Ton Samedi Saint comment le penser autrement que dans un silence parfait ? Une fois le tombeau fermé, saint Jean t’a conduite dans la maison où lui-même trouvait l’hospitalité à Jérusalem. Cela s’est passé probablement dans le silence.
Le respect devant Ta souffrance a dû les garder tous muets. Tu leur as seulement fait comprendre que tu voulais être seule. Il était bien sûr impossible d’aller comme d’habitude au Sabbat et à la fête dans le Temple, parmi les gens qui L’avaient crucifié et qui Te montreraient maintenant du doigt.
Être seule était l’unique soulagement. Il fallait qu’une fois les larmes trouvent leur compte. Si le Seigneur avait pleuré sur la mort de Lazare, ne devais-Tu pas Toi aussi pleurer après tout ce qui était arrivé ?
Sa vie toute entière qui était Ta vie est apparue encore une fois devant ton âme ; toutes les allusions sur la souffrance, tous les passages des prophètes. Et avec cela aussi l’annonce de la Résurrection.
Ce que le Sauveur expliquait aux disciples sur le chemin d’Emmaüs, Tu Te l’es dit Toi-même : ne fallait-il pas que le Christ souffrît tout cela pour entrer dans Sa gloire ?
Ainsi Ta souffrance se change en action de grâce pour le « Consummatum est » et en attente silencieuse, croyante, du matin de Pâques : le troisième jour Il ressuscitera.
Je ne peux pas le penser autrement qu’en Ta présence.
Ce que fit le Fils pour sa Mère en ce jour saint précédant l’aurore de la Résurrection, il n’est possible que de le pressentir…
Est-ce qu’avant le lever du jour, l’ange de l’Annonciation ne T’a pas guidée sans bruit depuis la maison de Tes hôtes et conduite jusqu’au tombeau? Est-ce qu’au tombeau l’Alléluia ne résonnait pas de la bouche des anges comme le Gloria dans la campagne de Bethléem ?Dans l’aurore rougeoyante, ne s’est-Il pas avancé hors du tombeau enveloppé de lumière resplendissante dans le jardin en pleine floraison comme au paradis ?
Personne ne nous a rapporté cette rencontre. Aucun œil humain n’a vu, aucune oreille n’a perçu, il n’est monté au cœur d’aucun homme ce que le Seigneur préparait à sa Mère qui L’aimait plus que tout ce que l’on ne pourra jamais concevoir. »
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Ton Samedi Saint comment le penser autrement que dans un silence parfait ? Une fois le tombeau fermé, saint Jean t’a conduite dans la maison où lui-même trouvait l’hospitalité à Jérusalem. Cela s’est passé probablement dans le silence.
Le respect devant Ta souffrance a dû les garder tous muets. Tu leur as seulement fait comprendre que tu voulais être seule. Il était bien sûr impossible d’aller comme d’habitude au Sabbat et à la fête dans le Temple, parmi les gens qui L’avaient crucifié et qui Te montreraient maintenant du doigt.
Être seule était l’unique soulagement. Il fallait qu’une fois les larmes trouvent leur compte. Si le Seigneur avait pleuré sur la mort de Lazare, ne devais-Tu pas Toi aussi pleurer après tout ce qui était arrivé ?
Sa vie toute entière qui était Ta vie est apparue encore une fois devant ton âme ; toutes les allusions sur la souffrance, tous les passages des prophètes. Et avec cela aussi l’annonce de la Résurrection.
Ce que le Sauveur expliquait aux disciples sur le chemin d’Emmaüs, Tu Te l’es dit Toi-même : ne fallait-il pas que le Christ souffrît tout cela pour entrer dans Sa gloire ?
Ainsi Ta souffrance se change en action de grâce pour le « Consummatum est » et en attente silencieuse, croyante, du matin de Pâques : le troisième jour Il ressuscitera.
Je ne peux pas le penser autrement qu’en Ta présence.
Ce que fit le Fils pour sa Mère en ce jour saint précédant l’aurore de la Résurrection, il n’est possible que de le pressentir…
Est-ce qu’avant le lever du jour, l’ange de l’Annonciation ne T’a pas guidée sans bruit depuis la maison de Tes hôtes et conduite jusqu’au tombeau? Est-ce qu’au tombeau l’Alléluia ne résonnait pas de la bouche des anges comme le Gloria dans la campagne de Bethléem ?Dans l’aurore rougeoyante, ne s’est-Il pas avancé hors du tombeau enveloppé de lumière resplendissante dans le jardin en pleine floraison comme au paradis ?
Personne ne nous a rapporté cette rencontre. Aucun œil humain n’a vu, aucune oreille n’a perçu, il n’est monté au cœur d’aucun homme ce que le Seigneur préparait à sa Mère qui L’aimait plus que tout ce que l’on ne pourra jamais concevoir. »
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Judas aurait encore pu être sauvé s’il s’était repenti
Dans le tome 9 de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé (1), le Vendredi Saint, après l’arrestation et la condamnation de Jésus, Judas, affolé et horrifié par ce qu’il a fait, retourne chez le grand prêtre :
Il « jette la bourse à la figure de Caïphe et s’en va en poussant un cri alors que les pièces résonnent en s’éparpillant sur le sol après avoir frappé, en faisant saigner, la bouche de Caïphe.
Il sort. Il se trouve en face de Marie, debout à la porte de la pièce où Jésus l’a quittée. Elle, entendant du bruit, s’est montrée espérant peut-être voir Jean qui est absent depuis tant d’heures. Elle est pâle comme si elle avait perdu son sang. Elle a des yeux que la douleur rend encore plus semblables à ceux de son Fils. Judas rencontre ce regard qui le regarde avec la même connaissance affligée et consciente dont Jésus l’a regardé en route, et avec un « Oh ! » effrayé il s’adosse au mur.
« Judas ! dit Marie, Judas, qu’es-tu venu faire ? »
Les paroles mêmes de Jésus, et dites avec un amour douloureux. Judas s’en souvient et pousse un cri.
« Judas », répète Marie, « qu’as-tu fait ? À tant d’amour tu as répondu en trahissant ? »
La voix de Marie est une caresse tremblante.
Judas va s’échapper. Marie l’appelle d’une voix qui aurait dû convertir un démon.
« Judas ! Judas ! Arrête-toi ! Arrête-toi ! Écoute ! Je te le dis en son nom : repens-toi, Judas. Lui pardonne.. »
Judas s’est enfui.
La voix de Marie, son aspect ont été le coup de grâce, ou plutôt de disgrâce car il résiste. Il s’en va précipitamment. » (§605.10)
Extrait de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé, Tome 9 (Ancienne édition : Tome 9, chapitre 24.
(1) Maria Valtorta (1897 – 1961) est une visionnaire et mystique italienne, membre du Tiers-ordre catholique des Servites de Marie et auteur d’écrits spirituels dont principalement les 10 tomes de l’Evangile tel qu’il m’a été révélé.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
L’arrivée au Cénacle et les adieux de Jésus à sa Mère
Dans le tome 9 de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé (1), le Jeudi Saint au soir, Jésus arrive au Cénacle avec ses apôtres et y retrouve sa Mère. Comme Lui, Marie comprend que c’est l’Heure. Malgré sa profonde douleur, elle ne fait pas de scène. Elle est majestueuse comme son Fils. Jésus salue sa Mère et se recommande à ses prières :
« Maman, je suis venu pour prendre de la force et du réconfort auprès de toi. Maman, je suis comme un petit enfant qui a besoin du cœur de sa mère à cause de sa douleur, et du sein de sa mère pour avoir la force. Je suis redevenu, à cette heure, ton petit Jésus d’autrefois. Je ne suis pas le Maître, Maman, je suis uniquement ton Fils, comme à Nazareth quand j’étais petit, comme à Nazareth avant de quitter la vie privée. Je n’ai que toi. Les hommes, en ce moment, ne sont pas les amis loyaux de ton Jésus. Ils ne sont même pas courageux dans le bien. Seuls les mauvais savent être constants et forts en opérant le mal. Mais toi tu m’es fidèle et tu es ma force, Maman, à cette heure. Soutiens-moi par ton amour et ta prière. Il n’y a que toi qui à cette heure sache prier parmi ceux qui m’aiment plus ou moins. Prier et comprendre. Les autres sont en fête, absorbés par des pensées de fête ou des pensées de crime pendant que je souffre de tant de raisons.
Beaucoup de choses mourront après cette heure. Et parmi celles-ci leur humanité, et ils sauront être dignes de Moi, tous, sauf celui qui s’est perdu et qu’aucune force n’est capable de ramener au moins au repentir. Mais pour l’instant ce sont encore des inconscients qui ne comprennent pas que je vais mourir, alors qu’eux se réjouissent en croyant que jamais mon triomphe n’a été plus proche. Les hosannas d’il y a quelques jours les ont enivrés. Maman, c’est pour cette heure que je suis venu, et surnaturellement je la vois arriver avec joie.
Mais mon être la redoute aussi parce que ce calice a pour nom trahison, reniement, férocité, blasphème, abandon. Soutiens-moi, Maman. Comme quand par ta prière tu as attiré sur toi l’Esprit de Dieu, pour donner par Lui au monde Celui qu’attendent les nations, attire maintenant sur ton Fils la force qui m’aide à accomplir l’œuvre pour laquelle je suis venu. Maman, adieu. Bénis-moi, Maman, même au nom du Père. Et pardonne à tous. Pardonnons ensemble, dès à présent pardonnons à ceux qui nous torturent. » (§599-4)
Extrait de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé, Tome 9 (Ancienne édition : Tome 9, chapitre 18. Nouvelle édition : Tome 9, chapitre 299)
(1) Maria Valtorta (1897 – 1961) est une visionnaire et mystique italienne, membre du Tiers-ordre catholique des Servites de Marie et auteur d’écrits spirituels dont principalement les 10 tomes de l’Évangile tel qu’il m’a été révélé.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Comment un prêtre et un chapelet ont transformé la vie de Sue
Dans les moments de profond désespoir, vers qui vous tournez-vous ?
L’appel de Sue à l’émission de la radio catholique américaine « The Patrick Madrid Show » est un témoignage sincère de son passage du désespoir à l’espoir. Au début du mois de septembre 2023, Sue a appelé dans un état de détresse, accablée par les défis de sa vie. Devinant sa situation sensible, Patrick Madrid l’a mise en contact avec un prêtre qui lui a apporté un soutien spirituel dont elle avait grandement besoin.
Au cours de leur conversation d’une heure, le prêtre a conseillé à Sue de prier le rosaire tous les jours. Cet engagement a entraîné une transformation remarquable.
Sue a vécu un profond moment de grâce et de légèreté de cœur, symbolisé par sa prise de conscience émotionnelle sous un ciel bleu éclatant. Elle a comparé la chaleur du soleil à la présence du Fils, indiquant peut-être l’influence de l’Esprit Saint dans sa vie. Ce moment a marqué un changement important dans sa façon de voir les choses et dans son état émotionnel.
En outre, Sue a raconté une séance de prière improvisée avec un prêtre après la messe, qui l’a rapprochée du tabernacle et lui a apporté un réconfort immédiat. À travers ces expériences, Sue a exprimé une immense gratitude pour le soutien et les conseils qu’elle a reçus, attribuant sa guérison émotionnelle à l’effet combiné des conseils du prêtre, du pouvoir du rosaire et de l’environnement bienveillant favorisé par Patrick Madrid et Relevant Radio.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Les Sentinelles de la Sainte Famille, un projet suscité par la Vierge Marie
Le jeudi 11 janvier 2024, le pape a rencontré une délégation du Réseau de prière mariale, les « Sentinelles de la Sainte Famille ». Ce réseau est composé de femmes du monde entier et a pour vocation de présenter à la Vierge Marie les intentions de l’Église et du monde. Il a été fondé en Belgique le 29 mai 2013, avec la bénédiction du pape François.
Dix ans après, elles sont plus de 800 Sentinelles dans le monde : en Europe, mais aussi au Liban, en Colombie, en Afrique et aux Antilles. Tout en restant chez elles, elles prient le chapelet aux intentions du pape, des prêtres, des vocations, des familles et de l’évangélisation. Localement, elles se rencontrent aussi régulièrement pour vivre des temps d’adoration, de louange et de pèlerinages.
« Nous avons compris que ce projet était suscité par la Vierge Marie : il dépassait ce que nous avions imaginé et il demandait à être pris au sérieux dans une écoute de ce que l’Esprit nous inspirerait », écrivent les Sentinelles à propos des débuts du mouvement. « Nous sommes rapidement devenues nombreuses dans cet appel de la Vierge Marie à réunir ses filles dans une même fraternité priante ».
Chaque Sentinelle médite un Mystère de la vie du Christ pendant un mois en récitant une dizaine de chapelet par jour. Le mois suivant, elle passe au Mystère suivant. La prière du rosaire est partagée et permanente : la distribution des Mystères se fait par un programme qui veille à ce que toutes ensemble, elles forment plusieurs rosaires.
Lors de l’audience, le pape François a mentionné à quel point prier une dizaine de chapelet par jour est beau et important, même si cet engagement peut paraître simple ou dérisoire : « C’est peu aux yeux des hommes, mais c’est beaucoup aux yeux de Dieu si cela est accompli avec fidélité dans le temps, avec foi et ferveur, et dans un esprit de communion entre vous. Dieu aime ce qui est petit et sait lui faire porter du fruit. »
Les Sentinelles sont consacrées à la Sainte Famille, et s’appuient spécifiquement sur le modèle de Marie. « Non seulement vous priez la Vierge Marie en lui demandant d’intercéder, mais vous avez plus encore cette disposition à vous conformer à elle, à sa maternité, à vous unir à sa propre prière d’intercession de mère pour tous les fils de l’Église et pour le monde. Ainsi, quel que soit votre état de vie, avec Marie vous êtes toutes mères », a dit le Pape, qui a conclu cette rencontre en insistant sur la tendresse de Marie : « Telle est certainement aussi la vocation d’une Sentinelle : incarner, en quelque sorte, la tendresse de Marie pour l’Église et pour le monde. »
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
La foi de la Vierge Marie change le cours de l’histoire
Quand Marie dit oui à l’archange Gabriel, le Fils de Dieu prend chair dans son sein et l’histoire de l’humanité bascule dans le temps de la grâce divine. Oui, c’est par la foi de Marie que l’humanité va recevoir le Salut, « grâce sur grâce » (Jn 1, 16). Désormais l’histoire des hommes n’est pas aveugle, elle a un sens et un sens heureux.
Une femme, mère par l’opération du Saint-Esprit, accueille le Fils de Dieu au nom de son peuple Israël et de toute l’humanité. Elle le reçoit et elle le donne. Aucun homme n’a pu accomplir une telle merveille. Depuis la première femme symbolique, Ève, l’humanité souffrait de l’éloignement de Dieu. Par une femme, Marie, nouvelle Ève, l’humanité retrouve l’union intime avec Dieu.
En fêtant de manière solennelle l’Annonciation, nous fêtons Jésus Sauveur, né d’une femme, Marie. Il s’agit avant tout d’une fête christologique plutôt que mariale.
Comblée de grâce, prédestinée de toute éternité, dès avant la fondation du monde, à la maternité divine, Marie de Nazareth a reçu tout d’abord le Fils de Dieu dans son âme par la foi. Saint Augustin, le grand docteur de l’Église, explique la grandeur de Marie en tant que disciple. Elle a conçu le Fils de Dieu, d’abord dans son cœur, en adhérant au message de l’ange Gabriel, avant de le concevoir dans ses entrailles maternelles. « Ce qui est dans l’âme est davantage que ce qui est dans le sein corporel », s’exclame l’évêque d’Hippone.
Grâce à la confiance de Marie, l’humanité entière vivra désormais avec le Christ ressuscité comme le montre le rite du cierge pascal : « Christ, hier et aujourd’hui, commencement et aboutissement, alpha et oméga. À lui le temps, à lui l’éternité, à lui la gloire et la puissance pour les siècles des siècles. Amen. »
La fête de l’Annonciation nous concerne par conséquent directement. Par la Vierge Marie s’accomplit, pour nous, le plan divin du Salut. Dieu le Père nous bénit dans le Fils de Marie et nous sommes appelés à devenir « des fils adoptifs par Jésus-Christ » (Ep 1,5).
C’est pourquoi la joie de Dieu reçue par Marie à l’Annonciation passe aussi en nous qui croyons au Verbe fait chair. Aujourd’hui l’Église exulte d’allégresse.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Réplique de Notre-Dame-de-l’Épine, basilique Notre-Dame-de-l’Épine. CC BY-SA 4.0/Palauenc05
Marie vient visiter son peuple pendant la guerre de Cent ans en Champagne
Haut-lieu de prière mariale en France depuis le XIIIème siècle, le sanctuaire dédié à Marie n’est à l’origine qu’une petite chapelle située à L’Épine, en Champagne (Est de la France). Il est révélé comme lieu de pèlerinage en 1405, à la suite de la découverte par des bergers d’une petite statue de la Vierge dans un buisson ardent.« Notre Dame de l’Épine, Protectrice de la Champagne » et patronne principale du diocèse de Châlons, est invoquée en particulier pour la protection des naissances et de la petite enfance.
Voici le récit de la découverte de la statue de Notre-Dame de l’Épine, mis par écrit par Edme Baugier en 1721 :
« Aux temps troublés de la Guerre de Cent Ans (1), en l’année 1400, la veille de la fête de l’Annonciation, un berger de la ferme conduisant sur le soir son troupeau vers la chapelle, aperçut, au milieu d’un gros buisson d’épines qui en était proche, une lumière extraordinaire, de laquelle les moutons s’étant effrayés prirent la fuite du côté de la plaine. Il n’y eut que les agneaux qui s’approchèrent de ce buisson et furent cause que le berger s’en approcha aussi pour examiner d’où pouvait venir cette lumière.
Il reconnut qu’il y avait dans ce buisson une petite image de la Vierge tenant son Fils entre ses bras : mais la lumière l’éblouit tellement qu’il tomba par terre. Cette lumière s’étant augmentée lorsque la nuit survint, on y accourut de tous les endroits d’où elle pouvait être vue et particulièrement des villages de Courtisols et de Melette : elle dura pendant toute la nuit et tout le jour suivant ; ce lieu étant fort haut, elle fut aperçue de plus de dix lieues à la ronde.
Enfin cette clarté ne paraissant plus, les curés des villages circonvoisins avec celui de Melette prirent la résolution de visiter ce buisson qu’ils trouvèrent aussi vert qu’en plein été, et en ayant retiré l’image, que l’on garde encore à présent dans l’église de l’Épine, ils la portèrent dans la chapelle. Ce prodige attira une infinité de personnes, qui accoururent de toute la Champagne à cette chapelle, où ils firent des offrandes considérables qui furent recueillies pour la construction de l’église. »
En 1445, des lettres patentes du Roi de France évoquent la venue de « grand peuple pour les grands miracles qui y sont faits en l’honneur de la glorieuse Vierge Marie et les donations pour un grand et notable édifice. » En 1914, le sanctuaire reçoit le titre de basilique. Aujourd’hui encore, les pèlerins viennent y allumer un cierge au pied de la statue de Marie et boire l’eau de son puits.
La guerre de Cent Ans est un conflit entrecoupé de trêves plus ou moins longues, opposant, de 1338 à 1453, la dynastie des Plantagenêt à celle des Valois, à travers elles, le royaume d’Angleterre et celui de France. C’est à cette guerre que l’épopée de sainte Jeanne d’Arc a mis fin.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 14,1-72.15,1-47.
La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu deux jours après. Les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir. Car ils se disaient : « Pas en pleine fête, pour éviter des troubles dans le peuple. » Jésus se trouvait à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux. Pendant qu’il était à table, une femme entra, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle lui versa le parfum sur la tête. Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient : « À quoi bon gaspiller ce parfum ? On aurait pu, en effet, le vendre pour plus de trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données aux pauvres. » Et ils la rudoyaient. Mais Jésus leur dit : « Laissez-la ! Pourquoi la tourmenter ? Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous le voulez, vous pouvez leur faire du bien ; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait. D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement. Amen, je vous le dis : partout où l’Évangile sera proclamé – dans le monde entier –, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. » Judas Iscariote, l’un des Douze, alla trouver les grands prêtres pour leur livrer Jésus. À cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l’argent. Et Judas cherchait comment le livrer au moment favorable. Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze. Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer. » Ils devinrent tout tristes et, l’un après l’autre, ils lui demandaient : « Serait-ce moi ? » Il leur dit : « C’est l’un des Douze, celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Jésus leur dit : « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Pierre lui dit alors : « Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas. » Jésus lui répond : « Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Mais lui reprenait de plus belle : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous en disaient autant. Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier. » Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit : « Mon âme est triste à mourir. Restez ici et veillez. » Allant un peu plus loin, il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui. Il disait : « Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux ! » Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre : « Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » De nouveau, il s’éloigna et pria, en répétant les mêmes paroles. Et de nouveau, il vint près des disciples qu’il trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis de sommeil. Et eux ne savaient que lui répondre. Une troisième fois, il revient et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait ; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. » Jésus parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arriva et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens. Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu : « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde. » À peine arrivé, Judas, s’approchant de Jésus, lui dit : « Rabbi ! » Et il l’embrassa. Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent. Or un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille. Alors Jésus leur déclara : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. » Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous. Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n’avait pour tout vêtement qu’un drap. On essaya de l’arrêter. Mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu. Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre. Ils se rassemblèrent tous, les grands prêtres, les anciens et les scribes. Pierre avait suivi Jésus à distance, jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis avec les gardes, il se chauffait près du feu. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort, et ils n’en trouvaient pas. De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages ne concordaient pas. Quelques-uns se levèrent pour porter contre lui ce faux témoignage : « Nous l’avons entendu dire : “Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme.” » Et même sur ce point, leurs témoignages n’étaient pas concordants. Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous, interrogea Jésus : « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? » Mais lui gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l’interrogea de nouveau : « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? » Jésus lui dit : « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel. » Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous avez entendu le blasphème. Qu’en pensez-vous ? » Tous prononcèrent qu’il méritait la mort. Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d’un voile, et le giflèrent, en disant : « Fais le prophète ! » Et les gardes lui donnèrent des coups. Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une des jeunes servantes du grand prêtre. Elle voit Pierre qui se chauffe, le dévisage et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! » Pierre le nia : « Je ne sais pas, je ne comprends pas de quoi tu parles. » Puis il sortit dans le vestibule, au dehors. Alors un coq chanta. La servante, ayant vu Pierre, se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là : « Celui-ci est l’un d’entre eux ! » De nouveau, Pierre le niait. Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour : « Sûrement tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, tu es Galiléen. » Alors il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. » Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta. Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Et il fondit en larmes. Dès le matin, les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le Conseil suprême. Puis, après avoir ligoté Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Celui-ci l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui le dis. » Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations. Pilate lui demanda à nouveau : « Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. » Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate fut étonné. À chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient. Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute. La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander ce qu’il leur accordait d’habitude. Pilate leur répondit : « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré. Ces derniers soulevèrent la foule pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas. Et comme Pilate reprenait : « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? », de nouveau ils crièrent : « Crucifie-le ! » Pilate leur disait : « Qu’a-t-il donc fait de mal ? » Mais ils crièrent encore plus fort : « Crucifie-le ! » Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu’il soit crucifié. Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde, ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau de pourpre, et lui remirent ses vêtements. Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier, et ils réquisitionnent, pour porter sa croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha, ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire). Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ; mais il n’en prit pas. Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia. L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs ». Avec lui ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. […] Les passants l’injuriaient en hochant la tête : ils disaient : « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, descends de la croix ! » De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ; alors nous verrons et nous croirons. » Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient. Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lema sabactani ? », ce qui se traduit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! » L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! » Mais Jésus, poussant un grand cri, expira. Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! » Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé, qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem. Déjà il se faisait tard ; or, comme c’était le jour de la Préparation, qui précède le sabbat, Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le règne de Dieu. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ; il fit appeler le centurion, et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps. Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps. Alors Joseph acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau. Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, observaient l’endroit où on l’avait mis.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Théodore le Studite (759-826)
moine à Constantinople
Catéchèse 53 (Les Grandes Catéchèses, coll. Spiritualité orientale n° 79, trad. F. de Montleau, éd. Bellefontaine, 2002, p. 395-396; rev.)
Louange à son abaissement!
Nous voici donc arrivés à la sainte et grande semaine de l’accomplissement des souffrances du Christ, et à nouveau nous apprenons en quoi, combien de fois, quand et à quel point s’est abaissé pour nous le Seigneur de gloire (1 Co 2,8), notre Dieu et notre créateur. En vérité, nous sommes tout illuminés quand nous nous pénétrons à nouveau de tout cela. En effet, quelle âme de pierre n’est saisie de componction et ne se laisse fléchir en apprenant que le Seigneur est livré par un disciple aux mains des impies (cf. Ac 2,23) ? Il est lié par la main des soldats, mené devant un tribunal. Il est condamné; lui, la vérité, il s’entend appeler imposteur et charlatan (cf. Mt 27,63), lui, le sauveur de tous, on le frappe au visage et il supporte ; on le couvre de crachats et il ne se défend pas ; par dérision, on le ceint de la couronne d’épines, et il ne réduit pas en cendres ceux qui osent ces outrages ; il est revêtu d’un manteau de pourpre comme un roi et, comme un malfaiteur, frappé à coups de poings. Enfin il est crucifié, transpercé avec une lance. Il goûte à la mort, lui qui est la vie de tous. Et aussitôt, il ressuscite, nous relevant ainsi de notre déchéance, et il nous remet debout pour une inaltérable immortalité. (…) Qu’allons-nous t’offrir, parce que dans ton inépuisable bonté, tu nous as considérés d’un si grand prix que, loin de mépriser ta créature perdue, tu es venu nous sauver par le moyen d’un extrême, d’un indicible abaissement ? Cependant, tu nous a rendus forts et tu nous as sauvés. Et de nos lèvres pécheresses et indignes, nous t’offrons toute la louange et l’action de grâces dont nous sommes capables. Cet exemple, nous sommes instamment priés de chercher à l’imiter, de nous y conformer dans les choses grandes et importantes et, tout autant, de le prendre pour modèle dans les choses petites et serviles. Car c’est cela rendre grâces dignement.
LECTURES :
Livre d’Isaïe 50,4-7.
Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Psaume 22(21),8-9.17-18a.19-20.22c-24a.
Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête : « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »
Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure. Ils me percent les mains et les pieds ; je peux compter tous mes os.
Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement. Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide !
Tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. Vous qui le craignez, louez le Seigneur.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,6-11.
Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.
Je n’ai jamais vu Marie, mais il y a 13 ans, j’ai senti sa présence
J’ai passé près de trois ans à discerner ma vocation dans un monastère bénédictin des Etats-Unis. Cette période a été l’une des plus belles de ma vie, mais aussi l’une des plus douloureuses.
En 2002, alors que j’étais en dernière année de lycée, le scandale des abus sexuels commis par des membres du clergé faisait la une des journaux. Six ans plus tard, lorsque j’ai intégré une abbaye bénédictine, je pensais que ce scandale était passé. Je me trompais. Malheureusement, de nombreux hommes avaient embrassé la vie religieuse non pas pour chercher le Seigneur, mais pour chercher d’autres hommes. Dans l’année qui a suivi mon entrée, j’ai été confronté à deux reprises aux avances non désirées d’un supérieur.
Grâce à Dieu et à Notre-Dame, j’ai été protégé « physiquement », mais émotionnellement, j’étais blessé.
Après avoir demandé à ce supérieur de me laisser tranquille, j’ai compris que je devais quitter mon monastère immédiatement. Je serais parti plus tôt, mais je ne voulais pas décevoir Dieu puisque j’avais fait des vœux simples. Pendant presque trois ans, depuis mon entrée à l’abbaye, j’ai été rongé par l’anxiété, principalement à cause des machinations de ce supérieur.
Finalement, j’en ai eu assez et j’ai téléphoné à mon frère pour lui faire part de ma situation. Il a immédiatement appelé ma mère et lui a dit d’aller me chercher. J’ai prévenu mon supérieur immédiat et le prieur que je partais. Pendant que les moines faisaient leurs prières du soir, j’ai rassemblé mes quelques affaires. J’ai regardé autour de ma cellule désormais vide et, pour la première fois depuis près de trois ans, j’ai ressenti la plus grande paix que j’ai jamais connue dans ma vie ! Je n’ai pas vu Notre Dame, mais je sentais sa présence. Et dans mon cœur, j’ai entendu sa voix qui me disait : « Mon fils, il est temps de partir ». Oui, Marie se trouvait dans ma cellule de moine ce 4 octobre 2010 et m’a accompagné jusqu’à ma mère de la terre qui m’attendait à la porte du monastère.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.