Grâce au saint curé d’Ars, être renouvelé dans le sacerdoce reçu

Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars. Saint Jean-Marie Vianney, curé

Grâce au saint curé d’Ars, être renouvelé dans le sacerdoce reçu

Le 4 août, l’Église universelle fête saint Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars, proclamé en 1929 par Pie XI “patron de tous les curés de l’univers”. Le père Rémi Griveaux, recteur du sanctuaire d’Ars nous parle de l’importance du témoignage du saint français pour les prêtres d’aujourd’hui.

Entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

«Ce qui est semé sans honneur ressuscite dans la gloire; ce qui est semé faible ressuscite dans la puissance» ( 1Cor 15, 43). Le rayonnement de saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars (1786-1859), durant sa vie et après sa mort, fait écho aux mots de l’apôtre saint Paul. Issu d’un milieu modeste, si peu doué pour les études que l’on doutait de son aptitude à devenir prêtre, il fut finalement ordonné en 1815. Son ministère, exercé dans le bourg d’Ars et sa campagne environnante, connut une grande fécondité, en particulier à travers la confession. Sa vie de prière et sa charité marquent aussi ceux qu’ils rencontrent. Pendant les dernières années de sa vie, jusqu’à 100 000 pèlerins viennent chaque année vers ce fidèle serviteur du Christ et de son Église.

Aujourd’hui, le sanctuaire d’Ars continue d’attirer les foules, notamment des prêtres venus de tous les continents se recueillir auprès de la tombe de leur saint patron.

Le Pape François a largement parlé du curé d’Ars dans une lettre adressée aux prêtres il y a deux ans, à l’occasion des 160 ans de la mort du saint français.

Le père Rémi Griveaux, recteur du sanctuaire d’Ars et prêtre du diocèse de Paris, nous explique ce que saint Jean-Marie Vianney peut dire aujourd’hui aux prêtres quant à la manière de vivre leur sacerdoce :

Sa grande marque, c’est l’union à Dieu et le souci apostolique de sauver toutes les âmes, toutes les personnes qu’il rencontrera. Donc deux facettes: une union à Dieu constante, ça n’a rien de mystico-particulier, c’est véritablement le don de soi à Dieu et se recevoir de Dieu, un acte de foi éminent et de confiance, une disponibilité à Dieu ; et puis le souci de tous, la miséricorde, la bonté, l’accueil. Et ça, ça peut toucher tous les prêtres d’aujourd’hui.

Quand je vois ceux qui passent, ils sont tout d’abord marqués par les situations politiques, économiques, sociales et culturelles en France, mais aussi en Allemagne, ou en Amérique. Mais ce qu’on voit, c’est leur amour de Dieu et du ministère qui leur est confié.

Au sanctuaire d’Ars, vous êtes évidemment au contact de nombreux prêtres. Que percevez-vous de leur état d’esprit dans cette période où la barque de l’Église traverse des tempêtes? Comment vont les prêtres aujourd’hui?

D’abord, ils sont consciencieux, ils sont conscients de leur charge. Ils sont marqués par le mépris qu’ils ont autour d’eux et en même temps l’attente.

C’est bizarre, mais c’est comme ça, une attente d’une vérité qui se dit, d’un amour qui se dit, d’une bonté qui se dit… Mais surtout ce que les gens attendent, c’est un chemin de bonheur. Et eux sont marqués par ce gouffre qu’il y a entre l’attirance ou le don de soi, l’attirance de la part des autres, le don de soi de la part du prêtre. Et puis du grand écart avec la vision que la société peut avoir. Ce n’est pas la question de la reconnaissance : reconnu ou pas reconnu, ce n’est pas grave. C’est le ministère, est-il reçu? Ça, ça me paraît beaucoup plus grave. C’est leur inquiétude, et en même temps, ils savent que c’est Dieu qui sauve. Mais voilà, comment être disponible à ce que Dieu attend de nous aujourd’hui? C’est une vraie question. Je vois véritablement de vrais soucis de pasteur pour rejoindre les hommes de toutes conditions aujourd’hui.

On attire aussi souvent l’attention sur la solitude, voire l’isolement des prêtres et l’importance de vivre la fraternité. Comment se manifestaient ces dimensions chez le curé d’Ars?

On mangeait bien à la table du curé d’Ars. Curieux comme situation… lui mangeait si peu, et on parle toujours de ses pommes de terre moisies. Lui mangeait peu, c’est vrai, et il mangeait des pommes de terre cuite huit jours avant, d’accord. Mais on savait qu’on mangeait très bien à la table du curé d’Ars. Il savait recevoir. Et jamais il ne disait de mal de ses confrères. Et ça, c’est aussi monumental.

Jamais il ne disait de mal de ses confrères, à tel point qu’un jour, on lui a donné un second à côté de lui, qui était un peu insupportable ou qui veillait à redresser les choses pour que ça tienne debout, et on lui a même proposé de demander à l’évêque de le lui retirer, puisque c’était un peu pénible pour lui.

Sa réponse a été: «qu’est ce qu’on pourrait penser de deux prêtres qui ne s’entendent pas?» C’est extraordinaire. Qu’est ce qu’on pourrait penser? Qu’est ce qu’on pourrait penser de l’œuvre de Dieu si ça ne réagit pas d’abord pour les prêtres entre eux?

La solitude du prêtre est dans le face à face avec Dieu. Et il faut bien ça, il faut prendre ce temps seul.

Après, la solitude sociale peut exister, bien sûr, mais on peut aussi choisir, malheureusement, de se mettre à l’écart. Mais il y a une vraie fraternité qui peut exister, même dans les campagnes où on est un petit peu perdu à droite, à gauche. Vous voyez bien que ce n’était absolument pas le cas pour le curé d’Ars. Donc en ville, on peut vivre en effet en fraternité avec d’autres, sans que ce soit une situation de religieux, qui ont d’autres raisons de le vivre. Le prêtre diocésain a toute sa place dans la fraternité avec ses frères, toute sa place, et c’est important.

Et les gens voient quand dans un presbyterium, on s’entend bien, il y a un rejaillissement de la grâce et de la fraternité. C’est énorme, et ça fait beaucoup plus que tous nos discours.

Comment percevez-vous le fait de proposer un modèle du XIXᵉ siècle à des prêtres du XXIᵉ siècle, surtout à l’heure où l’on parle de décléricalisation, de la place des laïcs par rapport aux prêtres, etc. ?

C’est extraordinaire, parce que là, le curé d’Ars donne une réponse sans s’en rendre compte, et sans l’avoir choisie. Par exemple, savez-vous que, à l’époque, on confiait toutes les maisons d’éducation à des religieux et religieuses ? Lui a commencé par s’appuyer sur les laïcs du coin. Il a eu cette idée géniale de confier ces maisons-là, cet orphelinat, cet accueil, cette école – ces écoles -, à des laïcs. C’est quinze ou vingt ans plus tard que l’évêque va demander que ça passe entre les mains de religieux et religieuses.

Maintenant, le côté désuet, le côté dépassé, le côté vieillot, ou le côté un peu poussiéreux… il suffit de voir la souplesse et la disponibilité du curé d’Ars.

D’abord, pour lui, Dieu est premier. Il commence sa journée à 4 h du matin en priant, et il passe du temps pour ça. Les gens s’en rendent compte.

Deuxièmement, il a passé son temps aux périphéries dans son territoire. Il a vécu sur place ce que nous, nous voyons comme misère éparpillée autour de nous. Il a vécu aussi sur place une chose qui nous manque beaucoup entre prêtres en ce moment, c’est la charité entre prêtres.

Il s’est fait connaître en confessant oui, mais pas en confessant à Ars au début. C’est parce qu’il allait confesser dans les paroisses environnantes qu’on s’est aperçu que le petit prêtre qui était dans la chapelle – ce n’était qu’une chapelle au début, à Ars – confessait drôlement bien. Donc on est venu à Ars pour retrouver ce prêtre qui avait si bien confessé dans les missions environnantes, où on ne lui confiait évidemment pas la charge de mission puisqu’on le prenait pour un nul et pour quelqu’un qui n’avait pas assez d’instruction. Il faut entendre son évêque dire de lui: «il n’est peut-être pas instruit, mais il est éclairé». Et ça, c’est monumental et ça renverse, ça bouleverse le regard des gens et l’avancée vers Jésus-Christ, l’avancée vers Dieu, l’avancée au sein de l’Église telle qu’elle est aujourd’hui.

«Donnez-nous Dieu et nous avancerons», pourrait-on résumer. C’est extrêmement motivant pour un prêtre aujourd’hui, jeune ou plus ancien, pour renouveler le sacerdoce qu’on lui a confié. Parce que c’est véritablement redécouvrir le Christ en premier, le Christ aimé, rencontré, reconnu, adoré et livré aux âmes.

Un des grands mots du curé d’Ars, c’était «gagner des âmes à Dieu».Mais comment pouvoir gagner des âmes à Dieu si soi-même on n’est pas gagné à Dieu? C’était le cas pour lui. Après, le Seigneur fait son œuvre à travers le serviteur. C’est un émerveillement constant chez les prêtres quand ils redécouvrent ça. Le côté 19ᵉ disparaît complètement.

Et en quoi cette sainteté vécue par le curé d’Ars peut-elle être une réponse aux crises que traverse un prêtre?

La sainteté, c’est Dieu qui la donne, [et c’est] aux prêtres de se convertir – c’est Dieu qui donne la conversion aussi. La sainteté, c’est la communion avec Dieu, la disponibilité à Dieu, l’amitié avec Dieu, c’est la nourriture de sa Parole, c’est le fait de vivre et de donner les sacrements, vivre des sacrements. Et c’est la réponse : vivons en ami de Dieu et la grâce passera. Si on ne se convertit pas pour entrer dans le chemin de Dieu, comment voulez-vous permettre à Dieu de faire son œuvre? Il la fera, mais mieux vaut ne pas être un barrage et un écran, mieux vaut être serviteur.

Donc, la conversion à l’amour de Dieu, la conversion à la justice, à la vérité, à la bienveillance, à la Providence de Dieu, c’est vraiment notre vrai chemin.

Dans le cadre de cette fête, vous avez célébré une messe pour les vocations. Que diriez-vous à un jeune homme qui se pose la question du sacerdoce, que vous auriez aimé entendre avant de faire ce choix?

D’abord, je ne sais pas si c’est celle qu’il faudrait lui dire, parce que à chacun revient une parole qui devrait lui être attribuée en propre. Ce que je reconnais comme important et fondateur peut-être, c’est qu’il ne craigne pas de vivre avec l’Évangile. C’est d’abord là que Dieu se révèle et nous parle – ce n’est pas pour rien que c’est la Parole. L’Évangile proclamé, l’Évangile médité, l’Évangile lu et relu, qu’on finit par savoir par cœur, c’est quand même là que Dieu parle, c’est bien de personne à personne.

Évidemment, la vie des sacrements est importante, la charité fraternelle entre chrétiens et entre prêtres est importante. Mais la première rencontre est véritablement, me semble-t-il, avec la lecture de la Parole de Dieu.

Si jamais des jeunes se posent la question ou qu’un petit murmure au fond de la conscience se fait, qu’ils ne craignent pas de garder la porte ouverte au Seigneur et même de Le laisser entrer chez eux. Ils ne seront jamais déçus.

Source: VATICANNEWS, le 4 août 2022

Mémoire du curé d’Ars: le Pape invite à prier pour les prêtres

Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars, né le 8 mai 1786, mort le 4 août 1859. Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars, né le 8 mai 1786, mort le 4 août 1859.  

Mémoire du curé d’Ars: le Pape invite à prier pour les prêtres

En ce 4 août où l’Église universelle célèbre la mémoire liturgique de saint Jean-Marie Vianney, le Pape François a évoqué lors de l’audience générale ce saint, patron des curés du monde entier, comme source d’inspiration pour les prêtres, appelés à «prêcher l’Évangile du salut».

Amedeo Lomonaco – Cité du Vatican

«Aujourd’hui, mémoire de Saint Jean Marie Vianney, je vous invite à prier de manière particulière pour vos curés et pour tous les prêtres. Qu’ils puissent, en s’inspirant de l’exemple du Saint Curé d’Ars, offrir leur vie à la mission de prêcher l’Évangile du salut». C’est l’exhortation adressée par le Pape François à l’audience générale, après la catéchèse, dans ses salutations aux fidèles portugais et francophones, auxquels il n’a pas manqué non plus de signaler saint Jean, comme «témoin de l’amour, de la miséricorde et de la solidarité».

Une vie au service du peuple de Dieu

Connu sous le nom de curé d’Ars, Jean-Marie Vianney est né le 8 mai 1786 à Dardilly, près de Lyon, de parents paysans. Il est ordonné prêtre à l’âge de 29 ans et est envoyé en 1818 à Ars, petit village du sud-est de la France, habité par 230 âmes.

Il a consacré toute son énergie à s’occuper des fidèles. Toujours prêt à écouter et à pardonner, il passait jusqu’à 16 heures par jour au confessionnal. Chaque jour, des foules de pénitents venus de toute la France se confessaient à lui. Ars a été rebaptisé «le grand hôpital des âmes». Il veillait et jeûnait pour aider à expier les péchés des fidèles. «Je vais vous dire, dit-il à un confrère, quelle est ma recette: je donne aux pécheurs une petite pénitence et je fais le reste pour eux». Il est décédé le 4 août 1859, à l’âge de 73 ans. Sa dépouille repose à Ars, dans le sanctuaire qui lui est dédié. Il a été béatifié en 1905 par Pie X, et a été canonisé en 1925 par Pie XI en 1929.

Un modèle pour tous les prêtres

Au cours de son pontificat, le Pape a rappelé à plusieurs reprises la figure du saint curé d’Ars. Dans une lettre écrite le 4 août 2019, à l’occasion du 160e anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, le Pape exprimait encouragement et proximité aux «frères prêtres, qui sans faire de bruit, quittent tout pour s’engager dans la vie quotidienne des communautés»; à ceux qui chaque jour mettent leur visage sans se donner trop d’importance, «pour que le peuple de Dieu soit soigné et accompagné». Un trait distinctif de la vie de saint Jean Marie Vianney est la prière. Lors de l’Angélus du 4 août 2019, François avait rappelé également que le saint curé d’Ars était un «modèle de bonté et de charité pour tous les prêtres». «Que le témoignage de cet humble curé totalement dévoué à son peuple, a ajouté le Pape, nous aide à redécouvrir la beauté et l’importance du sacerdoce ministériel dans la société contemporaine».

Source: VATICANNEWS, le 4 août 2021

04.08.2020 – SAINT DU JOUR

Saint Jean-Marie Vianney
Curé d’Ars († 1859)


Extraits de la Catéchèse de Benoît XVI 

Chers frères et sœurs,   […]

Jean-Marie Vianney naît dans le petit village de Dardilly le 8 mai 1786, dans une famille de paysans, pauvre en biens matériels, mais riche d’humanité et de foi. Baptisé, comme le voulait le bon usage à l’époque, le jour même de sa naissance, il consacra les années de l’enfance et de l’adolescence aux travaux dans les champs et à paître les animaux, si bien qu’à l’âge de dix-sept ans, il était encore analphabète. Mais il connaissait par cœur les prières que lui avait enseignées sa pieuse mère et il se nourrissait du sentiment religieux que l’on respirait chez lui. Les biographes racontent que, dès sa prime jeunesse, il essaya de se conformer à la divine volonté même dans les tâches les plus humbles. 

Il nourrissait dans son âme le désir de devenir prêtre, mais il ne lui fut pas facile de le satisfaire. Il parvint en effet à l’ordination sacerdotale après de nombreuses adversités et incompréhensions, grâce à l’aide de sages prêtres, qui ne s’arrêtèrent pas à considérer ses limites humaines, mais surent regarder au-delà, devinant l’horizon de sainteté qui se profilait chez ce jeune homme véritablement singulier. 

Ainsi, le 23 juin 1815, il fut ordonné diacre et le 13 août suivant, prêtre. Enfin, à l’âge de 29 ans, après de nombreuses incertitudes, un certain nombre d’échecs et beaucoup de larmes, il put monter à l’autel du Seigneur et réaliser le rêve de sa vie. 

Le saint curé d’Ars manifesta toujours une très haute considération du don reçu. Il affirmait: « Oh! Quelle grande chose que le sacerdoce! On ne le comprendra bien qu’une fois au Ciel… si on le comprenait sur la terre, on mourrait, non d’effroi mais d’amour! » (Abbé Monnin, Esprit du Curé d’Ars, p. 113). En outre, dans son enfance, il avait confié à sa mère: « Si j’étais prêtre, je voudrais conquérir beaucoup d’âmes » (Abbé Monnin, Procès de l’ordinaire, p. 1064). Et il en fut ainsi. Dans le service pastoral, aussi simple qu’extraordinairement fécond, ce curé anonyme d’un village isolé du sud de la France parvint si bien à s’identifier à son ministère, qu’il devint, également de manière visible et universellement reconnaissable, alter Christus, image du Bon Pasteur, qui à la différence du mercenaire, donne la vie pour ses brebis (cf. Jn 10, 11). 

A l’exemple du Bon Pasteur, il a donné la vie au cours des décennies de son service sacerdotal. Son existence fut une catéchèse vivante, qui trouvait une efficacité toute particulière lorsque les personnes le voyaient célébrer la Messe, s’arrêter en adoration devant le tabernacle ou passer de longues heures dans le confessionnal.

Au centre de toute sa vie, il y avait donc l’Eucharistie, qu’il célébrait et adorait avec dévotion et respect. Une autre caractéristique fondamentale de cette extraordinaire figure sacerdotale, était le ministère assidu des confessions. Il reconnaissait dans la pratique du sacrement de la pénitence l’accomplissement logique et naturel de l’apostolat sacerdotal, en obéissance au mandat du Christ : « Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (cf. Jn 20, 23). 

Saint Jean-Marie Vianney se distingua donc comme un confesseur et maître spirituel excellent et inlassable. En passant « d’un même mouvement intérieur, de l’autel au confessionnal », où il passait une grande partie de la journée, il cherchait par tous les moyens, par la prédication et par le conseil persuasif, à faire redécouvrir aux paroissiens la signification et la beauté de la pénitence sacramentelle, en la montrant comme une exigence intime de la Présence eucharistique.

Les méthodes pastorales de Jean-Marie Vianney pourraient apparaître peu adaptées aux conditions sociales et culturelles actuelles. Comment en effet un prêtre d’aujourd’hui pourrait-il l’imiter, dans un monde qui a tant changé? S’il est vrai que les temps changent et que de nombreux charismes sont typiques de la personne, et donc inimitables, il y a toutefois un style de vie et un élan de fond que nous sommes tous appelés à cultiver. A bien y regarder, ce qui a rendu saint le curé d’Ars a été son humble fidélité à la mission à laquelle Dieu l’avait appelé; cela a été son abandon constant, empli de confiance, entre les mains de la Providence divine. Il a réussi à toucher le cœur des personnes non en vertu de ses dons humains, ni en s’appuyant exclusivement sur un effort, même louable, de la volonté, il a conquis les âmes, même les plus réfractaires, en leur communiquant ce qu’il vivait de manière intime, à savoir son amitié avec le Christ. […]

Les Pères du Concile œcuménique Vatican II avaient bien présents à l’esprit cette « soif de vérité » qui brûle dans le cœur de tout homme, lorsqu’ils affirmèrent que c’est aux prêtres, « comme éducateurs de la foi », qu’il revient de former « une authentique communauté chrétienne » capable de « frayer la route à tous les hommes vers le Christ » et d’exercer « une véritable maternité » à leur égard, en indiquant ou en facilitant à celui qui ne croit pas « un chemin vers le Christ et son Église » et « pour réveiller les fidèles, les nourrir, leur donner des forces pour le combat spirituel » (cf. Presbyterorum ordinis, n. 6). 

L’enseignement que continue de nous transmettre le saint curé d’Ars à cet égard est que, à la base de cet engagement pastoral, le prêtre doit placer une union personnelle intime avec le Christ, qu’il faut cultiver et accroître jour après jour. C’est seulement s’il est amoureux du Christ que le prêtre pourra enseigner à tous cette union, cette amitié intime avec le divin Maître, qu’il pourra toucher les cœurs des personnes et les ouvrir à l’amour miséricordieux du Seigneur. C’est seulement ainsi, par conséquent, qu’il pourra transmettre enthousiasme et vitalité spirituelle aux communautés que le Seigneur lui confie. Prions pour que, par l’intercession de saint Jean-Marie Vianney, Dieu fasse don à son Église de saints prêtres, et pour que croisse chez les fidèles le désir de soutenir et d’aider leur ministère. 

Pour un approfondissement biographique : 
>>> Sanctuaire du Saint Curé d’Ars
>>> Saint Jean-Marie Vianney, Curé D’Ars [PDF]

Saint Jean-Marie Vianney priez pour nous !

Jean-Marie Vianney — Wikipédia

Neuvaine au curé d’Ars

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Neuvaine au curé d’Ars

Du 26 juillet au 3 août
(Veille de la fête de Jean Marie Vianney)

Jean-Marie Vianney a grandi en pleine période de troubles révolutionnaires, c’est à dire aussi de persécution religieuse.

De Dardilly où il naît en 1766, en passant par Ecully où il sera vicaire, puis enfin à Ars, Jean Marie Vianney sera connu comme un homme simple, humble, plein de compassion pour les pécheurs, les orphelins. Il se distinguera par une vie exemplaire faite de pauvreté et surtout d’adoration et d’amour pour Jésus.

Pour écouter, réconforter et apaiser chacun, il reste jusqu’à seize ou dix huit heures par jour au confessionnal. Pendant les dernières années de sa vie, jusqu’à 100.000 pèlerins viendront chaque année pour entendre une parole de réconfort et de paix de la part de ce curé ignorant de tout, mais non pas du cœur des hommes ni de celui de Dieu. Complètement donné à sa tâche pastorale, épuisé, il aura ce mot vers la fin de sa vie: «Qu’il fait bon de mourir quand on a vécu sur la croix». Il est exaucé le 4 août 1859 quand il meurt à l’âge de 74 ans.

En 1905, il a été béatifié par Pie X et déclaré « patron des prêtres de France »

En 1925, il a été canonisé par Pie XI.

En 1929, il a été déclaré « patron de tous les curés de l’univers » par Pie XI.

Cette neuvaine nous fera découvrir une grande figure de sainteté. Humble, au cœur occupé tout entier de l’amour de Dieu et du prochain. Que le curé d’Ars obtienne notre conversion comme il a pu l’avoir pour ses paroissiens.

Prières quotidiennes

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit
Je crois en Dieu
Prière à l’Esprit Saint

Seigneur, envoie sur nous ton Esprit Saint, car on ne te connaît, toi, et tout ce qui est à toi, que par le Saint-Esprit que tu as donné au commencement à Adam, puis aux saints prophètes et ensuite aux chrétiens.

Seigneur, fais connaître à tous les peuples ton amour et la douceur du Saint-Esprit, pour que les hommes oublient la douleur de la terre, qu’ils abandonnent tout mal et s’attachent à toi avec amour, et qu’ils puissent vivre en paix, accomplissant pour ta Gloire ta sainte volonté.

O Seigneur, daigne nous accorder les dons du Saint-Esprit, afin que nous connaissions ta Gloire et que nous vivions sur terre dans la paix et dans l’amour, afin qu’il n’y ait ni haine, ni guerre, ni ennemis, mais que seul règne l’amour. Ainsi on n’aura plus besoin ni d’armées, ni de prisons, et, pour tous, il sera facile de vivre sur terre.

Seigneur, écoute ma prière, fais que tous les peuples de la terre te connaissent par le Saint-Esprit. Saint Silouane l’Athonite

Prière au saint Curé d’Ars

Saint Curé d’Ars, tu as fait de ta vie une offrande sans partage à Dieu pour le service des hommes.

Que l’Esprit Saint, par ton intercession, nous conduise aujourd’hui à répondre sans défaillance, à notre vocation personnelle.

Tu as été l’ami des pécheurs. Tu leur disais: « Vos fautes sont comme un grain de sable en comparaison de la grande montagne de la miséricorde de Dieu « . Dénoue les liens de la peur qui nous retiennent parfois loin du pardon de Dieu; augmente en nous le repentir de nos fautes. Découvre-nous le vrai visage du Père qui attend inlassablement le retour du fils prodigue.

Tu as été le soutien des pauvres : « Mon secret est bien simple, c’est de tout donner et de ne rien garder ». Apprends-nous à partager avec ceux qui sont dans le besoin ; rends-nous libres vis-à-vis de l’argent et de toutes les fausses richesses.

Tu as été un fils aimant de ta Vierge Marie, « ta plus vieille affection  » Apprends-nous à nous tourner vers elle avec la simplicité et ta confiance d’un enfant.

Tu es devenu le témoin exemplaire des curés de l’univers. Que ta charité pastorale conduise les pasteurs à rechercher la proximité avec tous sans acception des personnes ; donne-leur l’amour de l’Eglise, l’élan apostolique, la solidité dans les épreuves. 

Inspire aux jeunes la grandeur du ministère sacerdotal et la joie de répondre à l’appel du Bon Berger.

Saint Curé d’Ars, sois notre intercesseur auprès de Dieu. 

Obtiens-nous ce que nous te demandons (préciser ici telle demande particulière), toi le pasteur humble et fidèle, infatigable dans le service de Dieu et des hommes. Amen.

Mgr Guy Bagnard, évêque de Belley-Ars.

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

Premier jour de la neuvaine
Le curé d’Ars avait une foi ardente

Saint Jean-Marie Baptiste Vianney, né d’une mère profondément chrétienne, a reçu d’elle, avec la foi, l’amour de Dieu et de la prière.
Tout petit encore, on le surprenait agenouillé devant la statue de Marie. Son âme était naturellement portée vers les choses d’en Haut. Cependant il lui en a coûté beaucoup quand vous il a dû répondre à sa vocation !
Il a été opposé à de nombreux obstacles, et contradictions de la part des hommes ! Puis comme il a dû lutter et souffrir pour devenir le prêtre parfait qu’il a été ! Mais son esprit de foi si profond l’a soutenu en tous ses combats.

Grand Saint, vous savez les désirs de mon âme : je voudrais mieux servir le Dieu dont j’ai reçu déjà tant de bienfaits.
Pour cela, obtenez-moi plus de courage et surtout plus d’esprit de foi.
Beaucoup de mes pensées, de mes paroles, de mes actions sont inutiles pour ma sanctification et mon salut, parce que cet esprit surnaturel n’anime pas assez ma vie. Faites qu’il en soit autrement à l’avenir. 

Saint Jean-Marie Vianney, vous savez ce qui est nécessaire pour le salut des prêtres: une foi ferme capable d’accepter la Volonté de Dieu en toutes choses.
Pour servir le Christ, eux aussi doivent prendre leur croix et Le suivre.

Obtenez pour les prêtres un cœur plein de courage et de force. Amen.

Prières quotidiennes

Deuxième jour de la neuvaine
Le curé d’Ars avait une confiance totale en Dieu

Saint Jean-Marie Baptiste Vianney, quelle confiance avaient les foules en vos prières ! Vous ne pouviez sortir de votre vieux presbytère, de votre pauvre église sans être entouré d’âmes suppliantes qui s’adressaient à vous, comme du temps de sa vie mortelle elles se seraient adressées à Jésus lui-même. Et vous, bon saint, par vos paroles pleines d’amour de Dieu, vous affermissiez leur espérance.

Vous avez toujours compté si entièrement sur le cœur de Dieu, obtenez-moi une confiance profonde, filiale, en son adorable Providence. Que l’espérance des biens célestes emplisse mon cœur de courage et m’aide à pratiquer toujours les divins commandements.

Saint Jean-Marie Vianney, obtenez pour les prêtres qu’ils réalisent que Dieu demeure en eux quand ils sont exempts de péché. Rappelez-leur que le salut de leur âme est l’accomplissement de leur existence. Eveillez en eux le sentiment du don de soi pour le salut des âmes.

Obtenez pour les prêtres, le même zèle pour les âmes que fut le vôtre. Puissent-ils voir que Dieu demeure en eux et dans leurs semblables.

Obtenez pour eux, de notre Seigneur, la Grâce de conduire tous les hommes vers le salut. Que votre prière soit la leur : « si tu aimes vraiment Dieu, tu vas ardemment désirer Le voir aimé de tout le monde. »

Prières quotidiennes

Troisième jour de la neuvaine
Le curé d’Ars avait un véritable amour du prochain et de Marie

Saint Jean-Marie Baptiste Vianney, de quelle charité vous avez fait preuve, envers Dieu comme envers le prochain. Vous ne pouviez prêcher sur l’amour de Dieu sans verser des larmes brûlantes, et, dans vos dernières années, il semblait que vous ne pouviez plus parler d’autre chose ni vivre pour autre chose.

Quant au prochain, pour le consoler, l’absoudre, le sanctifier, vous vous êtes sacrifié jusqu’à l’extrême limite de vos forces.

Que votre charité m’inspire un plus grand amour de Dieu, amour qui s’exprimera par des actes plus encore que par des paroles.
Donnez-moi d’aimer mon prochain chrétiennement et généreusement.

Saint Jean-Marie Baptiste Vianney, vous résumiez les raisons de votre grand amour pour Notre-Dame en disant : « Nous n’avons qu’à nous tourner vers la Sainte Mère pour être écoutés. Son Cœur est tout Amour. » Je vous demande de tout mon cœur, par les mérites de Jésus et l’intercession de Marie, la Vierge Mère, de modeler la vie des prêtres sur notre Mère Céleste, pleine d’amour pour Dieu et son prochain.

Obtenez pour eux un amour plus profond pour Notre-Dame et une confiance filiale en Elle. Elle est la personne vers laquelle ils peuvent se tourner dans les périodes de détresse, quand ils se sentiront seuls ou troublés, ou en cas de tentation.

Inspirez-leur de consacrer leur vie à leur Mère des Cieux. Puissent-ils connaître la Puissante Protection du Manteau de Marie tous les jours de leur vie. Amen.

Prières quotidiennes

Quatrième jour de la neuvaine
Le curé d’Ars avait une sainte horreur du péché

Saint Curé d’Ars, vous avez été si intraitable envers le péché, mais si accueillant, si compatissant pour le pécheur.

Je viens à vous comme si vous viviez encore, comme si vous pouviez m’entendre agenouillé à vos pieds. Penché vers moi, vous écoutez la confidence repentante de mes faiblesses et de mes misères.

Prêtre du Seigneur, confesseur infatigable, obtenez-moi l’horreur du péché.

Vous voulez qu’on évite d’abord les occasions. Je veux prendre, sur votre conseil, la résolution de rompre avec des habitudes répréhensibles et des occasions périlleuses. Aidez-moi aujourd’hui à examiner ma conscience.

Saint Jean-Marie Vianney, nous vivons des jours de bouleversement. Il y a beaucoup de mal dans le monde. Obtenez pour les prêtres la Grâce de persévérer dans leur Foi et de ne jamais désespérer.

Puissent-ils marcher avec le Seigneur et croire en Lui tous les jours de leur vie.

Obtenez, pour les prêtres, par votre intercession la Grâce de modeler leur vie sur celle de Jésus Christ, pour que leurs semblables connaissent l’amour de Dieu. Plus que jamais, les gens ont besoin de lui afin de pouvoir amener le monde au Christ.

Priez pour tous les Prêtres. Amen.

Prières quotidiennes

Cinquième jour de la neuvaine
Le curé d’Ars était un confesseur des âmes

Saint Curé d’Ars, vous saviez quelle importance tient dans la vie chrétienne une confession bien faite. C’est pour en procurer les heureux fruits à des millions d’âmes que vous avez consenti certains jours à demeurer quinze à seize heures comme emprisonné, dans un confessionnal inconfortable.

Je le sens, si je prends l’excellente habitude de la confession fréquente, si je m’y prépare bien, si j’ai toujours un repentir suffisant de mes fautes, non seulement ma persévérance finale, mais la sanctification de mon âme est assurée. Demandez pour moi cette grâce.

Saint Jean-Marie Vianney, éveillez dans les prêtres le sentiment de leur état de pécheur sous le regard de Dieu. Par votre exemple sacerdotal, accordez-leur l’amour de recevoir le sacrement de Pénitence. Obtenez-leur de comprendre que c’est en confessant leurs péchés que la Miséricorde de Dieu est répandue sur eux et qu’ils se rapprochent ainsi du Christ.

Obtenez pour eux une haine profonde du péché et la Grâce de résister à la tentation.

Contrits et pardonnés, puissent tous ceux avec lesquels ils entrent en contact agir avec la miséricorde.

Priez pour que les prêtres aiment toujours le sacrement de Pénitence et qu’ils puissent appeler les pécheurs au repentir par son bon exemple. Amen.

Prières quotidiennes

Sixième jour de la neuvaine
Le curé d’Ars vivait dans la Présence Réelle

Saint Prêtre d’Ars, dont le seul confort dans ce monde était la Présence Réelle de Jésus dans le Tabernacle, votre grande joie était de distribuer l’Eucharistie aux pèlerins qui vous rendaient visite.

Aux âmes de bonne volonté, vous ouvriez grandes les portes de la Fête Eucharistique.

Vous receviez la Sainte Communion chaque jour à la Sainte Messe avec un grand amour, donnez-moi un peu de votre ferveur.

Affranchi du péché mortel, obtenez-moi un sincère désir de tirer profit de la Sainte Communion.

Saint Prêtre d’Ars, j’ai confiance en votre intercession. Amen.

Saint de l’Eucharistie, puisse votre exemple embraser les prêtres d’un amour plus profond pour Jésus dans le très Saint Sacrement.

Par vos prières, ne les laissez jamais douter de la Présence Réelle du Christ, mais obtenez pour eux une Foi ferme enracinée dans l’Eucharistie.

Aidez-les à ne pas avoir peur de défendre ou de prêcher la Présence Réelle du Christ dans le très Saint Sacrement.

Obtenez pour eux la Grâce d’approcher notre Seigneur avec simplicité de cœur quand il dépose les pensées les plus secrètes de son âme aux pieds du Sacré-Cœur de

Jésus.

Saint Jean-Marie Vianney, par la puissance de votre intercession, donnez-nous des prêtres dévoués au Saint Sacrement de l’Autel. Amen.

Prières quotidiennes

Septième jour de la neuvaine
Le curé d’Ars était un chasseur de Satan, toujours simple et humble

Saint Curé d’Ars, elles sont demeurées célèbres les attaques du « Grappin » dont vous avez eu à souffrir. Pour vous rompre de fatigue et vous faire abandonner votre tâche sublime de convertisseur, le démon est venu troubler pendant de longues années, le si court repos de vos nuits. Mais vous l’avez vaincu par la mortification et la prière.

Puissant protecteur, vous savez que le tentateur me désire du mal, et qu’il veut à mon âme baptisée et croyante. Il voudrait me faire tomber dans le péché pour me dégoûter de la vertu et des Sacrements. Bon saint d’Ars, écartez de moi les traits de l’ennemi.

Saint Prêtre d’Ars, votre vie fut remplie d’humilité. Vous portiez une vieille soutane. Vous preniez des repas maigres. Vous réalisiez que devant le Trône de Dieu, vous étiez l’une de ses créatures faites pour glorifier Dieu et Le louer en toutes choses.

Vous disiez que la « première vertu, c’est l’humilité, la seconde, l’humilité et la troisième l’humilité.» Vous conseilliez aux gens de rester humbles, de rester simples et que plus nous sommes ainsi, plus nous ferons de bien.

Intercédez pour tous les prêtres auprès de Dieu Tout-Puissant, afin de leur permettre de voir que sans leur Créateur, rien n’est possible et qu’ils doivent compter sur Dieu pour tout. Obtenez pour tous les prêtres la Grâce de l’humilité. Puissent leurs vies être à l’exemple de votre humilité et de votre simplicité, une vie épurée, une vie totalement dépendante de Dieu. Amen

Prières quotidiennes

Huitième jour de la neuvaine
Le curé d’Ars avait une pureté exquise

Saint Curé d’Ars, un témoin de votre vie a fait de vous cet éloge magnifique : « On l’aurait pris pour un ange dans un corps de mortel » tellement vous l’aviez édifié par la modestie et l’exquise pureté qui rayonnaient de toute votre personne.

Avec quel charme et quel charme et quel enthousiasme vous avez péché aux autres ces belles vertus, dont le parfum, disiez-vous, « ressemble à celui de la vigne en fleurs ».

Je vous prie, joignez vos instances à celle de Marie Immaculée et de sainte Philomène afin que je garde toujours, comme Dieu me le demande, la pureté de mon cœur.

Vous qui avez dirigé tant d’âmes vers les sommets de la vertu, défendez-moi dans les tentations et obtenez-moi la force de les vaincre toujours. Amen.

Saint Prêtre d’Ars, vous avez mené une vie de détachement des plaisirs du monde.

Vos repas consistaient en une pomme de terre bouillie chaque jour, vous dormiez peu chaque nuit.

Mais vous avez fait tout cela afin d’être à même de servir Dieu au mieux de vos capacités. Votre vie fut illustrée par le dicton : « Nous nous plaignons quand nous souffrons. Nous avons bien plus de raisons de nous plaindre quand nous ne souffrons pas, puisque rien ne nous fait autant ressembler à notre Seigneur que de porter Sa Croix.»

Saint Jean-Marie Vianney, en ces jours où nous sommes entourés de tant de confort et de plaisirs, il peut être si difficile pour nous de faire pénitence pour nos péchés et de vivre une vie de détachement.

Père, je prie pour tous les prêtres, donnez-leur la grâce d’accepter de la croix que Dieu choisit de leur envoyer.

Puissent-ils embrasser la vie de sacrifice à laquelle ils sont appelés.

Puissent-ils offrir librement leur vie entière à Dieu !

Accordez-leur la Grâce d’imiter la Vie du Christ en portant Sa Croix. Amen.

Prières quotidiennes

Neuvième jour de la neuvaine
Le curé d’Ars avait le désir du ciel

Saint Prêtre d’Ars, vos précieux restes sont contenus dans un magnifique reliquaire, don des prêtres de France. Mais cette gloire terrestre n’est qu’une pâle image de la gloire indescriptible dont vous jouissez auprès de Dieu.

Pendant le temps où vous étiez sur terre, vous aviez l’habitude de répéter, dans vos moments de découragement : « Nous nous reposerons dans l’autre vie. »

C’est chose faite, vous êtes dans l’éternelle paix et l’éternel bonheur.

Je désire vous suivre un jour. Jusque là, je vous entends me dire : « Tu devrais travailler et te battre aussi longtemps que tu seras dans le monde. »

Enseignez-moi à travailler pour le salut de mon âme, à répandre la bonne nouvelle et le bon exemple et à faire le bien envers ceux qui sont autour de moi, afin de recevoir le bonheur de l’Elu avec vous.

Saint Prêtre d’Ars, j’ai confiance en votre intercession.

Aidez les prêtres à rester pur d’esprit et de corps et à donner le bon exemple dans leur discours, leur conduite et leur Foi. Obtenez-leur la force nécessaire pour combattre les tentations contre la vertu de pureté, qui pourraient les conduire loin de Dieu.

Unissez vos prières à celles de Marie Immaculée pour implorer de Dieu que les prêtres soient purs d’esprit et de cœur et préservez-les de ces péchés qui déplaisent tant à Dieu.

Saint Jean-Marie Vianney, Patron des curés du monde entier, priez pour nous et pour tous

les prêtres ! Amen.

Prières quotidiennes

Prière pour les vocations avec le saint Curé d’Ars

Seigneur Jésus, avec saint Jean-Marie Vianney, nous vous confions : tous les prêtres que nous connaissons, ceux que nous avons rencontrés, ceux qui nous ont aidés, ceux que vous nous avez donnés aujourd’hui comme pères.

Vous avez appelé chacun par son nom ; pour chacun, nous vous louons et nous vous supplions : gardez-les dans la fidélité à votre Nom.

Vous les avez consacrés pour qu’en votre Nom, ils soient nos pasteurs, donnez-leur force, confiance et joie pour accomplir leur mission.

Que l’Eucharistie qu’ils célèbrent les nourrisse et leur donne le courage de s’offrir avec Vous pour les brebis que nous sommes.

Qu’ils soient plongés dans votre Cœur de Miséricorde pour qu’ils soient toujours les témoins de votre pardon.

Qu’ils soient de vrais adorateurs du Père pour qu’ils nous enseignent le véritable chemin de la sainteté.

Père, avec eux, nous nous offrons au Christ pour l’Eglise. Qu’elle soit missionnaire dans le souffle de votre Esprit.

Apprenez-nous simplement à les aimer, à les respecter et à les recevoir comme un don qui vient de votre Main, pour qu’ensemble nous accomplissions davantage votre œuvre pour le salut de tous.

Seigneur Jésus, Guide et Pasteur de votre peuple, vous avez suscité en votre Eglise saint Jean-Marie Vianney, Curé d’Ars.

Soyez béni pour la sainteté de sa vie et l’admirable fécondité de son ministère.
Avec une persévérance et une patience humble, il surmonta tous les obstacles sur les chemins du sacerdoce. Prêtre, il puisait, dans la célébration eucharistique et l’adoration silencieuse, l’ardeur de sa charité pastorale et le dynamisme de son zèle apostolique.

Par son intercession, touchez le cœur des jeunes ; qu’ils trouvent dans l’exemple de sa vie l’élan de marcher à votre suite, avec le même courage, sans regarder en arrière.

Renouvelez le cœur des prêtres ; qu’ils s’attachent à vous avec ferveur et profondeur. Qu’ils édifient l’unité des communautés sur l’Eucharistie et le pardon, dans l’amour mutuel.

Affermissez les familles chrétiennes ; qu’elles soutiennent ceux de leurs enfants que vous avez appelés.

Aujourd’hui encore, Seigneur, envoyez des ouvriers à votre moisson pour que soit relevé le défi évangélique de notre temps.

Que les jeunes soient nombreux à faire de leur vie un « Je t’aime » au service de leurs frères, comme saint Jean-Marie Vianney.

Vous, le Berger pour l’éternité. Amen.

Mgr Guy Bagnard, évêque de Belley-Ars.

Litanies au curé d’Ars

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie,                                                                                                 priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, prévenue de la grâce dès votre enfance, …

Saint Jean-Marie Vianney, modèle de piété filiale, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, dévot serviteur du Cœur Immaculé de Marie, ….

Saint Jean-Marie Vianney, lis de pureté, …

Saint Jean-Marie Vianney, vaillant imitateur des souffrances du Christ, …

Saint Jean-Marie Vianney, abîme d’humilité, …

Saint Jean-Marie Vianney, séraphin dans la prière, …

Saint Jean-Marie Vianney, fidèle adorateur du Très Saint Sacrement, …

Saint Jean-Marie Vianney, amant de la sainte pauvreté, …

Saint Jean-Marie Vianney, tendre ami des pauvres, …

Saint Jean-Marie Vianney, pénétré de la crainte des Jugements de Dieu, …

Saint Jean-Marie Vianney, fortifié par les missions divines, …

Saint Jean-Marie Vianney, tourmenté par l’enfer, …

Saint Jean-Marie Vianney, modèle des vertus sacerdotales, …

Saint Jean-Marie Vianney, pasteur ferme et prudent, …

Saint Jean-Marie Vianney, dévoré de zèle, …

Saint Jean-Marie Vianney, assidu au chevet des malades, …

Saint Jean-Marie Vianney, catéchiste infatigable, …

Saint Jean-Marie Vianney, prédicateur aux paroles de flamme, …

Saint Jean-Marie Vianney, sage directeur des âmes, …

Saint Jean-Marie Vianney, doué de l’esprit de conseil, …

Saint Jean-Marie Vianney, éclairé de célestes lumières, …

Saint Jean-Marie Vianney, redouté du démon, …

Saint Jean-Marie Vianney, compatissant à toutes les misères, …

Saint Jean-Marie Vianney, providence des orphelins, …

Saint Jean-Marie Vianney, favorisé du don des miracles, …

Saint Jean-Marie Vianney, qui avez réconcilié tant de pécheurs avec Dieu, …

Saint Jean-Marie Vianney, qui avez affermi tant de justes dans le bien, …

Saint Jean-Marie Vianney, qui avez goûté les délices de la mort, …

Saint Jean-Marie Vianney, qui jouissez de la gloire du Ciel, …

Saint Jean-Marie Vianney, secourable à tous ceux qui vous invoquent, …

Saint Jean-Marie Vianney, patron du clergé de France et de tous les curés de l’univers, …

Saint Jean-Marie Vianney, protecteur de nos soldats, …

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Priez pour nous, saint Jean-Baptiste-Marie Vianney.

Afin que nos soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui avez rendu Saint Jean-Baptiste-Marie Vianney admirable par son zèle pastoral et par son constant amour de la prière et de la pénitence, faites-nous la grâce, nous vous en supplions, de gagner aux Christ, à son exemple et par son intercession les âmes de nos frères et de parvenir avec eux à la gloire éternelle. Par Jésus-Christ, Notre Seigneur. Amen.