Gerry Faust : une vie de foi et de football américain

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Gerry Faust : une vie de foi et de football américain

Gerry Faust (1935-2024) a eu une carrière exceptionnelle en tant qu’entraîneur de football américain d’abord de lycée puis à la célèbre université de Notre-Dame (Indiana, États-Unis). Mais au-delà du football, c’était un homme de grande foi qui vouait une grande dévotion à la Vierge Marie.

Après le décès de Gerry Faust à l’âge de 89 ans, le capitaine de son équipe championne d’État en 1979 sous la direction de Faust, s’est souvenu d’une anecdote qui montre la profonde foi catholique de cet entraîneur légendaire :

Il y a une dizaine d’années, Gerry Faust devait donner une conférence à un groupe de pères de famille dans la paroisse du Cœur Immaculé de Marie à Anderson Township (État d’Ohio). Alors que le groupe priait le rosaire avant la réunion, Gerry est arrivé en avance et, sans hésiter, a sorti son propre rosaire de sa poche et s’est joint à la prière. « Il aimait Marie », se rappelle Suter, l’ancien capitaine de son équipe. « Il portait toujours un chapelet sur lui ».

Mais Suter se souvient surtout d’une tradition d’avant-match instaurée par Gerry : Le jeudi précédant chaque match, il rassemblait les capitaines de son équipe, les faisait monter dans sa voiture, s’arrêtait à Wendy’s pour dîner, puis se rendait à l’église Holy Cross- Immaculata à Mt. Adams (1) pour prier le chapelet sur les marches. On accède à l’église de la Sainte-Croix-Immaculata par de nombreuses marches, et c’est une longue tradition locale de la Semaine Sainte que de prier en montant les marches) « C’est quelque chose qu’il attendait de nous en tant que capitainesPour autant que je sache, tous les capitaines l’ont fait !….. Aujourd’hui encore, le Vendredi saint, lorsque ma femme et moi sommes en ville, nous montons les marches, et je pense toujours à Gerry Faust, chaque fois que je suis là » se souvient Suter.

« C’était un catholique fervent. Il visait l’excellence dans tout ce qu’il faisait et s’investissait corps et âme dans la vie des jeunes hommes qu’il entraînait. Par le biais du football, il a enseigné des leçons de vie importantes qui allaient bien au-delà du terrain. Les témoignages de ses anciens joueurs sont tout simplement incroyables. Il représente le modèle idéal de tous les entraîneurs, qui s’efforcent de l’imiter » a déclaré Bert Bathiany, l’actuel entraîneur principal de football de l’ancien lycée de Gerry Faust.

The Catholic Telegraph, 29 décembre 2024

Adapté de www.thecatholictelegraph.com

(1) Mount Adams est un quartier de Cincinnati (États-Unis)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter les souffrances ?… »

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Statue Notre-Dame de Fatima. © Shutterstock/Ricardo Perna

« Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter les souffrances ?… »

Le 13 mai 1917, Notre Dame a dit aux petits bergers de Fatima :

« Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’il voudra vous envoyer en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé et de supplication pour la conversion des pécheurs ? »

Sans se préoccuper des souffrances que Dieu allait leur envoyer, les petits bergers s’en remirent entièrement à sa volonté :

« Oui, nous le voulons ».

Notre Dame accueillit cette réponse comme les prémices de son message et, dans un geste de protection maternelle, elle nous enveloppa dans l’immense lumière de Dieu, tout en nous répondant :

« Vous aurez alors beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort. »

C’est cette grâce qui nous introduisit dans l’immense océan de la lumière de Dieu et qui nous pousse à l’adorer dans le mystère de la Très sainte Trinité et à l’aimer dans la divine Eucharistie, en disant intérieurement dans le silence de Notre Cœur : 

« O très Sainte Trinité, je vous adore. Mon Dieu, mon Dieu, je vous aime dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie. »

Sœur Lucie

Dans Le message de Fatima, Carmel de Coimbra, Fatima 2006, p.36-37

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« Oui, j’ai une dévotion particulière à la Vierge Marie »

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« Oui, j’ai une dévotion particulière à la Vierge Marie »

Sous la direction de Philippe Villeneuve, assisté par les architectes Rémi Fromont et Pascal Prunet, une équipe internationale de 2 000 artisans a réussi l’exploit de restaurer  en un temps record de cinq ans la cathédrale  Notre-Dame de Paris, emblème de l’art gothique et symbole de la foi catholique en France, ravagée par un incendie dévastateur en avril 2019.

« La Vierge m’a habité, protégé et porté durant tout le chantier » a confié l’architecte en chef de cette reconstruction, au journal Le Pèlerin. Dans cette entrevue publiée le 4 janvier 2025, Villeneuve explique qu’enfant, il portait déjà Notre-Dame dans son cœur. La Dame de pierre faisait vibrer celui qui se destinait à l’architecture. Et lors du terrible incendie il a décidé de vouer sa vie à rendre sa beauté à la cathédrale !

Devenu le chef d’orchestre de ce colossal projet de reconstruction, l’architecte a exprimé sa profonde dévotion envers la Vierge Marie, expliquant comment elle l’a soutenu tout au long des épreuves liées à cette entreprise historique. « Je n’ai jamais cessé de ressentir une aide venue d’en haut. » Ces mots résonnent comme un témoignage de foi dans un contexte où la laïcité de l’État impose souvent une discrétion sur les croyances personnelles (cf l’entretien accordé à EWTN News).

Pendant cinq années de travail intense, Villeneuve est resté silencieux sur sa foi, s’efforçant de respecter son statut de fonctionnaire dans une république séculière. Mais aujourd’hui, il affirme avec conviction que son lien particulier avec la Mère de Dieu lui a donné la force et la détermination nécessaires pour mener à bien cette mission titanesque.

« Je dois le dire : oui, j’ai une dévotion particulière à la Vierge Marie. Je n’ai jamais cessé de ressentir du soutien d’en haut. Je ne pense pas que ce projet aurait été possible autrement. Je pense que cela m’a donné la force et la détermination de continuer », a-t-il confié à EWTN News.


Ses paroles témoignent de l’étroite relation entre la foi et l’art, deux dimensions qui se rejoignent magnifiquement dans l’architecture sacrée.

Extraits tirés de: www.lepelerin.com et www.lecatho.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Pourquoi ne rien faire sans Marie ?

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© Shutterstock/Takaeshiro

Pourquoi ne rien faire sans Marie ?

Quand nous disons « Mater » à Marie, « monstra te esse mater » (dans l’hymne Ave Maris Stella), c’est au fond à Dieu que nous le disons. Ce mot de « Maman » qui jaillit des profondeurs de l’être humain, il monte à travers le cœur de la très Sainte Vierge vers Dieu qui est plus mère que toutes les mères, quand la prière se réduirait à cela : Maman, Maman…,ce serait déjà toute la prière, parce que justement Dieu est Amour. Il faut l’aimer et le faire aimer en l’aimant.

Alors ne faisons rien sans la très Sainte Vierge. Ne faisons rien : toutes les fois que nous sommes troublés, toutes les fois que nous sommes inquiets et incertains, commençons par l’invoquer. Nous ne pourrons pas nous égarer.

C’est la très Sainte Vierge qui gardera en nous la vie de Jésus, comme elle l’a fait au cours de sa vie terrestre. C’est elle qui nous maintiendra dans le silence intérieur. C’est elle qui gardera notre vocation. C’est elle qui fera de nous de vrais contemplatifs. C’est elle qui nous apprendra à scruter les abîmes de Dieu dans la joie et dans la lumière de la foi. C’est elle qui nous apprendra à découvrir la vraie liberté, car elle est libérée totalement d’elle-même dès le premier instant de son existence et c’est cela sa virginité.

La virginité c’est être libre de soi des pieds à la tête, dans toutes les fibres de son être, pour joindre Dieu qui est infiniment libre de soi dans l’éternelle communion des relations intra-divines.

Maurice Zundel

Prêtre et théologien catholique suisse, décédé en 1975

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« Il m’a toujours exaucée »

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« Il m’a toujours exaucée »

« Depuis plusieurs années, ce me semble, que je lui demande quelque chose le jour de sa fête, il m’a toujours exaucée ; lorsque ma demande n’est pas tout à fait juste, il la redresse, pour mon plus grand bien.

Les personnes d’oraison, en particulier, devraient toujours s’attacher à lui ; car je ne sais comment on peut penser à la Reine des Anges au temps qu’elle vécut auprès de l’enfant Jésus, sans remercier saint Joseph de les avoir si efficacement aidés.

Que ceux qui ne trouveraient pas de maître pour leur enseigner l’oraison prennent pour maître ce glorieux saint, et ils ne s’égareront pas en chemin. »

Sainte Thérèse d’Avila, autobiographie VI, 7-8.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Une ombre s’est glissée dans le bonheur de Joseph

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Une ombre s’est glissée dans le bonheur de Joseph

Une ombre s’est glisée dans le bonheur de Joseph. Désormais, Marie est perdue pour lui : il va se retrouver seul et elle aussi sera seule pour toujours. 

Tout cela est si inattendu, si mustérieux et si incroyable que Joseph ne sait plus que faire, mais c’est là que sa saintenté et sa sagesse spirituelle apparaissent en pleine lumière. C’est là qu’il réagit en homme juste, pleinement ajusté au vouloir de Dieu. 

Dans l’incertitude, sa première réaction est de s’arrêter à la solution la plus respectueuse de la personne de Marie. C’est le reflexe d’un homme bon, au grand coeur. Il respecte trop Marie pour la vouer à la réprobation de tout le village, et il respecte trop la loi de Dieu pour fonder un foyer sur des bases aussi incertaines. Il va donc simplement, mais la mort dans l’âme, rendre à Marie sa liberté. 

Cette grandeur d’âme de Joseph s’enracine en Dieu, et Dieu vient au devant de son serviteur : il lui révèle son dessein. Dès lors, tout s’éclaire : Joseph comprend le silence de Marie, il saisit d’une seule intuition de foi ce que Dieu attend d’elle et ce que Dieu attend de lui. Dieu, de nouveau, les réunit pour les insérer tous deux au coeur de l’histoire du salut. Elle donnera au Messie sa chair et ses traits ; lui, fils de David et charpentier, sera là pour lui donner légalement un nom dans la lignée royale de David.

Respect maximum des personnes, accueil docile des initiatives de Dieu : telles ont été les réactions de Joseph devant le mystère de la maternité de Marie. Et c’est bien ainsi qu’il nous faut à notre tour approcher du mystère de l’action de Dieu en nous, chez les autres et dans le monde. C’est bien ainsi qu’il faut nous situer, dans la foi, face à la venue du fils de Dieu.

La maternité de Marie a été depuis le début enveloppée de silence, comme toutes les grandes œuvres de Dieu, et ce silence qui voile l’incarnation de Jésus, personne jamais ne pourra le percer. Il nous faut, comme Joseph, y entrer par le oui de l’adoration.

La maternité de Marie n’a pas d’autre explication que l’amour de Dieu pour le monde et le choix infiniment libre qu’il a fait d’une femme pour l’associer intimement à son œuvre de recréation. Et puisque c’est Dieu lui-même qui a fait ce choix, puisque c’est lui qui a aimé, voulu et préparé Marie, ne craignons pas de l’accueillir chez nous, de lui faire une place dans notre souvenir, dans notre prière et dans notre cœur, oui dans notre cœur, car tout ce qui nous viendra par elle portera la marque de l’Esprit Saint.

Père Jean Lévêque, Carme de la Province de Paris

www.bibleetviemonastique.free.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Un modèle pour les jeunes filles japonaises

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© Shutterstock/MIA Studio

Un modèle pour les jeunes filles japonaises

Le christianisme est la religion du Christ. Et le Christ nous est présenté par Marie. Qu’un adulte non chrétien ou qu’un petit baptisé cherche à connaître Jésus, il trouvera d’abord ce que les anges de Noël indiquent aux bergers, un nouveau-né dans les bras de sa mère. Le spectacle le plus rassurant – que craindre d’un tout-petit ? -, le plus aimable, parce qu’il évoque non seulement l’innocence et la grâce, mais surtout le sentiment le plus puissant et le plus pur qui soit accessible au cœur humain, l’amour maternel.

« Maman » est d’ordinaire le premier mot de l’enfant ; il est parfois le dernier du mourant, et on l’a entendu sur le champ de bataille comme à l’agonie des vieillards. Épuré par le christianisme, l’amour maternel atteint son point culminant.

Il y a quelques années, un professeur – non chrétien – de l’université de Kyoto, au Japon, a donné par radio des conférences où il parlait, aux jeunes japonaises, de « la Vierge des Chrétiens » :

« La pureté, disait-il, n’est pas une fiction. Elle a été réalisée dans sa perfection par la Mère du Christ, que les Chrétiens aiment à appeler la Vierge des vierges. Nos jeunes filles sont préparées à devenir de bonnes épouses et de bonnes mères. Ici encore, la Madone chrétienne, la Mère de Dieu, est leur plus parfait modèle. L’imitation de sainte Marie, fera plus, pour l’éducation de nos jeunes filles, que les exemples héroïques de n’importe laquelle des femmes célèbres de nos annales nationales. »

Alphonse de Parvillez, S. J. , Marie dans la pastorale in  Maria – études sur la Vierge Marie – sous la direction d’Hubert du Manoir, s. j. – Tome VI, 1961

www.lepelerin.com

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Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

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Marie, « Source Vivifiante de Constantinople »

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Icône de Notre-Dame-Source-de-Vie du XIXe siècle. © CC BY-SA 4.0/Asia

Marie, « Source Vivifiante de Constantinople »

Les interventions de Marie à Constantinople (aujourd’hui Istanbul) ont été très fréquentes, notamment au sanctuaire de la Source Vivifiante, toujours très célèbre, à l’ouest de la ville, un peu à l’extérieur des remparts, près de la porte de Silivri. C’est le lieu d’une multitude de miracles qui se sont réalisés et continuent de l’être depuis plus de 15 siècles par l’intercession de la Vierge, « Source de Vie ».

C’est l’Empereur Léon 1er le Thrace (5e siècle), qui retrouva l’emplacement de la Source. Alors qu’il était encore simple soldat, une voix céleste le conduisit en lui parlant comme au souverain : « Empereur Léon, entre au plus profond de ce bois, prends avec tes mains de l’eau bourbeuse et guéris la soif de l’aveugle ; enduis les yeux de cet aveugle, et tu sauras immédiatement qui je suis, moi qui depuis longtemps suis l’habitante de ce lieu. »

L’aveugle recouvra la vue et Léon, devenu Empereur, bâtit une église à ce même emplacement vers 474. Cette eau de salut coule toujours… pour la guérison des maladies du corps et de l’âme.

Cf Marie Source de Vie

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Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

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Marie avait-elle le choix ?

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Vitrail représentant la Visitation, Marie et Elisabeth, dans la cathédrale de Bruxelles, Belgique. © Shutterstock/jorisvo

Marie avait-elle le choix ?

Au début de décembre 2024, le groupe américain pro-avortement « Catholics for Choice » a suscité la controverse en ligne en écrivant dans un tweet : « En cette période de fêtes, rappelez-vous que Marie a eu le choix et que vous devriez l’avoir aussi ».

Ce message explicite en faveur de l’avortement vise à mettre sur le même plan le choix de Marie d’être la mère de Dieu et le « choix » d’une mère d’avorter. Le groupe affirme : « En demandant explicitement à Marie de donner son consentement définitif pour concevoir le Christ, Dieu a renforcé son autonomie corporelle. Il est clair que le choix en matière de procréation est la volonté de Dieu. » (1)

L’Église catholique, bien sûr, interdit depuis ses débuts l’avortement au motif qu’il constitue un homicide. Le catéchisme de l’Église catholique stipule ce qui suit : « Depuis le premier siècle, l’Église a affirmé la malice morale de tout avortement provoqué. Cet enseignement n’a pas changé. Il demeure invariable. L’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est gravement contraire à la loi morale » (n° 2271).

Le groupe américain pro-avortement (Catholics for Choice), quant à lui, a été fortement critiqué par les autorités ecclésiastiques pour son plaidoyer explicitement anticatholique : le cardinal Timothy Dolan a déclaré il y a plusieurs années que le groupe « n’est en aucun cas affilié à l’Église catholique », qu’il « ne parle pas au nom des fidèles » et qu’il est « financé par de puissantes fondations privées pour promouvoir l’avortement en tant que méthode de contrôle de la population ».

Pourtant, le plaidoyer trompeur du groupe a involontairement souligné un aspect essentiel de la doctrine catholique, qui fait partie de la foi catholique depuis ses débuts il y a 2 000 ans : Marie a effectivement eu le choix d’acquiescer à la volonté de Dieu et de devenir la « Theotokos », la mère de Dieu.

Mark Miravalle, titulaire de la chaire de mariologie Saint-Jean-Paul II à l’université franciscaine de Steubenville (Ohio), a déclaré à Catholic News Agency (CNA) que Marie était « absolument libre » de prendre la décision de devenir la mère de Dieu sur Terre. « Elle était libre d’exercer le plus grand don de Dieu, à savoir le libre arbitre », a-t-il déclaré. « Suggérer le contraire reviendrait à dire qu’elle a été contrainte ou qu’il s’agit d’une forme de prédestination, qui ne permet pas l’expression de ce qui fait de nous des êtres humains, c’est-à-dire notre liberté. »

Le théologien fait remarquer qu’il s’agissait d’une « équivoque malveillante » de la part de Catholics for Choice de « laisser entendre que le choix de Marie de mettre au monde notre Rédempteur présenterait une quelconque similitude ou équivalence morale avec le tragique choix d’une femme de refuser de donner la vie à un être humain innocent ».

« Le choix de Marie apporte la vie et le salut », ajoute-t-il. « Le choix de l’avortement apporte la mort et la destruction. Moralement, ces deux choix sont diamétralement opposés et ne peuvent donc jamais être honnêtement évoqués pour justifier le mal dévastateur qu’est l’avortement ».

Daniel Payne, December 24, 2024

www.catholicnewsagency.com

(1) Une telle déclaration oublie que personne n’a le choix de transgresser le 5e des 10 commandements, “Tu ne tueras pas”, qui relève de la Morale universelle. Nous sommes libres, mais notre libre-arbitre a ses limites (cf l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal dans la Genèse)

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Un podcast (1) pour prier le rosaire et développer le « muscle de la prière »

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© Shutterstock/Chat Karen Studio

Un podcast (1) pour prier le rosaire et développer le « muscle de la prière »

Après « La Bible en un an » , puis « Le Catéchisme en un an », voici « Le Rosaire en un an », le nouveau podcast produit par Ascension (éditeur de livres catholiques et de médias numériques en Pennsylvanie, USA) dont la diffusion a commencé le 1er janvier 2025.

Animé par le Père Mark-Mary Ames des Frères Franciscains du Renouveau, ce podcast – en anglais – consistera en des épisodes quotidiens de 15 minutes qui guideront les auditeurs dans une rencontre plus profonde avec tous les éléments du rosaire.

Le père Ames, qui s’est converti à l’âge de 18 ans, a évoqué son propre cheminement dans la prière du rosaire et a expliqué comment il espère, par ce moyen, aider ceux qui rencontrent des obstacles dans la prière du rosaire.

Peu après sa conversion, il a commencé à prier le rosaire quotidiennement. Cependant, « au début, pour être honnête, c’était un peu difficile », a-t-il déclaré.

« On ne m’a pas vraiment appris à le prier et j’étais censé le dire tous les jours, mais je ne savais pas vraiment comment m’y prendre et je finissais par prononcer des paroles, machinalement ».

Le podcast « Le Rosaire en un an » a pour but de servir de guide et d’accompagnement en emmenant les auditeurs à travers six phases d’approfondissement de leur compréhension du rosaire. Il s’agit notamment d’examiner ce que signifie prier en général et de se concentrer sur les prières du rosaire et sur leur signification. La phase la plus longue consistera à approfondir les mystères du rosaire, à pratiquer la « lectio divina » et la « visio divina », à réfléchir sur les saints et, enfin, à prier le rosaire.

Le père Ames espère que ces phases contribueront à développer « le muscle de la prière ». « Je pense qu’il y a une raison pour laquelle le rosaire est si populaire dans toutes les catégories démographiques et tous les siècles : c’est parce qu’il s’agit d’un moyen de prière inégalé à bien des égards », a-t-il déclaré, « car le rosaire est une porte privilégiée par laquelle ceux qui prient peuvent rencontrer le Seigneur ».

Francesca Pollio Fenton, 31 décembre 2024 

www.catholicnewsagency.com

(1) Un « podcast » est  un contenu audio numérique que l’on peut écouter n’importe où, n’importe quand, grâce à la technologie du flux RSS.

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Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie