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08.12.2025 – Prière à la Vierge Marie avec le pape Léon XIV à Rome

Devant l’Immaculée, Léon XIV demande à la Vierge de prendre soin de l’humanité éprouvée

Comme c’est la tradition chaque 8 décembre, pour la fête de l’Immaculée Conception, le Pape Léon XIV s’est rendu ce lundi après-midi sur la place d’Espagne, au centre de Rome, pour une prière à Marie au pied de la Colonne de l’Immaculée. À moins d’un mois de la cloture de l’Année sainte, le Souverain pontife a prié pour que «l’espérance jubilatoire fleurisse à Rome et dans tous les coins de la terre». 

Vatican News

Quelques heures après avoir prononcé la prière mariale de l’Angélus place Saint-Pierre, le Pape Léon XIV s’est rendu au pied de la Colonne de l’Immaculée, au cœur de la cité éternelle, s’inscrivant dans la tradition initiée par le Pape Jean XXIII en 1958. Le Souverain pontife a été accueilli par les autorités ecclésiastiques et politiques de la ville, dont le vicaire général du diocèse de Rome, le cardinal Baldassare Reina, et le maire Roberto Gaultieri.

Au chant des Litanies à la Très Sainte Vierge Marie, le Saint-Père s’est recueilli devant la statue haute de douze mètres de la Mère du Seigneur, dont le bras était orné d’une couronne de fleurs blanches déposée à l’aube par les pompiers. Léon XIV a prononcé une prière de remerciement et de supplication pour celle dont la «transparence illumine Rome d’une lumière éternelle». En cette année jubilaire, a poursuivi le Pape «de nombreux pèlerins venus du monde entier, ô Immaculée, ont parcouru les rues de cette ville». L’Évêque de Rome a décrit «une humanité éprouvée, parfois accablée», désireuse d’espérance.

«Que l’espérance du Jubilé s’épanouisse à Rome et aux quatre coins du monde» a imploré le Saint-Père. L’année dernière, le 8 décembre 2024, c’est le Pape François qui avait prié aux pieds de Marie et lui avait confié le Jubilé imminent, «un message d’espérance pour l’humanité éprouvée par les crises et les guerres». Un an plus tard, à moins d’un mois de la clôture du Jubilé, le Successeur de Pierre a renouvelé ce souhait:  «Après les portes saintes, que d’autres portes s’ouvrent désormais, celles de foyers et d’oasis de paix où la dignité puisse s’épanouir à nouveau, où l’éducation à la non-violence puisse être enseignée et l’art de la réconciliation appris».

Parmi les centaines de fidèles romains et de pèlerins étrangers rassemblés sur la place figuraient de nombreuses personnes malades et en fauteuil roulant, accompagnées par des membres de la Croix Rouge italienne ou de différentes congrégations religieuses, que le Pape a salué un à un.

Voici une traduction intégrale de la prière du Pape sur la place d’Espagne:

Je te salue, ô Marie! Réjouis-toi, pleine de grâce, de cette grâce qui, telle une douce lumière, illumine ceux sur qui brille la présence de Dieu.

Le Mystère t’a entourée dès le commencement, dès le sein de ta mère, il a commencé à accomplir en toi de grandes choses, qui ont bientôt requis ton consentement, ce «oui» qui a inspiré tant d’autres «oui».

Immaculée, Mère d’un peuple fidèle, ta transparence illumine Rome d’une lumière éternelle, ton chemin embaume ses rues plus que les fleurs que nous t’offrons aujourd’hui. De nombreux pèlerins venus du monde entier, ô Immaculée, ont parcouru les rues de cette ville à travers l’histoire et en cette Année jubilaire. Une humanité éprouvée, parfois accablée, humble comme la terre dont Dieu l’a façonnée, et en qui souffle sans cesse son Esprit de vie.

Regarde, ô Marie, tant de fils et de filles en qui l’espérance ne s’est pas éteinte: Que ce que ton Fils a semé germe en eux, Lui, le Verbe vivant qui en chacun demande à grandir davantage, à prendre chair, visage et voix. Que l’espérance du Jubilé s’épanouisse à Rome et aux quatre coins du monde, espérance du monde nouveau que Dieu prépare, et dont tu es, ô Vierge, comme le bourgeon et l’aurore. Après les portes saintes, que d’autres portes s’ouvrent désormais, celles de foyers et d’oasis de paix où la dignité puisse s’épanouir à nouveau, où l’éducation à la non-violence puisse être enseignée et l’art de la réconciliation appris.

Que le règne de Dieu vienne, la nouveauté que tu as tant espérée et à laquelle tu t’es ouverte pleinement, comme enfant, comme jeune femme et comme mère de l’Église naissante. Inspire de nouvelles perspectives à l’Église en pèlerinage à Rome, et aux Églises particulières qui, en tout lieu, rassemblent les joies et les espoirs, les peines et les angoisses de nos contemporains, en particulier les pauvres, et de tous ceux qui souffrent. Le baptême engendre encore des hommes et des femmes saints et immaculés, appelés à devenir des membres vivants du Corps du Christ, un Corps qui agit, console, réconcilie et transforme la cité terrestre où se prépare la Cité de Dieu. Intercède pour nous, aux prises avec des changements qui semblent nous prendre au dépourvu et nous rendre impuissants. Inspire des rêves, des visions et du courage, toi qui sais mieux que quiconque que rien n’est impossible à Dieu, et qu’en même temps Dieu n’agit jamais seul.

Conduis-nous, avec la même hâte qui t’animait jadis vers ta cousine Élisabeth et la même crainte qui t’animait en tant qu’exilée et pèlerine, pour être bénie, certes, mais parmi toutes les femmes, la première disciple de ton Fils, Mère de Dieu avec nous. Aide-nous à toujours être l’Église avec et parmi le peuple, fermente la pâte d’une humanité qui crie justice et espérance. Immaculée, femme d’une beauté infinie, prends soin de cette ville, de cette humanité. Montre-lui Jésus, conduis-la à Jésus, présente-la à Jésus.

Source : VATICANNEWS, le 8 décembre 2025

08.12.2025 – ANGÉLUS À ROME

Angélus de l’Immaculée: comme Marie dire «oui» à la mission choisie par le Seigneur

Avant de réciter la prière de l’Angélus, le Pape Léon XIV est revenu sur l’évangile de ce 8 décembre, où l’Église célèbre la Solennité de l’Immaculée Conception. À l’image du «oui» de Marie à l’annonce de l’Ange Gabriel, le Saint-Père a invité les fidèles à donner leur «consentement généreux» à la mission à laquelle le Seigneur les appelle.

Vatican News

S’adressant à la foule réunie place Saint-Pierre, éclairée par un doux soleil hivernal, le Pape Léon XIV a souligné la joie suscitée par le dessein de Dieu pour Marie. «Le Père céleste l’a voulue «entièrement exempte de la tâche du péché originel», a souligné le Saint-Père rappelant le dogme promulgué par le Pape Pix IX, le 8 décembre 1854.

«Le Seigneur a accordé à Marie la grâce extraordinaire d’un cœur totalement pur, en vue d’un miracle encore plus grand: la venue au monde, en tant qu’homme, du Christ sauveur » rappelle le Pape. L’Évêque de Rome a poursuivi en citant le passage de l’évangile selon saint Luc (Lc 1, 31-33) qui relate l’annonce de l’archange Gabriel à Marie: «La Vierge l’a appris, avec l’étonnement propre aux humbles, par la salutation de l’Ange: «Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » (v. 28) et elle a répondu avec foi par son “oui”: «Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole» (v. 38).

Les nombreux fidèles réunis place Saint-Pierre.

Les nombreux fidèles réunis place Saint-Pierre.   (@Vatican Media)

Le Pape augustin a ensuite convoqué les paroles de l’évêque d’Hippone à propos de ce passage de l’Évangile: «Marie crut donc et ce qu’elle crut s’accomplit en elle» (Sermo 215, 4). «Le don de la plénitude de grâce, dans la jeune fille de Nazareth, a pu porter ses fruits parce qu’Elle l’a accueilli dans sa liberté, en embrassant le projet de Dieu», a expliqué le Saint-Père. «Le Seigneur agit toujours ainsi: il nous fait de grands dons, mais nous laisse libres de les accepter ou non».  En ce 8 décembre, où l’Église célèbre la Solennité de l’Immaculée Conception, le Pape a invité les fidèles à croire eux aussi, «comme Elle a cru», en donnant leur«consentement généreux» à la mission à laquelle le Seigneur les appelle.

Le don du baptême

Soulignant la grandeur du «don de l’Immaculée Conception», le Pape a dressé un parallèle avec le don du baptême, moment à partir duquel, «lavés du péché originel, nous sommes devenus enfants de Dieu, sa demeure et le temple de son Esprit». «Le “oui” de la Mère du Seigneur est merveilleux, mais le nôtre peut l’être aussi, renouvelé chaque jour fidèlement, avec gratitude, humilité et persévérance, dans la prière et dans les œuvres concrètes de l’amour, des gestes les plus extraordinaires aux engagements et aux services les plus ordinaires et quotidiens, afin que Jésus puisse être connu, accueilli et aimé partout et que son salut parvienne à tous» a assuré le Saint-Père. «Demandons cela aujourd’hui au Père, par l’intercession de l’Immaculée, tandis que nous prions ensemble avec les paroles auxquelles elle-même a cru la première» a-t-il conclu.

Source : VATICANNEWS, le 8 décembre 2025

08.12.2025 – HOMÉLIE POUR LA SOLENNITÉ DE L’IMMACULÉE CONCEPTION

Gen 3,9…20; Eph 1, 3…12; Luc 1, 26-38 

H O M É L I E

Les lectures de ce matin sont d’une richesse extraordinaire. Elles nous présentent une fresque grandiose de l’Histoire du Salut depuis le moment de la création jusqu’à la plénitude des temps. Et même la lettre aux Éphésiens nous fait remonter plus haut encore, avant même la création du monde, au moment où nous avons tous été choisis dans le Christ pour que nous soyons, dans l’amour ses fils et ses filles, saints et irréprochables devant Lui.

Au début de la création, il y a un homme et une femme, Adam et Ève, créés à l’image de Dieu, qui malheureusement compromettent gravement cette image en eux. Lorsque les temps sont accomplis, il y a encore une femme et un homme, Marie et Jésus, qui restaurent cette image pour toute l’humanité. Et nous savons par le récit grandiose de l’Apocalypse qu’à la fin des temps, dans la Jérusalem céleste, il y aura de nouveau une femme et son fils, la femme couronnée de douze étoiles et son fils qui règnera sur le trône de gloire pour toujours.

Dans le récit de la Genèse et celui de l’Évangile d’aujourd’hui, les parallèles et les contrastes sont frappants. Dans le premier cas il y a le serpent qui trompe ; dans le second il y a l’ange de Dieu qui apporte le message de salut. Dans le premier cas il y a la malédiction, dans le second la bénédiction. Dans le premier cas il y a la peur et l’autojustification ; dans le second il y a la confiance et l’abandon.

Toute cette histoire est une hymne à la grandeur de l’humanité telle qu’elle est jaillie des mains de Dieu. Il avait créé l’homme et la femme pour être ses enfants. La beauté de leur être créé consistait en leur fragilité. Ils ne sont pas des dieux, ils sont des êtres créés, limités, et donc vulnérables devant les forces du mal et du néant. Dès le début de leur existence tout semble compromis. Ils semblent perdre la bataille. Mais Ève, la vivante et la mère de tous les vivants sera fidèle à son nom et ne laissera pas les forces de la mort vaincre la vie dont elle est dépositaire.

Dieu a mis une inimitié entre la femme et les forces de la mort représentées par le serpent. La vie sera finalement plus forte que la mort et après une longue évolution et une longue attente, la Vie connaîtra la victoire totale et définitive sur la mort en une autre femme, une autre Ève, une toute jeune fille nommé Marie, qui devient la Mère de Celui qui est la Vie même. Finalement apparaît, la femme qui est totalement fidèle à son nom, celle en qui la Vie a totalement vaincu les forces du serpent, la pleinement vivante, la mère de la Vie et de tous les vivants. C’est cette victoire de la Vie en elle, dès le premier instant de son existence, que nous célébrons aujourd’hui. Ainsi l’hostilité entre le serpent et la femme, établie par le créateur, s’est soldée par la victoire totale de la Femme.

Le récit de la Genèse est une représentation symbolique de la lutte de tous les jours en chacun de nos coeurs entre le bien et le mal, entre la vie qui ne cesse de vouloir croître en plénitude et la mort qui nous rappelle vers le néant — entre le serpent qui a fait en nous un nid dont il ne veut pas se laisser déloger, et l’Esprit de Dieu qui veut nous couvrir de son ombre et faire naître en nous la vraie vie. Il y a en chacun de nous Adam, qui se laisse bêtement entraîner vers la transgression et qui, tout penaud, dit : « je me suis caché parce que j’étais nu». Il y a aussi en chacun de nous Ève qui s’est, bien sûr, laissée tromper, et qui a même entraîné Adam dans son erreur, mais qui maintiendra vivante l’inimitié entre elle et le serpent jusqu’à ce qu’elle lui écrase la tête.

          Cette victoire n’est pas seulement la sienne ; elle est celle de toute l’humanité. Elle est la nôtre. Aussi, dès le moment que cette victoire de la Vie sur les forces du mal a été confirmée par la disposition de Marie à laisser la Vie la pénétrer, l’oeuvre de notre rédemption peut commencer et déjà Luc, dans son récit, fait apparaître la naissance du Précurseur.

          Le récit de Luc se termine par les mots. « Alors l’ange la quitta. » Marie reste seule avec son secret. Elle le portera neuf mois. Bientôt elle nous partagera ce secret ; c’est ce que nous célébrerons à Noël.

Dom Armand Veilleux

Source : Abbaye Notre- Dame de Scourmont

08.12.2025 – SAINT DU JOUR

St Noël Chabanel

Saint Noël Chabanel
Prêtre s.j. et martyr  au Canada

Noël Chabanel naît à Saugues (Haute-Loire, France) le 2 février 1613. 

Il entre au noviciat de Toulouse le 9 février 1630. Il enseigne au collège de cette même ville (1632–1639), y étudie la théologie (1639–1641), y fait sa troisième probation (1641–1642). 

Après avoir été professeur de rhétorique au collège de Rodez, il arrive à Québec le 15 août 1643, y reste un an, puis monte en Huronie.
Des huit Martyrs canadiens, il est le seul qui n’eut pas de facilité pour l’étude des langues. 

Brillant professeur de rhétorique en France, il éprouvait une indicible répugnance pour les us et coutumes des Amérindiens. « Jamais pour tout cela, écrit le père Ragueneau, il n’a voulu se détacher de la Croix où Dieu l’avait mis ; jamais il n’a demandé d’en sortir. Mais au contraire, pour s’y attacher plus inviolablement, il s’obligea par vœu d’y demeurer jusqu’à la mort, afin de mourir sur la Croix ». La Relation de 1650 nous a conservé le texte de ce vœu héroïque.

Au début de décembre 1649, il était à la mission Saint-Jean, chez les Pétuns, quand il reçut l’ordre de se rendre à la résidence centrale Sainte-Marie II de l’île Saint-Joseph. Parti le 7 décembre, il était le lendemain traîtreusement assassiné par un Huron apostat. La Relation de 1650 raconte la mort de Chabanel, mais ignore les motifs de l’assassinat. Dans le « Manuscrit de 1652 », le père Ragueneau est mieux renseigné : il fait état de l’aveu du meurtrier, Louis Honarreennha, qui a déclaré avoir tué Chabanel en haine de la foi.

Noël Chabanel et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés le 29 juin 1930, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939). 
Le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada. 

La célébration liturgique des 8 saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l’Église universelle.

Pour un approfondissement biographique sur les martyrs, cliquer sur les noms ci-dessous : 

Antoine Daniel
Charles Garnier
Gabriel Lalemant 
Isaac Jogues
Jean Brébeuf 
Jean de La Lande
Noël Chabanel
René Goupil

Source principale : biographi.ca/fr/ (« Rév. x gpm »).

Saint Noël Chabanel priez pour nous !

08.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38. 

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.


Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.


Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

religieuse

Petit journal, § 1746 (Petit journal, la Miséricorde divine dans mon âme ; trad. Apostolat de la Miséricorde divine ; Parole et Dialogue, 2002, p. 579 ; rev.)

Par une Vierge immaculée, Ta miséricorde est venue jusqu’à nous

Sois adoré, Dieu miséricordieux, Parce que Tu as daigné T’abaisser du ciel jusqu’à la terre. Nous Te louons en grande humilité, Pour avoir daigné élever tout le genre humain. Insondable et inconcevable dans Ta miséricorde, Tu prends un corps, par amour pour nous, D’une Vierge immaculée, qui ne fut jamais effleurée par le péché, Car telle était Ta prédilection depuis les siècles. La Vierge sainte, ce lis blanc comme neige, Adore la première la toute-puissance de Ta miséricorde. Pour la venue du Verbe, Son Cœur pur – s’ouvre avec amour, Elle croit aux paroles du Messager divin et s’affermit dans la confiance. Le ciel s’est étonné que Dieu se soit fait homme, Qu’il y ait sur terre un cœur digne de Dieu lui-même. Pourquoi ne t’unis-Tu pas à un Séraphin, mais à un pécheur ? Oh ! car c’est un mystère de Ta miséricorde, Malgré la pureté du cœur virginal. Ô mystère de la miséricorde divine, ô Dieu de pitié, Tu as daigné abandonner le trône céleste, Et Tu T’es abaissé vers notre misère, vers la faiblesse humaine, Car ce n’est pas aux anges, mais à l’homme que la miséricorde est nécessaire. Pour exprimer dignement la miséricorde du Seigneur, Nous nous unissons à Ta Mère Immaculée, Notre hymne Te sera plus agréable alors, Car Elle est choisie d’entre les anges et les hommes. Par Elle, comme par un pur cristal, Ta miséricorde est venue jusqu’à nous, Par Elle, l’homme est devenu agréable à Dieu, Par Elle s’écoulent sur nous les torrents de toutes grâces.

LECTURES :

Livre de la Genèse 3,9-15.20. 

Quand Adam eut mangé du fruit de l’arbre, le Seigneur Dieu l’appela et lui dit : « Où es-tu donc ? »
L’homme répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. »
Le Seigneur reprit : « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? »
L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. »
Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. »
Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.
Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. »
L’homme appela sa femme Ève (c’est-à-dire : la vivante), parce qu’elle fut la mère de tous les vivants.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4. 

R/ Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles. (Ps 97, 1a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
car il a fait des merveilles ; 
par son bras très saint, par sa main puissante, 
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire 
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, 
sonnez, chantez, jouez !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,3-6.11-12. 

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ ! Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ.
Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour.
Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ. Ainsi l’a voulu sa bonté,
à la louange de gloire de sa grâce, la grâce qu’il nous donne dans le Fils bien-aimé.
En lui, nous sommes devenus le domaine particulier de Dieu, nous y avons été prédestinés selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé : il a voulu
que nous vivions à la louange de sa gloire, nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.