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La maison de Marie, de Nazareth à Lorette

La maison de Marie, de Nazareth à Lorette

En 1291, alors que les croisés quittaient définitivement la Terre Sainte et que les armées musulmanes, au fur et à mesure de leur progression, saccageaient tous les monuments sacrés du christianisme, les murs de la maison de la Sainte Vierge à Nazareth furent transportés d’abord en Dalmatie (Albanie et Croatie actuelles) et ensuite, dans la nuit du 9 au 10 décembre1294, sur l’ancien territoire de Recanati (Italie, proche d’Ancône), d’abord non loin du port et enfin sur la colline où la maison de Marie se tient toujours actuellement (Lorette).

Selon une tradition populaire, jamais remise en question par la longue suite de papes qui ont montré leur dilection pour la Sainte Maison de Lorette, ce serait par le ministère des anges que Dieu intervint en faveur de la Sainte Maison et la fit voyager (selon certaines conclusions déduites de la recherche historique et archéologique contemporaine, confortant les points les plus importants de la tradition « populaire », ce serait plutôt par le ministère des hommes que Dieu protégea la Maison de sa Mère).

La basilique de Nazareth et la basilique de Lorette sont comme deux sœurs siamoises car chacune contient une partie de la Maison de Marie, deux parties qui, selon la tradition, ont été séparées l’une de l’autre. C’est ce que vient confirmer le résultat des fouilles archéologiques menées à Nazareth, dans l’église de l’Annonciation, entre 1955 et 1960, et à Lorette dans le sous-sol de la Sainte Maison entre 1962 et 1965.

A Nazareth, les fouilles ont démontré que la maison de la Vierge, comme les autres maisons du voisinage, était constituée d’une grotte creusée dans la roche, qui servait d’annexe, et d’une pièce de trois murs se tenant dans le prolongement de la grotte. Si on imagine un nouveau déplacement de la Sainte Maison de Lorette et qu’elle soit mise en face de la grotte, les deux parties se complètent et se rejoignent remarquablement. Les fouilles ont aussi confirmé que dès l’époque apostolique la Maison de Marie a été considérée comme une relique.

A Lorette, comme le raconte la tradition, on a découvert que la Sainte Maison n’avait aucune fondation. Elle cumule un ensemble d’anomalies et d’absurdités : elle n’a pas de fondations tandis que les autres maisons en ont ; une partie de ses murs est en pierres, non utilisées dans ce coin par manque de carrières ; son unique porte est orientée au Nord, exposée ainsi à toutes les intempéries ; son unique fenêtre à l’Ouest, ne pouvant recevoir qu’un éclairage limité, etc. Mais, ce qui est absurde dans la région de Lorette prend tout son sens dans la région de Nazareth !

paroisseshautecornouaille.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

10.05.2026 – SAINT DU JOUR

St Jean d'Avila

Saint Jean d’Avila

Prêtre et docteur de l’Église

Jean d’Avila naît le 6 janvier 1499 à Almodóvar del Campo, près de Tolède, dans une noble famille. 

Il commença à étudier le droit à Salamanque, mais il passa rapidement à l’université d’Alcala de Henares où il obtint des diplômes en théologie et philosophie. Il demeura orphelin quand il était encore étudiant. Ordonné prêtre, il célébra en 1525 sa première messe dans l’église où étaient enterrés ses parents et il distribua sa part d’héritage aux pauvres.

En 1527 il projeta de partir pour le Mexique comme missionnaire, mais son zèle et son habilité d’orateur furent signalés à l’évêque de Séville qui le chargea d’organiser des missions populaires dans toute l’Andalousie pour raviver la foi sur ses terres. Sa notoriété d’orateur s’étendit rapidement auprès de toutes les couches sociales de la population jusqu’à devenir légendaire. Il fut également chargé de prononcer le sermon à l’occasion des funérailles de la reine Isabelle de Portugal, femme de Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique, qui eurent lieu le 17 mai 1538. C’est son homélie, prononcée pour les obsèques d’Isabelle de Portugal, qui a provoqué la conversion de saint François Borgia ; celui-ci abandonna la charge de vice-roi de Catalogne pour devenir membre de la Compagnie de Jésus. 

Ami de saint Ignace de Loyola, il favorisa le développement et la diffusion des Jésuites en Espagne ; il soutint sainte Thérèse d’Avila dans son œuvre de réforme de l’ordre des carmélites et saint Jean de Dieu pour la fondation de l’ordre hospitalier. 

