Vitrail de la Vierge à l’Enfant, cathédrale de Chartres. CC BY-SA 4.0 DEED/MicheleTB
Ô Mère bien aimée
Ô Mère Bien Aimée, vous qui connaissez si bien les voies de la sainteté et de l’amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur Elle notre respectueuse et affectueuse attention.
Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous dans vos clartés, inondez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la lumière et dans l’amour ; emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux.
Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée de Dieu, mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les profondeurs de l’auguste mystère, jusqu’au jour où notre âme pleinement épanouie aux illuminations de l’union divine, verra toutes choses dans l’éternel Amour et dans l’Unité.
Prière de Marthe Robin (1)
(1) Marthe Robin (1902 -1981) est une mystique catholique française qui vivait à Châteauneuf de Galaure, dans la Drôme
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Déploration sur le Christ mort, par Agnolo Bronzino, 1540, musée des Beaux-Arts de Besançon. CC0/wikimedia
Quand Jésus s’adresse à sa Mère
Dans cet extrait de La Vraie Vie en Dieu (texte mystique qui a reçu l’Imprimatur et le Nihil Obstat de deux évêques) (1), Jésus s’adresse à sa Mère :
« Ô Chef-d’œuvre de Mon Père ! Ô Sublime Chef-d’œuvre de Yahvé ! Épouse de Mon Saint Esprit ! Mon Rayonnant Tabernacle ! […] Ton Cœur est Mon jardin enclos, une fontaine scellée ; Ton Cœur est une Fontaine qui rend les jardins fertiles ; Ton Cœur, ô Adorable, est Mon Trône, sur lequel J’ai été honoré ; […] Comment quiconque de Mes créatures peut-il renier Ton Cœur ?
Toi, l’Arche de puissance, toute revêtue de vertus, Mon Nouveau Cantique, Ma Harpe, Ma Citadelle, Toi dont le Créateur du ciel et de la terre est ravi de la Magnificence, Toi qui Te tiens en Notre Présence et Te tiens plus près que jamais de tous ceux qui T’invoquent. Cependant, comment l’homme a-t-il pu tomber si bas et prendre le chemin trompeur de renier Ton Cœur ?»
Ici, Jésus S’adresse à nouveau à chacun de nous :
« Regarde, non seulement Je L’ai assignée Reine de Mes Anges et de Mes créatures, mais Je Lui ai assigné d’être Mon Trône. La Reine du ciel et de la terre est le Trône du Roi des rois car, Moi le Seigneur de Tout, Je Lui ai donné la première place dans Mon Sacré Cœur. Née pour être Ma Couronne de Splendeur, née pour être le Vaisseau de la Vraie Lumière qui a été faite chair de la lignée de David, née pour être Mon honneur et Ma fierté, l’Esprit avec Moi et le Père avons dit :
« Marie pleine de grâce, Nous sommes avec Toi ; Nous ne Te cacherons aucun des secrets, Notre Souffle sera Ton souffle, pure émanation de Notre Gloire ; Marie, Notre Image de Notre Bonté, Nous Te donnons Notre Paix dans Ton Cœur ; dans ce Cœur parfait, Moi le Fils, Je triompherai. Notre Cœur sera Ton Cœur, une ardente fournaise d’amour divin ; Notre Âme sera Ton Âme, un trésor auguste, un Paradis pour Nous ; Notre Esprit sera Ton Esprit ; oui, car quiconque est uni à Nous est un seul esprit avec Nous ».
Source : (1) La Vraie Vie en Dieu – Tome 1 – Vassula Ryden – Parvis – 3ème édition 2019 – p 946 à 952
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
« Je vois le visage de Marie et ensuite c’est le mystère de la foi »
Claire Koç est née Çigdem, en Turquie, dans une famille alévie (1), la plus grande minorité religieuse du pays, avec environ 10 à 15 % de la population. « Le jeudi soir, ma mère allumait des cierges face au soleil, au moment de son coucher pour lui demander la protection de ses enfants et de sa famille » se souvient-elle. Mais la petite fille n’est pas vraiment élevée, ni dans l’éducation, ni dans la pratique, dans cette branche de l’Islam. La famille fuit les persécutions pour la France et Claire Koç rencontre la Vierge Marie.
À 6 ans, en rentrant de l’école, elle tombe sur une église portes ouvertes.J’entre, je fais quelques pas, je vois le visage de Marie et ensuite c’est le mystère de la foi, il s’est passé quelque chose raconte-t-elle. Elle continue d’entrer dans les églises pour « s’imprégner de cette atmosphère, voir ces bougies allumées et se fondre dans ce silence. »
J’ai mis trente ans à me convertir, car je ne me sentais pas légitime »explique Claire Koç. C’est finalement le fait d’avoir un enfant qui lui fait franchir le pas, à 36 ans. Un long cheminement selon celle qui se revendique comme « une autodidacte de la foi catholique ». Sauf que le Covid a bien failli empêcher son baptême. Elle passe à l’acte juste après l’arrivée de la pandémie et c’est au moment du déconfinement qu’elle se rend compte que sa conversion n’est pas toujours acceptée dans son cercle.
« Au mieux, je suis taxée d’illuminée, au pire d’intégriste parce que je ne corresponds pas aux nouvelles normes de croyance » regrette-t-elle. D’où ce sentiment qu’être catholique en France peut être vu comme une tare. Nous sommes dans une société qui se veut progressiste et ouverte, mais qui reste intolérante lorsqu’on ne correspond pas aux nouvelles normes de société », s’émeut-elle.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Vitrail de Marie Rivier dans l’église de Bourg-Saint-Andéol. CC0/wikimedia
« Ou faire connaître Jésus Christ ou mourir »
Marie Rivier, religieuse française, fondatrice des Sœurs de la Présentation de Marie, a été canonisée le 15 mai 2022 à Rome ; elle est commémorée le 3 février.
Marie Rivier naquit le 19 décembre 1768 à Montpezat-sous-Bauzon (Ardèche) d’une famille profondément chrétienne. Vers l’âge de deux ans, une chute malencontreuse lui enlève l’usage de ses jambes. Avec insistance elle demandera guérison à Notre Dame de la Pitié, et le 15 août 1780 c’est le miracle !
Désormais Marie se donne totalement à Dieu dans l’œuvre de l’instruction chrétienne des enfants. À l’époque de la Révolution française, qui avait supprimé tous les ordres religieux et congrégations, en pleine Terreur, elle n’hésita pas à fonder son couvent des Sœurs de la Présentation de Marie pour instruire dans la foi le peuple chrétien, d’abord à Thueyts, puis, un deuxième à Bourg-Saint-Andéol, toujours en Ardèche : « Ou faire connaître Jésus Christ ou mourir » disait-elle. Elle mourut ainsi dans la faim de son zèle le 3 février 1838.
Son œuvre s’étendra rapidement en France et à l’étranger. Elle-même l’avait prédit : « Mes filles, un jour, traverseront les mers ». C’est en effet sur les cinq continents que les Filles de Marie Ravier iront vivre l’Évangile.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Giovanni Bellini, La Déploration du Christ, vers 1515, Gallerie dell’Accademia de Venise CC0/wikimedia
Unir nos souffrances au Christ par Marie (II)
Pour le monde, que le Fils de Dieu devienne un nourrisson était une idée étrange. Pourtant, Marie a accueilli Jésus en le portant dans son sein lors du mystère de l’Incarnation. Cet acte d’acceptation divine défiait la raison humaine, mais cet étranger que Marie a accueilli était le Fils de Dieu, le Sauveur du monde.
Après avoir enduré la torture et les moqueries, Jésus a porté sa croix jusqu’au Calvaire où il a été crucifié entre deux malfaiteurs (Luc 23:26-43). Dans l’affliction de Jésus, représenté comme un lépreux rejeté sur le Calvaire, Marie s’est tenue fidèlement au pied de la Croix, prenant soin de lui. Son corps, couvert de la tête aux pieds de cruelles blessures semblables à celles d’un lépreux, portait le poids de nos péchés. Lorsque nous unissons nos propres souffrances à celles du Christ, Marie intercède pour nous par ses prières. Elle présente nos souffrances, unies à sa Passion, à Dieu le Père, en vue de l’expiation de nos péchés et de ceux du monde entier.
Le corps de Jésus a ensuite été déposé dans un tombeau gardé par des soldats pendant trois jours avant de ressusciter en vainqueur (Matthieu 27:62-66). Pendant ce temps de confinement dans le sombre tombeau de la mort, Marie a prié sans relâche pour lui, sans jamais faiblir dans son espoir et sa foi en sa résurrection.
De même, lorsque nous sommes confrontés à des moments de confinement physique et d’emprisonnement dus à la maladie, lorsque nos corps sont limités dans leurs mouvements, Marie vient nous réconforter. Par ses prières constantes et sa foi inébranlable en la résurrection de son Fils, elle nous accorde la grâce de persévérer. Elle intercède pour que nous obtenions les dons de l’Esprit Saint qui nous guident sur notre chemin. Tout comme elle a prié sans relâche pour Jésus dans ses épreuves, elle prie pour nous dans nos maladies et nos détresses. Sa foi reste notre ancre et les grâces qu’elle nous obtient nous propulsent vers notre maison céleste.
Unis au Christ et réconfortés par Marie, nous pouvons trouver un sens à notre souffrance. En tenant fermement le chapelet dans nos mains et en méditant les mystères du rosaire, nous nous ouvrons aux grâces qui découlent d’un cheminement plus étroit avec Jésus et Marie dans nos maladies et toutes nos souffrances.
Note: Cet article a été publié à l’origine dans Missio Immaculatae Volume 19/No. 5, septembre/octobre 2023 sous le nom de plume d’Elio P. Mio. Missio Immaculatae est un magazine bimestriel marial catéchétique et missionnaire de l’Académie de l’Immaculée. (https://missiomagazine.com/)
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
La Pietà d’Annibale Carrache, 1599, musée de Capodimonte, Naples. CC0/wikimedia
Unir nos souffrances au Christ par Marie (I)
Quand nous étions enfants, nos mamans nous conseillaient souvent « d’offrir » nos petits désagréments et nos souffrances. Nous étions loin de nous douter que cette simple phrase contenait la clé pour comprendre le profond mystère de la co- rédemption. En tant qu’oncologue, j’ai eu l’occasion d’approfondir ce concept, en regardant au-delà du voile physique de la souffrance et de la douleur pour saisir la profonde réalité spirituelle qui passe souvent inaperçue
Le Seigneur Jésus a proclamé : « Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, j’étais nu et vous m’avez vêtu, j’étais malade et vous m’avez visité, j’étais en prison et vous êtes venus me voir. » (Matthieu 25:35-36)
En s’identifiant au patient souffrant, le Seigneur Jésus montre qu’il ne fait qu’un avec ceux qui sont dans l’affliction. Quelle consolation de savoir que nous partageons la dignité du Christ lorsque nous souffrons !
Dans notre souffrance, nous pouvons également nous tourner vers la Sainte Vierge Marie. Au pied de la Croix, Marie était une source de consolation et de force pour Jésus. Elle l’a bercé dans ses bras lorsque son corps sans vie a été descendu de la croix – une image poignante connue sous le nom de Pietà. Ce moment résume l’union profonde entre l’extrême douleur de Marie et les blessures salvatrices de Jésus. Dans notre propre souffrance, nous sommes également unis à Marie, comme nous sommes unis au Christ, blessé et sans respiration, dans l’étreinte réconfortante de sa mère.
Jésus avait faim, et Marie l’a nourri non seulement comme toute maman son enfant, mais aussi par son obéissance au plan salvifique de l’incarnation, de la passion et de la résurrection. Jésus avait et a toujours faim d’âmes qui sont prêtes à tout lui abandonner afin que ces âmes soient unies à la volonté de Dieu.
Jésus avait soif, et Marie lui a non seulement donné à boire pendant son enfance et ses voyages de prédication, mais aussi, alors qu’il souffrait sur la Croix, quand il a dit « J’ai soif » (Jean 19:28). Sa soif était de nous aimer toujours plus pleinement et de recevoir notre amour en retour. Marie s’est tenue résolument au pied de la Croix, bien que presque tous les disciples aient abandonné Jésus. Elle est restée là par amour profond pour son Fils et son Dieu.
Note : Cet article a été publié à l’origine dans Missio Immaculatae Volume 19/No. 5, septembre/octobre 2023 sous le nom de plume d’Elio P. Mio. Missio Immaculatae est un magazine bimestriel marial catéchétique et missionnaire de l’Académie de l’Immaculée. (https://missiomagazine.com/)
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
L’intérieur de l’église orthodoxe à Beit Sahour. Shutterstock/Dmitriy Feldman svarshik
La douloureuse épreuve des Palestiniens chrétiens et musulmans
Dans les collines de Cisjordanie vivent quelque 14 000 Palestiniens de confession chrétienne, au sud-est de Bethléem, dans la petite cité de Beit Sahour ; ils résident sur ces terres depuis des siècles. Impossible d’y accéder en voiture : d’énormes tas de gravats ont été déposés par l’armée israélienne aux entrées de la ville, depuis l’attaque du Hamas, le 7 octobre dernier. Il faut continuer à pied ; les rues sont vides, la ville est une cité fantôme. Les Palestiniens, quelle que soit leur confession, sont plus ostracisés que jamais depuis le début de la guerre.
Pourtant, dans cette ville gérée par l’Autorité palestinienne, les chrétiens ont toujours vécu plus ou moins dans la quiétude. Au milieu d’une place trône la chapelle de la Fontaine-de-Marie. Selon la tradition, la Vierge s’y est abreuvée pendant sa fuite en Égypte. Et si Beit Sahour fait partie des territoires occupés par Israël depuis 1967, la ville est connue pour sa résistance non violente durant les dernières intifadas.
Joseph tient l’épicerie de son père en son absence. À 23 ans, ce natif de Beit Sahour est un fervent chrétien orthodoxe. Il ne quitte jamais son poste sans embrasser une statuette de la Vierge Marie. Depuis le 7 octobre, il est sur le qui-vive, notamment vis-à-vis des soldats israéliens, qui patrouillent nuit et jour. « Avant, il était facile pour nous de se rendre en Israël du fait de notre confession, mais Tsahal ne fait plus de différence entre les Palestiniens désormais ». Depuis l’attaque du Hamas, chrétiens et musulmans se regroupent autour de leur identité palestinienne. Ils ne font qu’un. Les habitants de Beit Sahour restent cloîtrés chez eux. Firas Ibrahim, 33 ans, arbore une imposante couronne d’épines du Christ, tatouée sur son avant-bras. « Je suis chrétien et fier (…) Nous n’avons plus le droit d’entrer en Israël. »
À quelques centaines de mètres de Beit Sahour, la cité de Bethléem veille religieusement sur ses fidèles. Les hôtels de la cité sont vidés de leurs touristes et environ 3 000 et 4 000 Palestiniens travaillant en Israël sont désœuvrés, faute de pouvoir se rendre sur le territoire. « Cela a un impact sur toute notre économie, puisqu’ils n’ont plus de pouvoir d’achat et ne peuvent plus rien acheter dans nos magasins ici », déplore le père Issa Hijazeen, prêtre de l’église Notre-Dame-de-Fatima, à Bethléem. Sans pèlerins ni fidèles étrangers, c’est toute l’âme de Bethléem qui se vide progressivement.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Avec Marie, Mgr Van Thuân vécut une profonde expérience mystique
Le vénérable François-Xavier Nguyên Van Thuân (1928-2002) offre à toute l’Église une splendide spiritualité eucharistique et mariale, fruit de sa profonde expérience mystique vécue en prison. Arrêté le 15 août 1975, il devait rester plus de 13 ans en prison, dont 9 ans en isolement, jusqu’à sa libération le 21 novembre 1988. Pour lui, ces deux fêtes de l’Assomption et de la Présentation de Marie avaient une grande signification pour éclairer toute cette période si dramatique de sa vie. En effet, avec Marie, Van Thuân vit une profonde expérience mystique qui a comme centre l’eucharistie, en toutes ses dimensions de sacrifice, présence réelle, communion et adoration.
Issu d’une famille mandarinale catholique qui a tenu un rôle déterminant dans l’indépendance vietnamienne, François-Xavier Nguyen Van Thuan, né à Hué le 27 avril 1928 est ordonné prêtre en juin 1953. Peu après, il est miraculeusement guéri d’une tuberculose qui lui laissait peu d’espoir de survie et, s’il n’en mourait pas, le vouait à une vie d’infirme.
Lors d’un pèlerinage à Lourdes, il a le pressentiment d’aller au-devant de grandes épreuves, voire du martyre, comme plusieurs de ses ancêtres, et l’accepte. Remarqué par le Vatican, il est nommé évêque de Nha Trang en 1967 et, s’il fait preuve de grandes capacités d’organisation dans son rôle de pasteur, il attire surtout l’attention des communistes, dont il sait la victoire inévitable.
Après l’effondrement du Sud-Vietnam, en avril 1975, le pape Paul VI le fait coadjuteur de l’archevêque de Saïgon – choix que le pouvoir juge inacceptable et qui justifie son arrestation le 15 août. Suivent douze années de captivité, durant lesquelles Mgr Van Thuan est transféré d’une prison ou d’un camp à un autre, soumis à un isolement parfois total et à des privations sensorielles comparables à de la torture. Drogué, il résiste, soutenu par sa foi et par des locutions du Christ qui lui indiquent la route à suivre pour faire de ce cauchemar une grâce pour l’Église et lui-même.
Le 21 novembre 1988, à l’improviste, Mgr Thuan est conduit chez le ministre de l’Intérieur qui ordonne sa libération immédiate, à la stupeur de son entourage. Il a l’intime conviction qu’il devra sa libération à Notre Dame, qui lui donnera la preuve de son intervention. Il n’en reste pas moins soumis à une surveillance, ce qui finit par convaincre Jean-Paul II, inquiet pour la vie de son évêque, qui l’appelle à Rome et le nomme vice-président, puis président du conseil pontifical Justice et Paix. Il devient cardinal en 2001 ; il meurt d’un cancer à Rome le 16 septembre 2002. Il est aujourd’hui vénérable.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
« Ô Jésus, vivant en Marie, venez et vivez en vos serviteurs »
Né en 1973, le père Emmanuel Goulard a été ordonné prêtre pour le diocèse d’Albi (sud-ouest de la France) en 2001. Entré dans la Compagnie des Prêtres de Saint Sulpice en 2013, il est actuellement recteur du séminaire d’Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine, à proximité de Paris.
La Compagnie des Prêtres de Saint Sulpice a été fondée au XVIIe siècle par le père Jean Jacques Olier, alors curé de la paroisse Saint-Sulpice à Paris, à une époque où il n’y avait quasiment pas de formation solide pour les jeunes prêtres diocésains en France. Monsieur Olier ouvrit alors le premier séminaire de France pour améliorer la formation des futurs prêtres. Aujourd’hui les Sulpiciens sont des prêtres qui choisissent de se consacrer au discernement des vocations et à l’accompagnement des prêtres dans leur ministère.
Pour le père Goulard, c’est la prière, rédigée par Jean-Jacques Olier, dans laquelle il demande à Jésus de venir vivre en nous comme il a vécu en sa Mère, la Vierge Marie, qui l’inspire particulièrement :
« Ô Jésus, vivant en Marie, venez et vivez en vos serviteurs dans votre esprit de sainteté, dans la plénitude de votre force, dans la perfection de vos voies, dans la vérité de vos vertus, dans la communion à vos divins mystères. Dominez sur toute puissance ennemie, dans votre Esprit, à la gloire du Père. Amen »
Adapté du témoignage du père Emmanuel Goulard, paru dans la revue Avec Marie Prier pour les prêtres, n°9, Noël 2021
Revue Avec Marie prier pour les prêtres, 7 Faubourg Saint Maurice 16220 Montbron
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Que Marie ait donné le rosaire à saint Dominique est-ce une légende ?
Certains prétendent que le fait que Marie ait donné le rosaire à saint Dominique est une légende pieuse sans fondement historique.
Selon les théologiens, cette « légende » est si bien étayée par l’histoire de l’Église catholique et la tradition documentée par au moins une douzaine de Papes, que l’on ne peut raisonnablement douter de son authenticité en tant que don de la Vierge à l’Église, par les mains de saint Dominique.
Une encyclique papale déclare : « Notre Dieu miséricordieux, comme vous le savez, a élevé contre ses ennemis les plus terribles un homme très saint, l’illustre parent et fondateur de l’Ordre dominicain.
Grand par l’intégrité de sa doctrine, par son exemple de vertu et par ses travaux apostoliques, il s’est attaqué sans hésitation aux ennemis de l’Église catholique, non par la force des armes, mais en se fiant entièrement à la dévotion qu’il a été le premier à instituer sous le nom de Saint Rosaire, et qui a été diffusée par lui et ses disciples dans toute l’étendue de la terre.
Guidé, en effet, par l’inspiration et la grâce divines, il prévoyait que cette dévotion, comme une arme guerrière des plus puissantes, serait le moyen de mettre en fuite l’ennemi, et de confondre son audace et sa folle impiété. Tel fut en effet son résultat.Grâce à cette nouvelle méthode de prière, adoptée et mise en œuvre de façon appropriée, telle qu’elle avait été instituée par Saint Dominique, la piété, la foi et l’union commencèrent à revenir, et les projets et les machinations des hérétiques s’écroulèrent.
De nombreux vagabonds revinrent également sur le chemin du salut, et la colère des impies fut contenue par les armes des catholiques qui avaient décidé de repousser leur violence ». (Supremi Apostolatus Officio, Encyclique du Pape Léon XIII sur la dévotion du Rosaire).
Les Dominicains, le premier ordre religieux de l’Église consacré à la prédication itinérante, ont reçu de Notre Dame la mission spéciale de prêcher son Saint Rosaire à travers l’Europe, et l’ordre dans lequel l’Église universelle prie le rosaire aujourd’hui est tiré de la forme dominicaine d’origine.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.