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« À un instant bien précis, la Vierge Marie est venue me toucher intérieurement »

« À un instant bien précis, la Vierge Marie est venue me toucher intérieurement »

« Notre famille est originaire d’un lieu proche de Fatima. Mes arrière-grands-parents avaient vécu en direct les apparitions de 1917. En effet, certains phénomènes comme le « signe du soleil » avaient été alors perceptibles à une distance de plusieurs dizaines de kilomètres. »

Depuis ce temps, la famille d’Olivier fait chaque année à pied le pèlerinage de leur petite ville de Formigais à Fatima. « C’est surtout mon père qui nous a transmis la foi. Cependant vers l’âge de 33 ans, je m’étais révolté contre Dieu : je ne comprenais pas pourquoi il y avait tant de misère dans le monde, pourquoi Dieu permettait de si grandes inégalités et pourquoi la Croix de Jésus n’avait pas résolu tout cela…

Et puis un jour, à un instant bien précis, la Vierge Marie est venue me toucher intérieurement. Elle m’a fait comprendre que le Christ nous a ouvert le chemin de la Vie éternelle et que la vie ici-bas n’est qu’une étape donnée à notre liberté pour choisir Dieu. J’ai acquis en même temps une nouvelle manière d’entendre l’Écriture. J’éprouvais le désir d’une vie d’entraide et de prière, une aspiration à la paix, à l’amour qui vient de Dieu ».

Aujourd’hui, Olivier ose témoigner de sa foi dans son entourage, braver l’étonnement de certains collègues. « J’ai des copains, mais mon seul vrai ami est Jésus : il a donné sa vie pour moi, à lui seul je peux tout confier, à lui et à Marie ».

C’est le père d’Olivier qui a offert la statue de la Vierge de Fatima à notre église. « Elle a fait le voyage du Portugal jusqu’à Paris avec nous dans le train. Plus récemment, les enfants ont offert à leur tour une chapelle en marbre pour abriter la statue. Elle fait partie de l’inventaire protégé de l’église, mais surtout elle rassemble autour d’elle à l’heure du chapelet : c’est ainsi que la Vierge Marie s’est manifestée aux bergers de Fatima. »

Témoignage d’Olivier. Propos recueillis par Katarina K.

Le Petit Cephalophore

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

08.05.2025 – SAINT DU JOUR

St Boniface IV

Saint Boniface IV

Pape (67e) de 608 à 615

 

Boniface IV est né dans le territoire dit ‘dei Marsi’ (aujourd’hui province de L’Aquila) au sein d’une famille riche ; fils de médecin. 

Disciple de Grégoire 1er, comme le souligne son épitaphe, il l’imita allant jusqu’à faire de sa propre maison familiale un monastère. 

Devenu pape, il favorisa la vie monastique. Famine, peste et calamités naturelles ont marqué la période de son pontificat. Il entretint de bonnes relations avec les autorités de Constantinople, l’empereur Phokas (602-610) et, ensuite, avec son successeur Héraclius (610-641). 

L’empereur Phokas l’autorisa à convertir le Panthéon romain en temple consacré à la Vierge Marie et à tous les martyrs. Boniface le remplit de reliques provenant des catacombes. C’était la première fois qu’on franchissait le pas de transformer un temple païen en église chrétienne à Rome. 

Par l’entremise de Mellitus († 624), évêque de Londres, qui se trouvait à Rome au moment du synode romain de 610, Boniface envoya des lettres à Laurent, archevêque de Cantorbéry, au roi Ethelbert de Kent et au peuple anglais. 

Saint Colomban (543-615), apôtre d’Irlande, lui écrivit au sujet des célèbres ‘Trois chapitres’ (qui résumaient les thèses monophysites condamnées au concile de Chalcédoine). Cette hérésie continuait à envenimer les rapports entre Églises. 

Boniface fut inhumé à Saint-Pierre. 

Saint Boniface IV priez pour nous !

08.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,12-17. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure.

Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167)

moine cistercien

L’amitié spirituelle, 2 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche W32; trad. Orval ; © 1972 Abbaye d’Orval)

« Je vous appelle mes amis » (Jn 15, 15)

Parmi les valeurs humaines, il n’est rien de plus saint à désirer, rien de plus utile à rechercher, rien de plus difficile à trouver, rien de plus doux à expérimenter, rien de plus fructueux à posséder que l’amitié. Elle donne son fruit dans la vie présente, celle d’aujourd’hui, comme dans la vie future ; sa douceur assaisonne toutes les vertus ; sa force pourfend les vices ; elle tempère l’adversité et modère la prospérité. (…) Quelle joie, quelle sécurité, quel charme d’avoir quelqu’un avec qui parler sans crainte, comme à soi-même ; à qui se confesser sans peur si l’on a fauté ; à qui révéler sans rougir ses progrès spirituels, à qui confier tous les secrets de son cœur, et découvrir ses desseins ! (…) Il n’y a pas de remède plus énergétique, plus efficace, plus excellent pour nos blessures, en tout ce qui nous arrive ici-bas, que d’avoir quelqu’un qui vienne compatir à toutes nos déconvenues et accoure nous congratuler dans nos réussites : deux amis, comme dit l’Apôtre (cf. Ga 6,2), s’épaulent l’un l’autre, portent leurs fardeaux mutuellement ou mieux, chacun trouve le sien plus léger que celui de son ami. (…) L’amitié est un proche degré vers la perfection qui consiste en l’amour et la connaissance de Dieu : un homme, dès qu’il est l’ami d’un autre homme, devient l’ami de Dieu, selon cette parole du Sauveur dans l’Évangile : Voici que « je ne vous appellerai plus mes serviteurs, mais mes amis » (Jn 15,15).

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 15,22-31. 

En ces jours-là, les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.
Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,
nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,
eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent :
vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! »
On laissa donc partir les délégués, et ceux-ci descendirent alors à Antioche. Ayant réuni la multitude des disciples, ils remirent la lettre.
À sa lecture, tous se réjouirent du réconfort qu’elle apportait.

Psaume 57(56),8-9.10-12. 

R/ Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur. (Ps 56, 10a)

Mon cœur est prêt, mon Dieu, 
mon cœur est prêt ! 
Je veux chanter, jouer des hymnes !
Éveille-toi, ma gloire ! 
Éveillez-vous, harpe, cithare, 
que j’éveille l’aurore !

Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur, 
et jouerai mes hymnes en tous pays.
Ton amour est plus grand que les cieux, 
ta vérité, plus haute que les nues.
Dieu, lève-toi sur les cieux : 
que ta gloire domine la terre !

10.05.2026 – HOMÉLIE DU 6ÈME DIMANCHE DE PÂQUES – JEAN 14, 15-21

Les voix intérieures

Homélie par le Fr. Laurent Mathelot

Évangile selon saint Jean 14, 15-21

La semaine passée, nous avions comparé la dynamique qui unit le Fils au Père – « Je suis dans le Père et le Père est en moi » – à des poupées gigognes, des matriochkas, l’une emplissant l’autre. Nous y avions vu la dynamique de l’amour divin. Aujourd’hui, le Christ propose de nous inscrire dans cette dynamique : « Vous êtes en moi, et moi en vous. » Ainsi le schéma se complexifie-t-il : le Fils nous enserre comme le Père l’enserre. Et c’est ainsi qu’il nous mène à lui.

Le Père parle au Fils qui, lui, nous parle. Il nous parle de deux manières : extérieurement, par le truchement de l’Église et, intérieurement, quand Dieu nous touche intimement. Ces deux voies sont l’œuvre de l’Esprit-Saint. Elles ne sont pas dissociées ; elles agissent concomitamment. A la fois, nous voyons Dieu nous parler par l’Évangile, par ses témoins, par l’amour du Christ qui vient à nous – ce qu’on appelle la Révélation –, mais Dieu nous parle aussi de l’intérieur, par des petites voix qui nous incitent à désirer personnellement l’amour et le bien.

Nous vivons aujourd’hui dans un monde submergé de communications en tous genres. Nous sommes de plain-pied, plus qu’à satiété, dans l’ère de l’information continue : nous sommes rassasiés de mots au point, parfois, d’empêcher tout silence. C’est pourtant dans le silence de l’âme que nous pouvons le mieux percevoir ces petites voix intérieures qui veulent nous parler.

Nous avons tous des idées qui se bousculent dans notre tête. L’interprétation la plus simple, celle de la dialectique moderne, est de considérer que nous nous parlons à nous-même, examinant successivement plusieurs points de vue, pesant le pour et le contre. La vision religieuse des dialogues intérieurs est cependant plus complexe, qui ne dissocie pas les idées de leur intention, ni donc de leur auteur. Est-ce bien toujours moi qui me parle à moi-même dans ma tête ou d’autres voix entrent-elles en jeu ? Le propos de l’éducation est bien de transmettre un savoir, d’acquérir des connaissances portées par d’autres. La langue, la culture, le contexte éducatif conditionnent mes idées reçues. Il n’y a pas que ma voix dans ma tête : il y a aussi celles de bien d’autres qui m’ont appris bien des choses. Derrière les mots qui se bousculent en nous, il y a des esprits qui nous parlent.

Avez-vous déjà fait l’expérience de voir surgir en vous une idée qui vous désarçonne, qui vous apparaît a priori comme un corps étranger dans votre esprit, comme la suggestion d’une voix intérieure qui n’est pas la vôtre – comme un « tu » qui s’adresse à vous et qui n’est pas vous ? Les voix qui nous parlent intimement n’émanent pas toutes de nous. En nous, notre esprit dialogue avec d’autres esprits, parmi lesquels l’Esprit-Saint. Et il nous appartient de faire le tri : de déterminer, parmi toutes ces suggestions qui nous parlent, lesquelles sont bonnes et lesquelles sont mauvaises. C’est ainsi que s’élabore notre esprit : par le choix d’écouter et de suivre telle voix intérieure plutôt que telle autre.

Comment discerner ? Comment dépasser le stade de la séduction des idées qui nous fera tanguer au gré de nos désirs fluctuants ? Quel critère pour suivre l’idée bonne, la suggestion d’esprits bienveillants, et non la fausse bonne idée qui nous fera déchanter ? Précisément, il s’agit d’aller plus profondément dans la séduction et de choisir le critère de l’amour. C’est dans la contemplation amoureuse qu’on discerne les suggestions de l’Esprit-Saint. Est-ce par amour et pour l’amour que telle pensée me parle ? Alors, il convient d’incarner cette idée et de passer à l’action. Sinon, mieux vaut la rejeter et retourner au silence contemplatif. Il ne s’agit pas de s’effaroucher d’idées saugrenues ou de tentations maléfiques qui nous parleraient – le Christ lui-même a subi des tentations diaboliques – il s’agit de les faire taire.

Quand, dans l’Évangile, le Christ dit « Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime », il ne signifie pas que l’amour de Dieu surgit de nos bonnes actions, qu’il suffirait de faire le bien pour que le Royaume de Dieu advienne mais, au contraire, que la vie morale et bonne surgit de l’amour, qu’elle émane de l’Esprit de Dieu qui nous parle. Celui qui agit bien, qui garde les commandements du Christ, est celui qui a su n’écouter que la voix de l’amour. L’amour est premier, qui est à la fois le critère de formation de notre pensée et le fruit de ce tri des esprits qui nous parlent. Il s’agit donc de faire passer nos dialogues intérieurs au crible de l’amour, purifiant ainsi notre pensée, l’exerçant à mieux encore le discerner.

« Celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » C’est l’amour du Christ, qui nous parle tant extérieurement qu’intérieurement qui nous conforme au projet d’amour du Père pour nous. On réalise ainsi, à force de tri amoureux de nos pensées, une identification personnelle au Christ dans l’Esprit, qui réalisera notre désir d’être comblés d’amour par Dieu. Amen.

Fr. Laurent Mathelot

Source : RESURGENCE.BE, le 6 mai 2026

10.05.2026 – HOMÉLIE DU 6ÈME DIMANCHE DE PÂQUES – JEAN 14,15-21

Conduits par l’Esprit Saint

Homélie par l’Abbé Jean Compazieu

Textes bibliques : Lire


Quand nous lisons le livre des actes des apôtres,nous y découvrons comment la bonne nouvelle de l’Évangile s’est répandue. La croix du Christ porte des fruits qui demeurent. Elle donne l’audace de l’assurance. Tout cela ne s’est pas passé sans persécution. Il y a eu la mort du diacre Étienne. Mais rien ni personne ne peut arrêter la progression de la parole de Dieu. Le diacre Philippe est envoyé en Samarie, non pour se cacher, mais pour y prêcher. Tout cela, il l’accomplit en lien avec ceux qui lui ont confié cette mission. Ces derniers viendront de Jérusalem pour authentifier son travail.

Il faut savoir que la Samarie était une région méprisée. Les juifs pieux évitaient de fréquenter les samaritains et de leur parler. Ces derniers étaient considérés comme des infidèles au Dieu d’Israël. Mais touchés par la grâce, beaucoup se sont convertis et se sont fait baptiser. C’est une Pentecôte pour les samaritains. C’est vrai, nous devons rendre grâce pour les hauts faits de Dieu. À ses yeux, personne n’est irrécupérable. Comme Philippe, nous sommes envoyés pour accomplir des gestes qui guérissent, qui libèrent, qui relèvent et redonnent vie et espérance.

Dans la seconde lecture, c’est Pierre qui s’adresse à des chrétiens qui se heurtent à la calomnie et à la persécution de leurs adversaires. L’apôtre leur indique la ligne de conduite à tenir. Ils ne doivent jamais renoncer à témoigner de leur foi. Mais ils doivent réagir avec douceur contre les attaques en respectant leurs ennemis. Au moment où il écrit sa lettre, certains chrétiens ont renié leur foi car ils ont eu peur du danger. En écoutant ce message de Pierre, comment ne pas penser aux nombreux chrétiens d’aujourd’hui qui sont également persécutés à cause de l’Évangile ? C’est dans ce monde tel qu’il est que nous avons à témoigner de notre attachement au Christ. Et c’est pour remplir cette mission qu’il nous envoie l’Esprit Saint.

C’est cette promesse que nous avons entendue de Jésus au moment où il se prépare à « passer de ce monde à son Père ». S’adressant à ses disciples, il leur dit : « je prierai le Père et il vous donnera un autre défenseur qui sera pour toujours avec vous. » Ce défenseur, l’Évangile de Saint Jean l’appelle « le Paraclet ». Dans le monde juif le paraclet c’était le notable qui s’interposait entre le juge et l’accusé. C’était un homme au-dessus de tout soupçon qui était écouté et respecté ; il avait la possibilité de casser une condamnation et de faire libérer l’accusé sous sa responsabilité et au nom de sa propre réputation.

L’Esprit Saint est pour nous ce Paraclet, ce défenseur qui intervient quand nous somme mis en accusation au nom de notre foi. Nous le voyons tous les jours, l’Église est tournée en dérision dès qu’elle prend position contre des orientations qui sont contraires à l’Évangile du Christ. Mais l’Esprit Saint intervient pour nous conseiller, nous encourager, nous consoler et nous soutenir dans les moments difficiles de notre vie. Il nous pousse inlassablement au sursaut et à l’initiative libératrice.

L’apôtre Pierre nous dit que nous devons être toujours prêts à nous expliquer devant ceux qui nous demandent de rendre compte de l’espérance qui est à nous. Mais pour répondre à cet appel, nous avons besoin, nous aussi, de l’Esprit de Saint. Il est là, du côté de ceux qui sont attaqués à cause de leur foi en Jésus-Christ. Il intervient aussi quand nous sommes confrontés à nos propres faiblesses, quand nous disons : « je ne suis pas capable ». Il nous dit : « vas-y, ne crains pas, je suis avec toi. »

Nous ne devons pas oublier que nous sommes tous appelés à être « disciples » et « missionnaires ». Être disciple, c’est accueillir le Christ, l’écouter, nous laisser guider par lui. Le missionnaire c’est celui qui est envoyé pour annoncer l’Évangile. Mais comme le diacre Philippe, il découvre que le Seigneur l’a précédé dans le cœur de ceux qui sont sur sa route.

Cette annonce du Royaume de Dieu doit être joyeuse. Il s’agit d’une bonne nouvelle : Dieu nous invite au « festin des noces » c’est une invitation au bonheur et il faut que cela se voie dans notre vie. Nous sommes à quelques jours de la Pentecôte. Les apôtres s’y sont préparés avec Marie, la mère de Jésus. Elle est là, avec nous, pour nous aider à nous préparer à ce grand événement. Nous aussi, nous nous préparons à accueillir l’Esprit Saint et à répondre à l’amour du Christ qui s’est donné pour le salut du monde. Prions-le pour qu’il nous transforme au plus profond de nous-mêmes pour nous aider à vivre et à aimer comme lui et avec lui. Amen

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 3 mai 2026