Il a été l’auteur de nombreuses œuvres à caractère de dévotion parmi lesquelles L’Épistolaire spirituelle et Audi filia, qui eurent un succès extraordinaire dans la seconde moitié du XVIIe siècle et qui furent traduits et diffusés dans toute l’Europe.

Il meurt le 10 mai 1569 à Montilla, dans la province de Cordoue. 

Jean d’Avila a été béatifié, le 4 avril 1894, par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) et canonisé, le 31 mai 1970, par saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978). 

Le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013) a proclamé, dimanche 7 octobre 2012, saint Jean d’Avila et sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179) docteurs de l’Église. 

Pour un approfondissement :

>>> Vie et œuvres de saint Jean d’Avila

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Jean d’Avila priez pour nous !

10.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,15-21. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.
Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous.
l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.
Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.
D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.
En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous.

Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)

moine grec

Hymnes 55, SC 196 (Hymnes III ; trad. J. Paramelle et L. Neyrand, éd du Cerf, 2003 ; p. 265-267 ; rev.)

« Vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous »

« Moi, [dit Dieu] je suis éloigné de toutes les créatures, mais quand je suis devenu créature, moi le Créateur de tout, par la chair, je me suis contenté de devenir semblable aux hommes, assumant une âme et une intelligence semblable aux leurs ; mais je ne les ai pas tous, du même coup, à ce moment, rendus dieux, eux les hommes : c’est moi qui suis devenu homme, de mon côté, et c’est par la foi, par l’observation de mes commandements, ainsi que par le baptême, dans la divine communion à mes redoutables mystères, qu’à tous j’accorde la vie. Et quand je dis : la vie, je désigne mon Esprit divin. Toutefois qu’ils sachent cela, comme l’a dit Paul : ceux qui possèdent mon Esprit dans leur cœur, ils le possèdent qui brille et qui crie vers mon Père, et par eux il me dit : Oh, abba ! mon Père ! Car ils sont devenus enfants de Dieu, et, avec confiance ils me reconnaissent, me regardent et m’appellent Père (cf. Rm 8,15-16 ; Gal 4, 6), et Lui, dit à chacun de ceux qui le possèdent actuellement en eux-mêmes, en toute vérité : Ne craignez pas, mes enfants ! c’est moi ! Vous le voyez, je suis au-dedans de vous, avec vous, et, de la corruption et de la mort, une fois pour toutes, je vous libère et vous fait voir de qui je vous ai fait devenir, vous, oui, les enfants et les amis ! Réjouissez-vous dans le Seigneur ! » (…) ‒ Tout cela est digne de foi, ô mon Christ, digne d’amour. À ceux que tu as connu d’avance, bien connus, ceux à qui tu as donné de devenir conformes à ton image dans l’Esprit divin, tout cela est à leur portée, parce qu’ils ont été appelés par toi-même à la joie ineffable pour les siècles.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 8,5-8.14-17. 

En ces jours-là, Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ.
Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient.
Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris.
Et il y eut dans cette ville une grande joie.
Les Apôtres, restés à Jérusalem, apprirent que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu. Alors ils y envoyèrent Pierre et Jean.
À leur arrivée, ceux-ci prièrent pour ces Samaritains afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint ;
en effet, l’Esprit n’était encore descendu sur aucun d’entre eux : ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus.
Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint.

Psaume 66(65),1-3a.4-5.6-7a.16.20. 

R/ Terre entière, acclame Dieu, chante le Seigneur ! (Ps 65, 1)

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom, 
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »

Toute la terre se prosterne devant toi, 
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.
Venez et voyez les hauts faits de Dieu, 
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme : 
ils passèrent le fleuve à pied sec. 
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu : 
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière, 
ni détourné de moi son amour !

Première lettre de saint Pierre Apôtre 3,15-18. 

Bien-aimés, honorez dans vos cœurs la sainteté du Seigneur, le Christ. Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous ;
mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, afin que vos adversaires soient pris de honte sur le point même où ils disent du mal de vous pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ.
Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si c’était la volonté de Dieu, plutôt qu’en faisant le mal.
Car le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois, lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans la chair, mais vivifié dans l’Esprit.

À Pompéi, Léon XIV appelle à un engagement spirituel et religieux pour la paix

Messe de Léon XIV au sanctuaire Notre-Dame du Rosaire de Pompéi

À Pompéi, Léon XIV appelle à un engagement spirituel et religieux pour la paix

Lors d’une célébration eucharistique au sanctuaire marial de Pompéi, vendredi 8 mai, le Pape Léon XIV a placé son pontificat sous la protection de la Vierge Marie et lancé un vibrant appel à la paix mondiale. Dans une méditation centrée sur le Rosaire, l’Eucharistie et la miséricorde, le Souverain pontife a également exhorté les fidèles à redécouvrir une foi vivante face aux guerres, aux crises familiales et à l’éloignement des valeurs chrétiennes. 

Augustine Asta – Cité du Vatican

Le Pape Léon XIV a choisi le sanctuaire de Pompéi pour sa première visite pastorale en Italie, un an exactement après avoir reçu la charge de Successeur de Pierre, et le jour même de la Supplication à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi.

Devant environ 20 000 fidèles réunis dans la cité mariale fondée par saint Bartolo Longo, le Souverain pontife a expliqué avoir voulu placer son ministère «sous la protection de la Sainte Vierge». En choisissant le nom de Léon, le Pape s’inscrit aussi, a-t-il fait savoir, dans l’héritage de Léon XIII, connu, entre autres, pour avoir fortement encouragé la prière du Rosaire. L’évêque de Rome a ensuite rappelé le rôle fondateur de saint Bartolo Longo et de son épouse, la comtesse Marianna Farnararo De Fusco, qui firent naître à Pompéi non seulement un sanctuaire, mais une véritable «cité mariale».

Le Rosaire, une école de contemplation

Dans son homélie, le Pape Léon XIV a développé une longue réflexion théologique sur le Rosaire, qu’il décrit comme une prière profondément christologique et eucharistique. Selon le Pape, la répétition du «Je vous salue Marie» constitue «un acte d’amour» qui conduit le croyant vers Jésus et vers l’Eucharistie. Il a insisté par ailleurs sur le fait que cette prière populaire ne devait jamais devenir mécanique, mais demeurer une méditation vivante des mystères du Christ.

Le Souverain pontife a également souligné que le Rosaire accompagne depuis des siècles la vie spirituelle de l’Église et des familles chrétiennes: «Le Rosaire rythme nos vies, nous ramenant sans cesse à Jésus et à l’Eucharistie.» Au début des années 2000, saint Jean-Paul II voyait déjà dans le Rosaire un «abrégé de l’Évangile», enrichi des Mystères lumineux, a rappelé Léon XIV. 

Marie, «Mère de Miséricorde»

Revenant sur le récit de l’Annonciation, le 266e Successeur de Pierre a présenté Marie comme celle par qui «la caresse de Dieu» rejoint une humanité blessée par «le péché, l’oppression et la guerre». Il a insisté sur la dimension universelle du salut chrétien, affirmant que le «oui» de Marie donne naissance à la fois au Christ et à l’Église. Citant le concile Vatican II et saint Augustin, il a rappelé que la Vierge est à la fois «Mère de Dieu» et «Mère de l’Église». La contemplation des mystères du Christ à travers le Rosaire permet au croyant de revivre spirituellement les grandes étapes de l’Évangile, de Nazareth au Cénacle.

Un appel fort à la paix mondiale

Le Pape a évoqué les conflits qui continuent de ravager plusieurs régions du monde. Déplorant «les images de mort» diffusées quotidiennement par les médias, il a appelé à un engagement non seulement diplomatique et économique, mais aussi «spirituel et religieux» pour construire la paix, à l’image des initiatives de prière lancées par Jean-Paul II à Assise en 1986, et poursuivies par le Pape François. Selon Leon XIV, la paix «naît du cœur» et exige une conversion intérieure. Le Saint-Père a également dénoncé une économie mondiale qui «préfère le commerce des armes au respect de la vie humaine».

Famille, charité et défense des plus vulnérables

Le Souverain pontife a enfin rendu hommage à l’œuvre sociale de saint Bartolo Longo, connu pour avoir accueilli orphelins et enfants de prisonniers à Pompéi. Dans cette même perspective, il a rappelé que la prière chrétienne doit toujours conduire à des actes concrets de charité. Citant la première lettre de saint Jean —«N’aimons pas en paroles ni en discours, mais en actes et en vérité»— il a exhorté les fidèles à unir foi et engagement envers les plus fragiles. Le Pape s’est également inquiété de «l’affaiblissement du lien conjugal» et des tensions internationales croissantes, qu’il considère comme deux défis majeurs pour le monde contemporain.

“Aucune puissance terrestre ne sauvera le monde, sauf le pouvoir divin de l’amour”

Concluant son homélie, Léon XIV a lancé un appel à la confiance et à l’espérance chrétienne face aux crises actuelles. «Croyons en Lui, espérons en Lui, suivons-Le!», a-t-il déclaré en référence au Christ, avant de confier à l’intercession de la Vierge de Pompéi la paix du monde et l’avenir de l’Église.

Source : VATICANNEWS, le 8 mai 2026