La Présentation de Jésus au Temple, fresque de Fra Angelico, entre 1440 et 1442 CC0/wikimedia
Marie doit renouveler la foi profonde avec laquelle elle a dit « oui »
Marie et Joseph amènent leur enfant à Jérusalem, au Temple, pour le présenter et le consacrer au Seigneur comme le prescrit la loi (…). Ce geste de la Sainte Famille acquiert un sens encore plus profond si nous le lisons à la lumière de la science évangélique de Jésus qui, à l’âge de douze ans, après trois jours de recherches, est retrouvé dans le Temple en train de discuter avec les maîtres.
Aux paroles empreintes de préoccupations de Marie et de Joseph (…) correspond la mystérieuse réponse de Jésus : « Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? ». (…)
Marie doit renouveler la foi profonde avec laquelle elle a dit « oui » à l’Annonciation ; elle doit accepter que le véritable Père de Jésus ait la préséance ; elle doit laisser libre ce fils qu’elle a engendré, pour qu’il poursuive sa mission. Et le « oui » de Marie à la volonté de Dieu, dans l’obéissance de la foi, se répète tout au long de sa vie, jusqu’au moment le plus difficile, celui de la Croix.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Tout le monde connaît Copacabana à Rio. Ce que l’on sait moins, c’est que cette plage a reçu son nom d’une petite ville des bords du lac Titicaca, où l’on voue un culte à la Vierge noire. (…) Surnommée la « Vierge noire » ou la « Vierge de la chandeleur » (Virgen de la Candelaria), la statue de Copacabana fait l’objet d’un culte auprès de l’ensemble des communautés autochtones sud-américaines.
Elle ferait des miracles. L’un d’entre eux est à l’origine de la célèbre plage de Rio de Janeiro. En 1754, un marin, pris dans une tempête au large du Brésil, implora Notre Dame de Copacabana de lui venir en secours. Sauvé des flots, il lui consacra une chapelle à l’endroit même où sera érigé un fort, près de la future plage de Copacabana.
Depuis 1925, la Vierge est, par ailleurs, la sainte Patronne de la Bolivie. Les Boliviens, mais aussi les Péruviens, viennent fort nombreux à Copacabana pour obtenir la bénédiction de la « Vierge noire » dont on peut voir la statue à l’intérieur de la cathédrale, dans le chœur de l’autel.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Dans cette célèbre vision Don Bosco voit les Trois Blancheurs (1)
« J’ai vu une grande bataille sur la mer : le navire de Pierre, piloté par le Pape et escorté de liteaux de moindre importance, devait soutenir l’assaut de beaucoup d’autres bâtiments qui lui livraient bataille. Le vent contraire et la mer agitée semblaient favoriser les ennemis.
Mais au milieu de la mer, j’ai vu émerger deux colonnes très hautes : sur la première, une grande Hostie – l’Eucharistie- avec l’inscription : “Salut des croyants”, et sur l’autre (plus basse), sur laquelle figure un chapelet, une statue de la Vierge Immaculée avec un écriteau : Auxiliura christianorum (“Secours des Chrétiens”).
Le navire du Pape n’avait aucun moyen humain de défense. C’était une sorte de souffle, qui provenait de ces deux colonnes, qui défendait le navire et réparait aussitôt tous les dégâts. (…) Une première fois, le pape est gravement blessé, mais ensuite il se relève ; puis une seconde fois… et cette fois il meurt tandis que les ennemis exultent.
Le nouveau pape, élu immédiatement après, reprend la barre et réussit à atteindre les deux colonnes, y accrochant avec deux chaînes le navire, qui est sauvé, tandis que les bateaux ennemis fuient, se détruisent réciproquement, et coulent. »
Le célèbre songe prophétique de Don Bosco (30 mai 1862)
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Mary Fiorito est membre du Centre d’éthique et de politique publique (Ethics and Public Policy Center) aux Etats-Unis. Elle témoigne :
Comme beaucoup de femmes, lorsque j’ai atteint le cap de mes vingt-cinq ans, j’étais angoissée par mon avenir. La vie religieuse m’avait traversé l’esprit, mais comment être sûre que c’était pour moi ? Et le mariage ? J’avais eu quelques rendez-vous, mais je n’avais pas rencontré l’homme de ma vie.
À cette époque, je me suis liée d’amitié avec une religieuse dominicaine, sœur Natalie. Celle-ci m’a offert un cadeau, un petit livret intitulé « La neuvaine des 54 rosaires ». « Je l’ai dite juste avant d’entrer chez les Dominicaines », m’a-t-elle expliqué, « j’ai demandé à la Sainte Vierge de m’aider à trouver une solution à mon problème. J’ai demandé à Notre Dame de m’aider à être sûre que c’était ce que Dieu attendait de moi. Je n’ai jamais sauté un seul jour – et j’ai eu l’assurance que je cherchais ».
Pensant que cela ne pouvait pas me faire de mal, j’ai commencé sérieusement. Puis j’ai manqué un jour, et j’ai recommencé. Et tout à fait à l’improviste, un jeune homme de mon bureau m’a invitée à dîner – un mercredi matin, pour un rendez-vous le samedi soir. Une amie m’ayant conseillé de ne pas me montrer « trop disponible » dans un délai aussi court, j’ai répondu que je n’étais pas libre, mais que le week-end suivant l’était. Ce que j’ignorais alors, c’est que le samedi suivant était le 54e jour de ma neuvaine du Rosaire de 54 jours ! Ce jeune homme et moi sommes mariés depuis 26 ans.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
« La vocation de la création toute entière est féminine »
Marie, notre soeur en humanité, un modèle pour dire oui à chaque vocation :
La Vierge Marie, comme nous, est créature de Dieu et à ce titre Elle est « des nôtres », notre sœur en humanité… mais notre sœur Immaculée, c’est pourquoi Marie est notre modèle : modèle pour marcher, dans nos vies personnelles, sur le chemin du Christ, modèle pour l’Église entière; modèle non seulement de vocation féminine, mais de toute vocation.
Imiter Marie, c’est imiter Celle qui a prononcé le « me voici » parfait de la créature à son Dieu ; Elle est l’Épouse parfaite. Or toute vocation humaine devant le Seigneur est vocation d’épouse (« La vocation de la création toute entière est féminine » remarque le père et bibliste Yves Fauquet) (1) : tous, un jour entre les jours, nous sommes appelés à prononcer le « me voici », qui nous ouvre le Royaume.
1) Yves Fauquet, Capucin, est l’un des commentateurs et annotateurs de la Bible du Chanoine Osty. Il a écrit un livre sur le « Voici et me voici » dans la Bible. (ed. Anne Sigier, Canada).
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
L’église principale du monastère de la Grande Laure de l’Athos avec le mont Athos en arrière-plan. CC0/wikimedia
« Dans les tranchées, il n’y a pas d’athées »
Les Ukrainiens qui ont combattu à Donetsk et à Kharkiv portent les cicatrices visibles de la guerre et de profonds traumatismes psychologiques. Ils sont arrivés au Mont Athos à la recherche de moments de réflexion et de paix, pour un pèlerinage de guérison.
Roman est resté silencieux un moment, appuyé sur ses béquilles en métal, devant l’icône de la Vierge Marie. Puis, avec révérence, il a posé ses béquilles, comme un soldat déposerait son arme, et s’est allongé de tout son long, face contre terre, pour prier. Il ne s’est pas agenouillé, comme c’est la coutume parmi les fidèles, parce qu’il lui manque une jambe – il a été gravement blessé dans une tranchée quelque part dans l’est de l’Ukraine. Au prix d’un effort, il s’est relevé, a embrassé l’icône, a murmuré quelque chose que seule la Vierge Marie pouvait entendre, puis ses camarades l’ont imité, l’un après l’autre.
Roman est l’un des 24 vétérans ukrainiens de la guerre avec la Russie, tous souffrant d’un grave syndrome de stress post-traumatique, qui se sont rendus au Mont Athos, un sanctuaire de réconfort, pour prier pour le salut de leurs âmes. La vie de Roman a radicalement changé depuis ce jour de 2015 où, lors d’une bataille près de Donetsk, il a été blessé et où les médecins ont dû l’amputer de la jambe au-dessus du genou. « Au début, c’était difficile, mais peu à peu je me suis habitué, et maintenant j’essaie de vivre normalement», nous a-t-il confié.
Il était parti défendre son pays en pleine santé, mais il est revenu des combats marqué physiquement et émotionnellement. Parfois, dans son désespoir, il se disait : « Il aurait mieux valu que je meure ». Il s’est inscrit à un programme de soutien psychologique, qui l’a aidé, dit-il, et il a également cherché à sortir de son tunnel de dépression par le sport. « Je m’entraîne presque tous les jours et je fais de l’alpinisme – j’ai même escaladé les Carpates avec des béquilles. Le sport m’a beaucoup aidé, il me calme. »
Lorsqu’on lui demande si ses camarades sont confrontés à des problèmes similaires, il répond que beaucoup ont des difficultés psychologiques. « L’insomnie, les cauchemars, les sentiments de culpabilité sont le lot de beaucoup de ceux qui sont allés à la guerre. Les jeunes hommes qui ont survécu aux batailles sanglantes sont rentrés chez eux vivants, mais avec “l’âme brisée”, et se sont rendus à l’Athos, accompagnés de trois aumôniers militaires. Ils ont cherché refuge dans le sanctuaire de la Sainte Vierge, à la recherche du « salut de l’âme ».
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
En Marie, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts
Chaque fois que nous regardons Marie, nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants.
En la regardant, nous découvrons que celle qui louait Dieu parce qu’« il a renversé les potentats de leurs trônes » et « a renvoyé les riches les mains vides » (Lc 1, 52 -53) est la même qui nous donne de la chaleur maternelle dans notre quête de justice ». C’est aussi elle qui « conservait avec soi toutes ces choses, les méditant en son cœur » (Lc 2, 19).
Pape François
Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, « La joie de l’Évangile » § 288
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Pour que le mystère de Marie ne soit pas réduit en nous
Il faut trembler de toucher à ce mystère de la Sainte Vierge Marie. C’est une chose profonde, très pure, très lumineuse, et celui qui manque de ce qu’il faut pour s’en approcher – c’est le cas de chacun d’entre nous, à cause de nos résistances, de la lourdeur de nos esprits – va l’abaisser, le déformer dans son optique particulière.
Il faut demander à la Sainte Vierge elle-même d’ouvrir nos cœurs, de les rendre transparents pour que son mystère ne soit pas réduit en nous, à notre mesure, mais que nous soyons changés, nous, en sa lumière.
Cardinal Journet
Cité par Mgr Brincard dans la préface du Livre de Daniel-Ange « Touche pas à ma Mère »
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Le dimanche 10 novembre 2024 fut célébré au Togo le jubilé d’or du sanctuaire Notre-Dame du Lac Togo, Mère de la Miséricorde de Togoville.
Le Sanctuaire Notre-Dame du Lac, situé à Togoville, est un lieu spirituel emblématique dédié à la Vierge Marie sous le titre de « Notre-Dame du Lac, Mère de la Miséricorde ». La dénomination de Mère de la Miséricorde reflète l’un des aspects les plus importants de la dévotion mariale : la compassion et le pardon. Les pèlerins viennent souvent pour demander la miséricorde de Marie dans des moments de difficulté personnelle, de souffrance, ou de recherche de rédemption. Marie est vue comme une mère bienveillante, toujours prête à écouter les prières de ses enfants et à leur accorder sa miséricorde.
Ce sanctuaire est un lieu de pèlerinage important pour les fidèles catholiques et un site historique marquant dans la vie religieuse et culturelle du pays depuis qu’en 1973, une femme a rapporté une apparition de la Vierge Marie près du lac Togo.
Cette apparition, reconnue par l’Église, a renforcé la foi des habitants de Togoville et des environs, et a donné naissance au sanctuaire. La statue de la Vierge Marie installée sur le site symbolise cet événement miraculeux.
Le sanctuaire est non seulement un lieu de dévotion mariale, mais également un symbole d’unité pour le peuple togolais. Il illustre la richesse du patrimoine religieux et culturel du pays tout en attirant des visiteurs internationaux.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.