Consoler Jésus et Marie, le leitmotiv de saint Francisco Marto, petit voyant de Fatima

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Consoler Jésus et Marie, le leitmotiv de saint Francisco Marto, petit voyant de Fatima

Né le 11 juin 1908 au hameau d’Aljustrel, près de Fatima, au Portugal, Francisco Marto (1) a été totalement métamorphosé par les apparitions de l’ange du Portugal, en 1916, puis par celles de Notre Dame, en 1917. Il change du tout au tout et révèle une âme mystique et consolatrice comme il s’en rencontre peu dans l’histoire de l’Église.

Tout occupé à consoler son Dieu accablé de tristesse devant l’ingratitude des hommes, l’enfant développe aussi une très forte dévotion à l’Eucharistie, alors qu’il a été jugé trop jeune par son curé pour communier – même si l’ange l’a fait boire au calice du Précieux Sang, comme sa sœur, donnant l’hostie uniquement à Lucie, qui a fait sa première communion très précocement. « Je préfère rester à l’église à consoler Jésus caché » devient son leitmotiv.

Le 23 décembre 1918, Francisco et sa sœur, affaiblis par les privations qu’ils s’imposent, contractent la grippe espagnole. Il sait immédiatement qu’il va mourir, mais refuse qu’on lui retire son cilice et supporte sans broncher toutes ses souffrances « pour consoler Notre Seigneur, pour Jésus, pour Notre Dame, les pécheurs et le pape. »

Début avril 1919, après un trimestre d’agonie, voyant l’état de son fils se dégrader encore, madame Marto appelle le prêtre afin qu’il lui administre les derniers sacrements. À peine Francisco a-t-il reçu la communion que toutes ses souffrances cessent. Il meurt paisiblement à dix heures du matin, le 4 avril.

Anne Bernet

Spécialiste de l’histoire de l’Église, postulateur d’une cause de béatification, journaliste pour de nombreux médias catholiques et auteur de plus d’une quarantaine d’ouvrages pour la plupart consacrés à la sainteté.

www.1000raisonsdecroire.com

(1) Francisco est l’un des trois voyants de Notre Dame de Fatima, au Portugal

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« Marie, la femme eucharistique »

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« Marie, la femme eucharistique »

Au cours du Synode des Évêques de 2005, dédié à la Sainte Eucharistie, le Cardinal Jorge Mario Bergoglio (futur pape François) a offert cette réflexion sur le Saint Sacrement et la Sainte Vierge Marie :

Le peuple des fidèles croit en Marie comme un peuple sacerdotal. Ils joignent ensemble leur affection pour l’Eucharistie et leur affection pour la Vierge, notre Dame et Mère. A « l’école de Marie » (Rosarium Virginis Mariae, §1), la femme eucharistique, nous pouvons relire les passages dans lesquels Jean-Paul II voit en notre Dame la femme eucharistique, et il ne la voit pas seule, mais « en compagnie » (Actes 1,14) du Peuple de Dieu.

 Nous suivons ici cette tradition qui veut que, avec des nuances différentes, « ce qui est dit au sujet de Marie l’est aussi de chaque âme chrétienne et de l’Église toute entière » (Ecclesia de Eucharistia, §57). Le peuple des fidèles possède cette « attitude eucharistique » vraie qui est l’action de grâce et de louange.

Les fidèles se souviennent de Marie, et sont heureux qu’elle se souvienne d’eux, et ce mémorial d’amour est proprement eucharistique. A cet égard, je redis ce que Jean-Paul II a affirmé dans Ecclesia de Eucharistia, §58 « l’Eucharistie nous a été donnée afin que notre vie, comme celle de Marie, puisse complètement devenir un Magnificat ».

Cardinal Jorge Mario Bergoglio (Le Pape François), www.catholicculture.org

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Dès le XVII siècle les Philippins prient Notre Dame du Rosaire

Basílica Menor de Nuestra Señora de Piat.
© CC BY-SA 4.0/JMkissme
Basílica Menor de Nuestra Señora de Piat. © CC BY-SA 4.0/JMkissme

Dès le XVII siècle les Philippins prient Notre Dame du Rosaire

La basilique de Notre-Dame de Piat est située dans la périphérie de la ville de Piat, dans la province de Cagayan, aux Philippines.

En 1604, les frères dominicains amenèrent aux Philippines une statue de la Vierge noire invoquée sous le nom de « Notre-Dame du Saint-Rosaire ». La statue a été intronisée à Piat, dans un petit sanctuaire, le jour de la fête de Saint-Étienne, le 26 décembre 1623. Il était incroyable qu’une si grande multitude se soit rassemblée là, étant donné que la zone n’était pas beaucoup peuplée, et que le travail d’évangélisation n’avait commencé que depuis seulement 25 ans.

Notre Dame de Piat a été portée en procession dans d’autres villes, et c’est pourquoi elle est aussi appelée Notre Dame de la Visitation.

Au XVIIe, la Visitation était fêtée le 2 juillet, c’est pourquoi la fête du sanctuaire, de nos jours encore, est célébrée le 2 juillet.

Le 22 Juin 1999, le sanctuaire a été élevé au rang de basilique mineure.

Des guérisons miraculeuses sont rapportées.

Fête du sanctuaire : 1er et 2 juillet.

Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

La sagesse maternelle de Sainte Teresa de Calcutta

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La sagesse maternelle de Sainte Teresa de Calcutta

Certains détails de ma première rencontre avec sainte Teresa de Calcutta sont restés gravés dans ma mémoire. Sa taille, plus exactement son manque de taille, m’a particulièrement frappé. Toute petite et voûtée, elle semblait un peu frêle. Mais j’étais totalement convaincue que cette « petite » femme était une véritable force de foi, d’espérance et d’amour. Je savais que par la grâce de Dieu, elle était à l’origine d’incroyables transformations dans la vie des « plus pauvres des pauvres »partout dans le monde.

Mon cœur s’est dilaté de joie un matin d’été lorsque, juste après une messe à laquelle j’avais assisté avec les sœurs des Missionnaires de la Charité, Mère Teresa s’est approchée de moi. J’ai été immédiatement envahie par une paix incroyable.

L’infatigable servante des pauvres a pris le temps de me parler de mes enfants. Elle m’a demandé si ma fille Jessica (que je tenais étroitement serrée dans mes bras pour qu’elle se tienne sage!) était le « bébé qui chantait à la messe » (sans doute une façon polie de dire qu’elle avait remarqué mes allers-retours incessants à la messe avec ma petite fille agitée). Puis elle m’a dit : « Vos enfants ont beaucoup de chance d’avoir une famille ». Je me suis sentie obligée de lui dire que j’avais beaucoup de chance de les avoir. À l’époque, j’avais trois enfants sur terre et trois au ciel.

Quand j’étais enceinte de ma fille Mary-Catherine, j’avais dû être complètement alitée. Mère Teresa m’a dit de confier ma grossesse à risque à la Sainte Mère, avec ce conseil : « Remettez-vous entre les mains de notre Sainte Mère et laissez-la prendre soin de vous. Quand vous êtes triste ou troublée, dites-le-lui. Elle se montrera toute maternelle avec vous. Dites-lui souvent : ‘Marie, Mère de Jésus, faites que tout aille bien; Marie, Mère de Jésus, soyez une mère pour moi en cette heure’  ».

J’ai souvent prié cette prière ! Grâce à Dieu, Mary-Catherine a maintenant 20 ans.

Donna-Marie Cooper O’Boyle, 11 avril 2024

www.catholicreview.org

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

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Pour vivre dans l’Esprit, vivre en Marie !

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Pour vivre dans l’Esprit, vivre en Marie !

Pour vivre dans l’Esprit, vivre en Marie ! La perspective pourra étonner mais elle n’est pas nouvelle. De grands témoins de l’Esprit tels que Marthe Robin, Maximilien Kolbe, le Père Marie-Eugène et bien sûr Louis-Marie Grignion de Montfort ont contribué dans la période moderne à mettre en valeur la place de la Vierge Marie dans le plan de salut des hommes.
 

Le « secret de Marie », c’est que Marie est elle-même le secret de Dieu. Dieu donne à Marie d’enfanter le Verbe en elle et d’enfanter le Verbe en nous, de nous enfanter à la vie dans l’Esprit

La joie de Dieu fut de « livrer » son Fils entre les mains de la Vierge Marie pour qu’elle soit sa Mère. En retour, si je veux devenir fils dans le Fils, je suis invité par le Christ à me livrer à Marie « la Mère » (Jn 19,26). (…) Plus, dans ma prière, je prie Marie, je la contemple, je l’aime, plus Dieu en est adoré même si dans ce temps de prière mon cœur demeure tout occupé en Marie.

Le Je vous salue Marie, prière mariale par excellence, est inséparablement une prière christologique : « Et Jésus, le fruit de tes entrailles, est béni. » Comment pourrions-nous détacher la Mère du Fils ? Plus je me donne à Marie, plus elle me donne à Dieu. Plus je me donne à Marie, plus je permets à l’Esprit Saint de m’imprégner.

Père Joël Guibert

Renaître d’en haut, Une vie renouvelée par l’Esprit Saint, Ed. de l’Emmanuel, 2008, chap. 15, pp. 311-313. (extraits)

http://perejoel.com/

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

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L’histoire du « petit Lourdes niçois »

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L’histoire du « petit Lourdes niçois »

Située à plus de 300 mètres d’altitude, Notre-Dame de Laghet, dans le diocèse de Nice (sud de la France), est un lieu riche en histoire. Une chapelle existait au XVeme siècle, et sans doute déjà au XIe siècle. La chapelle devient un lieu de prodiges quand, pendant plus de 25 ans, un prêtre d’Eze, Don Jacques Figuiera, s’occupa avec amour de cette chapelle.

Coup sur coup, aux premiers jours de 1652, des « prodiges » eurent lieu :

  • Casanova, atteint de la lèpre, obtient sa guérison en demandant l’intercession de la Vierge Marie aussitôt après qu’on eut parlé de cette petite chapelle ;
  • peu après, de Monaco aussi, une veuve décide, sur les conseils d’une servante de la Turbie, d’aller à Laghet neuf jours de suite, demander la libération de son fils unique tombé aux mains de pirates. Avertie en songe, dès le second jour, de fait, elle voit son fils de retour avant même la fin de sa neuvaine ;
  • c’est une famille de la Turbie, village proche, qui bénéficie du 3ème prodige. Jacques Aicard a une fille, Marie, complètement perturbée, épileptique et possédée du démon. Il supplie Don Fighiera de venir prier pour elle à Laghet; le prêtre vient et, aussitôt, la petite est guérie.

Les pèlerins accourent en nombre de Nice, Monaco, Vintimille, San Remo, Oneille. L’évêque, Mgr de Palletis, fidèle au Concile de Trente (1545-1663), demande à une commission de théologiens assistés d’un avocat et d’un médecin d’examiner les « faits de Laghet ». Vingt-deux des 36 faits allégués en 18 mois, ont ainsi été reconnus comme avérés et accompagnés ni d’excitation malvenue, ni de pratique douteuse. Le culte est officiellement approuvé le 26 décembre1653.

Aujourd’hui, des prêtres diocésains et une communauté de Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre assurent l’animation du sanctuaire qui continue d’attirer des visiteurs de tous horizons. Il y est proposé des retraites et séjours personnalisés et des accompagnements personnels, grâce à son hôtellerie dans un cadre lumineux porté par une grande paix mariale.

Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
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Marie se situe au sommet de la « théologie de l’Histoire »

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Détail de la rosace méridionale de la primatiale Saint-Jean, à Lyon, dite « des deux Adam ». Le médaillon montre le Christ tirant Adam et Ève des Enfers. © CC BY-SA 4.0/Jhésite

Marie se situe au sommet de la « théologie de l’Histoire »

Le plan de la création donne le sens de l’existence : la vie existe pour un dessein, un projet divin. Ce dessein, c’est l’Incarnation : Dieu fait homme pour que les hommes participent de la vie divine. Or, l’Incarnation advient par Marie.

Le plan de la Rédemption donne l’espérance dans le combat spirituel. Le Christ reprend Adam : il est le Nouvel Adam ; la croix reprend l’arbre de la chute, Marie reprend Ève : elle est la Nouvelle Ève. C’est une « régénération ».

C’est aussi une « récapitulation » où tout retrouve son sens et son orientation, dans le Christ.

Nous voyons donc que Marie se situe au sommet de la « théologie de l’Histoire ».

Saint Irénée établit une correspondance entre la création d’Adam à partir d’une terre vierge et l’Incarnation du Christ au sein de la terre vierge de la Vierge Marie :

« Si Adam fut créé par la terre-vierge, non encore travaillée, donc par la vertu et la puissance de Dieu (cf. Gn 2, 4b-7), le nouvel Adam aussi doit avoir ses origines d’une terre-vierge, par la même puissance et la vertu de Dieu. Marie est cette terre-vierge dont Christ se fait « premier-né ». » (1)

Encyclopédie Mariale

Irénée de Lyon, Contre les hérésies, III 18,7 I

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

30.06.2024 – HOMÉLIE DU 13ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MARC 5,21-43

L’élan de la foi

Homélie par le Fr. Laurent Mathelot

Dimanche passé nous avions évoqué la notion de niveau de lecture d’un texte, à propos de Jésus qui apaisait la tempête. Nous avions évoqué les différences de portée entre la lecture littérale – Jésus qui apaise effectivement une tempête – et la lecture spirituelle – la foi qui nous délivre de toutes nos angoisses et de nos peurs.

Cette semaine, nous allons pouvoir procéder de même et dégager plusieurs niveaux de lecture. Le premier est toujours le niveau littéral : en touchant le vêtement de Jésus, la femme hémorroïsse a effectivement été délivrée de ses pertes sanguines et la fille de Jaïre est effectivement revenue à la vie, quand Jésus lui a pris la main. Ce qui est tout à fait plausible et généralement admis. Les guérisons miraculeuses sont une part importante de notre religion.

Il y a un second niveau d’interprétation qui est celui de la foi. C’est parce que Jaïre et cette femme ont une foi profonde en Jésus qu’ils sont sauvés. Je gage que ce sera l’interprétation proposée dans la plupart des homélies de ce dimanche.

Mais je voudrais aujourd’hui attirer votre attention sur les figures de styles qui, dans la littérature juive, sont toujours porteuses de signification. Elles aussi permettent de dégager des interprétations. Dans l’Évangile de ce dimanche, on remarque d’emblée que l’épisode de la femme hémorroïsse fonctionne comme une mise en abîme du récit de la résurrection de la fille de Jaïre, du fait de la structure imbriquée des récits. Cette impression de lien à comprendre entre les deux miracles est renforcée par le fait que la fillette a douze ans, exactement le temps depuis lequel la femme endure ses pertes de sang.

Dans les deux cas, il y va de l’enfantement et de la vie – la vie qui ne peut pas être donnée ou la vie qui est reprise. Dans le récit, la fille de Jaïre fonctionne comme l’enfant que la femme hémorroïsse n’a pas pu avoir. De part et d’autre, c’est le même désespoir d’enfantement, le même déchirement des entrailles, l’un soudain et brutal, l’autre durable et non moins violent. Le Christ est ici celui qui, au fond du désespoir, nous rend la capacité de donner vie. Avoir la foi, c’est ici implorer Dieu au-delà du désespoir pour recevoir une guérison inespérée. Spirituellement c’est tout de même un enseignement fort : nous n’avons pas à désespérer de ce qu nous empêche de fructifier.

Un autre enseignement que l’on peut tirer du rapprochement des deux récits, c’est la disparité des situations tant sociales que cultuelles entre Jaïre et la femme qui touche le vêtement de Jésus. Lui est un chef de synagogue, un membre de l’élite sociale, une personnalité religieuse ; elle est une réprouvée que ses pertes de sang excluent de la vie sociale et de la pureté rituelle. Elle n’a pas accès au Temple ; lui y préside le culte. Le message de l’auteur est ici de dire que le Christ est venu sauver toutes les conditions religieuses et sociales, en mettant en abîme justement les plus pauvres et les exclus, telle cette femme que tous pensent punie par Dieu. Ici, Jésus ouvre grandes les portes du Temple à tous les réprouvés.

Finalement de nos lectures, nous voyons surgir deux élans. D’une part l’élan du Christ envers toute personne, quelle que soit sa condition spirituelle, charnelle ou sociale. Mais, avant tout, l’élan de ces personnes vers le Christ qu’elles interpellent humblement comme le guérisseur de leur désespoir. Non seulement la foi transcende les barrières sociales, les états de santé et la hiérarchie religieuse, mais elle doit aussi nous permettre de transcender tous les tabous de la honte et oser implorer Dieu pour la guérison de tout ce qui nous désole en nous. Il y a dans l’élan de la femme hémorroïsse, dans l’élan de Jaïre qui tombent aux pieds de Jésus, un élan spirituel à suivre, pour oser supplier le Christ de guérir de nos souffrances les plus inextricables.

La foi ce n’est pas seulement croire en Dieu et lui rendre un culte. La foi, c’est avant tout crier vers ce Dieu : Viens me sauver ; Viens guérir en moi la vie blessée.

Fr. Laurent Mathelot

Source : RÉSURGENCE.BE, le 25 juin 2024

Fatima : libérer le peuple de Dieu de « la plus grande hérésie de tous les temps »

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La statue de Notre-Dame de Fatima devant les pèlerins à la fin de la procession des bougies dans le sanctuaire de Notre-Dame de Fatima, Portugal. © Shutterstock/Ricardo Perna

Fatima : libérer le peuple de Dieu de « la plus grande hérésie de tous les temps »

Sœur Lucie (1907-2005), la voyante de Notre Dame de Fatima au Portugal, commente ainsi la période du 25 mars 1984 au 25 mars 1991 :

« Il est bien connu de tous, qu’on traversait l’un des moments les plus critiques de l’histoire de l’humanité, où les grandes puissances, dans l’hostilité qui les opposait, se préparaient à une guerre atomique qu’elles projetaient. Qui aurait été alors capable de dissuader ces hommes arrogants, retranchés derrière leurs plans (…) et leurs idéologies athées, asservissantes et dominatrices, persuadés d’être les maîtres du monde, de changer tout cela pour adopter la position contraire ? Ou bien de demander de se rencontrer en vue d’obtenir la paix ? (…)

Qui, sinon Dieu, fut capable de réaliser cela dans ces intelligences, dans ces volontés et dans ces consciences (…) ? Seule la force de Dieu a pu accomplir cela, lui qui agit en tous, en les amenant à un accord pacifique, sans révoltes ni opposition ni conditions. « Qui est comme Dieu ? »

Mieux encore, il incitait l’un des principaux dirigeants du communisme athée à se mettre en route pour Rome, afin de rencontrer le Saint Père (…) ; par cette rencontre, Gorbatchev le reconnaissait comme le suprême représentant de Dieu, de Jésus Christ, sur la terre, comme le chef de l’unique et véritable Église fondée par Jésus-Christ ; il y allait aussi pour donner le baiser de paix, en demandant pardon pour les erreurs de son parti ; il donnait ainsi au monde un témoignage de foi et de confiance en l’Église du Dieu unique et véritable. » (1)

« Quand Notre Dame de Fatima a promis la paix, c’était par rapport aux guerres provoquées dans le monde par le communisme athée, mais non par rapport aux guerres civiles qui, elles ont toujours existé et existeront toujours, jusqu’à ce que Dieu transforme ce monde – comme dit Jésus-Christ – en une terre nouvelle et un ciel nouveau. (…)

Jusqu’ici je vois le message de Fatima comme une préparation en vue de libérer le peuple de Dieu de ce que Pie XII a appelé la plus grande hérésie de tous les temps jamais apparue dans le monde, jusqu’aux extrémités de la terre ; et en vue de nous libérer du danger d’une guerre nucléaire qui devait détruire une grande partie de son œuvre créatrice et rédemptrice : le peuple de Dieu choisi pour la vie éternelle. » (2)

Encyclopédie Mariale

Extraits de : Sœur Lucie, Le message de Fatima, Carmel de Coimbra, Fatima 2006, p.54-55

Extraits de : Sœur Lucie, Le message de Fatima, Carmel de Coimbra, Fatima 2006, p.56-57

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Du 25 mars 1984 au 25 mars 1991 : Notre Dame de Fatima fait tomber l’URSS

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Du 25 mars 1984 au 25 mars 1991 : Notre Dame de Fatima fait tomber l’URSS

Le 25 mars est la fête de l’Annonciation, autrement dit de la conception virginale de Jésus ; cette fête précède de 9 mois Noël, la naissance de Jésus.

Le 25 mars 1984, sa sainteté le pape Jean Paul II, en communion avec tous les évêques, prononce la consécration du monde entier au cœur immaculé de Marie, tout en priant particulièrement pour la Russie (1).

A cette époque, les deux blocs qui s’opposent après le pacte de Yalta connaissent une période de profonde crise à cause des missiles à ogive nucléaire, Pershing et SS20 installés à Cuba et orientés vers les États-Unis. Au Kremlin, engagé dans la guerre en Afghanistan, sont montés au pouvoir des personnalités obscures de la Nomenclature tels que Andropov et Chernenko.

Peu après, totalement inattendu, est arrivé au pouvoir au Kremlin Mickaël Gorbatchev et sa « Perestroïka », en même temps que grandissait en Pologne le syndicat Solidarnosc, ce qui a permis d’ouvrir finalement entre les deux « grandes puissances » un dialogue profitable sur le désarmement nucléaire.

Le 9 novembre 1989, soudainement, le symbole même de la division Est-Ouest et de la guerre froidele Mur de Berlin, tombe en éclat. Une partie de ce mur est porté au sanctuaire de Fatima.

Le 8 décembre 1991, à la Diète de Moscou, les députés représentant toutes les Républiques de l’URSS décident de dissoudre la fédération des Républiques socialistes soviétiques (URSS), née de la Révolution d’octobre 1917. Chaque république retrouve ainsi son indépendance. Quelques temps plus tard, Gorbatchev a déclaré qu’il n’avait jamais compris ce qui s’était passé ce jour du 8 décembre 1991 dans la tête des députés !

Or ce 8 décembre 1991, fête de l’Immaculée conception, est le 8ème anniversaire du jour où Jean Paul II envoya aux évêques du monde entier sa lettre leur demandant de l’accompagner dans l’Acte de Consécration au Cœur Immaculé de Marie !

Et… le 25 décembre 1991, Gorbatchev signe par conséquent l’acte de démission de Président de l’URSS : sept ans et 9 mois avant, Jean Paul II avait fait la consécration demandée par Notre Dame de Fatima.

Ecyclopédie Mariale

Sr Lucie, dans une lettre du 21 novembre 1989, a confirmé que  le pape saint  Jean-Paul II a bien réalisé la consécration selon les indications de Notre Dame de Fatima. (Publiée dans R. Laurentin, Comment la Vierge Marie leur a rendu la liberté, ŒIL, Paris, 1991, p.87-88).

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie