Unir nos souffrances au Christ par Marie (II)

Giovanni Bellini, La Déploration du Christ, vers 1515, Gallerie dell’Accademia de Venise CC0/wikimedia

Unir nos souffrances au Christ par Marie (II)

Pour le monde, que le Fils de Dieu devienne un nourrisson était une idée étrange. Pourtant, Marie a accueilli Jésus en le portant dans son sein lors du mystère de l’Incarnation. Cet acte d’acceptation divine défiait la raison humaine, mais cet étranger que Marie a accueilli était le Fils de Dieu, le Sauveur du monde. 

Après avoir enduré la torture et les moqueries, Jésus a porté sa croix jusqu’au Calvaire où il a été crucifié entre deux malfaiteurs (Luc 23:26-43).  Dans l’affliction de Jésus, représenté comme un lépreux rejeté sur le Calvaire, Marie s’est tenue fidèlement au pied de la Croix, prenant soin de lui. Son corps, couvert de la tête aux pieds de cruelles blessures semblables à celles d’un lépreux, portait le poids de nos péchés. Lorsque nous unissons nos propres souffrances à celles du Christ, Marie intercède pour nous par ses prières. Elle présente nos souffrances, unies à sa Passion, à Dieu le Père, en vue de l’expiation de nos péchés et de ceux du monde entier.

Le corps de Jésus a ensuite été déposé dans un tombeau gardé par des soldats pendant trois jours avant de ressusciter en vainqueur (Matthieu 27:62-66). Pendant ce temps de confinement dans le sombre tombeau de la mort, Marie a prié sans relâche pour lui, sans jamais faiblir dans son espoir et sa foi en sa résurrection.

De même, lorsque nous sommes confrontés à des moments de confinement physique et d’emprisonnement dus à la maladie, lorsque nos corps sont limités dans leurs mouvements, Marie vient nous réconforter. Par ses prières constantes et sa foi inébranlable en la résurrection de son Fils, elle nous accorde la grâce de persévérer. Elle intercède pour que nous obtenions les dons de l’Esprit Saint qui nous guident sur notre chemin. Tout comme elle a prié sans relâche pour Jésus dans ses épreuves, elle prie pour nous dans nos maladies et nos détresses. Sa foi reste notre ancre et les grâces qu’elle nous obtient nous propulsent vers notre maison céleste.

Unis au Christ et réconfortés par Marie, nous pouvons trouver un sens à notre souffrance. En tenant fermement le chapelet dans nos mains et en méditant les mystères du rosaire, nous nous ouvrons aux grâces qui découlent d’un cheminement plus étroit avec Jésus et Marie dans nos maladies et toutes nos souffrances.

Elie Dib
Adapté de : www.catholicexchange.com 

Note : Cet article a été publié à l’origine dans Missio Immaculatae Volume 19/No. 5, septembre/octobre 2023 sous le nom de plume d’Elio P. Mio. Missio Immaculatae est un magazine bimestriel marial catéchétique et missionnaire de l’Académie de l’Immaculée. (https://missiomagazine.com/)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Unir nos souffrances au Christ par Marie (I)

La Pietà d’Annibale Carrache, 1599, musée de Capodimonte, Naples. CC0/wikimedia

Unir nos souffrances au Christ par Marie (I)

Quand nous étions enfants, nos mamans nous conseillaient souvent « d’offrir » nos petits désagréments et nos souffrances. Nous étions loin de nous douter que cette simple phrase contenait la clé pour comprendre le profond mystère de la co- rédemption. En tant qu’oncologue, j’ai eu l’occasion d’approfondir ce concept, en regardant au-delà du voile physique de la souffrance et de la douleur pour saisir la profonde réalité spirituelle qui passe souvent inaperçue

Le Seigneur Jésus a proclamé : « Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, j’étais nu et vous m’avez vêtu, j’étais malade et vous m’avez visité, j’étais en prison et vous êtes venus me voir. » (Matthieu 25:35-36)

En s’identifiant au patient souffrant, le Seigneur Jésus montre qu’il ne fait qu’un avec ceux qui sont dans l’affliction. Quelle consolation de savoir que nous partageons la dignité du Christ lorsque nous souffrons !

Dans notre souffrance, nous pouvons également nous tourner vers la Sainte Vierge Marie. Au pied de la Croix, Marie était une source de consolation et de force pour Jésus. Elle l’a bercé dans ses bras lorsque son corps sans vie a été descendu de la croix – une image poignante connue sous le nom de Pietà. Ce moment résume l’union profonde entre l’extrême douleur de Marie et les blessures salvatrices de Jésus. Dans notre propre souffrance, nous sommes également unis à Marie, comme nous sommes unis au Christ, blessé et sans respiration, dans l’étreinte réconfortante de sa mère.

Jésus avait faim, et Marie l’a nourri non seulement comme toute maman son enfant, mais aussi par son obéissance au plan salvifique de l’incarnation, de la passion et de la résurrection. Jésus avait et a toujours faim d’âmes qui sont prêtes à tout lui abandonner afin que ces âmes soient unies à la volonté de Dieu.

Jésus avait soif, et Marie lui a non seulement donné à boire pendant son enfance et ses voyages de prédication, mais aussi, alors qu’il souffrait sur la Croix, quand il a dit « J’ai soif » (Jean 19:28). Sa soif était de nous aimer toujours plus pleinement et de recevoir notre amour en retour. Marie s’est tenue résolument au pied de la Croix, bien que presque tous les disciples aient abandonné Jésus. Elle est restée là par amour profond pour son Fils et son Dieu.

Elie Dib
Adapté de : www.catholicexchange.com 

Note : Cet article a été publié à l’origine dans Missio Immaculatae Volume 19/No. 5, septembre/octobre 2023 sous le nom de plume d’Elio P. Mio. Missio Immaculatae est un magazine bimestriel marial catéchétique et missionnaire de l’Académie de l’Immaculée. (https://missiomagazine.com/)

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Amen.

Source : une minute avec Marie

La douloureuse épreuve des Palestiniens chrétiens et musulmans

L’intérieur de l’église orthodoxe à Beit Sahour. Shutterstock/Dmitriy Feldman svarshik

La douloureuse épreuve des Palestiniens chrétiens et musulmans

Dans les collines de Cisjordanie vivent quelque 14 000 Palestiniens de confession chrétienne, au sud-est de Bethléem, dans la petite cité de Beit Sahour ; ils résident sur ces terres depuis des siècles. Impossible d’y accéder en voiture : d’énormes tas de gravats ont été déposés par l’armée israélienne aux entrées de la ville, depuis l’attaque du Hamas, le 7 octobre dernier. Il faut continuer à pied ; les rues sont vides, la ville est une cité fantôme. Les Palestiniens, quelle que soit leur confession, sont plus ostracisés que jamais depuis le début de la guerre.

Pourtant, dans cette ville gérée par l’Autorité palestinienne, les chrétiens ont toujours vécu plus ou moins dans la quiétude. Au milieu d’une place trône la chapelle de la Fontaine-de-Marie. Selon la tradition, la Vierge s’y est abreuvée pendant sa fuite en Égypte. Et si Beit Sahour fait partie des territoires occupés par Israël depuis 1967, la ville est connue pour sa résistance non violente durant les dernières intifadas.

Joseph tient l’épicerie de son père en son absence. À 23 ans, ce natif de Beit Sahour est un fervent chrétien orthodoxe. Il ne quitte jamais son poste sans embrasser une statuette de la Vierge Marie. Depuis le 7 octobre, il est sur le qui-vive, notamment vis-à-vis des soldats israéliens, qui patrouillent nuit et jour. « Avant, il était facile pour nous de se rendre en Israël du fait de notre confession, mais Tsahal ne fait plus de différence entre les Palestiniens désormais ». Depuis l’attaque du Hamas, chrétiens et musulmans se regroupent autour de leur identité palestinienne. Ils ne font qu’un. Les habitants de Beit Sahour restent cloîtrés chez eux. Firas Ibrahim, 33 ans, arbore une imposante couronne d’épines du Christ, tatouée sur son avant-bras. « Je suis chrétien et fier (…) Nous n’avons plus le droit d’entrer en Israël. »

À quelques centaines de mètres de Beit Sahour, la cité de Bethléem veille religieusement sur ses fidèles. Les hôtels de la cité sont vidés de leurs touristes et environ 3 000 et 4 000 Palestiniens travaillant en Israël sont désœuvrés, faute de pouvoir se rendre sur le territoire. « Cela a un impact sur toute notre économie, puisqu’ils n’ont plus de pouvoir d’achat et ne peuvent plus rien acheter dans nos magasins ici », déplore le père Issa Hijazeen, prêtre de l’église Notre-Dame-de-Fatima, à Bethléem. Sans pèlerins ni fidèles étrangers, c’est toute l’âme de Bethléem qui se vide progressivement.

Adapté de : www.lavie.fr

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Source : une minute avec Marie

Avec Marie, Mgr Van Thuân vécut une profonde expérience mystique

CC BY 4.0/tgpsaigon.net

Avec Marie, Mgr Van Thuân vécut une profonde expérience mystique

Le vénérable François-Xavier Nguyên Van Thuân (1928-2002) offre à toute l’Église une splendide spiritualité eucharistique et mariale, fruit de sa profonde expérience mystique vécue en prison. Arrêté  le 15 août 1975, il devait rester plus de 13 ans en prison, dont 9 ans en isolement, jusqu’à sa libération le 21 novembre 1988. Pour lui, ces deux fêtes de l’Assomption et de la Présentation de Marie avaient une grande signification pour éclairer toute cette période si dramatique de sa vie.  En effet, avec Marie, Van Thuân vit une profonde expérience mystique qui a comme centre l’eucharistie, en toutes ses dimensions de sacrifice, présence réelle, communion et adoration.

Issu d’une famille mandarinale catholique qui a tenu un rôle déterminant dans l’indépendance vietnamienne, François-Xavier Nguyen Van Thuan, né à Hué le 27 avril 1928 est ordonné prêtre en juin 1953. Peu après, il est miraculeusement guéri d’une tuberculose qui lui laissait peu d’espoir de survie et, s’il n’en mourait pas, le vouait à une vie d’infirme.

Lors d’un pèlerinage à Lourdes, il a le pressentiment d’aller au-devant de grandes épreuves, voire du martyre, comme plusieurs de ses ancêtres, et l’accepte. Remarqué par le Vatican, il est nommé évêque de Nha Trang en 1967 et, s’il fait preuve de grandes capacités d’organisation dans son rôle de pasteur, il attire surtout l’attention des communistes, dont il sait la victoire inévitable.

Après l’effondrement du Sud-Vietnam, en avril 1975, le pape Paul VI le fait coadjuteur de l’archevêque de Saïgon – choix que le pouvoir juge inacceptable et qui justifie son arrestation le 15 août. Suivent douze années de captivité, durant lesquelles Mgr Van Thuan est transféré d’une prison ou d’un camp à un autre, soumis à un isolement parfois total et à des privations sensorielles comparables à de la torture. Drogué, il résiste, soutenu par sa foi et par des locutions du Christ qui lui indiquent la route à suivre pour faire de ce cauchemar une grâce pour l’Église et lui-même.

Le 21 novembre 1988, à l’improviste, Mgr Thuan est conduit chez le ministre de l’Intérieur qui ordonne sa libération immédiate, à la stupeur de son entourage. Il a l’intime conviction qu’il devra sa libération à Notre Dame, qui lui donnera la preuve de son intervention. Il n’en reste pas moins soumis à une surveillance, ce qui finit par convaincre Jean-Paul II, inquiet pour la vie de son évêque, qui l’appelle à Rome et le nomme vice-président, puis président du conseil pontifical Justice et Paix. Il devient cardinal en 2001 ; il meurt d’un cancer à Rome le 16 septembre 2002. Il est aujourd’hui vénérable.

Adapté de : www.fr.zenit.org et de : 1000 raisons de croire

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« Ô Jésus, vivant en Marie, venez et vivez en vos serviteurs »

L’église Saint-Sulpice, Paris. CC BY 2.0/bslax28

« Ô Jésus, vivant en Marie, venez et vivez en vos serviteurs »

Né en 1973, le père Emmanuel Goulard a été ordonné prêtre pour le diocèse d’Albi (sud-ouest de la France) en 2001. Entré dans la Compagnie des Prêtres de Saint Sulpice en 2013, il est actuellement recteur du séminaire d’Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine, à proximité de Paris.

La Compagnie des Prêtres de Saint Sulpice a été fondée au XVIIe siècle par le père Jean Jacques Olier, alors curé de la paroisse Saint-Sulpice à Paris, à une époque où il n’y avait quasiment pas de formation solide pour les jeunes prêtres diocésains en France. Monsieur Olier ouvrit alors le premier séminaire de France pour améliorer la formation des futurs prêtres. Aujourd’hui les Sulpiciens sont des prêtres qui choisissent de se consacrer au discernement des vocations et à l’accompagnement des prêtres dans leur ministère.

Pour le père Goulard, c’est la prière, rédigée par Jean-Jacques Olier, dans laquelle il demande à Jésus de venir vivre en nous comme il a vécu en sa Mère, la Vierge Marie, qui l’inspire particulièrement :

« Ô Jésus, vivant en Marie, venez et vivez en vos serviteurs dans votre esprit de sainteté, dans la plénitude de votre force, dans la perfection de vos voies, dans  la vérité de vos vertus, dans la communion à vos divins mystères. Dominez sur toute puissance ennemie, dans votre Esprit, à la gloire du Père. Amen »

Adapté du témoignage du père Emmanuel Goulard, paru dans la revue Avec Marie Prier pour les prêtres, n°9, Noël 2021

Revue Avec Marie prier pour les prêtres, 7 Faubourg Saint Maurice 16220 Montbron

Contact : revue.prier pour les pretres@gmail.com

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Que Marie ait donné le rosaire à saint Dominique est-ce une légende ?

Saint Dominique par Fra Angelico. CC0/wikimedia

Que Marie ait donné le rosaire à saint Dominique est-ce une légende ?

Certains prétendent que le fait que Marie ait donné le rosaire à saint Dominique est une légende pieuse sans fondement historique.

Selon les théologiens, cette « légende » est si bien étayée par l’histoire de l’Église catholique et la tradition documentée par au moins une douzaine de Papes, que l’on ne peut raisonnablement douter de son authenticité en tant que don de la Vierge à l’Église, par les mains de saint Dominique.

Une encyclique papale déclare : « Notre Dieu miséricordieux, comme vous le savez, a élevé contre ses ennemis les plus terribles un homme très saint, l’illustre parent et fondateur de l’Ordre dominicain.

Grand par l’intégrité de sa doctrine, par son exemple de vertu et par ses travaux apostoliques, il s’est attaqué sans hésitation aux ennemis de l’Église catholique, non par la force des armes, mais en se fiant entièrement à la dévotion qu’il a été le premier à instituer sous le nom de Saint Rosaire, et qui a été diffusée par lui et ses disciples dans toute l’étendue de la terre.

Guidé, en effet, par l’inspiration et la grâce divines, il prévoyait que cette dévotion, comme une arme guerrière des plus puissantes, serait le moyen de mettre en fuite l’ennemi, et de confondre son audace et sa folle impiété. Tel fut en effet son résultat. Grâce à cette nouvelle méthode de prière, adoptée et mise en œuvre de façon appropriée, telle qu’elle avait été instituée par Saint Dominique, la piété, la foi et l’union commencèrent à revenir, et les projets et les machinations des hérétiques s’écroulèrent.

De nombreux vagabonds revinrent également sur le chemin du salut, et la colère des impies fut contenue par les armes des catholiques qui avaient décidé de repousser leur violence ». (Supremi Apostolatus Officio, Encyclique du Pape Léon XIII sur la dévotion du Rosaire).

Les Dominicains, le premier ordre religieux de l’Église consacré à la prédication itinérante, ont reçu de Notre Dame la mission spéciale de prêcher son Saint Rosaire à travers l’Europe, et l’ordre dans lequel l’Église universelle prie le rosaire aujourd’hui est tiré de la forme dominicaine d’origine.

Honor Blanco Cabie, 23 septembre 2023

www.manilastandard.net

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Prions :
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Source : une minute avec Marie

Demandons à Marie que son mystère ne soit pas réduit en nous

Unsplash/Gabriella Clare Marino

Demandons à Marie que son mystère ne soit pas réduit en nous

Il faut trembler de toucher à ce mystère de la Sainte Vierge Marie. C’est une chose profonde, très pure, très lumineuse, et celui qui manque de ce qu’il faut pour s’en approcher – c’est le cas de chacun d’entre nous, à cause de nos résistances, de la lourdeur de nos esprits – va l’abaisser, le déformer dans son optique particulière.

Il faut demander à la Sainte Vierge elle-même d’ouvrir nos cœurs, de les rendre transparents pour que son mystère ne soit pas réduit en nous, à notre mesure, mais que nous soyons changés, nous, en sa lumière.

Cardinal Journet

Cité par Mgr Brincard (ancien évêque du Puy en France, décédé en 2014) dans la préface du Livre de Daniel-Ange, Touche pas à ma Mère– Editions Le Sarment-Fayard

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Source : une minute avec Marie

Notre Dame du Bon Voyage sauva le navire du naufrage

Unsplash/Robson Hatsukami Morgan

Notre Dame du Bon Voyage sauva le navire du naufrage

En Inde, au nord de Calcutta, s’élève la basilique du Saint-Rosaire de Bandel appelée aussi Notre-Dame du bon voyage, au nord de la ville de Calcutta, au Bengale-Occidental. Il s’agit de la plus ancienne église du Nord et de l’Est de l’Inde et c’est un centre très fréquenté par de nombreux pèlerinages marials.

L’église de Bandel devint progressivement centre de dévotion mariale lorsqu’une statue miraculeuse de Notre-Dame du Bon-Voyage y fut installée par un capitaine portugais dont le navire, par l’intercession de la Vierge Marie, échappa au naufrage lors d’une violente tempête dans le golfe du Bengale. Un mât du vaisseau érigé devant l’église commémore le même événement.

Nombre de pèlerins et de touristes, chrétiens et non-chrétiens, visitent le sanctuaire tout au long de l’année. Plus particulièrement, en janvier, les Santals catholiques (d’Inde et du Bangladesh) y ont leur grand rassemblement et pèlerinage annuel. La communauté chinoise de Calcutta s’y rassemble également tous les ans.

Le sanctuaire marial fut érigé en basilique mineure en 1988 par le pape Jean-Paul II.

L’Encyclopédie Mariale

www.talent.paperblog.fr

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Prier le Rosaire en marchant, c’est marcher ensemble vers le Royaume

Unsplah/Alex Woods

Prier le Rosaire en marchant, c’est marcher ensemble vers le Royaume

Au Cameroun la méditation du rosaire en marchant est un exercice spirituel très prisé par les chrétiens dans les paroisses. C’est par exemple le cas à la paroisse Sacré-Cœur de Jésus de Ndogpassi II dans le diocèse de Douala.

Pour l’abbé Etienne Bakaba, vicaire de cette paroisse, cette stratégie a été adoptée pour que la méditation du rosaire soit aussi un instrument d’évangélisation. « Si on s’enferme dans l’église, beaucoup de passants ne sauront même pas que c’est le mois du rosaire. Le prier dehors a une dimension évangélique. Quand on fait la prière en marchant c’est comme si on allait vers le Royaume », ajoute ce prêtre qui qualifie cette dimension de « mystique ».

Pour maman Jeanne, une des paroissiennes, la méditation du rosaire en marchant est une façon de demander à Dieu par l’intercession de la Vierge Marie l’expiation de nos péchés.

L’abbé Bernard Hona Tonye, recteur de la paroisse (une paroisse-cathédrale), estime que cet exercice spirituel est « l’expression de la communion ». « On ne récite pas le rosaire en étant amorphe, on le récite en étant engagé dans son corps, dans son esprit et dans son âme, insiste-t-il. Même la pluie n’arrête pas la méditation du rosaire en plein air lorsqu’on a déjà commencé. »

Pour Adeline Tchouakak cette façon de faire fait grandir « sa foi et son attachement aux autres. Nous refaisons la marche de la vie de Jésus, affirme-t-elle. On ne se fatigue pas, on est avec les autres, comme dans une famille. »

Adapté de : Yannick Mene (à Douala)

www.africa.la-croix.com

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L’union de Marie et Joseph accomplit l’harmonie originelle entre Adam et Eve

Unsplah/Jeremy Wong

L’union de Marie et Joseph accomplit l’harmonie originelle entre Adam et Eve

Le Fiat de Marie et le Fiat de Joseph sont l’accomplissement de l’harmonie originelle entre Adam et Eve, la reprise parfaite de l’Alliance au Sinaï.

L’Alliance au Sinaï était adressée aux hommes et aux femmes, et la tradition juive le souligne : « Le Père de l’univers proclama les dix paroles et oracles… alors que la nation, hommes et femmes ensemble, s’était réunie en assemblée. »(1)

Au début de la nouvelle Alliance, un homme et une femme sont interpellés, et nous avons une annonce à Marie (Lc 1, 26-38) et une autre à Joseph (Mt 1, 18-25). Marie après le dialogue avec l’ange donne son assentiment. Joseph pense d’abord à séparer son sort de celui de Marie jusqu’au jour où l’ange lui révèle la mission qui lui est réservée.

Saint Jean Paul II écrivit le 15 août 1988 au sujet de Marie :« Au début de la Nouvelle Alliance, qui doit être éternelle et irrévocable, il y a une femme : la Vierge de Nazareth. » (2)

Et au sujet de Joseph, le 15 août 1989 : « L’homme juste [Joseph], qui portait en lui tout le patrimoine de l’antique alliance, a été lui aussi introduit au début de la nouvelle et éternelle alliance, en Jésus-Christ.» (3)

Grâce donc au « oui » d’une femme (Marie) et au « oui » d’un homme (Joseph) Dieu réalise la Nouvelle Alliance : le fils du Très Haut, le Verbe divin revêt notre chair pour devenir, de la façon la plus sublime, l’Emmanuel-Dieu avec nous, et être désigné comme le fils de Marie (Mc 6,3) ou le fils de Joseph (Jn 1,45).

L’alliance conclue sur le mont Sinaï fut comme la naissance d’Israël en tant que peuple de Dieu. Au Sinaï Dieu créa Israël pour établir une alliance d’amour. Mais, tout comme il y aura, après le Sinaï, le péché du veau d’or, Adam et Eve désobéirent et leur rapport qui était auparavant harmonieux, se disjoint. (Gn 3)

Joseph et Marie sont fidèles à l’Alliance. Sur la base de leur union avec Dieu, Joseph et Marie vécurent vraiment comme une seule personne (Gn 2,24).

Adapté de : A Serra

Cf. A.Serra, Myriam, fille de Sion, Médiaspaul, Paris, 1999

Encyclopédie Mariale 

(1) Philon d’Alexandrie, De decalogo, 32

(2) Jean Paul II, Lettre apostolique Mulieris dignitatem (15 août 1988), § 11

(3) Jean Paul II, Exhortation apostolique Redemptoris Custos (15 août 1989), § 32

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Amen.

Source : une minute avec Marie