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« Le culte de la Mère de Dieu doit jaillir du cœur »

« Le culte de la Mère de Dieu doit jaillir du cœur »

Pour être de bon aloi, le culte de la Mère de Dieu doit jaillir du cœur ; les actes du corps n’ont ici utilité ni valeur s’ils sont isolés des actes de l’âme. Or, ceux-ci ne peuvent se rapporter qu’à un seul objet, qui est que nous observions pleinement ce que le divin Fils de Marie commande.

La recommandation que fit cette Vierge très prudente aux serviteurs des noces de Cana, elle nous l’adresse à nous-mêmes : « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jean 2, 5 ). Or, voici la parole de Jésus-Christ : « Si vous voulez entrer dans la vie, observez les commandements » (Mat.,19, 17).

Que chacun se persuade donc bien de cette vérité que, si sa piété à l’égard de la bienheureuse Vierge ne le retient pas de pécher ou ne lui inspire pas la volonté d’amender une vie coupable, c’est là une piété fallacieuse et mensongère, dépourvue qu’elle est de son effet propre et de son fruit naturel.

Pape saint Pie X (1835-1914)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

09.05.2026 – SAINT DU JOUR

St Georges Preca

Saint Georges (Ġorġ) Preca

Prêtre et fondateur de la :

« Societas Doctrinae Christianae »

 

Ġorġ Preca naît le 2 février 1880 à La Vallette (Malte). Après ses études, il entra au séminaire de Malte, où il étudia la théologie, et décida de devenir prêtre. 

L’ordination sacerdotale eut lieu le 22 décembre 1906. En 1907, il réunit un groupe de jeunes laïcs pour les former à la vie ascétique et dans les principes catholiques, afin de les envoyer évangéliser la population. Cette date marqua le début de la « Societas Doctrinae Christianae ». Son groupe fut également appelé par ses membres « MUSEUM », acrostiche de « Magister utinam sequatur Evangelium universus mundus! » (Ô Maître, puisse le monde entier suivre l’Évangile !). 

En 1910, il inaugura une section féminine avec l’aide de Giannina Cutajar. Peu à peu se définit le profil de la Société: des laïcs travailleurs célibataires, consacrés à l’apostolat de la catéchèse des enfants et des adultes; une grande discipline; une série de prières à réciter chaque quart d’heure; une heure de catéchèse par jour dans des centres paroissiaux et une heure de formation permanente pour les membres de la société. Cette fondation connut des moments difficiles, lorsque dom Georges reçut l’ordre de ses supérieurs de fermer son centre en 1909; ce qu’il accepta sans se plaindre. 

Mais en 1916, l’Évêque de Malte ordonna une enquête qui lui fut favorable, permettant de recommencer son œuvre avec quelques modifications. Le décret de l’érection canonique remonte au 12 avril 1932. Le fondateur de la « Societas Doctrinae Christianae » se prodigua comme un apôtre de l’Évangile dans les îles de Malte et écrivit de nombreux ouvrages de doctrine dogmatique et morale, ainsi qu’ascétique. Mais il travailla en particulier à la divulgation de la Parole de Dieu en langue maltaise, qu’il présentait dans des livrets de méditation. Il fut également un grand apôtre du mystère de l’Incarnation. 

Durant les moments difficiles de la société, dom Georges se confia entièrement à la protection de la Vierge. En effet, le 21 juillet 1918, il s’inscrivit dans le Tiers Ordre carmélite, avec le nom de Fra Franco. Il souhaitait que tous les jeunes qui fréquentaient son association portent le scapulaire du Carmel. Il eut également une dévotion particulière pour la Madone du Bon Conseil, diffusant avec ferveur sa médaille miraculeuse. 

En 1957, il suggéra cinq nouveaux mystères pour le Rosaire, qu’il appela les « Mystères de lumière ». En 1952, cinq membres furent envoyés en Australie pour ouvrir des centres, marquant le début du développement de la société dans le monde, aujourd’hui présente en Angleterre, en Albanie, au Kenya, au Soudan et au Pérou. 

Le 26 juillet 1962, dom Georges expira en odeur de sainteté à Santa Venera (Malte). 

Ġorġ Preca fut béatifié par saint Jean-Paul II à Malte le 9 mai 2001(date choisie aussi pour la mémoire liturgique) et canonisé le 3 juin 2007, Place Saint-Pierre à Rome, par le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).

Sources principales : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Georges Preca priez pour nous !

09.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,18-21. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi.
Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.
Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre.

Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Origène (v. 185-253)

prêtre et théologien

Exhortation au martyre, 41-42 (trad. bréviaire rev.)

« Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi »

    Si, en passant de l’incroyance à la foi, nous sommes « passés de la mort à la vie » (Jn 5,24), ne soyons pas étonnés que le monde nous hait. Car tous ceux qui ne sont pas passés de la mort à la vie, mais qui demeurent dans la mort, ne peuvent pas aimer ceux qui sont passés de la demeure ténébreuse de la mort (…) aux « édifices faits de pierres vivantes » (1P 2,5) où règne la lumière de la vie. (…)     Pour nous chrétiens voici venu le temps de nous glorifier, car il est dit : « Nous nous glorifions dans nos épreuves, car nous savons que l’épreuve produit la persévérance, la persévérance produit la valeur éprouvée, la valeur éprouvée produit l’espérance, et l’espérance ne trompe pas. Que seulement l’amour de Dieu soit répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint » (Rm 5,3-5). (…)     « De même que nous avons largement part aux souffrances du Christ, de même, par le Christ, nous sommes largement consolés » (2Co 1,5). Accueillons donc avec une grande ferveur les souffrances du Christ ; qu’elles nous soient largement accordées, si nous voulons être largement consolés, puisque tous « ceux qui pleurent seront consolés » (Mt 5,5). (…) Ceux qui participent aux souffrances participeront aussi à la consolation en proportion des souffrances qui les font participer au Christ. Apprenez-le de l’apôtre qui a dit avec confiance : « Nous le savons : puisque vous connaissez comme nous la souffrance, vous obtiendrez comme nous la consolation » (2Co 1,7).

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 16,1-10. 

En ces jours-là, Paul, qui avait quitté Antioche avec Silas, arriva ensuite à Derbé, puis à Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée ; sa mère était une Juive devenue croyante, mais son père était Grec.
À Lystres et à Iconium, les frères lui rendaient un bon témoignage.
Paul désirait l’emmener ; il le prit avec lui et le fit circoncire à cause des Juifs de la région, car ils savaient tous que son père était Grec.
Dans les villes où Paul et ses compagnons passaient, ils transmettaient les décisions prises par les Apôtres et les Anciens de Jérusalem, pour qu’elles entrent en vigueur.
Les Églises s’affermissaient dans la foi et le nombre de leurs membres augmentait chaque jour.
Paul et ses compagnons traversèrent la Phrygie et le pays des Galates, car le Saint-Esprit les avait empêchés de dire la Parole dans la province d’Asie.
Arrivés en Mysie, ils essayèrent d’atteindre la Bithynie, mais l’Esprit de Jésus s’y opposa.
Ils longèrent alors la Mysie et descendirent jusqu’à Troas.
Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, debout, qui lui faisait cette demande : « Passe en Macédoine et viens à notre secours. »
À la suite de cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à partir pour la Macédoine, car nous en avons déduit que Dieu nous appelait à y porter la Bonne Nouvelle.

Psaume 100(99),1-2.3.5. 

R/ Acclamez le Seigneur, terre entière ! (Ps 99, 1)

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse, 
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui, 
nous, son peuple, son troupeau.

Oui, le Seigneur est bon, 
éternel est son amour, 
sa fidélité demeure d’âge en âge.

08.05.2026 – Messe et prière du pape à Notre-Dame-du-Rosaire au sanctuaire de Pompéi

La paix dans les textes du Pape, une «fleur sauvage» dans les ruines du monde

Au cours de sa première année de pontificat, le Pape a appelé à maintes reprises à une réconciliation «désarmée et désarmante». Aux «seigneurs de la guerre» qui font de leur pouvoir «une idole muette, aveugle et sourde», il a opposé l’écoute d’une «mélodie plus grande que nous». Cette harmonie sur laquelle danser quand le monde semble oublier même «la lumière».

Edoardo Giribaldi – Cité du Vatican

«Désarmée et désarmante». C’est ainsi que Léon XIV a décrit sa conception de la paix, au crépuscule du 8 mai 2025, à l’aube de son pontificat. Non pas le silence des armes qui résulte d’un cessez-le-feu, a-t-il précisé, en s’élevant contre les fragiles accords de la géopolitique internationale. Ceux qui risquent de faire paraître désarmant, dans le sens négatif du terme, tout appel à la réconciliation. Cette «grande fatigue» qui menace de s’insinuer dans les cœurs et de vider les paroles de leur force et de leur sens. D’où l’horizon de la «paix sauvage»inspirée par le poète Yehuda Amichai et évoqué lors de la Bénédiction Urbi et Orbi du 25 décembre: une réconciliation qui germe à l’improviste, comme les fleurs sauvages qui poussent avec obstination et une apparente innocence dans les fissures du béton. «Qu’elle vienne», avait exhorté Léon, «car le champ en a besoin».

Le Pape parmi les fleurs disposées sur la place Saint-Pierre pour Pâques.
Le Pape parmi les fleurs disposées sur la place Saint-Pierre pour Pâques.   (@Vatican Media)

Plus de 400 fois «paix»

Le mot «paix» apparaît plus de 400 fois dans les discours de l’Évêque de Rome au cours de la première année de son pontificat, et s’applique à des contextes très divers. À partir de celui des médias: les professionnels de l’information ont été les protagonistes de la première rencontre du Pape dans la salle Paul VI.  «Vous êtes en première ligne pour raconter les conflits» et les ambitions de réconciliations qu’elles comportent, avait-il affirmé, en encourageant à promouvoir une communication  capable de faire sortir de la «tour de Babel», de la confusion de langages «souvent idéologiques ou partisans». Car la paix ne repose pas sous les drapeaux, et surtout, elle n’est pas ingénue. Il est donc inutile que les «seigneurs de la guerre» fassent semblant d’ignorer qu’«il suffit d’un instant pour détruire, alors qu’une vie entière ne suffit souvent pas pour reconstruire».

Les conséquences de la guerre

  Les paroles se dilatent dans l’espace — du Vatican à ces dernières, prononcées au cœur de l’Afrique, à Bamenda, au Cameroun, où Léon a rencontré la communauté locale dans la cathédrale Saint-Joseph — et s’approfondissent dans le temps. L’harmonie évoquée par le Pape s’étend surtout en profondeur: au-delà des hauteurs des palais où les puissants délibèrent des «actes de mort», elle se penche sur les corps dévastés et impuissants de ceux qui «ne se nourrissent que de désespoir, de larmes et de misère». Des paroles qui ont retenti au siège de la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, pour rappeler l’un des effets les plus dramatiques et souvent silencieux des conflits armés: la faim. Une profondeur et une proximité qui trouvent leur image la plus éloquente lors de l’homélie du Jeudi Saint, avec un Dieu tout-puissant qui s’agenouille au service des derniers. 

Le Pape lave les pieds de quelques prêtres lors de la messe du soir du Jeudi saint.
Le Pape lave les pieds de quelques prêtres lors de la messe du soir du Jeudi saint.   (@Vatican Media)

Les idoles qui attisent les conflits

  La Semaine sainte a précisément représenté l’un des sommets des appels pour la paix de l’Évêque de Rome. Le matin du Dimanche des Rameaux, il avait répété avec force que personne ne peut justifier la guerre au nom de Dieu: il «n’écoute pas la prière de ceux qui font la guerre». Léon se penche sur les blessures des conflits en regardant d’en haut qui est «asservi à la mort»parce qu’il a «tourné le dos au Dieu vivant, pour faire de lui-même et de son propre pouvoir l’idole muette, aveugle et sourde».  A la soif de pouvoir s’ajoute celle de l’argent, dénoncée lors du voyage dans la Principauté de Monaco.

La légèreté de la réconciliation

  Les paroles lourdes comme des pierres de la Semaine sainte et du Chapelet pour la paix du 11 avril trouvent leur contrepoint dans une conception de la paix qui est aussi légèreté. Au Liban, le Pape l’avait décrite comme «un mouvement intérieur qui se répand vers l’extérieur», comme une danse guidée «par une mélodie plus grande que nous-mêmes, celle de l’amour divin», dans un pays qui ressent comme peu d’autres les affres de la guerre. Entre musique et chemin, la paix doit être atteinte avec la certitude d’y parvenir. Autrement, le thème choisi pour la 59e Journée mondiale de la paix perdrait tout son sens: «vers»,orientés vers une paix précisément désarmée et désarmante.

L’audace du désarmement

Concrètement, cela signifie lutter avec courage contre la course aux armements. Dans le message, Léon avait souligné que les dépenses militaires mondiales ont augmenté de 9,4% en 2024, atteignant la somme de 2.718 milliards de dollar, soit 2,5% du PIB mondial, confirmant une tendance ininterrompue depuis dix ans. «Range ton épée!», avait exhorté le Souverain Pontife lors de la veillée mariale pour la paix d’octobre 2025, en invitant les puissants à avoir «l’audace du désarmement». Aujourd’hui, les épées sont devenues des drones qui déforment la perception de la guerre dans un «décor de jeu vidéo», mais elle reste une tragédie réelle à laquelle il ne faut pas s’habituer, comme le Pape l’a demandé avec force à l’issue de l’audience générale du 18 juin 2025.

Le Pape lâche une colombe, symbole de paix, à Bamenda, au Cameroun.
Le Pape lâche une colombe, symbole de paix, à Bamenda, au Cameroun.   (@Vatican Media)

Le sport et la culture, des outils de réconciliation

 Il faut donc trouver des voies créatives de réconciliation: l’étude d’une «culture de la mémoire» qui préserve les prises de consciences mûries au XXe siècle et qui n’en n’oublie pas les millions de victimes. «Comment peut-on croire, après des siècles d’histoire, que les actions belliqueuses apportent la paix?»,s’était demandé le Pape en recevant les participants à la plénière de la ROACO, la Réunion des Œuvres d’aide aux Eglises orientales. Car on peut tout oublier, même «la lumière». Que vienne alors la paix sauvage: cette fleur obstinée au milieu du béton, d’une beauté désarmante.

Source : VATICANEWS, le 8 mai 2026