« C’est à partir de ce moment-là que j’ai aimé prier le chapelet »

© Shutterstock/New Africa
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« C’est à partir de ce moment-là que j’ai aimé prier le chapelet »

Mes parents catholiques pratiquants m’emmenaient à la messe quand j’étais petite, avec eux, mais en fait, je ne comprenais pas : le corps du Christ, ça ne représentait rien pour moi. Et à l’adolescence, j’ai donc arrêté d’aller à la messe.

Plus tard, j’ai eu un mariage très chaotique, douloureux et j’ai sombré dans la dépression. Il m’arrivait de prier quand j’allais vraiment mal : je rentrais dans une église, je mettais un cierge. Je savais qu’Il existait, mais je le voyais plus comme un juge. Ma maman, voyant que je n’allais pas bien, me dit un jour alors que j’avais 26 ans : « Avec ton père et ta jeune sœur, nous te payons un voyage à Rome. » J’ai pris cette offre comme une bouée de secours et l’acceptais.

Durant les dix jours du voyage nous avions le temps de visiter Rome. Le dernier jour on passait par un petit village, en Italie, qui s’appelle San Damiano, où on disait que la Vierge était apparue dans les années entre 1960 et 1980. Une fois là-bas, ma première impression n’a pas été bonne : on récitait le rosaire en latin… Je suivais pour faire plaisir à mes parents…ça ne me parlait pas du tout. Je pensais qu’ils étaient tous cinglés. De plus en ce mois d’avril, il faisait très froid et il pleuvait. Alors j’ai demandé un signe : qu’il fasse beau à midi !

Or pendant le rosaire, il y a eu une minute de silence. Et là, j’ai vraiment senti comme si on posait un manteau sur moi. Et, d’un seul coup, je n’avais plus froid. Intérieurement j’ai eu comme l’image d’un miroir qui se casse. En une minute, j’ai fait une relecture de ma vie : j’ai mis d’un côté ce qui était bien, de l’autre côté ce qui était mal. Et je savais où je devais aller ! Et je me suis mise à prier le rosaire en latin alors que je ne le connaissais pas : ça me venait tout seul. C’est à partir de ce moment-là que j’ai aimé prier le chapelet. Car j’ai senti l’amour de la Sainte Vierge qui, petit à petit, m’a conduite à Jésus et ramenée à la messe.

En rentrant de ce pèlerinage, j’étais joyeuse, alors que j’étais partie toute triste ! Et cette joie m’a aidée dans les épreuves. Depuis, c’est un cheminement : tout ne se fait pas du jour au lendemain. Dieu est avec moi tout le temps. Je Lui parle toute la journée. Je prie pour que son règne vienne. Je prie pour les affaires de Jésus et pour qu’Il s’occupe des miennes. Il le fait tellement bien, avec amour, délicatesse. Et j’aimerais tellement que tout le monde croit en Lui : Il n’est qu’amour.

Témoignage de Marie-Claire

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Le siècle de saint Louis fut un siècle marial

Saint Louis recevant les Saintes Reliques, Chroniques de Saint-Denis, vers 1332-1350.
© CC0/wikimedia
Saint Louis recevant les Saintes Reliques, Chroniques de Saint-Denis, vers 1332-1350. © CC0/wikimedia

Le siècle de saint Louis fut un siècle marial

Saint Louis (Louis IX de France) fut le fruit d’une longue prière adressée à la Vierge Marie. En effet, sa mère, la reine Blanche de Castille, affligée de n’avoir pas d’enfant, avait rencontré saint Dominique, venu la saluer à Paris. Celui-ci l’avait exhortée à prendre la Vierge Marie pour médiatrice, à réciter le chapelet et à le faire réciter aux personnes pieuses de la Cour. Il avait lui-même prié à cette intention. C’est ainsi que naquit, le 25 avril 1214, celui qui deviendra Louis IX à 12 ans, sous la forte régence de sa mère pendant sa minorité. La reine Blanche de Castille, à la fin de sa régence, laissa à son fils un royaume pacifié.

Saint Louis fut un si grand roi que le XIIIe siècle porte son nom : on l’appelle le siècle de saint Louis. En effet, c’est en quelque 40 années de règne (1234-1270) qu’il fit de la France le cœur de la Chrétienté et suscita le rayonnement de l’art médiéval, au point que l’on construisait par exemple ‘à la manière française’.

Il réalisa ainsi le rêve de sa mère, Blanche de Castille, qui avait longuement prié la Vierge Marie de lui donner un fils qui fût digne, par ses vertus, de porter la couronne du roi de France. Son père, Louis VIII dit « Le Lion », avait lui-même une grande dévotion à la Vierge Marie. Dans son testament, il avait en effet souhaité que l’on vendît sa couronne et ses bijoux pour construire un monastère dédié à la Vierge Marie, vœu qui fut accompli par son épouse.


Le siècle de saint Louis fut donc un siècle marial. La grande dévotion de saint Louis et de sa famille à la Vierge Marie, mais également l’influence des Dominicains et des Franciscains, qui conseillèrent Louis IX dans sa foi et firent évoluer l’image de la Vierge Marie et la mariologie: on vit ainsi grandir, dans cette société hiérarchisée, la place de Marie : on la place désormais avec le Christ, dans le ciel.

C’est pourquoi on célèbre davantage la gloire de la Vierge Marie, son couronnement, plus que son humilité : elle est ainsi honorée comme Reine plus que comme servante ; elle est également honorée comme Mère. La figure d’Ève s’efface devant celle de Marie, la Nouvelle Ève, la pesanteur de la faute s’allège dans l’espérance du salut, cette espérance se traduisant dans l’art gothique, dans l’architecture, comme dans l’ensemble des arts, et s’incarnant dans les représentations de la Vierge Marie.

Louis IX, qui fut canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII, fut un roi chevalier très pieux.

Adapté de : Isabelle Rolland

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Une lettre à Marie, d’une maman à une Autre

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© Shutterstock/Breslavtsev Oleg

Une lettre à Marie, d’une maman à une Autre

Chère Vierge Marie, laissez-moi d’abord vous dire que vous ne vous considérez peut-être pas comme une icône de la culture pop, mais il faut replacer votre histoire dans le contexte historique : si vous étiez née deux mille ans plus tard, vous seriez probablement la star de votre propre émission de téléréalité, vous auriez des millions de « followers » ! Un fait incontestable : vous êtes une icône.

Vous avez surgi dans ma tête de temps en temps lorsque j’étais enceinte et que j’imaginais toutes les façons dont l’accouchement pouvait prendre une tournure inattendue. Accoucher dans une grange me semblait particulièrement horrible. Outre la douleur non gérée, il semble que le foin provoquerait des démangeaisons. Les odeurs seraient trop fortes pour mon nez sensible de femme enceinte. Et pour des raisons qui me dépassent mais que je ne pense pas devoir expliquer, je ne voudrais pas d’une vache à moins de cinquante mètres de moi pendant cet événement particulier de la vie.

Lorsque je suis tombée enceinte de mon troisième enfant, je n’avais pas peur de l’accouchement lui-même, mais mes nerfs étaient tendus pour une autre raison. Mon corps s’était montré très habile à éjecter les bébés, et mes deux premiers accouchements s’étaient déroulés rapidement et facilement. Ma crainte pour l’accouchement n° 3 était qu’il soit trop rapide et trop facile.

Le principal souci était que l’hôpital où j’accoucherais se trouvait à vingt minutes de chez moi, et ce, si les conditions étaient parfaites. Aux heures de pointe, il est probablement plus rapide de se rendre de Nazareth à Bethléem à dos d’âne. Je me suis donc résignée à l’éventualité de donner naissance dans une voiture.

J’ai pensé à vous pendant que je me préparais mentalement. Si Marie, la mère de Jésus, peut accoucher dans une étable au milieu des chèvres, me suis-je dit, je peux sûrement accoucher dans une Toyota Rav. J’ai stocké dans le Rav un drap et quelques serviettes, comme nous avons fait l’année où notre chatte a mis bas dans le placard. Puis j’ai appelé mon ami Dan qui est pompier, et je lui ai demandé de me raconter tout ce qu’il avait appris pendant sa formation d’ambulancier sur l’accouchement dans des situations non idéales. Je me suis sentie réconfortée par l’information selon laquelle, en cas de coup dur, la chose la plus importante que je pouvais faire était de tenir mon bébé. S’assurer qu’il respire, puis le tenir.

Quoi qu’il en soit, Marie, vous êtes une championne pour avoir accouché dans une grange, et encore plus pour ne pas avoir mal reçu les visiteurs inattendus qui vous apportaient de l’encens et de la myrrhe. Honnêtement, je pense que vous devriez écrire votre histoire. Vous êtes la « Madonna » originale, après tout. Je parie que vous pourriez même surpasser Britney (1). Vous êtes bénie !

Kristen

Chronique « Lettres aux mamans » par Kristen Mulrooney, 5 juin 2024

Dans cette rubrique, Kristen Mulrooney écrit des lettres à des mères célèbres de la littérature, de la télévision et du cinéma, avec lesquelles elle entretient des rapports différents depuis qu’elle est elle-même maman.

www.mcsweeneys.net

(1) Une chanteuse américaine

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« La prière qui s’appuie sur l’intercession de Marie n’a jamais été vaine » (st Pie X)

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« La prière qui s’appuie sur l’intercession de Marie n’a jamais été vaine » (st Pie X)

Avec quelle rage, avec quelle frénésie n’attaque-t-on pas aujourd’hui Jésus-Christ et la religion qu’il a fondée ! Quel danger donc pour un grand nombre, danger actuel et pressant, de se laisser entraîner aux envahissements de l’erreur et de perdre la foi !

C’est pourquoi « que celui qui pense être debout prenne garde de tomber » (I Cor. X, 12). Mais que tous aussi adressent à Dieu, avec l’appui de la Vierge, d’humbles et instantes prières, afin qu’il ramène au chemin de la vérité ceux qui ont eu le malheur de s’en écarter. Car Nous savons d’expérience que la prière qui jaillit de la charité et qui s’appuie sur l’intercession de Marie n’a jamais été vaine.

Assurément, il n’y a pas à attendre que les attaques contre l’Église cessent jamais : « car il est nécessaire que des hérésies se produisent, afin que les âmes de foi éprouvée soient manifestées parmi vous »(I Cor. XI, 19).

Mais la Vierge ne laissera pas, de son côté, de nous soutenir dans nos épreuves, si dures soient-elles, et de poursuivre la lutte qu’elle a engagée dès sa conception, en sorte que quotidiennement nous pourrons répéter cette parole : « Aujourd’hui a été brisée par elle la tête de l’antique serpent » »(Off. Imm. Conc. In II Vesp. ad. Magnif.)

Saint Pie X, Lettre Encyclique Ad Diem Illum Laetissimum

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

La Vierge Marie est victorieuse de toutes les hérésies

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© Shutterstock/Federico Barone

La Vierge Marie est victorieuse de toutes les hérésies

Quand j’étais jeune théologien, avant et même pendant les sessions du Concile, comme il est arrivé et comme il arrivera encore aujourd’hui à beaucoup, je nourrissais quelques réserves sur certaines formules anciennes comme, par exemple, la fameuse « De maria nunquam satis” – « sur Marie, on ne dira jamais assez« . Elle me paraissait exagérée.

J’avais aussi du mal à comprendre le vrai sens d’une autre expression fameuse (répétée dans l’Église depuis les premiers siècles, quand – après un mémorable débat – le Concile d’Éphèse de 431 avait proclamé Marie Theotokos, Mère de Dieu), à savoir l’expression qui veut que Marie soit « victorieuse de toutes les hérésies ».

Aujourd’hui seulement – en cette période de confusion où toutes sortes de déviations hérétiques semblent venir frapper à la porte de la foi authentique – aujourd’hui je comprends qu’il ne s’agissait pas d’une exagération de dévots, mais de vérités plus que jamais valables.

Cardinal Ratzinger (le pape Benoît XVI)

Cité par Vittorio Messori, dans Entretiens sur la Foi, Fayard 1985

Encyclopédie Mariale

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Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
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Notre Dame de Knock, Reine d’Irlande

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Notre-Dame de Knock. © Shutterstock/Thoom

Notre Dame de Knock, Reine d’Irlande

Le jeudi 21 août 1879, vers dix-neuf heures, à Knock Mhuire (Irlande, comté de Mayo) Mary Mc Loughlin, 45 ans, et Mary Byrne, 29 ans, aperçoivent des « images lumineuses » sur la façade de l’église paroissiale. Surprises, les deux femmes observent : il s’agitb ien d’une apparition de la Vierge, concluent-elles. Elles préviennent l’entourage.

Seize  personnes accourent qui toutes voient la Vierge pendant près de deux heures. La pluie battante empêche certains d’entre eux de rester jusqu’au bout. D’autres s’absentent puis reviennent et font le même constat. La Vierge est visible, debout, entre 30 et 60 cm au-dessus du sol. Sa taille est celle d’une personne moyenne. Elle est vêtue de blanc et porte une couronne d’or. Elle semble prier.

Saint Joseph et saint Jean l’Évangéliste l’accompagnent.« SainJean était habillé comme un évêque en train de prêcher. Il portait une petite mitre sur la tête », précise Patrick Hill qui a vu également des anges. Les témoins voient aussi un « autel » sur lequel se tenait un « agneau » derrière lequel une croix était plantée.

Aucun message n’a accompagné l’apparition silencieuse, mais des guérisons corporelles frappent l’opinion. Sur l’autel, l’Agneau immolé rappelle le sacrifice du calvaire, rendu présent chaque jour à la Messe, et au ciel, l’offrande du Christ au Père (Lettre aux Hébreux).

Saint Jean l’évangéliste apparaît comme un prêtre, et il désigne Marie présente au pied du calvaire, souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d’un cœur maternel à son sacrifice, pour être enfin, par le même Christ Jésus mourant sur la croix, donnée comme sa Mère au disciple par ces mots : « Femme, voici ton Fils » (cf. Jn 19, 26-27) » (Vatican II, Lumen Gentium 58). Saint Joseph est l’époux de Marie, le modèle du père et de l’époux. Il est aussi un maître d’oraison et le patron de l’Église. Le 8 décembre 18 2, Pie IX déclara saint Joseph patron de l’Église universelle.

En 1879, l’archevêque diocésain institue une commission d’enquête qui conclut positivement l’année suivante. En 1936, Mgr Gilmartin, archevêque de Tuam, a ouvert un bureau des constatations médicales afin d’étudier scientifiquement les guérisons alléguées puis il a créé une nouvelle commission d’enquête qui a repris les conclusions positives de 1880. En 1957, le sanctuaire fut affilié à la basilique Marie majeure à Rome, avec des indulgences spéciales.

A la fin du concile Vatican II, le pape Paul VI invita l’évêque de Knock à célébrer la messe avec lui et avec les évêques qui avaient la charge des plus fameux sanctuaires du monde.

Encyclopédie Mariale

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Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« Elle a pris les devants, notre Reine »

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« Elle a pris les devants, notre Reine »

La Vierge glorieuse montant au ciel vint ajouter sans aucun doute une part abondante à la joie des habitants d’en haut.

C’est elle en effet dont un simple mot de salutation fait tressaillir de joie ceux mêmes que renferment encore les entrailles maternelles. Si l’âme d’un enfant encore à naître fut comme liquéfiée d’amour dès qu’eut parlé Marie, pouvons-nous imaginer l’allégresse des citoyens du ciel quand il leur fut donné à la fois, et d’entendre sa voix, et de voir son visage, et de goûter le bonheur de sa présence ?

Et pour nous, mes très chers, quelle occasion de fête en cette assomption de la Vierge, quelle source de joie, quel sujet de réjouissance ! Par la présence de Marie, c’est tout l’univers qui est illuminé au point que désormais la patrie céleste elle-même resplendit d’une clarté plus vive, irradiée qu’elle est par le rayonnement de cette lampe virginale. Aussi est-ce à juste titre que retentissent, là-haut, l’action de grâces et la louange.

Mais pour nous, semble-t-il, nous devons gémir bien plus qu’applaudir. N’est-il pas logique en effet que la mesure dont le ciel se réjouit de la présence de Marie, soit la mesure même dont notre bas monde doive s’attrister de son absence ? Non, cessons nos plaintes ! Pour nous non plus, l’ici-bas n’est pas notre patrie (…).

Elle a pris les devants, notre reine ! Elle a pris les devants, et l’accueil qu’elle a reçu fut si glorieux que les pages peuvent suivre leur dame en toute assurance et lui crier : « Entraîne-nous sur tes pas ; nous courrons dans les effluves de tes parfums » (Ct, 1, 4ss).

C’est une avocate que notre caravane envoie devant elle, une avocate qui, en tant que mère du juge et mère de miséricorde, traitera l’affaire de notre salut avec insistance et succès. C’est un cadeau de prix qu’aujourd’hui notre terre a adressé au ciel afin que, donnant donnant, une heureuse alliance d’amitié unisse l’humain au divin, la terre au ciel, les abîmes aux cimes.

Saint Bernard, dans Sermon 1 sur l’Assomption

Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Un miracle constaté par une foule de 70 000 personnes

Sanctuaire de Notre-Dame de Fátima.
© Shutterstock/Russ Heinl
Sanctuaire de Notre-Dame de Fátima. © Shutterstock/Russ Heinl

Un miracle constaté par une foule de 70 000 personnes

À Fatima, au Portugal, le phénomène annoncé le 13 mai 1917 (1) par la Vierge aux trois jeunes voyants, Lucie, Jacinthe et François pour le 13 octobre 1917 fut une « danse du soleil ». Ce jour-là, des mouvements furent effectivement constatés dans le ciel par une foule de 70 000 personnes. L’envoyé spécial du journal portugais O Seculo, Avelino di Almeida, ouvertement laïc et non croyant, le décrivit avec grande précision dans son article.

Si les scientifiques tentent d’expliquer cela par une conjonction rare d’éléments météorologiques (formation d’une masse d’air en forme de lentille d’air, issue de vents contraires qui par inversion de températures, la font tourner sur elle-même, puis monter et descendre en décrivant une ellipse. Si elle se charge de particules de glaces, elle peut effectivement refléter le soleil, donnant l’impression qu’il «danse»), en revanche… ils ne peuvent pas rendre compte du fait que ce phénomène s’est produit sur le lieu prévu, le jour dit et à l’heure dite !

Ces événements étonnants ont été repris dans les jours suivants par toute la presse portugaise chrétienne ou anti-cléricale, tous les journalistes présents ayant vu exactement la même chose.

Il existe de nombreuses photographies et des témoignages ont été recueillis jusqu’à 40 km à la ronde. Le quotidien laïc O Seculo a même fait sa « Une » sur le miracle du soleil, avec un reportage et des photos tout à fait conformes à ce que tout le monde a vu.

L’Évêché de Leira Fatima recueilla à la suite du « miracle du soleil » des milliers de témoignages écrits, qui concordent tous. Les faits miraculeux furent vite reconnus par l’Église.

Sources : www.lefigaro.fr 

et (1) Encyclopédie Mariale 

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Source : une minute avec Marie

« Mon arrière-grand-mère Anna, qui passait six heures par jour à prier la Vierge Marie, a influencé ma vocation »

© Shutterstock/Ruslan Huzau
© Shutterstock/Ruslan Huzau

« Mon arrière-grand-mère Anna, qui passait six heures par jour à prier la Vierge Marie, a influencé ma vocation »

Le dimanche 9 juin 2024, le métropolite Borys Gudziak de l’archéparchie catholique ukrainienne de Philadelphie a ordonné au diaconat Ihor Demydas. Dans cet extrait d’une entrevue, Ihor parle de son chemin vers la prêtrise, depuis ses années comme enfant de chœur jusqu’à ses études de théologie à Rome. 

Quand avez-vous ressenti pour la première fois l’appel à la prêtrise ? Était-ce soudain ou progressif ?

« Honnêtement, c’est une question difficile pour moi, et je n’ai pas de réponse définitive. Cependant, j’aimerais partager une petite histoire sur mon appel à la prêtrise, qui a commencé dans mon enfance.

Je crois fermement que mon arrière-grand-mère Anna, qui passait six heures par jour à prier la Vierge Marie, a influencé ma vocation. Lorsque ma grand-mère se mettait à prier, j’aimais beaucoup cela. Je m’asseyais à côté d’elle, je regardais ses mains égrener le chapelet et j’écoutais ses « Je vous salue Marie ».

Vers l’âge de 11 ans, j’ai rejoint le groupe des servants de messe de la paroisse St. Paraskeva-Pyatnytsia, dans mon village de Velyki Birky (Ukraine), ce qui m’a encore plus plongé dans ce monde mystérieux et spirituel. 

Je me souviens du mois de mai, au cours duquel la paroisse chantait chaque jour le « Moleben à la très sainte Theotokos ». C’était le meilleur mois ! J’aimais aller à cet office et chanter. Je ne pouvais pas me permettre de manquer un seul jour de cette prière. J’étais si heureux que c’est difficile à exprimer.

Après le  lycée, je suis entré dans un collège de musique, où j’ai étudié pendant quatre ans. Mais en troisième année, j’ai senti que je voulais entrer au séminaire. J’aimais beaucoup le chant des séminaristes. Quand je les voyais en soutane, j’étais tellement fasciné par leur apparence que j’ai toujours voulu essayer cette tenue. C’étaient des sentiments extraordinairement mystérieux de la présence de Dieu dans ma vie.

Après avoir terminé mes études de musique, je suis entré au séminaire de Ternopil, ville ukrainienne, où j’ai étudié pendant sept ans. J’ai été ravi d’apprendre que j’étais admis comme étudiant. Je me souviens du moment où j’ai entendu mon nom sur la liste des candidats ; j’ai quitté l’auditorium en courant, les larmes aux yeux, en remerciant Dieu pour ce grand cadeau.

Plus tard, ma vocation s’est développée dans la « ville éternelle » de Rome, où j’ai étudié la  théologie du mariage et de la famille  à l’Institut pontifical Jean-Paul II. Aujourd’hui, je remercie sincèrement Dieu que ma vocation ait abouti au diaconat, le premier degré du sacrement de l’Ordre. »

Adapté de www.ukrcatholic.org

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“Peut-on l’honorer Lui et mépriser sa Mère ?”

© Shutterstock/Renata Sedmakova
© Shutterstock/Renata Sedmakova

“Peut-on l’honorer Lui et mépriser sa Mère ?”

Quel motif ai-je de répondre à l’appel de mon cœur quand par un mouvement de piété sincère et d’admiration joyeuse, il veut saluer cette fille de Bethléem, comme la femme bénie entre toutes ? Elle est la mère du Seigneur, la mère de mon Seigneur. Là est le fondement le plus profond de ma vénération pour elle et de ma gratitude à son endroit. 

Déjà quand il s’agit de la vie naturelle, une clarté incomparable auréole ce nom de Mère. Pour un sentiment humain authentique, cette appellation « Mère » et tout ce qui en dépend et ce qu’elle signifie, évoque quelque chose de sacré et d’inviolable. Le nom même de Mère renferme tout ce qu’il y a de plus tendre et de plus pur dans la vie de l’homme. Te serait-il possible de déprécier ta mère ou d’en mal parler ? Voudrais-tu effacer son image de ton âme ? 

C’est pourquoi il m’apparaît évident que si Jésus nous est cher comme notre Seigneur et notre Sauveur, ce doit être pour nous une chose qui va de soi d’éprouver des sentiments chaleureux et profonds pour la femme qu’il appelait sa mère, sa propre Mère. 

L’honorer Lui, et mépriser sa Mère, le glorifier Lui et rabaisser sa Mère, ceci ne s’accorde pas si toutefois nous reconnaissons en Lui le véritable fils de Marie, la vierge de la cité de David, ce que nous faisons chaque fois que nous récitons le Credo des  Apôtres : « Je crois en Jésus-Christ né de la Vierge Marie ».

Pasteur E. Eidem, 

Herrens Moder (la Mère du Seigneur – Variations sur le Magnificat), Uppsala 1929

Cité par Benoît thierry d’Argenlieu, Marie Reine du Nord, dans : Maria – études sur la Vierge Marie – sous la direction d’Hubert du Manoir, s. j. – Tome IV, 1956, p. 450-451

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie