L’église Sainte-Marie-des-Anges à la Portioncule est le berceau de l’ordre franciscain

Basilique Sainte-Marie-des-Anges d'Assise.
© Shutterstock/Emanuele Mazzoni Photo
Basilique Sainte-Marie-des-Anges d’Assise. © Shutterstock/Emanuele Mazzoni Photo

L’église Sainte-Marie-des-Anges à la Portioncule est le berceau de l’ordre franciscain

Le grand sanctuaire que nous voyons en arrivant à Assise en Italie, fut construit au cours du XVIeme siècle. À l’intérieur, comme dans un écrin, nous trouvons l’humble petite église de la Portioncule, berceau de l’ordre franciscain. En effet, après avoir réparé deux églises, François répara l’église sainte Marie des anges et commença l’ordre des Frères mineurs en ce lieu.

C’est là qu’ont été tenus les premiers « chapitres » ou assemblées de frères. C’est là aussi que le saint est mort, en 1226. Récit de l’arrivée de saint François en ce lieu :

« Saint François d’Assise alla dans un lieu appelé la Portioncule, où autrefois une église avait été élevée en l’honneur de la bienheureuse Mère du Sauveur; mais cette église était alors déserte et nul n’en prenait soin. L’homme de Dieu, touché d’un tel abandon et excité par l’amour ardent dont il faisait profession envers la Reine du monde, revint fréquemment en ce lieu pour réparer son temple. Mais ayant appris que, selon le nom de cette église appelée Marie-des-Anges, les saints anges s’y montraient souvent, il s’y fixa tout à fait par respect pour ces esprits célestes et par la dévotion particulière qu’il avait à la Mère de Jésus.

Notre saint aima toujours ce lieu de préférence à tous les lieux du monde : c’est là qu’il jeta les fondements d’une vie parfaite, là qu’il s’avança merveilleusement dans la vertu, là qu’il consomma sa course par une mort bienheureuse, et en mourant il recommanda à ses frères ce lieu comme vraiment cher à la Vierge.

Un religieux très édifiant eut à ce sujet, avant d’avoir quitté le monde, une vision digne d’être rapportée. Il vit autour de cette église une multitude innombrable d’hommes frappés d’aveuglement, à genoux et le visage tourné vers le ciel. Tous élevaient les mains et criaient avec larmes vers Dieu, implorant sa miséricorde et lui demandant sa lumière. Alors une flamme éclatante, partie du ciel, se répandit sur eux, éclaira leurs yeux et leur apporta le salut qu’ils désiraient.

C’est en ce lieu que saint François commença à établir l’ordre des Frères mineurs après y avoir été poussé par une révélation céleste. »(1)

L’Encyclopédie Mariale

(1) Saint Bonaventure, Légende de Saint François, chapitre II, § 20-21

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Les frères et sœurs de Jésus ne sont pas les fils de Marie

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La fresque de l’Annonciation à l’église St. Anton par Fritz Kunz (1921). © Shutterstock/Renata Sedmakova

Les frères et sœurs de Jésus ne sont pas les fils de Marie

Si le Nouveau Testament parle des frères et sœurs de Jésus, pourquoi les Catholiques croient-ils que Marie est restée toujours vierge ?

Le Nouveau Testament n’identifie nulle part les « frères et sœurs » de Jésus comme étant les fils ou les filles de Marie, sa mère. Selon l’usage de l’Ancien Testament, les proches parents pouvaient également être appelés « frères ou sœurs ». Le paragraphe 500 du Catéchisme de l’Église catholique l’explique clairement.

Lorsque Matthieu 1,25 nous dit que Joseph n’a pas eu de relations avec Marie « jusqu’à ce qu’elle ait enfanté un fils », cela ne signifie pas que Marie et Joseph ont eu des relations conjugales après la naissance de Jésus. 

Les Pères de l’Église ont également trouvé des preuves de la virginité perpétuelle de Marie dans le Nouveau Testament. La réponse de Marie à l’ange : « Comment cela se fait-il, puisque je n’ai pas de relations avec un homme ? » (Lc 1, 34) suggère une volonté de rester vierge. Lorsque le Seigneur confie le soin de Marie au disciple bien-aimé (Jn 19, 26-27), cela implique que Marie n’avait pas d’autres enfants à qui la confier.

Robert Fastiggi, 7 mai 2024

Extraits de www.catholicreview.org 

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Le seul être que les anges révèrent : Marie

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L’Annonciation de Botticelli, 1489-1490, galerie des Offices, Florence. CC0/wikimedia

Le seul être que les anges révèrent : Marie

Si, dans l’antiquité, l’homme révérait l’ange et l’ange ne révérait pas l’homme, la raison en était la supériorité de l’ange par rapport à l’homme. Cette supériorité se manifeste de trois manières.

Premièrement, l’ange est supérieur à l’homme en dignité, du fait de sa nature spirituelle. Il est écrit en effet (Ps. CIII, 4) : « D’êtres spirituels (et incorruptibles), Dieu a fait ses anges. » Mais l’homme, lui, est d’une nature corruptible ; c’est pourquoi Abraham disait à Dieu (Gen. XIII, 27) : « Je parlerai à mon Seigneur, moi, cendre et poussière. » Il ne convenait pas qu’une créature spirituelle et incorruptible rendît hommage à une créature corruptible.

En second lieu, l’ange surpasse l’homme par sa familiarité avec Dieu. L’ange, en effet, appartient à la famille de Dieu ; il se tient auprès de lui. «  Des milliers de milliers d’anges le servaient et dix milliers de centaines de milliers d’anges se tenaient en sa présence », est-il écrit au Livre de Daniel (VII, 10). Mais l’homme, lui, est comme étranger à Dieu, comme exilé loin de sa Face, par le péché, suivant cette parole du psalmiste (Ps. CIV, 8) : « Je me suis éloigné de mon Dieu par la fuite. » Il convient donc que l’homme honore l’ange, à cause de sa proximité avec la majesté divine et de son intimité avec elle.

En troisième lieu, l’ange est élevé au-dessus de l’homme, par la plénitude de la splendeur de sa grâce divine. Les anges, en effet, participent avec la plus grande plénitude à la lumière divine elle-même. « Peut-on dénombrer les soldats de Dieu ? », dit Job (XXV, 3), « et en est-il un seul sur lequel ne se lève sa lumière ? ». Aussi les anges apparaissent-ils toujours lumineux. Les hommes, eux, participent bien à cette lumière de la grâce, mais avec parcimonie et comme dans un clair-obscur.

Il ne convenait donc pas que l’ange s’inclinât devant l’homme, jusqu’au jour où parut une créature humaine surpassant les anges, par sa plénitude de grâce, par sa familiarité avec Dieu et par sa dignité. Cette créature humaine fut la bienheureuse Vierge Marie. Pour reconnaître cette supériorité, l’ange lui témoigna sa vénération par ces paroles : « Je vous salue. »

Saint Thomas d’Aquin

Extrait de : Les plus beaux textes sur les Saints Anges – www.nd-chretiente.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« On la montre inabordable, il faudrait la montrer imitable »

© Shutterstock/Immaculate
© Shutterstock/Immaculate

« On la montre inabordable, il faudrait la montrer imitable »

Le mois d’octobre est appelé dans l’Église le mois du Rosaire. Une fête mariale nous rappelle cela le 7 octobre : Notre Dame du Rosaire. Une autre fête nous oriente vers Marie, celle de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, le 1er octobre. Voici un texte de sa main qui peut nous parler :

« Elle vivait de foi comme nous. Que j’aurais bien voulu être prêtre pour prêcher sur la Sainte Vierge ! Une seule fois m’aurait suffi pour dire tout ce que je pense à ce sujet.
J’aurais d’abord fait comprendre à quel point on connaît peu sa vie. Il ne faudrait pas dire des choses invraisemblables ou qu’on ne sait pas ; par exemple que, toute petite, à trois ans, la Sainte Vierge est allée au Temple s’offrir à Dieu avec des sentiments brûlants d’amour et tout à fait extraordinaires ; tandis qu’elle y est peut-être allée tout simplement pour obéir à ses parents…

Pour qu’un sermon sur la Sainte Vierge me plaise et me fasse du bien, il faut que je voie sa vie réelle, pas sa vie supposée ; et je suis sûre que sa vie réelle devait être toute simple. On la montre inabordable, il faudrait la montrer imitable, faire ressortir ses vertus, dire qu’elle vivait de foi comme nous, en donner des preuves par l’Évangile où nous lisons : “Ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait” (Lc 2,50). Et cette autre, non moins mystérieuse : “Ses parents étaient dans l’admiration de ce qu’on disait de lui” (Lc 2,33). Cette admiration suppose un certain étonnement, ne trouvez-vous pas ?

On sait bien que la Sainte Vierge est la Reine du Ciel et de la terre, mais elle est plus mère que reine, et il ne faut pas dire à cause de ses prérogatives qu’elle éclipse la gloire de tous les saints, comme le soleil à son lever fait disparaître les étoiles. Mon Dieu ! que cela est étrange ! Une mère qui fait disparaître la gloire de ses enfants ! Moi je pense tout le contraire, je crois qu’elle augmentera de beaucoup la splendeur des élus. C’est bien de parler de ses prérogatives, mais il ne faut pas dire que cela… Qui sait si quelque âme n’irait pas même jusqu’à sentir alors un certain éloignement pour une créature tellement supérieure et ne se dirait pas : “Si c’est cela, autant aller briller comme on pourra dans un petit coin”.

Ce que la Sainte Vierge a de plus que nous, c’est qu’elle ne pouvait pas pécher, qu’elle était exempte de la tache originelle, mais d’autre part, elle a eu bien moins de chance que nous, puisqu’elle n’a pas eu de Sainte Vierge à aimer, et c’est une telle douceur de plus pour nous. »

www.marianistes.com

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Marie a fait son propre « pèlerinage » vers le Congrès eucharistique américain

Cathédrale de l'Immaculée Conception de Fort Wayne.
© Shutterstock/Nagel Photography
Cathédrale de l’Immaculée Conception de Fort Wayne. © Shutterstock/Nagel Photography

Marie a fait son propre « pèlerinage » vers le Congrès eucharistique américain

Notre Dame du Cap s’est déplacée du fleuve Saint-Laurent à Indianapolis, en signe de l’unité des fidèles du Canada et des États-Unis. La statue mariale canadienne connue sous le nom de Notre-Dame du Cap est arrivée dans l’Indiana avant le Congrès eucharistique national qui s’est tenu à Indianapolis du 17 au 21 juillet 2024.

« La procession s’est achevée à la cathédrale de l’Immaculée Conception de Fort Wayne – un lieu approprié, étant donné que Notre-Dame du Cap est façonnée d’après la médaille miraculeuse, d’abord connue sous le nom de médaille de l’Immaculée Conception », a déclaré Dennis Girard, directeur du Mouvement de dévotion mariale, qui a coordonné la procession depuis le Canada.

Il a rappelé qu’en 1846, les évêques des États-Unis ont désigné Notre Dame de l’Immaculée Conception comme patronne de la nation. Par ailleurs, l’Apostolat mondial de Fatima (USA/Our Lady’s Blue Army), a organisé une visite de la statue nationale de la Vierge pèlerine de Fatima au Congrès eucharistique.

Les deux statues – accompagnées de pétitions de prières écrites par les fidèles tout au long du parcours – ont été placées en évidence au Congrès, qui s’est tenu au Lucas Oil Stadium du 17 au 21 juillet 2024

On estime à 2 500 le nombre de pèlerins qui ont assisté aux événements organisés à la basilique Saint-Patrick d’Ottawa. Les organisateurs ont parlé d’un « adieu approprié à la Madone nationale du Canada depuis la capitale du pays ».

Mgr Yvan Mathieu, de Québec, membre de la Société de Marie (Maristes), a souligné que les Catholiques sont appelés à être des « disciples missionnaires », tout en reconnaissant que des obstacles existent. Rappelant un miracle survenu en 1879, lorsque la glace s’est formée sur le fleuve Saint-Laurent, permettant aux bâtisseurs d’une nouvelle église sanctuaire dédiée à Notre-Dame du Cap de transporter des pierres de l’autre côté, l’évêque a déclaré que Dieu permettra aux Catholiques contemporains de « traverser le fleuve de l’indifférence », qui est l’un des principaux obstacles à l’évangélisation.

À de nombreuses étapes, comme à l’église Saint-Ambroise de Cambridge (Ontario), la messe a été suivie d’une consécration officielle à la Vierge Marie, d’une vénération de la statue de Notre-Dame du Cap, d’une bénédiction de pétales de roses et de prières pour les êtres chers disparus et que les membres de la famille et retrouvent les grâces de l’Eucharistie. Les participants ont pu rester dans l’église pour une veillée nocturne qui s’est achevée par une messe matinale.

La statue a traversé la frontière des États-Unis le 12 juillet, puis s’est arrêtée à la chapelle Saint-Joseph et au sanctuaire du Cœur Immaculé à Pontiac, dans le Michigan, et à la cathédrale de l’Immaculée Conception à Fort Wayne, dans l’Indiana.

Le père franciscain Alex Kratz, directeur spirituel de Terra Sancta Ministries, qui gère le sanctuaire de Pontiac, a déclaré à une assemblée de fidèles que Notre-Dame du Cap voulait être présente au congrès eucharistique et « nous conduire à une foi plus profonde en Jésus, comme les apôtres à Cana, le premier miracle public de Jésus ».

John Burger, 16 juillet 2024

Adapté de www.aleteia.org

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Par le Rosaire, Marie nous éduque à contempler le Seigneur

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© Unsplash/Thérèse Westby

Par le Rosaire, Marie nous éduque à contempler le Seigneur

Il existe un chemin tout simple pour mener à bien cette grande œuvre de notre vie qu’est la prière, c’est le Rosaire. Le Rosaire peut devenir notre école d’oraison à condition d’accepter de redevenir simples, comme les petits enfants qui ne crânent pas et ne se montent pas la tête !

Le Rosaire est une école mariale. Nous laissons la Vierge Marie nous éduquer à contempler le Seigneur, à garder la Parole au fond de notre cœur, à nous refaire un cœur semblable au sien.

Le Rosaire consiste en la répétition par dizaines successives, coupées de doxologies, de la Salutation angélique méditée. Méditée, dis-je, non en elle-même et dans sa littéralité, mais dans tous les mystères qu’elle évoque, parce que la vie de Jésus entière, avec tous ses enseignements, se trouve contenue dans le fait suggéré avec tant de délicate grandeur par cette perle incomparable : l’Ave Maria.

Père Sertillange.

La Prière, Paris, Librairie de l’art catholique, 1917

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Qu’entend-on exactement par Marie  médiatrice des grâces ? (II)

© Shutterstock/Zvonimir Atletic
© Shutterstock/Zvonimir Atletic

Qu’entend-on exactement par Marie  médiatrice des grâces ? (II)

Prier à l’intercession de la Sainte Vierge revient-il à oublier le Christ ? Comment comprendre que Marie « distribue » des grâces ? Suite des explications du Père Serafino M. Lanzetta, franciscain marial et auteur de Semper Virgo (éd. Via Romana), qui répond aux questions de Constantin de Vergennes, pour France Catholique :

Est-ce à dire que toutes les grâces, données par le Christ, passent par Marie ?

Oui, car la Vierge et son Fils sont unis, comme l’avait souligné l’École française de spiritualité et en particulier Jean-Jacques Olier, qui avait explicité le concept de médiation en disant que la Vierge Marie était un « sacrement » du Christ, distribuant la grâce de son Fils. En effet, en accueillant Jésus en son sein, la Vierge Marie a participé activement à notre salut. La grâce a été acquise par Jésus, avec la contribution active de Notre Dame. C’est pour cette raison que nous pourrions dire que Marie est « corédemptrice ».

Cette notion est au cœur des débats, pour savoir si cela doit être reconnu comme un nouveau dogme…

Je l’espère, même si cela sera sans doute difficile, car il y a des objections théologiques mais aussi un peu d’ignorance : quand on s’arrête au préfixe « co », on imagine que la Co rédemption place Notre Dame au même niveau que Jésus. Ce qui n’est pas le cas ! La Sainte Vierge reste « subordonnée » à Jésus, tout en étant complémentaire. Elle a été choisie par Dieu pour être la coopératrice, tout comme Ève a été choisie pour être l’épouse d’Adam.

Comment comprendre la notion de « virginité perpétuelle », au cœur de votre livre ?

Dire que la Vierge est αειπάρθενοs, « toujours vierge », comme l’a défini le deuxième concile de Constantinople en 553, signifie que la Vierge l’était avant la naissance du Christ, pendant son accouchement et après. Avant l’accouchement, car Marie est enceinte par la puissance de l’Esprit Saint. La virginité pendant l’accouchement est assurément la plus difficile à comprendre, et aussi la plus niée de nos jours. Pourtant, ce mystère de la virginité est la manifestation que Jésus est vrai Dieu : sa naissance relève ainsi du miracle et démontre bien que le Christ est Dieu. Enfin, sa virginité intacte après la naissance de Jésus rappelle qu’elle n’a pas eu d’autres enfants. Pour les catholiques, c’est un dogme.

En quoi la virginité de Marie est-elle liée à sa médiation ?

Car dès lors, cela signifie que la virginité de Marie fait partie de la médiation originelle qui nous a donné le Christ. Elle permet également l’acte de médiation de Notre Dame au pied de la Croix, aux côtés de saint Jean. En étant toujours vierge, Marie peut être à la fois la Mère du Christ et notre Mère à tous, comme Jésus l’a affirmé en lui disant, du haut de la Croix : « Femme, voici ton fils » puis, à saint Jean : « Voici ta mère ». 

www.france-catholique.fr

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Qu’entend-on exactement par Marie médiatrice des grâces ? (I)

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© Shutterstock/Nancy Bauer

Qu’entend-on exactement par Marie médiatrice des grâces ? (I)

Prier à l’intercession de la Sainte Vierge revient-il à oublier le Christ ? Comment comprendre que Marie « distribue » des grâces ? Voici les explications du Père Serafino M. Lanzetta, franciscain marial et auteur de Semper Virgo (éd. Via Romana), qui répond aux questions de Constantin de Vergennes, pour France Catholique :

Qu’entend-on exactement quand l’on dit que Marie est « médiatrice » de la grâce ?

Père Serafino M. Lanzetta : La Vierge Marie est médiatrice de grâces car non seulement elle porte de façon parfaite notre prière à Dieu, mais elle a contribué, avec Jésus, à la formation de la grâce comme telle, puisqu’elle l’a porté dans son ventre ! Il faut également revenir au message de l’Ange lors de l’Annonciation. Il s’agit d’une prière mariale qui explicite bien que Marie est « pleine de grâce »… À ce titre, rappelons que s’il n’y avait pas eu la salutation angélique, il n’y aurait pas eu l’Incarnation ! Prier des « Ave », c’est donc prier les mystères de l’Incarnation du Verbe, présent avec nous par Marie.

Cette notion de médiation et, plus généralement, de prière à la Vierge, rencontre une objection courante : pourquoi ne pas prier Jésus directement ?

Tout simplement car il nous faut imiter les mêmes chemins que ceux empruntés par le Christ, qui est venu à nous par la Vierge Marie. Comme l’avait souligné saint Louis-Marie Grignion de Montfort, nous devons donc « aller à Jésus par Marie » ! Les théologiens qui disent qu’il faut prier « directement » Jésus ne comprennent pas le concept de médiation de Marie. Il faut l’entendre non pas comme un obstacle dressé entre le Christ et nous, mais comme la participation de la Vierge – qui a porté Jésus en son sein – aux mystères du Christ.

Au demeurant, la notion de médiation se retrouve ailleurs dans la vie chrétienne : le sacerdoce, par exemple, est une médiation où le prêtre joue le rôle de médiateur entre le fidèle et le Christ. Mais la médiation par excellence reste celle partagée par NotreDame. La Tradition chrétienne ne s’y est d’ailleurs pas trompée : la prière à la Vierge est une longue tradition de l’Église. Dès le IIIe siècle, nous trouvons la prière de consécration du « Sub tuum praesidium », qui demande à la Vierge Marie de nous laisser nous réfugier sous sa protection.

www.france-catholique.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Ce sont les minorités qui sauvent le monde et le virginisent

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© Shutterstock/Bits And Splits

Ce sont les minorités qui sauvent le monde et le virginisent

Ô Marie, qui en protectrice de l’amour, dès le premier âge et la première bouillie, avez élevé la virginité en forteresse contre l’Adversaire pour qui le corps est de la chair à canon.

Vous, Marie, vous qui n’avez connu ni le moi sensuel, ni les dédales de l’imagination mensongère, ni l’anarchie des passions, vous pour qui la virginité fut une première nature, sortez-nous vivants de nos ornières congénitales, et faites-nous vouloir le meilleur que la société condamne de tous ses vœux.

Nous allons gagner, pas de doute. Ce sont les minorités qui sauvent le monde et le virginisent !

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine  (1)

Dans Marie mon secret, Conversation avec la Vierge, p. 47, Editions Liamar-International Publishing Group, Monte Carlo 2012

(1) Le père Zanotti-Sorkine est un prêtre catholique français né en 1959,  prédicateur, écrivain et auteur-compositeur-interprète. D’abord musicien, il entre dans les ordres à 21 ans puis devient prêtre et prêcheur dans plusieurs églises et communautés catholiques.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« Je n’ai plus de doute quant à la venue sur terre de la Mère de Dieu ! 

© Shutterstock/dbpht
© Shutterstock/dbpht

« Je n’ai plus de doute quant à la venue sur terre de la Mère de Dieu ! 

Je suis partie à Medjugorje (1) dans une optique de tourisme !

Étant donné que j’avais déjà prévu d’aller aux JMJ, que je doutais beaucoup de la véracité des apparitions s’étalant sur plus de 20 ans, et que je n’aimais pas particulièrement la Vierge, je suis partie à Medjugorje en juillet 2005, poussée par un ami, en touriste.

J’ai tout de suite été saisie par la prière intense et continuelle de ce lieu. Voilà deux ans que j’ai réalisé que Dieu est vivant et m’aime ; mais à Medj j’ai découvert à quel point Marie, remplie du Saint Esprit, est médiatrice de toute grâce. Son intercession touche le Seigneur qui exauce nos demandes.

Lorsque j’ai assisté à une apparition, je me suis sentie enveloppée et protégée dans le manteau de ma sainte patronne et je n’ai plus eu aucun doute quant à la venue quotidienne sur Terre de la mère de Dieu !

Les cinq cailloux (chapelet, bible, messe, confession, jeûne) m’ont apporté des armes spirituelles très efficaces et grâce à beaucoup d’abandon au Seigneur, j’ai désormais la force et la joie de témoigner, à ma famille, à mes amis, aux JMJ, du bonheur d’être chrétienne !

Témoignage de Marie, www.clubmedj.com

(1) Međugorje est une ville de Bosnie-Herzégovine devenue lieu de pèlerinage catholique depuis les apparitions de la Vierge Marie Marie sur la « colline des apparitions » qui ont commencé en 1981

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie