enlevés par le roi à l’Église de Cantorbéry. Le roi promit mais il manqua à sa parole, et dès lors Anselme, inébranlable dans le maintien de ses droits, ne fut plus qu’un grand persécuté.

Obligé de fuir, il traversa triomphalement la France, et alla visiter le Pape, qui le proclama hautement « héros de doctrine et de vertu ; intrépide dans les combats de la foi. » Quand Anselme apprit la mort tragique de Guillaume dans une partie de chasse, il s’écria en fondant en larmes : « Hélas ! J’eusse donné ma vie pour lui épargner cette mort terrible ! » Anselme put revenir en Angleterre, vivre quelques années en paix sur son siège, et il vit refleurir la religion dans son Église.

Il meurt le 21 avril 1109 à Cantorbéry où il attend la résurrection dans la célèbre cathédrale.  

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> Saint Anselme

Saint Anselme de  Cantorbéry priez pour nous !