Auteur : ndfatima
Au cœur de la péninsule arabique, Marie veille

Au cœur de la péninsule arabique, Marie veille
Les origines de la dévotion à Notre Dame d’Arabie remontent au milieu du XXe siècle, lorsque les Pères Carmes Déchaussés, originaires d’Irak, sont arrivés au Koweït à la fin des années 1940 pour venir en aide à la communauté catholique grandissante. Parmi leurs priorités pastorales figurait la nourriture spirituelle d’un troupeau hétérogène : des travailleurs, des familles et des migrants qui aspiraient ardemment à un sentiment d’appartenance et à la protection divine dans un pays loin du leur.
C’est dans ce contexte que les Carmes ont introduit une image mariale, connue par la suite sous le nom de Notre-Dame d’Arabie, afin qu’elle serve de présence maternelle unificatrice pour les catholiques dispersés dans le Golfe.
L’image actuelle provient d’une statue de 1919 de Notre-Dame du Mont Carmel provenant de la basilique du monastère Stella Maris à Haïfa, en Israël.
Le premier grand triomphe de cette dévotion eut lieu en 1960, à l’occasion du dixième anniversaire de l’arrivée de la statue au Koweït. En signe de gratitude pour les innombrables faveurs reçues par l’intercession de Marie, le Vicaire Apostolique du Koweït invita les fidèles à contribuer tout au long de l’année 1959 à la création de précieuses couronnes en or. Réalisées avec le plus grand soin dans les moindres détails, les couronnes furent envoyées à Rome et présentées au pape Saint Jean XXIII le 17 mars 1960.
Le pape délégua le cardinal Valerian Gracias, archevêque de Bombay, pour couronner la statue en son nom. Après une messe pontificale solennelle, le cardinal posa les couronnes d’or sur la tête de l’Enfant Jésus et de la Vierge Marie, scellant ainsi l’un des plus beaux chapitres de l’histoire initiale de cette dévotion. Le 5 janvier 2011, le pape Benoît XVI a approuvé le patronage de Notre Dame d’Arabie en tant que patronne principale du golfe Arabique.
La cathédrale Notre-Dame d’Arabie à Bahreïn a été consacrée en 2021 par le cardinal Luis Antonio Tagle, alors Préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples.
Mgr Berardi, vicaire apostolique d’Arabie septentrionale, a réaffirmé la signification durable de cette présence mariale. En 2025, il a supervisé l’élévation du sanctuaire d’Ahmadi, où se trouve la statue originale vénérée, au rang de basilique mineure. Mgr Aldo fait remarquer que la présence ininterrompue d’une statue mariale pendant plus de 75 ans au cœur de la péninsule arabique est extraordinaire, compte tenu du contexte culturel et religieux de la région, où les images sacrées sont généralement limitées.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
20.03.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Claudia et ses compagnes
Martyrisées à Amide, en Asie mineure
(4e siècle)
Alexandra, Claudia, Euphrasie, Matrone, Julienne, Euphémie, Théodosie, Derphuta et une de ses sœurs, ses six compagnes martyres, sous Dioclétien. Elles étaient venues défendre des chrétiens devant le gouverneur d’Aminsos en Cappadoce. Les soldats se ruèrent sur elles et les dépouillèrent de leurs vêtements pour s’en amuser et les exposer à la risée de la foule. Puis ils les fouettèrent avec des verges pour les déchirer. Elles furent finalement jetées dans une fournaise.
Ste Claudia et ses compagnes priez pour nous !

20.03.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 7,1-2.10.14.25-30.

En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer.
La fête juive des Tentes était proche.
Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.
On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait.
Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ?
Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ?

Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. »
Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas.
Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »
On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Bernard (1091-1153)
moine cistercien et docteur de l’Église
24ème sermon sur le Cantique (trad. Béguin, Seuil 1953, p. 296 rev.)
« Chaque arbre se reconnaît à son fruit »
Si vous croyez au Christ, faites les oeuvres du Christ, afin que vive votre foi ; l’amour animera cette foi, l’action en fera la preuve. Vous qui prétendez demeurer en Jésus Christ, il faut marcher comme lui. Si vous recherchez la gloire, si vous enviez les heureux de ce monde, si vous dites du mal des absents et si vous rendez le mal pour le mal, ce sont là des choses que le Christ n’a pas faites. Vous dites que vous connaissez Dieu, mais vos actes le nient…: « Cet homme m’honore des lèvres, dit l’Écriture, mais son cœur est loin de moi » (Is 29,13; Mt 15,8)… Or la foi, même droite, ne suffit pas à faire un saint, un homme droit, si elle n’opère pas dans l’amour. Celui qui est sans amour est incapable d’aimer l’Épouse, l’Église du Christ. Et les oeuvres, même accomplies dans la droiture, ne parviennent pas sans foi à rendre le cœur droit. On ne peut attribuer la droiture à un homme qui ne plaît pas à Dieu ; or, « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu » (He 11,6). Celui qui ne plaît pas à Dieu, Dieu ne saurait lui plaire. Mais celui à qui Dieu plaît ne saurait déplaire à Dieu. Et celui à qui Dieu ne plaît pas, l’Église-Épouse non plus ne lui plaît pas. Comment donc pourrait-il être droit, celui qui n’aime ni Dieu ni son Église, à laquelle il est dit : « Les justes savent t’aimer » (Ct 1,3 Vulg). Au saint, la foi ne suffit pas sans les oeuvres, ni les oeuvres sans la foi, pour faire la rectitude de l’âme. Frères, nous qui croyons au Christ, il nous faut tenter de suivre une voie droite. Élevons à Dieu nos cœurs et nos mains ensemble, afin d’être trouvés entièrement droits, confirmant par des actes de droiture la rectitude de notre foi, aimant l’Église-Épouse et aimés de l’Époux, notre Seigneur Jésus Christ, béni par Dieu dans les siècles des siècles.

LECTURES :
Livre de la Sagesse 2,1a.12-22.
Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu’ils raisonnent ainsi en eux-mêmes :
« Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation.
Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme lui-même enfant du Seigneur.
Il est un démenti pour nos idées, sa seule présence nous pèse ;
car il mène une vie en dehors du commun, sa conduite est étrange.
Il nous tient pour des gens douteux, se détourne de nos chemins comme de la boue. Il proclame heureux le sort final des justes et se vante d’avoir Dieu pour père.
Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira.
Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires.
Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience.
Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »
C’est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s’égarent ; leur méchanceté les a rendus aveugles.
Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n’estiment pas qu’une âme irréprochable puisse être glorifiée.

Psaume 34(33),17-18.19-20.21.23.
R/ Le Seigneur est proche du cœur brisé. (Ps 33, 19a)
Le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur mémoire.
Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.
Il est proche du cœur brisé,
il sauve l’esprit abattu.
Malheur sur malheur pour le juste,
mais le Seigneur chaque fois le délivre.
Il veille sur chacun de ses os :
pas un ne sera brisé.
Le Seigneur rachètera ses serviteurs :
pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

19.03.2026 – MESSE DE LA SOLENNITÉ DE SAINT-JOSEPH À NOTRE-DAME DE PARIS
19.03.2026 – MESSE DE LA SOLENNITÉ DE SAINT JOSEPH
Le jeudi 19 mars 2026, à l’occasion de la solennité de saint Joseph, KTO retransmet en direct la messe depuis Nazareth, à 17h (heure de Paris). Présidée par le Custode de Terre Sainte, frère Francesco Ielpo, la célébration a lieu en la basilique de l’Annonciation à Nazareth. En partenariat avec le Christian Media Center.
19.03.2026 – CHAPELET À LOURDES
22.03.2026 – INTÉGRALITÉ DES LECTURES DU 5ÈME DIMANCHE DE CARÊME
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 5e dimanche de carême, année A.
22.03.2026 – HOMÉLIE DU 5ÈME DIMANCHE DE CARÊME – JEAN 11, 1-45

Dieu dans les larmes
Homélie par le Fr. Laurent Mathelot
Lectures: Évangile selon saint Jean 11, 1-45
Sans doute le savez-vous, c’est dans l’Évangile de ce dimanche que se trouve le plus court verset de la Bible, également un des plus profonds : « Jésus pleura » (Jn 11, 35). Ainsi, Dieu, en l’homme, pleure-t-il. Il pleure la mort d’un ami. Il pleure avec ceux que la mort de Lazare effondre. Il pleure la condition mortelle de l’homme.
Si on comprend aisément que les larmes du Christ montrent la profondeur de son humanité, que la résurrection de Lazare préfigure la sienne, que Jésus opère ici une résurrection prophétique – « Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé » – la difficulté à comprendre ce verset vient du récit lui-même.
Pourquoi Jésus pleure-t-il ? Il sait qu’il reverra Lazare vivant. D’ailleurs, le texte insiste pour nous dire qu’il ne se presse pas à son chevet, qu’il s’y rend pour montrer la gloire de Dieu. Pourtant, il pleure à la rencontre de Marthe et Marie. Et le récit souligne que, face à la tombe, il est repris par l’émotion. Il n’y a de doute pour personne que Lazare soit mort : cela fait quatre jours qu’il est au tombeau. Jésus ne feint pas ici le chagrin. Puisqu’il sait que Lazare vivra, c’est sur la mort-même qu’il pleure. Ainsi, prolongeant d’espérance chrétienne l’exclamation des Juifs alentours, pourrait-on dire : « Voyez comme il l’aimait vivant ! » Les larmes du Christ sont des larmes d’amour pour la vie de son ami défunt.
Le prénom Lazare vient de l’hébreu El’azar (אלעזר), signifiant « Dieu a aidé » ou « Dieu a secouru ». Nous comprenons, avec le récit, qu’il s’agit de nous secourir au bord de l’abîme, de pleurer nos larmes, de nous voir vivants au-delà de toute mort et de nous aider à sortir de nos tombeaux. Nous comprenons surtout que la résurrection d’entre les morts n’est pas qu’un processus ultime, qui se produira à la fin des temps ; qu’être chrétien, c’est entrer dans un processus résurrectionnel ; que la vie baptismale est en soi résurrection.
La semaine passée, nous avions médité sur les blessures héritées, toutes ces petites morts à soi, ces crucifixions personnelles que nous ont imposées des proches, nos familles et le monde qui nous entoure, répercutant parfois de génération en génération leurs propres blessures. De beaucoup de ces morts à nous-même, nous nous sommes relevés ; de beaucoup d’humiliations, blessures, chagrins et souffrances, nous avons déjà guéri. Et si nous creusons les motifs de tous ces relèvements, nous trouvons toujours l’amour. C’est par amour et pour l’amour que nous avons su déjà ressusciter des larmes qui nous ont été imposées.
L’amour transcende toujours les larmes et Jésus le sait. S’il pleure, c’est pour montrer que, même dans le deuil et les larmes, Dieu se trouve. Et il montrera sur la croix que, dans la mort, au-delà du sentiment ultime d’abandon, Dieu se trouve encore.
Avec Jésus, nous saisissons que les larmes sont les prémisses de la résurrection. Que toutes nos larmes – sur autrui ou sur nous-mêmes – sont aussi et avant tout des actes d’amour, qu’elles confessent un désir résurrectionnel brûlant, qu’elles sont un cri vers Dieu pour la vie. Et Dieu vient au bord de nos tombeaux pleurer avec nous.
C’est toujours à partir des larmes que nous ressuscitons. Ainsi faut-il changer notre regard sur nos chagrins, qui proclament autant notre affliction que notre amour pour la vie, et comprendre que nos larmes sont autant signes de deuil que désir de résurrection. C’est du fond des larmes que surgit la gloire de Dieu. Si nous parvenons à trouver le Christ dans les larmes, comme il se présente dans l’Évangile aujourd’hui – c’est-à-dire, si nous parvenons à trouver l’amour de Dieu dans nos chagrins, nos regrets, nos blessures – alors notre deuil s’accomplira et nous ressusciterons. Lazare signifie « Dieu a aidé ». Le Christ nous montre qu’il vient nous aider au bord de nos tombeaux, dans les larmes.
Le carême est un temps pour se pencher sur nos pleurs au bord de l’abîme et y trouver l’amour de Dieu en pleurs. De quels tombeaux de votre vie attendez-vous encore que quelqu’un vienne pleurer avec vous, avant de crier ‘Sors !’ ?

Source : RESURGENCE.BE, le 18 mars 2026
22.03.2026 – HOMÉLIE DU 5ÈME DIMANCHE DE CARÊME – JEAN 11,1-45

« Lazare, viens dehors ! »
Homélie par l’Abbé Jean Compazieu
Textes bibliques : Lire
Nous approchons de la fin du Carême. Les textes bibliques de ce dimanche nous laissent entrevoir la joie de Pâques, la victoire de la vie sur la mort. Nous sommes invités à participer à cette victoire en nous engageant au service de la paix et de la vie. Comme chaque année, le CCFD nous appelle à lutter contre les souffrances et les inégalités qui marquent notre monde. Nous le voyons bien, les pauvres sont de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux. L’actualité internationale est dominée par la violence, les conflits, la détresse de ceux qui fuient leur terre à la recherche d’un lieu de paix. Il est important d’être attentifs aux cris d’ici et de là-bas. Le CCFD-Terre Solidaire nous invite cette année à nous laisser toucher par les cris du monde et à les transformer en espérance partagée.
Pour ce combat, c’est vers le Seigneur que nous nous tournons. Les textes bibliques de ce dimanche voudraient nous y aider. Nous avons tout d’abord la première lecture qui nous ramène au quatrième siècle avant Jésus Christ. Le peuple d’Israël se trouve en grande détresse car il est déporté en terre d’exil. Mais le prophète Ézéchiel intervient pour raviver l’espérance des exilés. Dieu ouvrira le tombeau dans lequel ce peuple s’est englouti. Il le ramènera vers la terre d’Israël. Ce sera la victoire de la vie sur la mort. À travers ce texte biblique, nous avons déjà une approche de l’idée de résurrection.
Il y a un mot qui revient souvent dans l’Ancien Testament et dans l’Évangile : c’est le verbe « sortir ». Nous découvrons un Dieu qui fait « sortir » son peuple d’Égypte ; il lui annonce qu’il le fera sortir de ses tombeaux : « Je mettrai en vous mon Esprit et vous vivrez. » L’Évangile nous parle également d’un Dieu qui « sort ». Nous connaissons tous la parabole du semeur qui est sorti pour semer. Et nous n’oublions pas le maître qui sort pour embaucher jusqu’à la 11ème heure. Aujourd’hui, le CCFD nous invite à sortir de notre indifférence et de notre passivité. Comme au temps de Moïse, le Seigneur voit la misère de son peuple et il nous envoie pour le libérer de tout ce qui le détruit.
Dans la lettre aux Romains, l’apôtre Paul nous parle de l’Esprit qui nous fait sortir de l’emprise de la chair. Dans son langage, il s’agit des faiblesses de la condition humaine et du péché. Nous sommes appelés à vivre sous l’emprise de l’Esprit. À travers ce message, il nous revoie à la vie divine qui est semée en nous. Elle est le gage de notre résurrection. C’est la vie qui l’emporte sur la mort. Nous devenons de jour en jour plus attentifs, plus solidaires et généreux. Grâce à l’Esprit Saint, nous apprenons à ouvrir nos yeux, nos mains et notre cœur.
L’Évangile de ce dimanche nous fait assister à la sortie de Lazare de son tombeau. À travers ce geste extraordinaire, Jésus exprime pleinement son pouvoir sur la mort. Les disciples savent que cette montée vers Jérusalem est une marche vers la mort. Malgré leur incrédulité, il veut leur faire comprendre que cette route s’achèvera par la victoire de la vie.
De cet Évangile, nous devons surtout retenir la déclaration solennelle de Jésus : « Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ». Puis nous avons la réponse de Marthe : « Oui, Seigneur, je crois. » En lisant cet Évangile, nous prenons conscience d’une réalité importante : ce n’est pas seulement Lazare qu’il faut sortir de son tombeau ; c’est l’humanité tout entière qu’il faut délivrer de la mort. Nous sommes tous appelés à sortir de notre égoïsme, notre indifférence, notre péché. Comme pour Lazare, le Seigneur nous dit à tous : « Viens dehors ! »
Un simple retour à la vie ne fait que reculer l’échéance. Le Christ veut nous faire émerger à une autre vie. Il nous appelle à une vie nouvelle. Ce sera le triomphe de la vie sur la mort. C’est une vie qui ne passera pas. Mais avant toute chose, il nous faut entendre l’appel du Christ qui veut nous faire sortir de notre tombeau. Avec lui, c’est l’événement merveilleux de la victoire de la vie sur la mort. Nous sommes invités à vivre ce carême comme un passage vers une vie plus juste, plus solidaire, plus ouverte à Dieu et aux autres. Avec le Christ, nous pouvons toujours triompher de nos peurs et retrouver le courage et l’espérance de repartir en avant. C’est chaque jour qu’il nous faut ressusciter avec lui.
Aujourd’hui, le même Christ compte sur nous pour participer à cette œuvre de libération. Beaucoup de nos frères et sœurs sont un peu comme s’ils étaient enfermés dans des tombeaux. Nous pensons à tous ceux qui sont opprimés, sans travail, affamés ou malades. Nous croyons que le Seigneur peut ouvrir ces tombeaux-là. Mais nous savons aussi que sa parole et son action passent par nos engagements.
Le CCFD Terre solidaire nous lance un appel à transformer la clameur du monde en espérance. Il n’est pas acceptable que des hommes, des femmes et des enfants restent enfermés dans leur précarité. Le Christ nous apprend à écouter et à nous laisser toucher par leur souffrance. Il nous invite à ouvrir notre cœur, nos yeux, nos oreilles et nos mains. Les bandelettes qui entourent Lazare sont le symbole de notre égoïsme, de notre froideur et de notre indifférence. C’est de cela que Jésus veut nous libérer.
En appelant Lazare à venir dehors, Jésus s’adresse aussi à tous les hommes. Il les appelle tous par leur nom. Avec lui, la mort ne peut avoir le dernier mot. Elle est devenue un passage, une porte vers l’éternité. En ce jour, nous faisons nôtre la profession de foi de Marthe: « Je crois, Seigneur ; tu es le Fils de Dieu qui vient sauver le monde. »

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 15 mars 2026