Une maternité virginale, royale, divine, œuvre de l’Esprit Saint

Détail de La Visitation de Raphaël, vers 1517, musée du Prado, Madrid. CC0/wikimedia

Une maternité virginale, royale, divine, œuvre de l’Esprit Saint

C’est au concile d’Ephèse, en 431, que la Vierge Marie a été proclamée « Theotokos », « Mère de Dieu ». Il s’agit du premier dogme marial de l’Eglise. La maternité divine de Marie constitue le motif principal du culte marial : cela apparaît dans l’attitude d’Elisabeth et de Jean Baptiste au moment de la Visitation (Luc 1,39-45) qui est le prolongement de l’Annonciation :

– Jean-Baptiste tressaille parce qu’il est rempli de l’Esprit Saint ;

– L’Esprit Saint introduit Elisabeth dans le mystère de la maternité de Marie ;

– Elisabeth reconnaît Marie comme la Mère du Seigneur.

– C’est une maternité virginale : Marie est vierge (Lc 1,27) et dit « je ne connais pas d’homme » (Lc 1,34).

– C’est une maternité royale : ce fils est de la descendance de David et son règne n’aura pas de fin. Il accomplit les promesses de Nathan (2 Sam 7) et la prophétie d’Isaïe 7,14, qui ont en commun l’initiative unilatérale de Dieu et sa fidélité. Mère du messie davidique, Marie est la reine mère à qui s’adressent l’hommage et la vénération de tout le peuple messianique. Le prince qui naîtra d’elle n’est pas seulement fils de David, mais Fils de Dieu (on observe la progression entre Lc 1, 32 et Lc 1, 35).

– C’est une maternité par l’opération du Saint Esprit, qui de sa puissance divine prend sous son ombre la Vierge Marie, comme la nuée couvrait l’arche de l’alliance et rendait présent le Seigneur. Une telle maternité virginale, royale, divine, œuvre de l’Esprit Saint, est objet d’une vénération pleine de stupeur de la part de la cousine de Marie, Élisabeth, et de l’Église : « Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? (…) Oui, bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! » (Lc 1, 43-45)

Françoise Breynaert (avec l’aide du père Ignazio Calabuig)

Encyclopédie Mariale

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

« Vous êtes l’envoyé de la Mère de Dieu » (II)

iStock/Getty Images Plus/gorodenkoff

« Vous êtes l’envoyé de la Mère de Dieu » (II)

(Suite de ce 8 octobre)

Pendant cette conversation à mi-voix, les convulsions de l’enfant ont disparu, il s’est endormi et repose maintenant tranquillement dans son petit lit. Le docteur déclare que tout danger est conjuré, qu’il n’y a plus aucun motif de s’inquiéter. Il se prépare à partir.

Lorsque les parents du bébé demandent ce qu’ils doivent pour avoir sauvé leur enfant, le généreux médecin répond : « Absolument rien ! L’honneur d’avoir été le messager de la Mère de Dieu me dédommage amplement pour cette nuit mouvementée. Mais maintenant, chauffeur, conduisez-moi vite à la maison. »

Arrivé chez lui, le docteur demande à son tour ce qu’il doit. « Docteur, répond le chauffeur, avec la joie de conduire chez lui le Messager de la Mère de Dieu, je suis largement payé. Soyez sûr que ma femme priera chaque jour la Sainte Vierge pour vous régler ainsi notre dette de reconnaissance. »

Dans la suite, le bon docteur revint plusieurs fois voir le petit enfant à qui il a rendu la vie d’une façon si inattendue. Et chaque année, il reçut une gerbe de fleurs en témoignage de gratitude de ses parents.

Témoignage de Suzanne Voiteau, dans « Maria Regina », N° 11, 1952, Rapporté dans le Recueil Marial du frère Albert Pfleger

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

« Vous êtes l’envoyé de la Mère de Dieu » (I)

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« Vous êtes l’envoyé de la Mère de Dieu » (I)

En banlieue de Paris vivait, dans les années 1950, le célèbre docteur Louis Granpas, connu pour son talent et sa bienveillance envers les pauvres. Fils d’une famille riche, il avait épousé l’héritière d’une grosse fortune. Grand chrétien, il se faisait un devoir de soigner gratuitement tous les pauvres. Même pendant ses rares vacances, il trouvait moyen d’exercer sa profession bénévolement.
Un dimanche, il revient dans la nuit d’un congrès de médecins. Chargé d’un lourd coffre, il fait signe à un taxi et lui indique son adresse. Le chauffeur d’une mine sombre empoigne le coffre, le place sur le siège près de lui et dit d’un ton sec : « Montez ! » D’ordinaire, Granpas ne juge personne sur la mine, mais la conduite du chauffeur lui paraît étrange. Surtout lorsque ce dernier prend à toute vitesse, la direction opposée !

Ouvrant la portière, il commande au conducteur de s’arrêter. Mais celui-ci continue à toute vitesse, sort de la ville et s’engage sur une mauvaise route interminable … Grandpas voudrait saisir son revolver mais il l’a laissé dans le coffre, près du chauffeur ! Alors, il prend son chapelet, toujours sur lui et se confie à Marie.

Enfin la voiture stoppe devant une maison. Le chauffeur ouvre la portière et dit : « Entrez vite, docteur, mon enfant est mourant. » Du coup, le médecin comprend : la peur d’arriver trop tard a poussé le conducteur à cette course folle. Il entre et découvre la mère penchée sur le berceau d’un petit enfant qui se tord en convulsions incessantes.

« Vite, mon coffre ! » Employant tous ses moyens, le médecin apaise ce petit corps, le soigne, puis attend le résultat de son intervention. En sanglotant, le père s’excuse alors d’avoir « kidnappé » le docteur à cette heure tardive : « Voyez-vous, docteur, j’avais fait appel à trois médecins de ma connaissance, mais les trois étaient absents. Le cœur gros, j’ai dû quitter mon enfant pour prendre le service de nuit. En vous voyant, je n’avais qu’une idée : sauver mon enfant. »

– « Oui, mais comment avez-vous su que j’étais médecin ?
– Mais c’était écrit sur votre coffre.
– C’est vrai, je n’y ai pas pensé
. »

La mère dit alors : « Je ne sais pas si vous êtes croyant, mais lorsque vous êtes entré, je terminais le « Souvenez-vous » récité de toute mon âme. » Alors, souriant, le docteur tire de sa poche son rosaire : « Voici, dit-il, l’arme que je maniais durant notre course folle – Vous êtes l’envoyé de la Mère de Dieu », dit la mère, visiblement émue.

Témoignage de Suzanne Voiteau, dans « Maria Regina », N° 11, 1952, Rapporté dans le Recueil Marial du frère Albert Pfleger

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Le Rosaire nous soutient dans la bataille contre le malin

Unsplash/Joseph Applegate

Le Rosaire nous soutient dans la bataille contre le malin

Le passage de l’Apocalypse présente la vision de la lutte entre la femme et le dragon. La figure de la femme, qui représente l’Eglise, est d’un côté glorieuse, triomphante, et de l’autre, encore en travail.

Telle est, en effet, l’Eglise : si elle est déjà associée, au ciel, à la gloire de son Seigneur, elle vit continuellement, dans l’histoire, les épreuves et les défis que comporte le conflit entre Dieu et le malin, l’ennemi de toujours.

Et dans cette lutte, que les disciples de Jésus doivent affronter – nous tous, tous les disciples de Jésus nous devons affronter cette lutte – Marie ne les laisse pas seuls ; la Mère du Christ et de l’Eglise est toujours avec nous. Toujours, elle marche avec nous, elle est avec nous. Marie aussi, en un certain sens, partage cette double condition. Naturellement, elle est désormais, une fois pour toutes, entrée dans la gloire du Ciel. Mais cela ne signifie pas qu’elle soit loin, qu’elle soit séparée de nous ; au contraire, Marie nous accompagne, elle lutte avec nous, elle soutient les chrétiens dans le combat contre les forces du mal.

La prière avec Marie, en particulier le Rosaire – écoutez bien : le Rosaire. Est-ce que vous priez le Rosaire tous les jours ? Je ne sais… Et bien la prière avec Marie, en particulier le Rosaire, a aussi cette dimension « agonistique », c’est-à-dire de lutte, une prière qui soutient dans la bataille contre le malin et ses complices. Le Rosaire aussi nous soutient dans la bataille.

Pape François

Extrait de son homélie lors de la fête de l’Assomption, le 15 août 2013

Voir aussi : Encyclopédie Mariale

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Pourquoi cette simple prière est-elle si chère aux Dominicains ?

Unsplash/Thérèse Westby

Pourquoi cette simple prière est-elle si chère aux Dominicains ?

Il peut sembler curieux qu’une prière aussi simple que le Rosaire soit particulièrement associée aux Dominicains. On pense rarement aux Dominicains comme à des gens simples. Nous avons la réputation d’écrire des ouvrages de théologie longs et complexes.

Pourtant, nous nous sommes battus pour conserver le Rosaire. Il est notre saint héritage. Mais pourquoi cette simple prière est-elle si chère aux Dominicains ? Peut-être parce qu’au cœur de notre tradition théologique réside une aspiration à la simplicité. Saint Thomas d’Aquin disait que nous ne pouvons comprendre Dieu parce que Dieu est parfaitement simple. Il y a une fausse simplicité, dont nous devons nous défaire. C’est la simplification de ceux qui ont toujours trop facilement réponse à tout, qui savent tout d’avance. Ils sont soit trop paresseux, soit incapables de penser.

Et il y a la véritable simplicité, celle du cœur, la simplicité des regards clairs. Et nous ne pouvons y parvenir que lentement, avec la grâce de Dieu, en nous approchant de l’aveuglante simplicité de Dieu. Le Rosaire est simple en effet, bien simple. Mais de la simplicité sage et profonde à laquelle nous aspirons, et dans laquelle nous trouverons la paix.

Fr. Timothy Radcliffe, o.p.

« Prier le Rosaire », Conférence donnée à Lourdes, octobre 1998

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

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Source : une minute avec Marie

Le Bienheureux Bartolo Longo consacra toute sa vie à la dévotion mariale

Sanctuaire Notre-Dame-du-Rosaire de Pompéi. iStock/Getty Images Plus/GISTEL Cezary Wojtkowski

Le Bienheureux Bartolo Longo consacra toute sa vie à la dévotion mariale

« Le bienheureux Bartolo Longo eut un charisme spécial, celui de véritable apôtre du Rosaire… il s’est senti appelé à construire à Pompéi un sanctuaire dédié à la Vierge du Saint Rosaire près des ruines de l’antique cité tout juste pénétrée par l’annonce évangélique avant d’être ensevelie en 79 par l’éruption du Vésuve et de renaître de ses cendres des siècles plus tard, comme témoignage des lumières et des ombres de la civilisation classique. Par son œuvre entière, en particulier par les ‘Quinze Samedis’, Bartolo Longo développa l’âme christologique et contemplative du Rosaire; il trouva pour cela un encouragement particulier et un soutien chez Léon XIII, le ‘Pape du Rosaire’ » (Jean-Paul II – lettre apostolique du 16 octobre 2002 – sur les pas des témoins)

Né en Apulie, en 1841, Barthélemy Longo étudia le droit civil à Naples. Là, il assista à des séances de spiritisme et perdit la foi. Grâce au frère Radente, il recouvra la grâce divine et embrassa la règle du tiers-ordre dominicain en 1871, sous le nom de frère Rosaire, qui fut pour lui un présage.

Il consacra en effet toute sa vie à la dévotion mariale, construisant un sanctuaire à Notre Dame du Rosaire fondant une congrégation de sœurs dominicaines sous le même vocable. Il édita des livres à la louange de la Vierge et de l’Ordre ; il publia des ouvrages dans le but d’accroître la foi et la justice sociale. Il épousa une veuve, Marie-Anne Farnararo, son émule en œuvres charitables.

Le 5 octobre 1926, il reposa dans la paix du Seigneur et en 1980 il fut inscrit au nombre des bienheureux par Jean Paul II.

www.nominis.cef.fr

Et aussi : Encyclopédie Mariale

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
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Source : une minute avec Marie

Ces trois attitudes que le Chrétien doit adopter

iStock/Getty Images Plus/Wirestock

Ces trois attitudes que le Chrétien doit adopter

Pour préparer les JMJ d’août 2023, les jeunes Varois se sont rendus au sanctuaire de Notre-Dame de Fatima. Il s’agissait de commencer les JMJ main dans la main avec la Vierge Marie et quoi de mieux que de se rendre directement sur ce lieu d’apparition mariale au rayonnement mondial ?

Les démarches spirituelles se sont succédées pour notre groupe : récitation du chapelet, consécration spéciale à Marie, acte de pénitence en aumônerie et confessions, prière auprès des tombes de sainte Jacinthe et saint François, les pastoureaux qui ont vu la Vierge en 1917 avec leur cousine sœur Lucie, tour de la chapelle des apparitions en avançant à genoux, aux intentions que les paroissiens de Saint-Raphaël nous avaient confiées.

Cette dernière démarche m’a beaucoup marquée même si ce n’était pas facile, avec le regard des nombreux pèlerins autour, de ne pas penser à ses genoux et de rester plongée dans la prière. Monseigneur Rey (évêque de Fréjus-Toulon) a lui-même souligné l’importance de la Mère de Dieu dans son homélie devant les cinq cents jeunes Varois : « Pour connaître Jésus de l’intérieur, il nous faut passer par Marie. »

Il nous a conseillé trois attitudes que le Chrétien doit adopter : entrer dans un chemin d’abandon avec Marie, la femme de foi, emprunter le chemin de la croix car les épreuves nous rattrapent toujours et, enfin, adopter une attitude de joie rayonnante aux côtés de Marie, celle qui dit « mon âme exalte le Seigneur ».

Abandonnons-nous, déposons nos fardeaux, nos croix, vivons dans la joie du Christ ressuscité avec Marie comme guide sûr !

Faustine Arduin, correspondante ZENIT pour les JMJ

www.zenit.org

Prions :

Source : une minute avec Marie

Prier le chapelet : une corvée ?

Unsplash/Gianna Bonello

Prier le chapelet : une corvée ?

Prier le chapelet a toujours été une corvée et surtout j’avais de grandes réserves, ne comprenant pas que prier les saints et la Vierge ce n’est pas faire offense à Dieu, bien au contraire. Pas de jalousie au Ciel. Tout le monde s’aime en Dieu, uni à Dieu.

J’avais néanmoins expérimenté la force du chapelet dans quelques situations complexes et avais été stupéfait de ses effets.

Actuellement je traverse une période d’épreuves hallucinantes que je découvre être en lien avec des malédictions et de la magie et qui à mon sens ne peuvent donc résulter que d’une attaque en règle du démon qui s’en prend avec acharnement à ma famille.

Et ce matin j’ai reçu cet appel, dans mon cœur, à m’appuyer sur cette arme qu’est le chapelet et que j’ai alors récité avec facilité et joie. Joie de savoir que le pécheur que je suis n’est pas abandonné de Dieu, de découvrir que le rosaire est la prière offerte aux pécheurs même les plus endurcis, et que la Victoire m’attend au bout de toutes ces épreuves que je confie au Seigneur.

J’ai d’ailleurs parfaitement conscience que ces épreuves sont un temps de grâce que Dieu m’offre pour m’apprendre à Le prier et à Lui faire confiance.

Témoignage d’Azarias

20 mai 2017

www.rosary-world.com

Prions :

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Le Seigneur est avec vous.
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Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
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La Reine des anges dans les derniers temps

iStock/Getty Images Plus/Sompong Lekhawattana

La Reine des anges dans les derniers temps

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort et Marthe Robin ont souligné l’importance que prendra de plus en plus la Mère du Sauveur vers l’époque de la fin des temps. Le règne du Christ Seigneur viendra alors par le même chemin que celui qu’il emprunta lors de son premier avènement : avec et par Marie, dans la compagnie des légions angéliques comme à Bethléem.

En ces temps futurs, les représentants visibles des anges invisibles seront ce que Louis-Marie de Montfort appelle les grands saints des derniers temps, autrement dit des hommes et des femmes totalement pénétrés de l’esprit marial, soumis aux motions de l’Esprit Saint et forts comme une armée rangée en bataille (Ct 6, 4). Ce seront les derniers croisés, les derniers porteurs de la croix d’amour, les derniers vainqueurs des anges ténébreux avec leurs suppôts humains refusant jusqu’au bout tout pardon et toute contrition.

Selon sainte Faustine (1905-1938), ces temps où se fera davantage sentir la royauté angélique de Marie et où l’histoire s’accélérera, ces temps-là ne seraient plus tellement éloignés de nous. Sœur Lucie de Fatima paraît rejoindre cette même conviction si l’on en croit la confidence qu’elle fit en 1957 au Père Fuentes : « La très Sainte Vierge, en ces derniers temps que nous vivons, a donné une efficacité nouvelle à la récitation du Rosaire. »

En attendant, pour ce qui est de nous, restons calmes, actifs pour le bien et attentifs aux signes que le Seigneur ne manquera pas de nous donner en temps voulu, puisqu’il est avec nous « jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20).

Fr. Bernard-Marie, o.f.s.

Extrait du Bulletin de L’Œuvre des Campagnes n°205 – Janv.-Fév.-Mars 2003.
(Extrait avec autorisation de la revue Carmel n° 99, 1001/1, 3, avenue Jean-Rieux – 31500 Toulouse.)

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
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Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

« Pourquoi je t’aime ô Marie »

La basilique Sainte-Thérèse de Lisieux. CC BY-SA 4.0/Raimond Spekking

« Pourquoi je t’aime ô Marie »

De Pâques 1896 jusqu’à son décès un an et demi plus tard, Thérèse vit une nuit de la foi à travers laquelle elle se sent séparée de la certitude du Ciel, de la Patrie céleste comme par « un mur qui s’élève jusqu’aux cieux » ; mais elle reconnaît en Marie « plongée dans l’angoisse du cœur » l’exemple de l’âme qui cherche le Seigneur « dans la nuit de la foi ». « Non, la Sainte Vierge ne sera jamais cachée pour moi. »

Pendant la retraite de septembre 1896, elle comprend de manière nouvelle son appel à l’amour infini : « Ma vocation, c’est l’amour… Oui j’ai trouvé ma place dans l’Église… dans le Cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour… ainsi je serai tout. »

La dernière poésie qu’elle écrit en mai 1897 s’intitule Pourquoi je t’aime ô Marie. Dans cette poésie, « j’ai dit tout ce que je prêcherais sur elle », affirmera-t-elle au mois d’août, dans les grandes souffrances de sa maladie. On retrouve dans cette poésie le fruit des méditations de Thérèse, qui lisait « par-dessus tout l’Évangile » pour y découvrir Marie « dans sa vie réelle ».

En juin 1897, elle poursuit l’écriture de l’histoire de sa vie, le Manuscrit C, dédié à la Mère prieure Marie de Gonzague. Elle y montre la manière de vivre dans la nuit « quand il ne reste que l’amour », la joie d’aimer comme Jésus aime, la puissance de la prière « qui dilate le cœur et unit à Jésus ». Elle reconnaît qu’elle a eu « toute sa vie tant de mal à dire (s)on chapelet » :

« J’ai beau m’efforcer de méditer les mystères du rosaire, je n’arrive pas à fixer mon esprit… Longtemps je me suis désolée de ce manque de dévotion qui m’étonnait, car j’aime tant la Sainte Vierge qu’il devrait m’être facile de faire en son honneur des prières qui lui sont agréables. Maintenant je me désole moins, je pense que la Reine des Cieux étant ma Mère, elle doit voir ma bonne volonté et qu’elle s’en contente… La Sainte Vierge me montre qu’elle n’est pas fâchée contre moi, jamais elle ne manque de me protéger aussitôt que je l’invoque. »

www.notretrehistoireavecmarie.com

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Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie