« La Vierge, à travers cette découverte, voulait nous dire quelque chose » (I)

« La Vierge, à travers cette découverte, voulait nous dire quelque chose » (I)

Le chemin de la conversion et du salut peut-il passer par une décharge ? À Darkhan, il semblerait que oui. Dans cette petite ville du nord de la Mongolie, en Asie de l’Est, une femme pauvre, mère de 11 enfants, travaille sans relâche pour récupérer dans l’immense étendue des déchets un lambeau de vie et d’espoir pour elle et sa nombreuse famille : de la nourriture encore assez bonne pour être consommée ou des objets suffisamment intacts pour essayer de les revendre quelque part.

Dans cette décharge, un jour comme les autres, un camion retourne les ordures, et un objet enveloppé dans un morceau de tissu vient rouler aux pieds de la femme. Surprise, celle-ci le ramasse et en retirant le tissu, elle découvre une statue en bois sculpté, avec les traits d’une belle femme. Il s’agit de la Vierge Marie Immaculée. La pauvre femme ne reconnaît pas immédiatement la Mère de Dieu, mais peu de temps après, elle emporte la statue chez elle, en murmurant : « Cette belle dame a voulu venir vivre dans ma tente. »Cette femme n’est pas chrétienne. Son seul contact ténu avec la foi a eu lieu quelque temps auparavant, avec des religieuses de Mère Teresa, qui lui ont parlé de la Vierge et lui ont appris le Je vous salue Marie. Une fois qu’elle a compris qui est cette belle dame, la femme apporte la statue à la petite communauté catholique, qui l’expose dans la paroisse locale.

Tout cela s’est passé il y a quelques années. Puis, tout récemment, en 2022, l’histoire s’est répandue : les sœurs en ont fait part au cardinal Giorgio Marengo, missionnaire de la Consolata et préfet apostolique d’Oulan-Bator (capitale de la Mongolie). Celui-ci en a été très frappé. « J’ai tout de suite pensé que la Vierge, à travers cette découverte, voulait nous dire quelque chose », dit le cardinal Marengo, qui n’arrive toujours pas à comprendre « comment cette statue a fini dans la décharge, vu que, surtout dans cette partie du pays, il y a très peu de catholiques. J’ai donc pensé que le Seigneur, à travers sa Sainte Mère, se rend présent dans les situations les plus extrêmes pour nous dire combien il est proche de chacun de nous ».

Source : L’Osservatore Romano,20 janvier 2023 (traduit de l’anglais)

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Avec l’arme du rosaire, « comment ne pas tout espérer ?» (pape Pie XI)

Avec l’arme du rosaire, « comment ne pas tout espérer ?» (pape Pie XI)

Le pape Pie XI (pape de 1922 à 1939) n’hésitait pas à affirmer : « Dites à vos prêtres qu’ils prient beaucoup. Tant que le Pape n’a pas dit son rosaire, la journée du Pape ne cesse pas. »

Le même Pie XI écrivait à S. Exc. Mgr Richaud : « Le rosaire est le moyen privilégié entre tous les autres, de procurer le retour au Christ des individus, des familles et des nations.C’est une arme très puissante pour chasser les démons ; pour conserver l’intégrité de la vie, pour acquérir plus facilement la vertu, en un mot pour obtenir la véritable paix aux hommes. »

En 1938, dans son Encyclique sur le rosaire, Pie XI disait encore à propos de la fidélité à la prière du rosaire : « Comment ne pas tout espérer si nous nous servons avec exactitude et piété de cette méthode divine ? »

Serviteurs de Jésus et de Marie

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

D’où vient l’Hymne Acathiste ?

D’où vient l’Hymne Acathiste ?

Le samedi de la cinquième semaine de Carême, l’Église d’Orient célèbre l’Hymne Acathiste de sa Très Sainte Souveraine, la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie. Par des hymnes incessants est remerciée celle qui offre en tout temps sa protection, en souvenir des événements qui marquèrent Constantinople au temps d’Héraclius.

En ce temps-là en effet, l’envahisseur, à la tête de troupes innombrables, fit irruption par l’Ouest jusqu’à Constantinople, en poussant des cris blasphématoires contre Dieu. La mer fut couverte de navires, la terre ferme se remplit de fantassins et de cavaliers. Alors, le Patriarche Serge exhorta le peuple de Constantinople à ne pas se laisser abattre, mais à reporter de tout cœur toute son espérance sur Dieu et sur sa Mère, la Divine Génitrice Tout-Immaculée. On porta en procession l’icône de la Mère de Dieu en haut des remparts, pour assurer leur résistance, avec l’icône du Christ non-peinte-de-main-d’homme, la précieuse et vivifiante Croix, ainsi que le vêtement de la Mère de Dieu.

Des barques pleines de soldats, passant par le repli de la Corne, furent dirigées contre l’église Notre-Dame des Blachernes à Constantinople, mais une violente tempête secoua la mer à l’improviste, et cette flottille fut détruite avec toutes les embarcations des ennemis. De la rive des Blachernes, la Mère de Dieu repoussa tous les assaillants !

Les Grecs combattaient les Scythes(1) à un contre dix, mais reprenant courage et exultant de joie, sous la conduite de l’invincible stratège Mère de Dieu, ils ouvrirent les portes et s’enhardissent contre leurs ennemis, avec le nombre infime des soldats qui se trouvaient près de son temple, celui de la source, ils anéantirent leur multitude.

Et le peuple reconnaissant de Constantinople, rendant grâces à la Mère de Dieu, lui chanta un hymne toute la nuit, sans s’asseoir (Acathiste), puisqu’elle n’avait pas cessé elle-même de veiller sur eux et qu’avec une surnaturelle puissance elle avait remporté la victoire sur les ennemis.

Depuis lors, en souvenir de ce prodige si grand et surnaturel, l’Église a pris l’habitude de consacrer cette Fête à la Mère de Dieu, en ce temps de l’année où elle donna la victoire. Et on l’appelle Acathiste, puisque c’est debout qu’elle fut alors célébrée par le clergé de la ville et par tout le peuple.

D’après le « Triode de Carême »

Diaconie Apostolique 1993

(1) Les Scythes sont un ensemble de peuples de langues indo-iraniennes d’Eurasie, en grande partie peuples cavaliers nomades. Rappelons que Constantinople, anciennement Byzance, était peuplée de Grecs chrétiens orthodoxes. Le nom de Constantinople avait été donné à Byzance par l’empereur Constantin, converti au christianisme.

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Comment Notre Dame à Cheval a rendu son identité à la Sicile

Comment Notre Dame à Cheval a rendu son identité à la Sicile

© Karmelo91, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons. 

En 1736, la Sacrée Congrégation des Rites décida que la fête de Maria Santissima delle Milizie(Notre-Dame des Milices, ou Notre-Dame à cheval), patronne de la ville de Scicli en Sicile, autrefois fête mobile, devait être célébrée le samedi précédant le dimanche de la Passion.

Selon une tradition répandue, trouvée par divers auteurs d’ouvrages historiques et religieux, quinze jours avant Pâques en 1091, un affrontement entre Roger le Normand et l’émir sarrasin Belcàne eut lieu sur la marina de Scicli, miraculeusement résolu en faveur des chrétiens par l’intervention de la Vierge Marie qui libéra ainsi la Sicile de la domination sarrasine.

Le sarrasin Belcane, dont les forces étaient prépondérantes, était sur le point de gagner si la Vierge n’était pas intervenue miraculeusement en la faveur des Siciliens, en apparaissant sur le dos d’un cheval blanc, accompagnée d’une intense fumée bleue et avec une épée non gainée ! Devant une telle apparition, les Maures s’enfuirent sans demander leur reste et la Sicile demeura chrétienne !

Depuis lors, chaque année à Scicli on réédite avec des centaines de figurants la mémorable bataille de 1091 et l’on porte en triomphe Notre-Dame des Milices, la Vierge à Cheval que l’on fête lors d’une immense parade populaire.

Adapté de : www.lasiciliainrete.it

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Pourquoi méditer l’enfance de Marie ? (II)

Pourquoi méditer l’enfance de Marie ? (II)

© Metropolitan Museum of Art , CC0, via Wikimedia Commons, tapisserie de l’Annonciation. 

On est par là conduit à interpréter l’idée d’Immaculée conception d’abord et surtout comme une absence intrinsèque de toute forme de coupure par rapport à Dieu, une ouverture à sa grâce telle que le péché, toujours théoriquement possible, n’est jamais choisi dans les faits.

Adam et Eve aussi n’avaient pas le péché originel, par construction (sens ?). Mais ils ont péché ; ils ont détourné vers eux les dons de la création. Marie ne l’a pas fait : mais comme on l’a dit, c’était déjà le cas avant même qu’elle ait eu la moindre information sur le rôle qui était attendu d’elle. Ce ne peut donc pas être expliqué par ce rôle : c’était donc chez elle un acte totalement gratuit.

Par-là, c’est un signe totalement extraordinaire, et humainement inexplicable. Mais un acte qui en revanche éclaire sa réponse à l’ange : lorsque celui-ci lui annonce non seulement un rôle dépassant infiniment la condition humaine, et a fortiori tous les projets qu’elle avait pu avoir auparavant, elle l’accepte humblement en s’en remettant à la volonté divine : qu’il me soit fait selon votre parole.

Il y a donc là si on y réfléchit un message extraordinaire sur la nature humaine : l’une d’entre nous a pu, par son ouverture à la grâce dont elle était comblée, non seulement ne jamais pécher alors qu’elle menait apparemment une vie humaine ordinaire, sans destin particulier, mais surtout le faire précisément par une ouverture totale à Dieu et à sa grâce.

De ce fait, elle nous envoie un message puissant, alors même que nous sommes dans une situation différente ; car elle nous éclaire sur ce que peut être un être humain, au moins un : elle nous montre dans sa plénitude ce que peut être la sainteté, pleinement réalisée dans son cas et non pas perspective asymptotique.

Méditons donc la vie de Marie, non seulement cette partie que nous connaissons tous, avec Jésus à Nazareth puis au Calvaire, mais aussi en amont, celle de la jeune Marie, pure et humble, avant même qu’elle ait pu avoir toute idée de ce que signifiait cette pureté et humilité exceptionnelles dans le dessein de Dieu.

Pierre de Lauzun

Adapté de : www.pierredelauzun.com

7 décembre 2022

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Pourquoi méditer l’enfance de Marie ? (I)

Pourquoi méditer l’enfance de Marie ? (I)

© Francisco de Zurbarán , CC0, via Wikimedia Commons. 

Il est une dimension rarement soulignée dans la vie de la Vierge Marie qui est celle de son humilité avant même l’Annonciation, tout en étant l’Immaculée Conception. On souligne en effet classiquement l’humilité de sa réponse à l’ange lui annonçant qu’elle allait être mère du Sauveur. Et on a bien sûr raison. Mais on n’évoque pas ce qui précède : sa vie depuis sa naissance jusqu’à cette annonce. Or dans la perspective de l’lmmaculée Conception, toute sa vie a été sans péché, avant comme après. Mais si après l’Annonciation elle pouvait avoir été éclairée par cette annonce extraordinaire, ainsi que par l’expérience de la vie avec son Fils Jésus, ce n’est pas le cas avant, puisque le récit même de l’Annonciation nous confirme sa surprise.

Nous avons donc avant cette annonce une personne, enfant et jeune adulte, qui ne pèche pas mais qui n’a apparemment reçu aucun message éclairant cette situation exceptionnelle. Or, à moins de supposer que Marie était inconsciente ou irréfléchie, elle ne pouvait pas ne pas avoir constaté, au moins par un simple effet d’étonnement, qu’elle se distinguait sur ce plan profondément de toutes les personnes qu’elle pouvait connaître et rencontrer, même saintes, comme ses parents Anne et Joachim, lesquels d’ailleurs ne pouvaient pas non plus ne pas se faire la même observation.

C’est ici qu’apparaît la dimension la plus importante dans cette absence de péché : l’absence de tout péché d’orgueil ou de vanité. Car si on constate qu’on est en tout point exemplaire, comment ne pas en déduire qu’on est quelqu’un d’exceptionnel ?

Par ailleurs, chacun de nous est — si on peut dire — équipé d’un ressort de rappel contre toute forme de fierté, qui est précisément notre péché : chacun de nous commet des actes médiocres ou mauvais qu’il ne peut pas ne pas voir et qui ne sont pas cohérents avec l’image positive que nous aimons ou aimerions avoir de nous.

Mais le fait de nous savoir pécheurs nous ramène à une attitude d’humilité et à reconnaître que nous avons besoin de la grâce de Dieu.

Apparaît alors ce qui est sans doute le plus grand mérite de Marie. À côté du fait qu’ elle n’ait jamais péché, il est remarquable qu’elle ne s’en soit pas attribué le mérite y reconnaissant le seul don de Dieu.

Pierre de Lauzun

Adapté de : www.pierredelauzun.com

7 décembre 2022

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Curé de paroisse, il part à Medjugorje « pour se faire une idée »

© gnuckx via Flickr.

Curé de paroisse, il part à Medjugorje « pour se faire une idée »

L’abbé Alexis de Brébisson dessert la paroisse de La Bellière en Normandie (France) depuis 2016. Durant l’été 2018, il est allé au sanctuaire marial de Medjugorje (Bosnie-Herzégovine) avec des jeunes. Au retour, il a fait la présentation de son pèlerinage aux membres de sa paroisse et témoigne :

« J’avais entendu parler d’apparitions de la Vierge Marie dans cette petite ville de 2300 habitants, une enclave croate en Bosnie-Herzégovine. J’étais un peu dubitatif au début, j’ai voulu me faire ma propre idée » confie-t-il, en ajoutant : « J’ai été admirablement surpris par l’impact sur les gens, par la teneur des messages délivrés par Marie, remplis de paix, par la recherche de communion entre les gens, un vrai travail de démarche de vérité sur soi. »

Et le journal Ouest France de rappeler que l’histoire de ce sanctuaire a débuté il y a bientôt 42 ans, quand un groupe de sept à huit jeunes adolescents de ce village croate a raconté sa rencontre avec la Vierge, deux d’entre eux avouant même avoir encore aujourd’hui des apparitions quotidiennes de Marie.

Adapté d’un article du journal Ouest France du 30-10-2018 : www.ouest-france.fr

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Sources : une minute avec Marie

« Ce lien qui relie les mystères entre eux »

« Ce lien qui relie les mystères entre eux »

On a été parfois troublés par le silence de l’Évangile de saint Marc et des Épîtres du Nouveau Testament sur la conception virginale de Marie. On a aussi pu se demander s’il ne s’agissait pas ici de légendes ou de constructions théologiques sans prétentions historiques.

À quoi il faut répondre : la foi en la conception virginale de Jésus a rencontré vive opposition, moqueries ou incompréhension de la part des non-croyants, juifs et païens (cf. S. Justin, dial. 66, 67 ; Origène, Cels. 1, 32. 69 ; e.a.) : elle n’était pas motivée par la mythologie païenne ou par quelque adaptation aux idées du temps. Le sens de cet événement n’est accessible qu’à la foi qui le voit dans ce « lien qui relie les mystères entre eux »(DS 3016), dans l’ensemble des mystères du Christ, de son Incarnation à sa Pâque.

Saint Ignace d’Antioche témoigne déjà de ce lien : « Le prince de ce monde a ignoré la virginité de Marie et son enfantement, de même que la mort du Seigneur : trois mystères retentissants qui furent accomplis dans le silence de Dieu » (Eph. 19, 1 ; cf. 1 Co 2, 8).

Catéchisme de l’Église Catholique

n°498

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

La révélation de la Trinité a déjà été donnée à Marie lors de l’Annonciation

La révélation de la Trinité a déjà été donnée à Marie lors de l’Annonciation

© Pierre-Jules Jollivet (1794-1871), CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons. La Sainte Trinité – Façade de l’église Saint-Vincent-de-Paul, place Franz Liszt, Paris, 75010.

Le 15 août 1988, dans sa Lettre apostolique sur la dignité de la femme et dans la continuité des pères de l’Église tels que Grégoire le thaumaturge, le pape Jean-Paul II affirme que la révélation de la Trinité a déjà été donnée à Marie lors de l’Annonciation. Cette révélation permet à Marie d’atteindre une union à Dieu inégalée, par la force de l’Esprit Saint. Elle manifeste en même temps la dignité de la femme et l’authenticité de sa liberté :

« La révélation que Dieu fait de lui-même, à savoir l’unité insondable de la Trinité, est contenue pour l’essentiel dans l’Annonciation de Nazareth. « Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut » — « Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? » — « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu… Car rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1 , 31-37). (…)

Marie atteint ainsi une telle union à Dieu qu’elle dépasse toutes les attentes de l’esprit humain. Elle dépasse même les attentes de tout Israël et, en particulier, des filles de ce peuple élu, qui, en vertu de la promesse, pouvaient espérer que l’une d’entre elles deviendrait un jour la mère du Messie. Qui parmi elles, toutefois, pouvait supposer que le Messie promis serait le « Fils du Très-Haut » ? A partir de la foi monothéiste au temps de l’Ancien Testament, c’était difficilement envisageable. Ce n’est que par la force de l’Esprit Saint « venu sur elle » que Marie pouvait accepter ce qui est « impossible aux hommes mais possible à Dieu » (cf. Mc 10, 27).

Ainsi la « plénitude du temps manifeste la dignité extraordinaire de la femme ». (…) Marie exprime sa libre volonté, et donc l’entière participation du “moi” personnel et féminin à l’événement de l’Incarnation. Par son “fiat, Marie devient le sujet authentique de l’union à Dieu qui s’est réalisée dans le mystère de l’Incarnation du Verbe consubstantiel au Père. Toute l’action de Dieu dans l’histoire des hommes respecte toujours la libre volonté du “moi” humain. Il en est de même dans l’Annonciation de Nazareth.(1) »

Synthèse Françoise Breynaert

Extraits de l’Encyclopédie Mariale

(1) Jean-Paul II, Lettre apostolique Mulieris dignitatem, sur la dignité et la vocation de la femme, § 3-4

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

D’origine juive, il se réveille amoureux de la Vierge Marie !

D’origine juive, il se réveille amoureux de la Vierge Marie !

© Pixnio. 

Américain, universitaire, d’origine juive, Roy Schoeman est né en 1951 dans une famille juive orthodoxe ayant fui l’Allemagne nationale-socialiste. Jeune, il est assez religieux, mais en grandissant, sa ferveur religieuse diminue jusqu’à perdre « la joie » de la prière et « le contact » avec Dieu : cette joie, dit-il, « n’était qu’un souvenir abstrait, et je me trouvais presque entièrement établi dans la vie du monde (…) et en perdant le contact avec Dieu, j’avais perdu le sens de ma vie » (…).

« C’est au cours d’une longue promenade dans la nature que je reçus la grâce la plus exceptionnelle de ma vie. Je marchais seul, écoutant les oiseaux chanter avant le réveil du monde, lorsque (je ne trouve pas d’autres mots) je suis “tombé au Ciel”. C’est-à-dire que je me suis retrouvé consciemment et matériellement en présence de Dieu. Je vis ma vie jusqu’à ce jour étalée devant moi, tout ce qui me ferait plaisir et tout ce que je regretterais. Je sus en un instant que le but de ma vie était d’aimer et de servir mon Seigneur et mon Dieu ; je vis de quelle manière son amour m’enveloppait et me soutenait à chaque instant de mon existence ; je vis comment chacune de mes actions possédait un contenu moral, pour le bien ou pour le mal ; (…) je vis les plus grands regrets qui m’adviendraient au dernier instant : chaque heure que j’avais gaspillée à ne rien faire qui eût de valeur aux yeux de Dieu, quand à tout moment de mon existence je baignais dans la mer de l’immense amour inimaginable de Dieu. »

Un an plus tard, jour pour jour, Roy Schoeman reçoit en rêve sa seconde « plus grande grâce » de sa vie, et se réveille « devenu éperdument amoureux de la bienheureuse Vierge Marie ». Oui en rêve, avoue-t-il, mais « quand je me suis couché ce soir-là, je ne savais pas grand-chose du christianisme et je n’avais pas spécialement de sympathie pour lui, ni pour aucun des aspects qui l’entourent », fait-il remarquer.

« On m’avait conduit dans une salle où il me fut accordé une audience avec la plus belle jeune femme que je pouvais imaginer. Sans l’entendre dire, je savais qu’il s’agissait de la Vierge Marie. Elle était prête à répondre à toutes les questions que je lui poserais ; je me revois clairement debout, considérant en pensée nombre de questions possibles, et lui en adressant quatre ou cinq. Elle y répondit, puis me parla pendant plusieurs minutes puis l’audience prit fin(…) Je me rappelle tous les détails, mais tout cela pâlit devant l’extase d’avoir été simplement en présence de la Vierge, dans la pureté et l’intensité de son amour. »

Roy Schoeman est baptisé quelques années plus tard, en 1992.

Extraits adaptés de : fr.aleteia.org

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie