Le Vatican approuve la fête de Notre-Dame de Walsingham en Grande- Bretagne

Sanctuaire de Notre Dame de Walsingham.
© Shutterstock/chrisdorney
Sanctuaire de Notre Dame de Walsingham. © Shutterstock/chrisdorney

Le Vatican approuve la fête de Notre-Dame de Walsingham en Grande- Bretagne

Le Vatican a autorisé la célébration d’une nouvelle fête, celle de Notre-Dame de Walsingham, dans les diocèses d’Angleterre, à partir du 24 septembre de cette année.

Le cardinal Arthur Roche, préfet du dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements, a annoncé cette décision dans une lettre adressée au cardinal Vincent Nichols, président de la conférence épiscopale, en réponse à la demande que celui-ci avait formulée l’année dernière pour que le mémorial obligatoire de la Bienheureuse Vierge Marie de Walsingham soit érigé au rang de fête.

Il a déclaré : « Compte tenu de l’importance historique de ce sanctuaire pour l’Église d’Angleterre et du Pays de Galles, qui remonte à un peu plus de mille ans, et compte tenu de la dévotion croissante à NotreDame de Walsingham dont vous témoignez, le dicastère a décidé que, à titre exceptionnel, votre demande pouvait être acceptée. »

Le sanctuaire de Notre-Dame de Walsingham a été créé en 1061, selon le texte de la ballade de Pynson, lorsque la noble et pieuse Richeldis de Faverches a demandé, dans une prière, l’inspiration qui lui permettrait d’accomplir une œuvre spéciale en l’honneur de Notre Dame.

La ballade de Pynson raconte que la Vierge est apparue à Richeldis et lui a montré en esprit la maison de l’Annonciation où l’Ange a accueilli Marie à Nazareth, et lui a demandé d’en construire une réplique à Walsingham pour en faire un mémorial perpétuel de l’Annonciation.

Le cardinal Roche a dit espérer que cette nouvelle fête renforcerait la foi des fidèles : « Que cette célébration annuelle soit une source de grâce renouvelée et d’efforts évangéliques pour l’Église d’Angleterre et du Pays de Galles, et qu’en imitant Marie, les fidèles deviennent toujours plus disciples de son Fils, reçoivent le message de l’Évangile, le gardent précieusement dans leur cœur et y méditent dans leur esprit ».

La fête figurera dans le calendrier national de l’Angleterre, le sanctuaire marial national du Pays de Galles étant Notre-Dame de Taper.

12 juillet 2024

Source : https://www.indcatholicnews.com/news/50186

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Cet été aux États-Unis, la plus longue procession eucharistique de toute l’histoire (II)

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© Shutterstock/Trong Nguyen

Cet été aux États-Unis, la plus longue procession eucharistique de toute l’histoire (II)

Événement historique aux États-Unis : plus de 50.000 personnes arrivées des quatre coins du pays par quatre gigantesques processions eucharistiques, ont envahi le stade de la ville d’Indianapolis dans l’Indiana (États-Unis) pour y participer au 10e congrès eucharistique national,  après avoir traversé les États-Unis depuis le 24 maiformant ainsi le plus long pèlerinage eucharistique de l’histoire.

Avant l’ouverture du Congrès la ville d’Indianapolis a vu arriver la procession mariale des pèlerins canadiens partis depuis le fleuve saint Laurent portant la statue de Notre Dame du Cap en signe de l’unité des fidèles du Canada et des États-Unis.

Un programme de « renouveau eucharistique » avait été imaginé à la suite des résultats désastreux d’une enquête montrant un déclin de la croyance des Catholiques en la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. 69% des Catholiques du pays y considéraient que le pain et le vin consacrés lors de la messe étaient de simples symboles de la présence du Christ, quand seulement 31% d’entre eux y voyaient bien Son véritable corps et Son sang. L’idée d’un « Réveil Eucharistique » a notamment été lancée par Mgr Robert Barron, l’un des prédicateurs américains les plus connus et actuel évêque du diocèse de Winona-Rochester (Minnesota), qui était alors évêque auxiliaire de Los Angeles.

« Lorsque l’on m’a parlé pour la première fois du renouveau eucharistique en 2022, je n’aurais jamais imaginé que cela signifierait grand-chose pour moi », a volontiers confié à l’édition américaine d’Aleteia, Krebs, jeune diplômé d’une université du Nebraska et participant à l’une des routes eucharistiques. «J’ai réalisé grâce à ce pèlerinage eucharistique que le renouveau doit être pris très personnellement par chaque catholique à travers les États-Unis pour que ce feu se propage ! » assure de son côté Matthew Heidenreich, étudiant en mathématiques à l’université d’Alabama et pèlerin de la route partie du nord. « Peu importe notre diversité, nous faisons tous partie du corps du Christ. » Le congrès eucharistique d’Indianapolis doit permettre à chaque participant de rentrer chez lui avec « une passion renouvelée pour le Christ et rempli de grâces à partager », a confié Joel Stepanek, l’un des organisateurs. Et de conclure : « « Nous serons désormais des missionnaires eucharistiques. »

Le 29 juin dernier, le Saint-Père a écrit un message à son envoyé spécial en lui demandant de transmettre sa bienveillance aux participants du Congrès, et de les encourager à vouer un culte encore plus grand à l’Eucharistie, afin qu’ils « puissent connaître une époque plus heureuse et une prospérité spirituelle ». 

Les reliques des saints patrons du Réveil eucharistique national, ont été exposées pour être vénérées dans le Palais des Congrès de la ville d’Indianapolis. Les participants étaient invités à les vénérer pour demander leur intercession en faveur du réveil eucharistique. L’une des reliques était celle du voile de la Vierge Marie !

Adapté de : fr.aleteia.org et fr.zenit.org

Lectures de la messe du jour

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Source : une minute avec Marie

Cet été aux États-Unis, la plus longue procession eucharistique de toute l’histoire (I)

© Shutterstock/TheMann00
© Shutterstock/TheMann00

Cet été aux États-Unis, la plus longue procession eucharistique de toute l’histoire (I)

La ville d’Indianapolis, dans l’État d’Indiana (États-Unis) a accueilli du 17 au 21 juillet 2024 le 10e Congrès eucharistique national. Un événement historique auquel ont participé plus de 50.000 personnes arrivées des quatre coins du pays par quatre gigantesques processions eucharistiques qui ont traversé les États-Unis depuis ce 24 mai formant ainsi le plus long pèlerinage eucharistique de l’histoire.

En parallèle s’est organisé un pèlerinage marial venant du New Jersey, avec la Vierge pèlerine nationale, une statue de Notre-Dame de Fatima. Jésus et Marie se sont donc croisés en chemin, le jour du Memorial Day, le 27 mai, pour se retrouver ensuite à Indianapolis !

Parce qu’elle est « la source et le sommet de toute la vie chrétienne » (LG, 11), l’Eucharistie mérite toute l’attention des Catholiques. Et une chose est sûre, aux États-Unis, ils ne sont pas prêts de l’oublier ! Le stade Lucas Oil d’Indianapolis, habitué aux matchs de basket-ball et de football américain a accueilli une foule immense autour du Saint Sacrement exposé et en présence de plusieurs personnalités dont le cardinal Christophe Pierre, ambassadeur du Saint-Siège aux États-Unis, Jonathan Roumie, l’acteur qui interprète Jésus dans « The Chosen » ou encore le père Mike Schmitz qui s’est imposé comme l’une des nouvelles figures incontournables de l’Église sur Internet.

L’objectif de ce congrès ? Faire grandir auprès des fidèles leur amour du mystère de l’Eucharistie. Les congrès eucharistiques peuvent ainsi être internationaux, nationaux ou paroissiaux.

Cet événement, le premier dans le pays depuis quatre-vingt-trois ans, est historique et inédit à plus d’un titre. Il s’inscrit dans une vaste initiative de « renouveau eucharistique » lancée par la Conférence épiscopale des États-Unis (USCCB) et dont ce congrès est le point d’orgue. Il a été précédé par cet incroyable pèlerinage eucharistique à travers tout le pays. C’est le dimanche de Pentecôte 2024, que les quatre processions sont parties des quatre points cardinaux des États-Unis afin de rejoindre Indianapolis pour le congrès. Ces quatre trajets ont formé une croix en traversant 27 États et 65 diocèses, soit 10.000 kilomètres. D’après les organisateurs, plus de 100.000 pèlerins ont participé à cette marche. Un pèlerinage grandiose, le plus long pèlerinage eucharistique de l’histoire, qui rappelle l’importance de la Présence Réelle dans la vie de l’Église.

Adapté de : fr.aleteia.org et fr.zenit.org

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Source : une minute avec Marie

Aucune créature ne reçoit de grâces que par ses mains

© Shutterstock/KOTL
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Aucune créature ne reçoit de grâces que par ses mains

Isoler Marie de l’apostolat serait méconnaître l’une des parties essentielles du Plan Divin. « Tous les prédestinés, dit saint Augustin, sont en ce monde cachés dans le sein de la Très Sainte Vierge où ils sont gardés, nourris, entretenus et agrandis par cette bonne Mère jusqu’à ce qu’Elle les enfante à la gloire après la mort ».

Depuis l’Incarnation, conclut justement saint Bernardin de Sienne, Marie a acquis une sorte de juridiction sur toute mission temporelle du Saint-Esprit, de sorte qu’aucune créature ne reçoit de grâces que par ses mains.

Mais à son tour le vrai dévot à Marie devient tout puissant sur le Cœur de sa Mère. Dès lors, quel apôtre pourrait douter de l’efficacité de son apostolat si, par la dévotion, il dispose de la Toute-Puissance de Marie sur le Sang Rédempteur.

Dom J.B. Chautard  Extrait de L’âme de tout apostolat. Edition : P. Téqui / Em. Vitte, 1920

Lectures de la messe du jour

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Source: une minute avec Marie

La splendeur éblouissante de la Vierge d’Itati

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Église Notre-Dame d’Itati dans la province de Corrientes en Argentine. © Shutterstock/Jan Zakelj

La splendeur éblouissante de la Vierge d’Itati

En 1615, deux missionnaires espagnols (Frère Alonso de Buenaventura et Louis de Bolanos) arrivèrent à Itatí, petit village sur la rive du grand fleuve Parana où ils fondèrent une mission ; ils avaient avec eux, semble-t-il, une statue de la Sainte Vierge pour laquelle ils construisirent un petit oratoire avec les galets du fleuve. Mais, à quelques temps de là, l’oratoire fut saccagé par les Indiens et l’effigie de Marie disparut. 

Deux jours plus tard, deux enfants indiens Guarani – rapporte la tradition – aperçurent la statue de Marie, beaucoup plus belle qu’avant, environnée d’une lumière rayonnante et posée sur une pierre de la rive en un endroit désert, alors qu’ils descendaient le fleuve en pirogue. Ils prévinrent la mission ; tout le village vint en procession recueillir la Vierge miraculeusement retrouvée. On construisit un véritable sanctuaire à Notre Dame d’Itati et bientôt un prodige, répété plusieurs fois, entoura l’effigie de Notre Dame : les transformations de son visage. 

La première transformation se réalisa le Samedi saint 1624. Le père Gamarra qui officiait ce jour-là en témoigne : le visage de la Vierge devint d’une splendeur jamais vue jusqu’à ce jour, tandis que le prêtre entonnait l’antienne du « Regina Coeli ». Le père appela alors les Indiens du village et tous eurent le même éblouissement : cela dura jusqu’au jeudi après Pâques, puis le visage reprit son état normal. Il y eut au moins 60 autres témoignages de ces transformations éblouissantes du visage de la Vierge d’Itati, attestés par des témoins et consignés dans les annales du sanctuaire. 

La Vierge d’Itati fut couronnée le 16 juillet 1900, par faveur obtenue du pape Léon XIII. Et en 1910, Notre Dame d’Itati devint la sainte Patronne du nouveau diocèse créé, le diocèse toujours actuel de Corrientes. Aujourd’hui un magnifique sanctuaire s’élève à Itati, dans cette région pauvre où affluent les pèlerins venus souvent à pied, de loin, pauvres eux-mêmes mais filialement et simplement attachés à la Maman du ciel. La fête de Notre Dame d’Itati est célébrée le 9 juillet.

Source : Encyclopédie Mariale

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« Pénitence ! » demande la Vierge à La Salette

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Statue de la Vierge Marie au sanctuaire de Notre-Dame de La Salette. © CC BY-SA 4.0/Tylwyth Eldar

« Pénitence ! » demande la Vierge à La Salette

Marie, Mère pleine d’amour, a montré en ce lieu sa tristesse devant le mal moral de l’humanité. Par ses larmes, elle nous aide à mieux saisir la douloureuse gravité du péché, du rejet de Dieu, mais aussi la fidélité passionnée que son Fils garde envers ses enfants, Lui, le Rédempteur dont l’amour est blessé par l’oubli et les refus.

Le message de La Salette fut délivré à deux jeunes pâtres en un temps de grandes souffrances des peuples, affectés par la famine et en butte à bien des injustices. De plus, l’indifférence ou l’hostilité à l’égard du message évangélique augmentaient. Notre-Dame, en se faisant contempler portant sur elle l’image de son Fils crucifié, montre que, associée à l’œuvre du salut, elle compatit aux épreuves de ses enfants et souffre de les voir s’éloigner de l’Église du Christ au point d’oublier ou de rejeter la présence de Dieu dans leur vie et la sainteté de son Nom.

Le rayonnement de l’événement de La Salette atteste bien que le message de Marie n’est pas tout entier dans la souffrance exprimée par les larmes ; la Vierge appelle à se ressaisir : elle invite à la pénitence, à la persévérance dans la prière et particulièrement à la fidélité de la pratique dominicale ; elle demande que son message « passe à tout son peuple » par le témoignage de deux enfants. Et, de fait, leur voix se fera rapidement entendre. Les pèlerins viendront bien des conversions auront lieu,

Marie était apparue dans une lumière qui évoque la splendeur de l’humanité transfigurée par la Résurrection : La Salette est un message d’espérance, car notre espérance est soutenue par l’intercession de Celle qui est la Mère des hommes. Les ruptures ne sont pas irrémédiables. La nuit du péché cède devant la lumière de la miséricorde divine.

La souffrance humaine assumée peut contribuer à  la purification et au salut. Pour qui marche humblement dans les voies du Seigneur, le bras du Fils de Marie ne pèsera pas pour condamner, mais il saisira la main qui tend pour faire entrer dans la vie nouvelle les pécheurs réconciliés par la grâce de la Croix.

Lettre du pape Jean Paul II à Mgr Louis Dufaux, Evêque de Grenoble, le 6 mai 1996, à l’occasion du 150è anniversaire de l’apparition de la Vierge Marie de La Salette.  

Encyclopédie Mariale 

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Pourquoi les catholiques appellent-ils Marie « la Mère de Dieu » ?

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© Unsplash/Grant Whitty

Pourquoi les catholiques appellent-ils Marie « la Mère de Dieu » ?

Comment Dieu pourrait-il avoir une mère ?

Les catholiques ne sont pas les seuls à reconnaître Marie comme la Mère de Dieu. Les chrétiens orthodoxes orientaux honorent également Marie en tant que theotokos, la porteuse ou « l’accoucheuse » de Dieu. Même Luther et Calvin admettaient que Marie était la Mère de Dieu (bien que Calvin ne souhaitait pas que les gens utilisent ce titre).

Mais pourquoi Marie est-elle appelée « Mère de Dieu » ?

Parce qu’elle est la mère du Verbe incarné, qui est divin. De nombreuses Écritures identifient Marie comme la mère de Jésus (Jn 2,1 ; Mt 1,18 ; 2,11 ; 12,46). Puisque Jésus est Dieu (Jn 1,1), Marie doit être reconnue comme celle qui a porté Dieu en son sein. Certes, Marie n’est pas la mère de la Trinité ni de la nature divine de Jésus. Cependant, la personne du Verbe de Dieu a été l’enfant qu’elle a conçu dans son sein et l’enfant auquel elle a donné naissance.

La prophétie d’Isaïe 7,14 est appliquée à Jésus et à Marie dans Matthieu 1,23. Marie est la vierge qui donne naissance à Emmanuel (« Dieu est avec nous »). C’est probablement dans Luc 1,43, où Élisabeth parle de Marie comme de la « mère de mon Seigneur », que l’on trouve l’appui scripturaire le plus solide en faveur de Marie au titre de Mère de Dieu. Le mot grec pour Seigneur utilisé ici, « kyrios », était une traduction du mot hébreu pour le nom personnel de Dieu, YHWH, prononcé par les Juifs comme « Adonai » ou « Seigneur ». (Catéchisme, n° 446).

La croyance en Marie Mère de Dieu est un dogme solennel de l’Église catholique proclamé au Concile d’Éphèse en 431.

Robert Fastiggi, 7 mai 2024

Extraits de www.catholicreview.org

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Est-il permis de porter un chapelet autour du cou ?

© Unsplash/Grant Whitty
© Unsplash/Grant Whitty

Est-il permis de porter un chapelet autour du cou ?

Aux États-Unis, dans un épisode du Patrick Madrid Show (programme radio Catholique), une auditrice prénommée Carmen a demandé s’il était légitime de porter des objets de dévotion, tels qu’un chapelet, autour du cou ou un t-shirt à l’effigie de la Sainte Vierge. « Ma question est la suivante : est-ce mal ou irrespectueux de porter mon chapelet en collier ? J’ai entendu dire il y a des années qu’il ne fallait pas le faire. J’ai aussi vu de beaux t-shirts en vente qui portent l’image de la Vierge Marie ou quelque chose de religieux, et je voudrais savoir si c’est acceptable ».

Patrick a répondu en premier à la question du chapelet et a nuancé sa réponse avec le concept d’intention. « Ok, disons que vous portez le chapelet par dévotion et que vous voulez juste vous rappeler votre dévotion à la Vierge et que vous l’avez autour du cou, qu’il soit visible ou non, je ne pense pas qu’il y ait le moindre problème ». En d’autres termes, l’intention sincère de le porter pour se rappeler sa fidélité à la Vierge ne pose pas de problème.

En revanche, si vous le portez pour d’autres raisons, cela pourrait devenir un problème, voire un péché. Ici Patrick a fait référence à l’utilisation de cet objet par des musiciens et d’autres célébrités qui font un point d’honneur à utiliser des crucifix, des chapelets et d’autres images religieuses comme objets d’ornementation. Le port d’un tel objet doit être fait avec respect et s’il est fait par moquerie, par vanité ou par esprit de blasphème, c’est certainement considéré comme un péché. « Cela pourrait être un péché dans de mauvaises circonstances, mais il ne semble pas que ce que vous décrivez corresponde à ce cas de figure ».

En réponse à sa question sur les t-shirts, Patrick a donné une réponse très similaire à Carmen. Il n’y a rien d’intrinsèquement mauvais à porter un tee-shirt qui affiche une image bénite ou sacrée de Notre Seigneur ou de Marie et, en fait, cela peut être une très bonne chose. Le point où l’utilisation d’images sacrées peut devenir un problème est lorsque cela devient une forme de moquerie ou de blasphème, comme le photoshopping du visage de quelqu’un sur celui de Jésus.

En résumé, il s’agit d’une question de prudence et d’intention. Si l’intention est de montrer l’amour, l’honneur et la dévotion pour notre Seigneur et que cela est fait de manière respectueuse, le port d’articles ou d’accessoires ne devrait pas poser de problème. Lorsqu’il ne s’agit plus de dévotion mais de vanité, de nouveauté ou de moquerie, cela devient dangereux et constitue un péché.

John Hanretty, 2 juillet 2024

www.relevantradio.com (adapté)

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« Maman, la Dame m’appelle !

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© Unsplash/Colin Horn

« Maman, la Dame m’appelle !

Le 16 septembre 1754, Maria Meneses de Quinones, domestique au service d’une famille bourgeoise, et sa fille, Rosa, sourde-muette, rentrent à la maison, à Ipiales, petite ville au sud de la Colombie, proche de la frontière équatorienne. Le ciel est menaçant, un orage est imminent. Elles longent un vallon et parviennent près d’une chute d’eau de quatre-vingts mètres de haut. L’endroit est escarpé. Un peu plus loin, la foudre déchire le silence et une pluie diluvienne se met à tomber.

Maria et sa fille cherchent un abri dans les rochers. Rosa, qui n’a pas dit un mot depuis sa naissance, s’exclame subitement : « Maman, viens voir cette Dame qui porte un enfant dans ses bras et qu’accompagnent deux messieurs ! » Maria ne sait que dire ni que faire : sa fille vient de parler ! Elle prend la main de sa fille et marche avec elle jusqu’à cette « silhouette féminine » illuminée par les éclairs de l’orage. Mais elle ne voit rien. Elle ordonne à Rosa de quitter cet endroit, mais la fillette résiste : « Maman, la Dame m’appelle ! ». Le récit de Rosa laisse beaucoup de gens incrédules.

Quelques jours plus tard, Maria et sa fille repassent sur le lieu de l’apparition. Rosa sent alors une force mystérieuse qui la pousse à aller vers une grotte située à quelques dizaines de mètres de là. Sa mère la suit. Parvenues à l’entrée de la caverne, toutes deux sont parcourues par un frisson : sur la paroi du fond, elles découvrent une image peinte de la Vierge à l’Enfant Jésus, entourée de deux hommes dont ni Maria ni Rosa ne connaissent l’identité.

Elles se hâtent jusqu’à Ipiales et préviennent le curé paroissial qui, cette fois, est convaincu. Informée par le prêtre, la population du bourg se rend à la grotte. L’image mystérieuse est bien là. C’est un prodige ! L’évêque est rapidement alerté. Le pèlerinage de Nuestra Senora del Rosario vient de naître.

Dès lors, l’image devient le centre de toutes les attentions. Les observateurs  s’aperçoivent que les deux personnages entourant la Vierge sont saint Dominique et saint François d’Assise, deux saints particulièrement aimés en Colombie. On constate aussi que la qualité de l’image ne se détériore pas avec le temps.

Entre 1916 et les années 1950 une basilique a été édifiée contre la paroi rocheuse. L’image miraculeuse, inchangée depuis 270 ans, située derrière la basilique, est admirée par des flots de pèlerins, notamment lors des célébrations en l’honneur de Notre Dame du Rosaire de Las Lajas, chaque mois de septembre. La Vierge, patronne d’Ipiales, a été couronnée à la demande du pape Pie XII.

Adapté de : Patrick Sbalchiero

1000raisonsdecroire.com

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Amen.

Source : une minute avec Marie