Étiquette : Notre-Dame de Fatima
29.05.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« Cette aide ne pouvait venir que de Dieu et aussi de la Mère de Jésus »

« Cette aide ne pouvait venir que de Dieu et aussi de la Mère de Jésus »
Le Nigeria est plongé actuellement dans de graves persécutions, mais les nigérians résistent grâce à la foi et à la prière :
Par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, les Nigérians du diocèse catholique de Katsina-Ala ont résisté à l’impact dévastateur de l’insécurité dans l’État de Benue desservi par le diocèse, a déclaré l’évêque. Dans un entretien accordé à ACI Afrique en marge de la dédicace d’un doyenné du diocèse à Notre-Dame de Sankara, Mgr Isaac Bundepuun Dugu a indiqué que l’introduction des dévotions mariales, en particulier sous le titre de « Notre-Dame de Sankara », a joué un rôle déterminant dans la stabilisation de la région au plus fort des attaques violentes.
« Sans l’intervention de la Mère de Jésus, la région de Sankara serait devenue un lieu invivable », a déclaré Mgr Dugu à ACI Afrique, lundi 23 mars. Selon l’évêque, le diocèse s’est tourné vers la prière lorsque les efforts humains semblaient insuffisants, en organisant des processions du Rosaire et des rassemblements spirituels dans les zones affectées.
« Nous avions besoin d’aide, et cette aide ne pouvait venir que de Dieu et aussi de la Mère de Jésus », a-t-il affirmé, ajoutant que le diocèse a ensuite institué un titre marial spécial en signe de reconnaissance pour ce qu’il a qualifié de « rôle déterminant dans le rétablissement de la paix » dans la région.
Par Abah Anthony John Kastina-Ala, 24 mars, 2026
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
29.05.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Urszula Ledóchowska
(dans le siècle Julie Ledóchowska)
Vierge et fondatrice des :
« Ursulines du Cœur de Jésus Agonisant ».
« Pourvu que je sache aimer ! me laisser brûler, consumer par l’amour» ainsi écrit Julie Ledóchowska, âgée de 24 ans, novice dans le couvent des Ursulines à Cracovie, à la veille de ses vœux religieux. Le jour de sa profession elle prend le nom de Marie Ursule de Jésus et ces paroles deviennent la trame de toute sa vie.
Julie Ledóchowska, naît le 17 avril 1865 à Loosdorf (Autriche) d’une mère de nationalité suisse, descendante d’une ancienne famille chevaleresque, les Salis. Le père est issu d’une très ancienne famille polonaise, qui a donné naissance à des hommes d’État, des militaires et des ecclésiastiques liés à l’histoire de l’Europe et de l’Église. Julie et sa nombreuse fratrie grandissent, entourés de l’amour de leurs parents à la fois tendre et exigeant. Les trois aînés choisissent la voie de la vie consacrée. Marie Thérèse, béatifiée en 1975, fonde la « Sodalité de Saint Pierre Claver » et le frère cadet Włodzimierz, devient supérieur général de la Compagnie de Jésus.
Mère Ursule vit 21 ans dans le couvent de Cracovie. Son entourage est sensible à son amour de Dieu, son talent d’éducatrice, son attention aux besoins des jeunes filles en cette époque de changements sociaux, politiques et d’évolution des mœurs. C’est alors que les femmes accèdent à l’Université Jagellon. Mère Ursule ouvre le premier internat d’étudiantes en Pologne donnant aux jeunes filles un lieu de vie sûr, ainsi qu’une formation religieuse.
Avec la bénédiction de saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914) elle est envoyée en compagnie d’une autre sœur à Saint Petersburg au cœur de la Russie hostile à l’Église catholique. Habillée en civil, la vie religieuse étant interdite en Russie, elle poursuit son travail éducatif, toujours attentive à la vie des jeunes. En quittant Cracovie Mère Ursule ne sait pas que l’Esprit Saint la conduit sur un chemin qu’elle ignore. À Saint Petersburg, la communauté grandissante est érigée en maison autonome. Les sœurs vivent leur vie religieuse dans la clandestinité. En dépit d’une surveillance policière permanente, elles sont engagées dans un travail d’éducation, de formation religieuse, dans un souci de rapprochement entre Polonais et Russes.
En 1914 la première guerre mondiale éclate. Mère Ursule expulsée de la Russie, s’exile à Stockholm. Lors de son périple scandinave, Suède, Danemark, Norvège, outre son travail éducatif, Mère Ursule s’engage dans la vie de l’église locale, l’aide aux victimes de la guerre et l’œcuménisme.
La communauté de Mère Ursule devient un lieu de soutien pour les personnes de différentes orientations politiques et religieuses. Son patriotisme fervent va de pair avec une ouverture à la différence et à la diversité. Interrogée sur son orientation politique, elle répond sans hésitation : « ma politique c’est l’amour ».
En 1920 Mère Ursule rentre en Pologne avec les sœurs et un groupe important d’orphelins, leurs parents étaient des émigrés polonais. Le couvent autonome est transformé par le Saint Siège en Congrégation apostolique : « Ursulines du Cœur de Jésus Agonisant ».
La spiritualité de la Congrégation est centrée sur la contemplation de l’amour rédempteur du Christ. Les sœurs participent à sa mission de salut par l’éducation, l’enseignement et le service des personnes souffrantes, délaissées, marginalisées, en quête du sens de la vie.
Mère Ursule forme les sœurs à l’amour inconditionnel de Dieu. « Elles aimeront en Dieu chaque personne et toute créature ». La sérénité, le sourire, l’humilité et la capacité de vivre la vie quotidienne ordinaire sont pour elle un chemin privilégié de sainteté. C’est un témoignage particulièrement crédible d’union au Christ, un moyen d’évangélisation et d’éducation. Elle-même en est un exemple.
Le développement de la Congrégation est rapide. Plusieurs communautés de sœurs sont fondées en Pologne, et aux confins du pays, à l’est, région pauvre habitée par une population de nationalités et de religions diverses. En 1928 la maison généralice est fondée à Rome ainsi qu’un internat. Son but est de donner la possibilité aux jeunes filles peu fortunées de connaître les richesses spirituelles et culturelles de l’Église et de l’Europe. Les sœurs s’engagent aussi auprès des pauvres d’une banlieue de Rome.
En 1930, les sœurs accompagnent des jeunes filles en recherche de travail en France. Partout où cela est possible, Mère Ursule crée des lieux d’éducation et d’enseignement. Elle envoie les sœurs dans la catéchèse et dans des quartiers pauvres. Elle crée des éditions pour les enfants et les jeunes, écrit des articles et des livres. Elle initie et soutient différents mouvements : le Mouvement Eucharistique des enfants et d’autres pour les jeunes et les femmes. Mère Ursule participe activement à la vie de l’Église et de son pays dont elle reçoit de hautes distinctions. Quand sa vie laborieuse et difficile s’éteint, le 29 mai 1939 à Rome, les gens s’exclament : « une sainte est morte »
Urszula Ledóchowska a été béatifiée le 20 juin 1983, à Poznań en Pologne, et canonisée le 18 mai 2003 à Rome, par le même pape : Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
Avec Urszula ont été canonisés 3 autres bienheureux : le compatriote Józef Sebastian Pelczar, Évêque de Przemyśl, fondateur de la Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus ; deux italiennes: Maria De Mattias, vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs adoratrices du Sang du Christ ; Virginia Centurione Bracelli, laïque, fondatrice des Sœurs de Notre-Dame du Refuge sur le Mont Calvaire et des Sœurs Filles de Notre-Dame au Mont Calvaire. (>>>Homélie du Pape).
Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).
Sainte Urszula Ledóchowska priez pour nous !

29.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 11,11-25.

Après son arrivée au milieu des acclamations de la foule, Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze.
Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim.
Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose ; mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues.
Alors il dit au figuier : « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! » Et ses disciples avaient bien entendu.
Ils arrivèrent à Jérusalem. Entré dans le Temple, Jésus se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple. Il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes,
et il ne laissait personne transporter quoi que ce soit à travers le Temple.
Il enseignait, et il déclarait aux gens : « L’Écriture ne dit-elle pas : Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations ? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
Apprenant cela, les grands prêtres et les scribes cherchaient comment le faire périr. En effet, ils avaient peur de lui, car toute la foule était frappée par son enseignement.
Et quand le soir tomba, Jésus et ses disciples s’en allèrent hors de la ville.
Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines.
Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : « Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. »

Alors Jésus, prenant la parole, leur dit : « Ayez foi en Dieu.
Amen, je vous le dis : quiconque dira à cette montagne : “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, s’il ne doute pas dans son cœur, mais s’il croit que ce qu’il dit arrivera, cela lui sera accordé !
C’est pourquoi, je vous le dis : tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez obtenu, et cela vous sera accordé.
Et quand vous vous tenez en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Jérôme (347-420)
prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l’Église
Homélies sur l’évangile de Marc, n°9 (trad. Marc commenté, DDB 1986, p. 87s)
« Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic » (Jn 2,16)
« Alors Jésus entra dans le Temple et se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient. » Certains s’étonnent de la résurrection de Lazare (Jn 11,44), ils sont stupéfaits que le fils d’une veuve soit ressuscité (Lc 7,15), d’autres sont frappés par d’autres miracles. Sans aucun doute, il est admirable de rendre la vie à un corps mort. Pour ma part, je suis davantage frappé par l’évènement présent. Cet homme, fils de charpentier, un pauvre sans demeure, sans gîte où se reposer, sans armée, qui n’était ni chef ni juge ; quel pouvoir l’a autorisé à… chasser une foule si nombreuse alors qu’il était seul ? Personne n’a protesté, personne n’a osé opposer de résistance, car personne n’a osé s’opposer au Fils qui réparait l’injure faite à son Père… « Il se mit à chasser ceux qui vendaient et achetaient dans le Temple. » Si cela a été possible chez les juifs, pourquoi cela ne l’est-il pas à plus forte raison chez nous ? Si cela arrive dans le cadre de la Loi, pourquoi n’en est-il pas de même à plus forte raison dans l’Évangile ?… Le Christ, un pauvre, chasse les acheteurs et les vendeurs, qui sont riches. Celui qui vend est jeté au même titre que celui qui achète. Que personne ne dise : « Moi, j’offre tout ce que je possède, je fais des offrandes aux prêtres, comme Dieu l’a ordonné ». Dans un passage de Matthieu, nous lisons ceci : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10,8). La grâce de Dieu ne se vend pas, elle se donne.

LECTURES :
Première lettre de saint Pierre Apôtre 4,7-13.
Bien-aimés, la fin de toutes choses est proche. Soyez donc raisonnables et sobres en vue de la prière.
Avant tout, ayez entre vous une charité intense, car la charité couvre une multitude de péchés.
Pratiquez l’hospitalité les uns envers les autres sans récriminer.
Ce que chacun de vous a reçu comme don de la grâce, mettez-le au service des autres, en bons gérants de la grâce de Dieu qui est si diverse :
si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme pour des paroles de Dieu ; celui qui assure le service, qu’il s’en acquitte comme avec la force procurée par Dieu. Ainsi, en tout, Dieu sera glorifié par Jésus Christ, à qui appartiennent la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. Amen.
Bien-aimés, ne trouvez pas étrange le brasier allumé parmi vous pour vous mettre à l’épreuve ; ce qui vous arrive n’a rien d’étrange.
Dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire se révélera.

Psaume 96(95),10.11-12a.12b-13ab.13bcd.
R/ Il vient, le Seigneur, il vient pour juger la terre. (Ps 95, 13)
Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Le monde, inébranlable, tient bon.
Il gouverne les peuples avec droiture.
Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.
Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.
car il vient pour juger la terre.
Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité !

28.05.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
28.05.2026 – VÊPRES À NOTRE-DAME DE PARIS
28.05.2026 – CHAPELET À LOURDES
31.05.2026 – INTÉGRALE DES LECTURES DE LA FÊTE DE LA SAINTE TRINITÉ
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du dimanche de la solennité de la Trinité, année A.
31.05.2026 – HOMÉLIE DE LA FÊTE DE LA SAINTE TRINITÉ – JEAN 3, 16-18

L’esprit avec lequel on se regarde
Lectures : voir ici
Il est beaucoup question de jugement dans cet Évangile qui célèbre la Trinité, qui nous dit que le Christ n’est pas venu pour juger le monde mais pour qu’il soit sauvé, qui précise surtout que c’est notre manque de foi qui juge.
L’interdiction de juger nos semblables est un commandement évangélique. Le Christ interdit clairement à ses disciples de porter un jugement condamnatoire sur autrui, surtout lorsque ce jugement est hypocrite. Il ne s’agit pas d’abolir notre discernement, mais de rejeter l’attitude hautaine qui consiste à condamner le prochain tout en ignorant ses propres défauts.
Le texte fondateur est celui du Sermon sur la montagne : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera » (Matthieu 7, 1-2). S’en suit la parabole de la paille et de la poutre. L’apôtre Jacques va plus loin en montrant que juger son frère, c’est usurper la place de Dieu : « Un seul est à la fois législateur et juge, celui qui a le pouvoir de sauver et de perdre. Pour qui te prends-tu donc, toi qui juges ton prochain ? » (Jacques 4, 12). Ainsi, l’interdiction chrétienne de juger est avant tout un appel à l’humilité et à la miséricorde : celui qui juge les autres se condamne lui-même, car il sera jugé avec la même sévérité.
Si les hommes ne doivent pas juger, c’est précisément parce que le jugement appartient à Dieu seul. Le Père a confié toute autorité de juger à son Fils, Jésus-Christ, qui jugera avec une parfaite justice (v. Jean 5, 22-23, 27, 29). Il n’est pas venu pour juger, mais pour sauver. Ce n’est que finalement qu’il jugera.
L’Évangile de Matthieu décrit de façon saisissante ce jugement dernier sous la forme de la séparation des brebis et des boucs : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. (…) Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle » (Matthieu 25, 31-33, 46).
Le critère de ce jugement n’est donc pas une liste de règles religieuses, mais l’amour concret vécu envers les plus petits : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25, 40). Ce qui nous juge, c’est le regard d’amour que nous avons été incapables de poser ; l’esprit d’amour divin que nous n’avons pas su incarner, le contraste spirituel que nous présenterons finalement face au Christ. Il ne faut pas tant voir le jugement dernier comme un tribunal qui jaugera nos bonnes et mauvaises actions que comme la comparaison ultime de notre éclat face au Christ, comme l’évaluation finale de notre propre transfiguration. Le jugement de Dieu n’est que la révélation, dans l’éclat de son amour, de la part d’ombre qui nous reste. Le drame sera si elle nous obscurcit tout entier.
Ceci peut nous aider à comprendre les relations trinitaires que nous sommes appelés à vivre. L’Esprit Saint, c’est l’Esprit d’amour entre le Père et le Fils qui se donnent pleinement l’un à l’autre. En cela, il incarne toute la personne de Dieu. Ainsi, dans l’amour trinitaire, n’y a-t-il aucun jugement puisqu’entre le Fils et le Père, il n’y a nulle part d’ombre, aucun contraste, le même rayonnement. L’amour trinitaire, l’amour divin est un amour qui, en soi, ne juge pas.
L’espérance chrétienne est ainsi que le jugement des hommes n’est que final ; qu’au regard de Dieu, nous conservons toujours la capacité de changer, de nous convertir ; que, tant que nous sommes vivants, une transfiguration de notre être est toujours possible, à mesure d’ailleurs que nous nous laisserons emporter par l’Esprit Saint. Il est, par essence, l’Esprit d’amour entre le Père et le Fils. Il est l’Esprit d’amour sans ombre qu’il nous convient d’avoir entre nous.
Tous les jugements qui échappent au plein amour sont essentiellement injustes. Nos petits jugements, toujours, projettent l’ombre de nous-mêmes, la poutre dans notre œil alors que nous prétendons ôter la paille dans l’œil d’autrui. Au contraire, ce sont nos actes d’amour sans jugement qui rendent le mieux compte de notre rayonnement intérieur.
Juger, finalement, c’est affirmer un éclat – tant l’éclat de celui qui juge que l’éclat que celui qui est jugé puisque le jugement se veut contraste. Ainsi s’arroger le droit de juger, c’est d’une part s’arroger l’éclat de Dieu, d’autre part figer l’autre dans son ombre. C’est se draper d’orgueil pour enfermer l’autre dans ses ténèbres, tout le contraire de la primauté du Salut voulue par le Christ. Finalement, faute d’éclat, c’est le refus d’affronter nos ombres – leur déni – qui nous pousse au jugement. Voilà qui nous donne un critère spirituel clair : si j’ai tendance à juger, c’est que j’ai tendance à vouloir m’aveugler sur mon péché, à trop facilement m’absoudre alors que je condamne volontiers autrui. En cela, je me juge moi-même. La propension humaine à juger est en effet un constat d’orgueil sévère – se prendre pour Dieu –, révélant ipso facto, par contraste précisément, le défaut d’Esprit Saint.
L’amour trinitaire est un amour parfait, lumineux, éclatant, sans ombre, ni jugement. Il est par essence, l’amour sous l’égide de l’Esprit Saint, l’Esprit avec lequel le Père et le Fils se regardent. Aujourd’hui est le jour pour prier que surgisse en nous de cet amour, dont nous constaterons la présence au fur et à mesure qu’il éteindra en nous la volonté de juger. Nous aurons alors le cœur sans partage et sans ombre.
Que l’amour du Père et du Fils surgisse en nous par l’Esprit. Ainsi, nous serons sauvés.

Source : RESURGENCE.BE, le 27 mai 2026