La dévotion à la Vierge Marie est inscrite dans l’âme de chaque Maronite

CC BY-SA 4.0/FOSS-the-world Statue de saint Charbel Makhlouf à Faraya, Liban.

La dévotion à la Vierge Marie est inscrite dans l’âme de chaque Maronite

Le père Godard SJ, missionnaire au Liban au XIXe siècle, a écrit : « Le Liban est le seul pays au monde qui ait mérité, par sa beauté et son charme, cette comparaison avec Marie, la plus rayonnante des créatures ».

Notre Dame, ou Adra (Vierge) comme on l’appelle affectueusement, est souvent sur les lèvres des Maronites : avant ou après la célébration de la Divine Liturgie, les fidèles ont l’habitude de vénérer son icône et de réciter le Ziah al-Adra, un hymne traditionnel qui l’honore en tant que Mère de Dieu. Le rosaire et les litanies sont fidèlement récités.

Mais d’où vient cette dévotion et pourquoi est-elle si ancrée dans notre spiritualité ? Chez tous les saints maronites, Marie était au centre de leur spiritualité.

Saint Charbel, ermite et prêtre angélique, aimait profondément la Vierge. À 23 ans, il quitta secrètement sa maison pour devenir moine, sans même dire au revoir à sa mère qu’il aimait tant. Charbel choisit d’habiter la maison de Dieu pour accomplir l’œuvre de son Père. Marie devint sa mère, au moment où il avait tout quitté pour servir Dieu. En tant que moine et ermite, il priait le rosaire tous les jours, et la simple mention du nom de Marie lui réchauffait le cœur. Il consolait les malades et les mourants en leur disant : « N’es-tu donc pas l’enfant bien-aimé de la Mère Immaculée ? »

Nous voyons une dévotion similaire dans la vie de la religieuse sainte Rafqa. Comme elle perdit sa mère très jeune, la Vierge devint sa mère et son guide en toutes choses. Rafqa imita l’obéissance et le sacrifice de Marie tout au long de sa vie. Avec le psalmiste, elle pouvait dire : « Je prends plaisir à faire ta volonté, ô mon Dieu, ta loi est au fond de mon cœur » (Psaume 40, 8). Comme Marie, elle est demeurée fidèlement au pied de la croix du Christ, souffrant de maux de tête constants, de cécité et de paralysie pendant près de 30 ans.

La spiritualité de saint Nehmetallah s’est également construite autour de son amour pour Jésus et de sa dévotion à la Sainte Mère. Ses frères moines l’observaient souvent prier le rosaire à genoux dans la chapelle, totalement absorbé par la méditation.

Depuis les premiers temps de l’Église, les chrétiens cherchent à imiter des guides spirituels dans leur cheminement avec Jésus. Saint Paul disait aux Corinthiens : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis du Christ»  (1 Co 11, 1). Si saint Paul est digne d’être imité, combien plus l’est Marie, celle qui a porté Jésus et l’a élevé ?

Joseph Boulos, 24 juin 2023

www.catholicweekly.co

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Le samedi est le jour de Marie (II)

iStock/Getty Images Plus/Inaquim

Le samedi est le jour de Marie (II)

Humbertus de Romanis, maître général des moines prêcheurs (dominicains), donne encore 3 autres raisons au choix de dédier le samedi à la Vierge Marie :

5 – De même que le samedi est le jour situé entre le vendredi, douloureux, et le dimanche, joyeux, sans le traverser on ne peut pas passer de la peine à la gloire, Marie est ainsi située entre nous, vivants sur la terre d’exil, et le Christ glorieux déjà dans le ciel. Il y a donc une conscience de la fonction médiatrice de Marie.

6 – Le samedi, le Christ languissait dans le sépulcre et les apôtres, incrédules et découragés, s’étaient cachés « par peur des Juifs » (Jn 20,19), alors la foi de l’Église se concentra, tout entière, en Marie ; donc chaque samedi est la mémoire de la Vierge qui croit et qui attend la résurrection du Fils ;

7 – La Mère de Jésus elle-même a montré sa préférence pour ce jour, dans l’église de Blacherne à Constantinople. Chaque vendredi soir, sans qu’aucune main humaine n’intervienne, est enlevé le voile qui recouvre l’icône de la Theotokos qui, suspendue en l’air, se laisse voir par les fidèles jusqu’à la neuvième heure du samedi où sans intervention humaine l’icône est de nouveau recouverte et reportée à sa place habituelle. Bien que l’Occident soit séparé par l’Orient, Humbert évoque ce miracle.

Ignazio Calabuig

Le culte de Marie en Occident, Dans l’Institut liturgique pontifical de Saint Anselme.

Scientia Liturgica, sous la direction de A.J. Chupungco, vol V, Piemme 1998. pp. 342.

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Le samedi est le jour de Marie (I)

iStock/Getty Images Plus/Sthaporn

Le samedi est le jour de Marie (I)

La dédicace du samedi à sainte Marie dans la liturgie a commencé à l’époque carolingienne, avec le moine anglais Alcuin (735-804), maître de Charlemagne. Nous ne connaissons pas la raison pour laquelle Alcuin voulut des intentions mariales pour la liturgie du samedi, mais dans les siècles suivants, des théologiens et liturgistes comme par exemple au XIII siècle Humbertus de Romanis, maître général des moines prêcheurs (dominicains), proposeront jusqu’à sept raisons à ce choix :


1 – Le samedi est le jour béni par Dieu plus que les autres jours, Dieu bénit le septième jour (cf Gn 2, 3) et Marie est la « bénie entre les femmes » (Lc 1,42)

2 – Le samedi est le jour sanctifié par Dieu et Marie est la « pleine de grâce » (Lc 1,28) ; il est donc juste de dédier le jour saint à la Toute sainte. Ou encore, le samedi est le jour où Dieu a parachevé l’œuvre de la nature, et en Marie, Dieu a parachevé l’œuvre de la grâce.

3 – Le samedi est le jour où Dieu, après l’œuvre de la création, se reposa (cf. Gn 2,2) mais le vrai « repos »de Dieu est Marie à qui la liturgie applique Sir 24, 8 : « Celui qui me créa reposa dans ma tente » parce que Dieu se repose dans une âme qui le contente, Marie. La Bible dit aussi que Dieu s’est reposé dans son tabernacle (Ps 18,6). Humbert dit, « le samedi et la Vierge sont donc associés : le samedi est le jour et Marie est l’endroit où Dieu se repose. »

4 – De même que le samedi est la porte qui introduit le dimanche, Marie a été la porte par laquelle le Christ est entré dans le monde.

Ignazio Calabuig

Le culte de Marie en Occident, Dans l’Institut liturgique pontifical de Saint Anselme.

Scientia Liturgica, sous la direction de A.J. Chupungco, vol V, Piemme 1998. pp. 342.

(à suivre demain 2 septembre)

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

« J’ai acquis la certitude que Marie est réellement là-bas »

CC BY 2.0/gnuckx Autel extérieur de l’église Saint-Jacques, Medjugorje.

« J’ai acquis la certitude que Marie est réellement là-bas »

Les apparitions à Medjugorje, en Bosnie Herzegovine… Je restais prudent sur tout ce qui se raconte là-bas, mais curieux. Je n’avais pas particulièrement de dévotion mariale. Mais voilà que par un heureux hasard, je connais L., qui organise un pèlerinage pour « Med». Et me voilà sur la route de Medj !

Sur place, rien de spectaculaire à raconter. Lors de notre première visite à la Communauté du Cénacle qui aide des jeunes à sortir de la drogue dure, simplement par la prière, en sortant Sœur Elvira croise mon regard et me donne deux franches tapes dans le dos, que je ressens comme une invitation à je ne sais quoi. À oser faire plus confiance à Dieu en tous cas.

Le lendemain, seuls quelques-uns parmi nous ont la chance d’apprendre qu’une apparition aura lieu à l’Oasis de la Paix. Sur place, je ne vois pas la Vierge, bien sûr, je ne peux pas dire que j’ai ressenti non plus quoi que ce soit. Alors j’ai prié, avec autant de confiance que je pouvais. Mais quand la voyante Marija, nous a dit que la Vierge nous a tous bénis et a emporté avec elle nos intentions de prières, quelle joie ! 

Puis L. me tend un petit dépliant béni par la Vierge !, je commence à réaliser – un tout petit peu – que c’est une très, très Grande Dame qui était là, tout près de nous.

« Ca ne prouve rien ! », diront les sceptiques. Mais je n’ai pas l’intention de prouver quoi que ce soit, j’ai compris là-bas que la foi ne s’argumente pas, c’est un don mystérieux… En attendant, je ressens dans ce village une paix presque palpable, moi qui étais choqué, durant le trajet en car, par les traces encore visibles de la guerre.

Nous avons tous eu la grâce d’être présents à une autre apparition juste avant de repartir de Medjugorje. Là non plus, rien de spectaculaire en soi… Marie travaille cependant en nous avec douceur, et en profondeur. Sans m’en rendre compte, j’ai acquis la certitude que Marie est réellement là-bas. Je ne pourrai pas l’argumenter, je ne l’ai pas « ressenti » physiquement, et pourtant je ne peux plus en douter ! Et j’ai pris conscience là-bas d’un fait pourtant tout simple en apparence : Dieu existe vraiment !

Témoignage de Ronan en 2004

Adapté de : www.clubmedj.com

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

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Source : une minute avec Marie

À l’heure de la mort, la Sainte Vierge sera à notre côté

Unsplash/Dolina Modlitwy

À l’heure de la mort, la Sainte Vierge sera à notre côté

Au Moyen-Orient les Jordaniens, à l’image du reste de la chrétienté en Orient, sont très attachés à la Sainte Vierge.

En tant que prêtres, nous essayons d’étendre la prière du chapelet, car il s’agit d’une dévotion très concrète, qui fait entrer le croyant dans la vie de Jésus et Marie. Nous connaissons même des orthodoxes qui prient chaque jour le chapelet catholique !

Cette dévotion permet de prendre conscience d’un élément capital de la foi catholique : quand nous demandons cinquante fois par jour à la Sainte Vierge de prier pour nous « maintenant et à l’heure de la mort  », nous prenons conscience que cette « heure de la mort  » est l’heure la plus importante de notre vie. Aussi, nous disons aux fidèles qu’ils doivent prier le chapelet avec foi, conviction, tranquillité et paix, car à l’heure de leur mort, la Sainte Vierge sera à leur côté.

C’est la raison pour laquelle, j’ai toujours un chapelet en plus dans ma poche pour pouvoir le donner à quiconque n’en aurait pas sur lui !

Mgr Sélim Sayegh  

Vicaire patriarcal émérite pour la Jordanie

Extrait de : www.france-catholique.fr

Adapté de : www.lamontagne.fr

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

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Source : une minute avec Marie

Au sanctuaire de Marsat, une messe perpétuelle fondée par le roi Louis XI

CC BY 1.0/Jim l’Auvergnat Eglise Notre-Dame de Marsat.

Au sanctuaire de Marsat, une messe perpétuelle fondée par le roi Louis XI

À l’occasion du 600ème anniversaire de la naissance du roi de France  Louis XI (1423-1483), une journée Louis XI  a été célébrée le 25 juin 2023 à Marsat, commune française située en Auvergne. Marsat est un sanctuaire marial, parmi les plus anciens de France et la réputation de ce sanctuaire était considérable à cette époque.

Or en 1465, Louis XI, dans les débuts difficiles de son règne, est venu guerroyer en Auvergne. Le 22 juin, il établissait son quartier général à Marsat et y logea les 23 et 24 juin. Après d’habiles négociations, il signait un traité le 4 juillet avec tous les chefs rebelles : il reporta le mérite de son triomphe diplomatique sur sa protectrice, la Vierge Marie.

En remerciement à la Sainte Vierge, il fonda une messe perpétuelle qui sera dite à 7 heures chaque jour de l’année en l’église de Marsat. Louis XI vouait en effet une vénération particulière pour la Vierge Marie. Un tableau commémorant cette visite a été réalisé en 1891 et se trouve dans l’église de Marsat.

Adapté de : www.lamontagne.fr

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

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Source : une minute avec Marie

Lorsque l’âme se convertit au Christ, elle s’appelle Marie

CC0/wikimedia Détail de saint Ambroise de Milan dans le tableau Ambroise et l’empereur Théodore de Antoine Van Dyck, XVIIe siècle.

Lorsque l’âme se convertit au Christ, elle s’appelle Marie

Saint Augustin (354-430) enseigne que Marie conçut d’abord le Verbe dans son cœur par la foi avant de le concevoir dans ses entrailles. Cette naissance du Verbe par la foi annonce la naissance de Jésus dans l’âme de ceux qui croient en lui comme l’Envoyé du Père.

C’est pourquoi saint Ambroise de Milan (+397) se plaisait à baptiser l’âme croyante du prénom de Marie car c’est l’âme de chaque chrétien qui engendre par la foi Jésus à l’exemple de Marie : « Chaque âme qui croit (comme Marie) conçoit et enfante le Verbe de Dieu… Selon la chair il n’y a qu’une seule Mère du Christ ; selon la foi, le Christ est le fruit de tous » ; « Lorsque cette âme commence à se convertir au Christ, elle s’appelle Marie : c’est-à-dire qu’elle reçoit le nom de celle qui a mis au monde le Christ : elle est devenue une âme qui engendre le Christ de manière spirituelle ».

Par la foi, l’âme chrétienne devient mère de Dieu sous l’action de l’Esprit Saint. L’âme a aussi « un prénom » : Marie.

Frère Manuel Rivero

www.fr.zenit.org

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
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Source : une minute avec Marie

Sœur Lucie de Fatima est déclarée vénérable

CC0/wikimedia Lucie Dos Santos en 1917.

Sœur Lucie de Fatima est déclarée vénérable

Sœur Lucie dos Santos, l’une des trois bergères de Fatima qui est aussi la gardienne du « troisième secret » de Fatima au Portugal a été déclarée vénérable par la promulgation du décret pontifical du jeudi 22 juin 2023 reconnaissant les vertus héroïques de la religieuse portugaise. 

Née à Aljustrel le 28 mars 1907, sœur Lucie a connu une série d’apparitions de la Vierge Marie en 1917 à la Cova de Iria, à Fatima, au Portugal, en compagnie de ses deux petits cousins Francisco et Jacinta Marto. Après leur mort prématurée quelques années plus tard des suites de la grippe espagnole, Francisco et Jacinta ont été canonisés par le Pape François en 2017.

Sœur Lucie est restée l’unique dépositaire du message que lui avait confié la Vierge et qu’elle a transcrit, à l’instigation de l’évêque de Leiria, Mgr José Alves Correia da Silvia, dans quatre documents entre 1935 et 1941. Un autre écrit, daté de 1944, contenait la troisième partie, dite « troisième secret », et fut envoyé à Rome, ouvert pour la première fois en 1960, non divulgué par saint Jean XXIII et saint Paul VI. C’est Jean-Paul II, particulièrement dévoué à Notre-Dame de Fatima, qui a fait connaître le secret lors du Grand Jubilé de l’an 2000.

Sœur Lucie a vécu avec engagement la préservation du message marial tout au long de sa longue vie, d’abord dans le collège des sœurs Dorothée à Vilar, puis comme carmélite à Coimbra, où elle est décédée le 13 février 2005.

La distinction entre sa vie et les apparitions, dit le décret, « est également difficile parce qu’une grande partie de sa souffrance est due à ces dernières ». On peut voir en elle toute la difficulté de maintenir ensemble l’exceptionnalité des événements dont elle était spectatrice et l’ordinaire d’une vie monastique comme celle du Carmel.

Adapté de : www.vaticannews.va

Prions :

Source : une minute avec Marie

Notre Dame de Czestochowa (1) Reine de Pologne

CC BY-SA 3.0 pl/Rafał Peplinski Sanctuaire de Jasna Góra.

Notre Dame de Czestochowa (1) Reine de Pologne

Au temps des grandes invasions suédoises (1655) qui dans la mémoire du peuple sont appelées « le déluge suédois », quand tout semblait perdu, que le roi et l’armée avaient été mis en déroute, ce sont les moines de Jasna Gora qui relevèrent la tête.

Ils furent résolus à ne pas se soumettre et la puissante armée suédoise ne vint jamais à bout de ces quelques moines polonais tassés dans un vieux monastère. La résistance spirituelle qui s’organisa autour de celui-ci fut telle que les suédois furent bientôt contraints de se retirer.

L’incroyable victoire fut attribuée à Marie dont la célèbre icône de la Vierge Noire trônait au monastère de Jasna Gora. Le roi Jean-Casimir proclama la Mère de Dieu Reine du Royaume de Pologne. Depuis ce temps le sanctuaire de Jasna Gora est le lieu où se récapitule toute l’histoire polonaise, tous les grands évènements de la nation lui sont liés d’une manière ou d’une autre : « il faut prêter l’oreille à ce lieu pour sentir comment bat le cœur de la nation dans le cœur de sa Mère. »

Pape Jean Paul II

4 juin 1979, lors de son 1er voyage en Pologne

(1) Czestochowa où se trouve aujourd’hui l’icône de la Vierge noire de Jasna Gora

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
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Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
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Maintenant et à l’heure de notre mort.

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La Vierge noire de Jasna Gora est bien plus qu’un tableau

CC BY 2.0/Kancelaria Sejmu / Krzysztof Kurek Vierge noire de Jasna Góra.

La Vierge noire de Jasna Gora est bien plus qu’un tableau

Malgré la persécution religieuse qui, dans les années 1950, sévissait depuis plus de trente ans en Pologne, sous le communisme, l’affluence des pèlerins vers Notre- Dame de Czestochowa, où se trouve l’icône de la Vierge noire de Jasna Gora, loin de diminuer ne faisait qu’augmenter et s’intensifier en ferveur.

Rappelons brièvement l’histoire de cette icône d’origine byzantine. Cette histoire date du XlVème siècle, mais son origine remonte à bien plus loin. Vers 1382, le prince Ladislas d’Apole, l’introduit à Jasna Gora et confie sa garde aux ermites de Saint Paul, qui, depuis, n’ont jamais manqué à l’appel. Jamais depuis, la sainte icône n’a quitté le retable du sanctuaire, aussi loin que remonte le souvenir et selon le témoignage des plus anciennes chroniques. Ce ne fut donc pas la « défense de Czestochowa » qui la rendit célèbre, mais au contraire, c’est le caractère sacré de la fameuse icône qui provoqua la résistance acharnée d’une poignée d’hommes qui, joyeusement, risquèrent leur vie plutôt que de livrer « leur Reine » » à des mains impies et sacrilèges.

Il faut comprendre le culte des icônes, qui est inconnu à l’Occident. D’origine sacrée, elles ont une portée liturgique. Leur seule fin n’est point d’instruire comme la « Bible du pauvre » de nos cathédrales, mais d’unir à la réalité qu’elles représentent.

Ainsi donc la Vierge noire de Jasna Gora est pour les Polonais bien plus qu’un tableau ou même qu’une relique vénérable… Ils y cherchent et y trouvent une mystérieuse présence comme si la Reine du Paradis se plaisait à Jasna Gora en raison du culte octroyé à son « portrait ».

Adapté de :

Maria Winowska (1)

Ecclesia n°185

(1) Maria Winowska (1909 – 1993) était une femme de lettres et journaliste catholique polonaise

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Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
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Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie