Auteur : ndfatima
15.06.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Pourquoi la plus prestigieuse des universités catholiques américaines est consacrée à Marie ? (II)

Pourquoi la plus prestigieuse des universités catholiques américaines est consacrée à Marie ? (II)
L’université de Notre-Dame peut être considérée comme la plus prestigieuse des universités catholiques des États-Unis. En 2017, elle est classée 15e meilleure université nationale.
Marie est l’icône de l’Église car elle est le premier et le plus parfait exemple de ce que chaque Chrétien est appelé à être : un porteur du Christ pour le monde.
Dans sa lettre fondatrice, le Père Edward Sorin, CSCi écrivait : « Une consécration spéciale a été faite à la Sainte Mère de Jésus, non seulement de la terre qui devait porter son nom, mais aussi de l’institution qui devait y être fondée… J’ai présenté à la Sainte Vierge toutes ces âmes généreuses que le Ciel voudra bien appeler autour de moi en ce lieu, ou qui viendront après moi. »
Remarquez ce qu’il fait. Il confie l’ensemble de l’entreprise éducative à celle qui sait ce que signifie recevoir la vérité et se laisser transformer par elle. Car c’est ce que doit être l’éducation : non pas seulement le transfert d’informations, mais la formation de personnes capables de recevoir la réalité comme un don et d’y répondre de toute leur vie.
Dans les universités de recherche, on est tenté de traiter l’érudition et la dévotion comme des domaines distincts. La vie intellectuelle se déroule à un endroit, la vie spirituelle à un autre. L’Université de Notre-Dame a été fondée pour résister à cette division. Sa conviction fondatrice est que la quête de la vérité et la vie de foi font plus que coexister — elles vont de pair.
Marie incarne le modèle suprême de cette intégration. Dans son cœur qui médite — en chérissant, en contemplant, en recevant —, nous voyons à quoi ressemble la rencontre avec la vérité, non pas comme une information à traiter, mais comme un mystère à habiter. Elle a accueilli la Parole de Dieu avec rigueur et émerveillement, à la fois par l’esprit et par le cœur. C’est ce que l’éducation catholique, dans ce qu’elle a de meilleur, vise à former : des personnes capables d’en faire autant.
Cela importe car nous vivons à une époque où l’on suppose que l’intellectuel et le spirituel sont en conflit. Cette hypothèse produit des universités qui forment des personnes très intelligentes mais qui n’ont aucune idée de leur raison d’être. Il en résulte aussi des églises riches en dévotion mais intellectuellement superficielles. Il en résulte une culture qui a perdu la capacité de voir le monde comme chargé de sens.
Le père Sorin avait compris qu’une université consacrée à Marie serait différente. Elle refuserait le faux choix entre rigueur et révérence. Elle insisterait pour que les différents courants de la pensée catholique croisent toutes les formes de connaissance humaine. Elle formerait des étudiants dont l’apprentissage deviendrait un service de la justice et dont la vie construirait une société qui serait, selon les propres mots de l’université, « à la fois plus humaine et plus divine ».
Cette société — plus humaine et plus divine — est précisément l’horizon ouvert par la dévotion mariale.
Leonard J. De Lorenzo, 9 avril 2026
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
15.06.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Germaine Cousin
Vierge
(1579-1601)
Germaine Cousin naît à Pibrac, non loin de Toulouse. Sa courte vie de vingt-deux ans est une merveille de la grâce. Fille d’un pauvre laboureur, percluse de la main droite, scrofuleuse, elle fut, pour comble de malheur, privée de sa mère, à peine sortie du berceau. La petite orpheline devint l’objet de la haine et du mépris d’une belle-mère acariâtre et sans cœur ; la douleur, née avec elle, devait être sa compagne jusqu’à la mort. Cette pauvre ignorante fut instruite par Dieu même dans la science de la prière.
Bergère des troupeaux de la famille, elle passait son temps en conversations avec le Ciel ; le chapelet était son seul livre ; la Sainte Vierge était sa mère, les anges ses amis, l’Eucharistie sa vie. Souvent on la vit agenouillée dans la neige, traversant à pied sec le ruisseau voisin sans se mouiller, pour se rendre à l’église, où elle assistait chaque jour au Saint Sacrifice et communiait souvent, pendant que ses brebis paissaient tranquilles autour de sa quenouille plantée en terre. Charitable pour les pauvres, elle leur donnait son pauvre pain noir, ne vivant guère que de l’amour de Dieu ; et, un jour, le Ciel renouvela pour elle le miracle des roses devant les yeux de son impitoyable marâtre.
À sa mort, les anges et les vierges célestes chantèrent au-dessus de sa maison. Quarante ans plus tard, on trouva, comme par hasard, mais providentiellement, son corps intact avec un bouquet de fleurs fraîches, sous les dalles de l’église de sa paroisse. Elle est devenue un des grands thaumaturges et une des saintes les plus populaires de la France.
Pour un approfondissement biographique :
>>> Sainte Germaine Cousin
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.
Sainte Germaine Cousin priez pour nous !

15.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,38-42.

En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Œil pour œil, et dent pour dent’.
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.

Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897)
carmélite, docteur de l’Église
Poésies « Vivre d’amour » et « Pourquoi je t’aime, ô Marie » (OC, Cerf DDB 1996, p. 668)
« Laisse-lui encore ton manteau »
Vivre d’Amour, c’est donner sans mesure Sans réclamer de salaire ici-bas. Ah ! sans compter je donne, étant bien sûre Que lorsqu’on aime, on ne calcule pas ! Au Cœur Divin, débordant de tendresse, J’ai tout donné…. légèrement je cours Je n’ai plus rien que ma seule richesse : Vivre d’Amour. Vivre d’Amour, c’est bannir toute crainte, Tout souvenir des fautes du passé. De mes péchés je ne vois nulle empreinte, En un instant l’amour a tout brûlé ! Flamme divine, ô très douce fournaise, En ton foyer je fixe mon séjour. C’est en tes feux que je chante à mon aise (cf Dn 3,51) : « Je vis d’Amour ! »… « Vivre d’Amour, quelle étrange folie ! » Me dit le monde. « Ah ! cessez de chanter, « Ne perdez pas vos parfums, votre vie : « Utilement sachez les employer ! » T’aimer, Jésus, quelle perte féconde ! Tous mes parfums sont à toi sans retour, Je veux chanter en sortant de ce monde : « Je meurs d’Amour ! » Aimer c’est tout donner et se donner soi-même.

LECTURES :
Premier livre des Rois 21,1-16.
En ce temps-là, Naboth, de la ville de Yizréel, possédait une vigne à côté du palais d’Acab, roi de Samarie.
Acab dit un jour à Naboth : « Cède-moi ta vigne ; elle me servira de jardin potager, car elle est juste à côté de ma maison ; je te donnerai en échange une vigne meilleure, ou, si tu préfères, je te donnerai l’argent qu’elle vaut. »
Naboth répondit à Acab : « Que le Seigneur me préserve de te céder l’héritage de mes pères ! »
Acab retourna chez lui sombre et irrité, parce que Naboth lui avait dit : « Je ne te céderai pas l’héritage de mes pères. » Il se coucha sur son lit, tourna son visage vers le mur, et refusa de manger.
Sa femme Jézabel vint lui dire : « Pourquoi es-tu de mauvaise humeur ? Pourquoi ne veux-tu pas manger ? »
Il répondit : « J’ai parlé à Naboth de Yizréel. Je lui ai dit : “Cède-moi ta vigne pour de l’argent, ou, si tu préfères, pour une autre vigne en échange.” Mais il a répondu : “Je ne te céderai pas ma vigne !” »
Alors sa femme Jézabel lui dit : « Est-ce que tu es le roi d’Israël, oui ou non ? Lève-toi, mange, et retrouve ta bonne humeur : moi, je vais te donner la vigne de Naboth. »
Elle écrivit des lettres au nom d’Acab, elle les scella du sceau royal, et elle les adressa aux anciens et aux notables de la ville où habitait Naboth.
Elle avait écrit dans ces lettres : « Proclamez un jeûne, faites comparaître Naboth devant le peuple.
Placez en face de lui deux vauriens, qui témoigneront contre lui : “Tu as maudit Dieu et le roi !” Ensuite, faites-le sortir de la ville, lapidez-le, et qu’il meure ! »
Les anciens et les notables qui habitaient la ville de Naboth firent ce que Jézabel avait ordonné dans ses lettres.
Ils proclamèrent un jeûne et firent comparaître Naboth devant le peuple.
Alors arrivèrent les deux individus qui se placèrent en face de lui et portèrent contre lui ce témoignage : « Naboth a maudit Dieu et le roi. » On fit sortir Naboth de la ville, on le lapida, et il mourut.
Puis on envoya dire à Jézabel : « Naboth a été lapidé et il est mort. »
Lorsque Jézabel en fut informée, elle dit à Acab : « Va, prends possession de la vigne de ce Naboth qui a refusé de la céder pour de l’argent, car il n’y a plus de Naboth : il est mort. »
Quand Acab apprit que Naboth était mort, il se rendit à la vigne de Naboth et en prit possession.

Psaume 5,2-3.5-6ab.6c-7.
R/ Comprends ma plainte, Seigneur. (Ps 5, 2b)
Écoute mes paroles, Seigneur,
comprends ma plainte ;
entends ma voix qui t’appelle,
ô mon Roi et mon Dieu !
Tu n’es pas un Dieu ami du mal,
chez toi, le méchant n’est pas reçu.
Non, l’insensé ne tient pas
devant ton regard.
Tu détestes tous les malfaisants,
tu extermines les menteurs ;
l’homme de ruse et de sang,
le Seigneur le hait.

14.06.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
14.06.2026 – CHAPELET À LOURDES
14.06.2026 – ANGÉLUS À ROME
Angélus: «le regard de Jésus donne naissance à un peuple nouveau»
Avant la récitation de la prière de l’Angélus place Saint-Pierre, le Pape est revenu sur l’Évangile de Saint Matthieu (Mt 9,36 – 10,8) où le Christ choisit les douze apôtres pour les envoyer en mission. Une mission qui est d’offrir la consolation de Dieu à ceux qui souffrent, en apportant la charité là où règne la misère, l’espérance là où règne l’affliction, la foi là où règne la méfiance.
Olivier Bonnel – Cité du Vatican
Devant 20 000 fidèles rassemblés sous un chaud soleil place Saint-Pierre, le Pape a commenté ce dimanche l’évangile du jour, tiré de Saint Matthieu où Jésus envoie des ouvriers pour la moisson, et choisit les douze Apôtres. Un évangile «qui nous offre un immense cadeau, car il intègre tous ceux qui l’écoutent dans le regard de Jésus» a-t-il relevé. À traverse ce récit, le Christ voit les foules « désemparées et abattues » et est saisi de compassion.
Dieu regarde l’humanité, a souligné Léon XIV: «il voit l’oppression qui écrase et la violence qui prive de toute force. Il voit les blessures des guerres et la vacuité du consumérisme. Il voit des visages figés comme des masques, des familles broyées par le mal et des jeunes séduits par de faux idéaux. Jésus voit et aime. Il aime et souffre pour nous, avec nous : sa compassion exprime non seulement une proximité fraternelle, mais aussi une volonté de rédemption».
Offrir la consolation de Dieu
Face à tant de personnes semblables à des « brebis sans berger », le Christ se consacre à toutes comme un bon berger, et , en tant que maître de la moisson, il envoie des ouvriers dans le champ du monde. «Quel travail doivent-ils accomplir ?» a demandé le Pape, énonçant cette tâche: «offrir la consolation de Dieu à ceux qui souffrent : apporter la charité là où règne la misère, l’espérance là où règne l’affliction, la foi là où règne la méfiance».
L’évangile mentionne ensuite le nom de ces premiers ouvriers, douze disciples devenus apôtres «c’est-à-dire des missionnaires et des prédicateurs». À travers les siècles, a poursuivi le Souverain pontife, «la Bonne Nouvelle demeure immuable : éternellement jeune, fraîche et libératrice : « Le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 10,7)!»
Un regard qui transforme la réalité
Ce royaume est proche dans le sens où «Dieu se fait proche de chaque homme et de chaque femme, de chaque peuple et de chaque nation» a encore souligné Léon XIV, expliquant que «lorsque cet Évangile est annoncé et mis en pratique, le mal s’effondre comme une maladie qui prend fin (cf. v. 8), comme une nuit qui cède la place à l’aurore, comme la mort vaincue par le Ressuscité».
La mission de l’Église part donc du regard de Jésus, un regard qui transforme la réalité : «pleine d’amour, son initiative donne naissance à un peuple nouveau». «Oui, le don de Jésus est tout à fait gratis, car sa valeur dépasse toute mesure : il est impossible de le mériter ou de l’“acheter”. Cette grâce est le très beau nom de la miséricorde de Dieu qui nous rejoint partout, pour nous attirer à lui. « Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson » (Mt 9, 38) !»
Avant de réciter la prière mariale, le Pape a conclu sa méditation en résumant le coeur de la mission d’évangéliser à laquelle chaque ouvrier est appelé: une mission qui «découle du don de Dieu qui, dans le Christ, devient pardon pour le monde, service des plus petits et des plus pauvres, et engagement en faveur de la justice».
Source : VATICANNEWS, le 14 juin 2026