14.06.2026 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: «le regard de Jésus donne naissance à un peuple nouveau»

Avant la récitation de la prière de l’Angélus place Saint-Pierre, le Pape est revenu sur l’Évangile de Saint Matthieu (Mt 9,36 – 10,8) où le Christ choisit les douze apôtres pour les envoyer en mission. Une mission qui est d’offrir la consolation de Dieu à ceux qui souffrent, en apportant la charité là où règne la misère, l’espérance là où règne l’affliction, la foi là où règne la méfiance. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

Devant 20 000 fidèles rassemblés sous un chaud soleil place Saint-Pierre, le Pape a commenté ce dimanche l’évangile du jour, tiré de Saint Matthieu où Jésus envoie des ouvriers pour la moisson, et choisit les douze Apôtres. Un évangile «qui nous offre un immense cadeau, car il intègre tous ceux qui l’écoutent dans le regard de Jésus» a-t-il relevé. À traverse ce récit, le Christ voit les foules « désemparées et abattues » et est saisi de compassion. 

Dieu regarde l’humanité, a souligné Léon XIV: «il voit l’oppression qui écrase et la violence qui prive de toute force. Il voit les blessures des guerres et la vacuité du consumérisme. Il voit des visages figés comme des masques, des familles broyées par le mal et des jeunes séduits par de faux idéaux. Jésus voit et aime. Il aime et souffre pour nous, avec nous : sa compassion exprime non seulement une proximité fraternelle, mais aussi une volonté de rédemption».

Offrir la consolation de Dieu

Face à tant de personnes semblables à des « brebis sans berger », le Christ se consacre à toutes comme un bon berger, et , en tant que maître de la moisson, il envoie des ouvriers dans le champ du monde. «Quel travail doivent-ils accomplir ?» a demandé le Pape, énonçant cette tâche: «offrir la consolation de Dieu à ceux qui souffrent : apporter la charité là où règne la misère, l’espérance là où règne l’affliction, la foi là où règne la méfiance».

L’évangile mentionne ensuite le nom de ces premiers ouvriers, douze disciples devenus apôtres «c’est-à-dire des missionnaires et des prédicateurs». À travers les siècles, a poursuivi le Souverain pontife, «la Bonne Nouvelle demeure immuable : éternellement jeune, fraîche et libératrice : « Le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 10,7)!»

Un regard qui transforme la réalité

Ce royaume est proche dans le sens où «Dieu se fait proche de chaque homme et de chaque femme, de chaque peuple et de chaque nation» a encore souligné Léon XIV, expliquant que «lorsque cet Évangile est annoncé et mis en pratique, le mal s’effondre comme une maladie qui prend fin (cf. v. 8), comme une nuit qui cède la place à l’aurore, comme la mort vaincue par le Ressuscité». 

La mission de l’Église part donc du regard de Jésus, un regard qui transforme la réalité : «pleine d’amour, son initiative donne naissance à un peuple nouveau». «Oui, le don de Jésus est tout à fait gratis, car sa valeur dépasse toute mesure : il est impossible de le mériter ou de l’“acheter”. Cette grâce est le très beau nom de la miséricorde de Dieu qui nous rejoint partout, pour nous attirer à lui. « Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson » (Mt 9, 38) !» 

Avant de réciter la prière mariale, le Pape a conclu sa méditation en résumant le coeur de la mission d’évangéliser à laquelle chaque ouvrier est appelé: une mission qui  «découle du don de Dieu qui, dans le Christ, devient pardon pour le monde, service des plus petits et des plus pauvres, et engagement en faveur de la justice». 

Source : VATICANNEWS, le 14 juin 2026

Laisser un commentaire